
(De Pékin) La vente des billets pour les Jeux olympiques de Pékin 2008 a débuté mardi pour les Chinois et les résidents étrangers en Chine. Mais l'opération a tourné court avec un crash informatique qui n'a permis de vendre que 9000 billets sur près de deux millions disponibles.
La « phase 1 » de l'opération vente avait démarré avant l'été : c'était une réservation de tickets qui devaient ensuite être tirés au sort. Il n'y a eu que peu d'élus, le tirage au sort se faisant dans l'absence totale de transparence.
Le Comité Organisateur chinois (Bocog) avait annoncé une « phase 2 » où les premiers arrivés seraient les mieux servis. L'attente pour cette phase 2 fut anxieuse. Samedi, finalement, la date du démarrage de la « phase 2 » fut annoncée. Mais avec une première anomalie : sur le site officiel du Bocog, la date du 30 octobre était la même en chinois et anglais, sauf que pour les anglophones c'etait le soir (9.00 pm) tandis que pour les chinois c'était à neuf heures du matin. Le réctificatif n'intervint sur le site en anglais que lundi soir, trois jours après de l'annonce, moins de 12 heures avant l'ouverture des guichets.
Mais le vrai cafouillage a eu lieu mardi et a duré toute la journée, suscitant nuisance et énervement pour des dizaines de milliers de Chinois.

8h55 : le site officiel www.tickets.beijing2008.cn pour la vente des billets semble fonctionner parfaitement.
9h00 : le site est inaccessible et une page blanche apparait.
De 9h02 à 9h33 : plus moyens d'accéder au site. Il est possible que la grande demande ait crée cet engorgement bien que la veille, le Bocog avait assuré qu'il s'était doté d'un serveur capable de gérer l'afflux prévisible.
9h33 : Le site est accessible, mais on ne peut rien y faire.
10h05 : Finalement, après plus d'une heure, on arrive à faire toute la procédure d'achat (le paiement doit tout de même s'effectuer dans une banque dans les 48 heures qui suivent la réservation), mais on ne peut pas choisir les places, seulement la valeur du ticket. Ce qui peut poser un problème pour les amateurs d'un sport particulier.
10h07 : La réservation commence pour un des après-midi d'athlétisme. Tout semble se dérouler régulièrement.
10h15 : L'attente est longue, mais à l'issue de la procédure d'achat, un avis s'affiche : « le serveur a eu des problèmes, prière de revenir tout à l'heure ».
10h30 : De nombreux Chinois décident d'aller à la banque pour essayer d'acheter les tickets. Les agences de la Bank of China sont prises d'assaut. Ceux qui arrivent prennent un numéro d'attente, qui reste valable pour le lendemain. Mais il faut y aller très tôt le matin. Or, à Pékin l'hiver a déjà commencé.
11h00 : Les premières protestations de Chinois arrivent, surtout sur les sites internet.
11h45 : la page en anglais du site de vente est definitivement fermée. On peut encore accéder au site en chinois, mais l'attente est énorme et, dans la majorité des cas, aucun achat n'est possible.
18h00 : 9000 billets ont été vendus au cours de cette première séance de la « phase 2 » à Pékin. Un nombre dérisoire à l'issue d'une journée aux allures de farce. Le retour à la normale n'est prévu que le 5 novembre, et les officiels se disent « choqués » par le crash informatique.


















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De
11H00 | 31/10/2007 |
*joke*
C'est ces gens là qui sont censés avoir attaqué les sites administratifs americains et allemands ? : |
*joke*
De
12H21 | 31/10/2007 |
Détruire a toujours été (beaucoup, énormément) plus facile que construire
De all
12H25 | 31/10/2007 |
La Chine passe : Oui, et craque sur les bons JO.
De
13H29 | 31/10/2007 |
Heu, c'est une entreprise française qui a crée et gère le système informatique pour les JO en chine…
Donc rien à voir avec les sois disant pirates de l'armée chinoise.
Non là il s'agit juste d'un raté d'Atos Origin Worldline, comme il en arrive souvent lors de gros projet comme ça.
Ca me rappele quand le site voyage-sncf.com avait été inauguré. pendant deux jours il plantait en permance, quelqu'un avait laissé dans le code source du site une action de fermeture du serveur si plus de 50 clients en simultatnés…
A force de vouloir compresser les coûts et les délais on zappe le controle qualité et voilà le résultat ^^
Mais bon ça n'a rien à voir avec la Chine.
De
14H58 | 31/10/2007 |
Au contraire cela a bien a voir avec la Chine.
Tout ce qui peut montrer la Chine de manière négative passe dans les médias.
Parce que on a beau faire, l'excédent commercial Chinois dépasse vraiment les bornes.
Alors tout ce qui représente une mauvaise publicité pour tout ce qui est chinois ou qui a trait à la Chine est bon à prendre.
De toute façon même si le système est Français, ce sont les Chinois qui l'ont choisi, ils ont donc leur part de responsabilité.
De Pierre Haski
Rue89 | 15H20 | 31/10/2007 |
Arrêtez la parano, si les JO avaient été au Guatemala ou aux îles Fiji et que le système informatique avait crashé, envoyant des dizaines de milliers de personnes assiéger les banques, il y aurait eu un écho dans le reste du monde.
De
19H16 | 31/10/2007 |
Tout d'abord le systéme des billets est chinois. Atos Origin s'occupe de l'informatique pour ce qui regarde les jeux et les évenements sportifs. Mais pas l'informatisation pour la vente des billets. Ce n'est donc pas Atos Origin à être responsable dans ce cas là. Et je n'ai pas d'interêt à défendre cette entreprise, non plus parce qu'elle est française vu que moi même je ne le suis pas.
Ensuite votre comparaison avec le site sncf est juste mais il faut se demander en quelle date c'est arrivé. Et combien internet etait répandu à l'epoque ?
Aujourd'hui les choses sont différentes et le jour avant le debut, en sachant qu'il y aurais eu une grande demande, nous avons appelé les organisateurs pour leur poser la question : étes vous prêt a suffire à une trés grande demande ? et la réponse etait : nous sommes préparés à recevoir les demandes de la chine entiére en une journée.
Ce qui veut tout simplement dire que ça a beaucoup à voir avec la Chine et que soit ils sont trés mal organisés soit il font des petits jeux expret pour faire monter la demande et en faire parler car ils ont peur d'avoir des stades vides. Personellement je ne crois pas qu'ils sont mal organisés.
Francesco Liello
De
10H04 | 01/11/2007 |
« Nous sommes préparés à recevoir les demandes de la Chine entière en une journée », disaient-ils ? Mouais… Le dire est une chose, pouvoir réellement le gérer en est une autre.
Je ne connais pas les tenants et aboutissants de cette histoire (serveurs mal dimensionnés, attaque en DDoS, mauvaise programmation, négligence de paramétrage…), il est donc difficile de juger. Mais le problème n'est pas particulièrement étonnant. Un autre exemple tout bête :
depuis cette année, le site Web de l'Euroleague (le championnat d'Europe des clubs de basket, pour faire simple) propose de voir les matchs en direct sur son site. Problème : dès 20 heures (début des matches), le site est quasiment inaccessible. Pourtant, l'Euroleague a un très beau site depuis plusieurs années et a une bonne visibilité de son audience. Ca n'empêche pas que les pics sont peu ou mal gérés.
Et, visiblement, ils font pas mieux à Pékin, français d'Atos ou non…
Otto Naumme
De
12H00 | 01/11/2007 |
Bien fait ! Le must serait de boycotter ces jeux ! La dictature chinoise se présente en vitrine de l'athlétisme ! Non mais, si les Tibétains, les Birmans, et toutes les victimes n'étaient pas réelles, on ne pourrait qu'en rire. Mais QUI oserait s'attaquer aux Chinois en refusant d'y aller ? Des stades vides sont la SEULE hantise du PC chinois, ils perdraient la face, et peut-être lâcheraient-ils un peu la pression et la censure sur leur peuple.
De
16H13 | 02/11/2007 |
moi je dirai juste merci microsoft
De
11H18 | 06/11/2007 |
alors la reponse à cette contrepetrie ? ? ? ; o)