Quel était le but de l'étrange colloque organisé le samedi 20 octobre par l'association Démocratie, présidée par le général Paris, autour du thème : « La France et le drame rwandais, politique, acteurs et enjeux (1990-1994) ? “ Dédouaner l'armée française de la responsabilité dont la suspecte le Tribunal international pour le Rwanda (TPIR) dans la préparation du génocide des Tutsis du Rwanda par le gouvernement de Juvénal Habyarimana, le Président disparu dans l'attentat du 6 avril 1994 ? C'est ce que l'on pouvait penser en écoutant les premiers orateurs.
Tout commence pourtant par les propos nuancés de Paul Quilès, qui fut président de la mission d'information parlementaire sur le Rwanda de 1998. L'ancien ministre évoque essentiellement les leçons à tirer de cette affaire rwandaise : obtenir une meilleure transparence sur la gestion de la sécurité en Afrique, avec des actions plus unilatérales que bilatérales, au contraire de ce qui s'est passé entre la France et le Rwanda avant et pendant le génocide.
‘Attention, on vous lâche si vous coupez ! ’
C'est ensuite le colonel Michel Robardey, ancien assistant technique ‘police judiciaire’ au Rwanda de septembre 1990 à septembre 1993, qui, sans ambages, défend carrément le gouvernement rwandais de l'époque. Il charge de tous les maux, jusqu'au génocide, le FPR tutsi de Paul Kagame, éternelle ‘bête noire’ de l'armée française.
L'officier de gendarmerie raconte, par exemple, sur un ton alerte pour ne pas dire badin, les massacres des Tutsis de mars 1992 dans le Bugesera. Qu'il explique en invoquant ‘l'auto-défense’ des populations hutues face aux attentats du FPR. Le militaire français reprend là l'exact mot d'ordre du gouvernement Habyarimana justifiant ces massacres. Le colonel Robardey précise avoir lui-même enquêté sur place, sa conclusion : ‘La population hutue, exaspérée par les attentats, a malheureusement massacré les Tutsis et non les gens du FPR.’
Plus étrange encore, la phrase que prononce à deux reprises le colonel Robardey quand on l'interroge sur le degré d'implication des militaires français conseillers techniques de l'armée rwandaise : ‘Nous disions à nos amis les officiers rwandais dont certains sont dans la salle aujourd'hui : Attention, on vous lâche si vous coupez ! ’ ? Quel est le sens exact de cette phrase ? Si vous coupez quoi ? Des Tutsis ? L'ambiance n'était donc pas si sereine au sein de la paisible armée rwandaise amie des Français et les Tutsis avaient peut-être de quoi s'inquiéter. Troublant…
‘Le général Dallaire est un officier de salon’
Au colonel Robardey succède le général Lafourcade, ancien commandant de l”opération Turquoise. Beaucoup moins détendu, l'officier annonce qu'il va présenter son analyse de général en situation de commandement. Là aussi, on pourrait s'attendre a un récit strictement militaire, sans connotation politique. Malheureusement pas. Après l'énoncé de la mission de l'opération Turquoise : 1) arrêter le massacre et 2) protéger les populations, l'officier rappelle que l'opération est réalisée avec le soutien des politiques français de tous bords à cette époque de cohabitation.
Il affirme que ses hommes ont désarmé les FAR et les milices, et protégé les Tutsis. Le général Lafourcade parle aussi de désillusions des Hutus lorsqu'ils ont compris que l'armée française ne les soutiendrait pas (ce qui veut bien dire qu'elle l'avait fait jusqu'ici). Au sujet du FPR, qui, rappelons-le tout de même, a mis fin au génocide, le général Lafourcade dit : “Au nord, le FPR a continué sa progression meurtrière et a refusé le cessez-le-feu. Je suis intervenu moi-même auprès de Kagame pour lui demander le cessez-le feu et il m'a répondu : ‘Non, ce sont des génocidaires ! ’
Le général reprend les thèses négationnistes, quoi qu'il en dise, en définissant les origines du génocide comme ‘une réaction de peur panique des Hutus liée à leur histoire et accélérée par les opérations de déstabilisation du FPR’. Plus encore, le général place ‘le génocide dans la stratégie de pouvoir de Kagame, qui voyait dans les accords d'Arusha une impasse.’
Enfin, quand un auditeur interroge le général Lafourcade sur l'analyse très différente que Dallaire [patron de la Minuar, les forces de l'Onu présentes au Rwanda en 1994, ndlr] avait de la situation, l'officier réplique : ‘Tout le monde connaît l'incompétence de Dallaire. J'ai tout de suite relevé sa partialité, il était pro-FPR. C'est un général de salon.’
‘Une belle histoire dans un drame épouvantable’
Passons rapidement sur le témoignage évidemment partisan de Jean-Marie-Vianney Ndagijimana, ambassadeur du Rwanda en France de septembre 1990 à la mort d'Habyarimana qui, non seulement évoque la théorie du double génocide (les Tutsis du FPR assassinant en masse les Hutus restés ou revenus au Rwanda après leur fuite massive au Zaïre voisin) mais ‘innocente’ François Mitterrand de tout soutien aux velléités belliqueuses de Juvénal Habyarimana.
A Paris, devant Roland Dumas, alors ministre des Affaires étrangères de la France, le président de la République aurait donné ce conseil ‘ferme et amical’ au représentant rwandais : ‘Dites à mon frère [Habyarimana, ndlr] qu'il faut parler. Il faut négocier avec vos frères.’ Et un peu plus tard, Jean-Marie-Vianney Ndagijimana affirme que Georges Martre, l'ambassadeur de France au Rwanda aurait dit devant lui : ‘Kagame ou Habyarimana, quelle importance ? ’
On peut s'étonner, face à cette volonté réconciliatrice du président français et au relativisme de son ambassadeur, que la France ait adopté une position si hostile au FPR, soutenue encore aujourd'hui par nombre de politiques et de militaires français.
Xavier de Villepin, sénateur honoraire et ancien président de la commission des Affaires étrangères, pour ‘défendre l'honneur de la France injustement attaqué’ égrène ensuite devant l'auditoire, outre les fortes sommes versées par la France au Rwanda (7 millions d'euros par an de 1990 à 2000), l'action française de l'effacement de sa dette en 2006 et le soutien par la France du candidat rwandais élu à la tête de la Banque africaine. C'est peut-être le remords qui vaut au Rwanda cette pluie d'actions de bonne volonté après le génocide ? Des ‘questions impertinentes’, et des réponses confuses et embarrassées
La seconde partie du colloque, l'après-midi, est plus disparate : elle s'ouvre avec les ‘questions impertinentes’ de Jacques Gérard, membre honoraire du Conseil économique et social (CES) qui, en effet, lance une série d'interrogations pointues :
‘Pourquoi l'armée française n'est-elle pas parvenue à arrêter le génocide ? Pourquoi le gouvernement de Juvénal Habyarimana a-t-il organisé une fausse attaque de Kigali en accusant le FPR ? Pourquoi n'a-t-on pas donné de réponse à un colonel français qui s'inquiétait de voir distribuer des armes à la population, se demandant si l'usage en serait fait contre le seul FPR ?
Les réponses, toutes confuses et embarrassées, sont données dans la plus parfaite langue de bois. Enfin survient l'affligeant témoignage du professeur Gentilini, pourtant chercheur réputé en matière de Sida et qui fut président de la Croix-Rouge. Avec des accents émus certainement sincères, mais totalement déplacés car situés hors contexte historique, le scientifique raconte son expérience sur le terrain.
En 1994, il accompagne Philippe Douste-Blazy, ministre délégué à la Santé, pour prendre contact avec les militaires français à Goma, au Zaïre, où s'est réfugiée une grande masse de génocideurs en fuite. Une épidémie de choléra surgit dans ce camp improvisé et tue 20 000 personnes. La mort d'humains, coupables ou non d'actions criminelles, est toujours épouvantable et particulièrement dans ces conditions.
Mais la comparaison du professeur avec l'exode vécu dans son enfance semble pour le moins déplacée. Aussi déplacée que de comparer l'exode avec la fuite des collaborateurs vers Siegmarinen en 1944, par exemple, opération qui a pourtant dû comporter des moments tragiques du point de vue humain.
Ensuite interviennent successivement Pierre Péan, dont on connaît les propos sur le Rwanda largement exposés dans ses livres, puis des négationnistes rwandais appelant la France à l'aide. Pour faire quoi ? Chasser Kagame par les armes ? Paul Quilès a du mal à se faire entendre quand il tente de rappeler, que la France a fait des erreurs, des fautes, qu'il faut le dire sous peine de perdre toute crédibilité’.
En sortant de la salle, un jeune homme distribue les petits prospectus vert et rouge du FDU (Inkingi, Forces démocratiques unifiées) qui disent notamment :
‘Le FPR a transformé la tragédie rwandaise en un fonds de commerce destiné à empêcher la recherche et la manifestation de la vérité sur les crimes de génocide, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et toutes les autres violations du droit international humanitaire.’
Transformer la tragédie rwandaise en fonds de commerce ? L'expression ne rappelle-t-elle pas le nauséeux discours des antisémites qui nient la réalité de la Shoah ? Dans tous les cas, les victimes ne peuvent plus se défendre. Ne l'oublions pas et faisons-le à leur place.



















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De le soudanais
ici et là | 00H23 | 01/11/2007 |
Les quelques millions de Hutus qui se sont refugiés à Goma n'etaient pas tous génocidaires, mais beaucoup l'étaient. Les extremistes hutus dans leur fuite ont décidés de faire venir avec eux tous les hutus qu'ils trouvaient sur leur chemin. Les tutsis, il n'en restait pas enormement, ceux qui ne se cachaient pas les marais ou les forets avaient été decoupés en morceaux, explosé à coups de grenades et fusillés par des paysans lambdas, soutenus par la police, l'armée et les milices hutues assoiffées de sang.
L'armée française a soutenu les FAR, a entrainé les interahamwe et soutenu le regime raciste du président juvénal.
L'opération Turquoise n'avait pas d'autre but que de ralentir l'avancée du FPR, intorrogez donc les soldats qui en faisaient partie. Ils vous raconteront les piles de cadavres qu'ils enterraient à coup de pelleteuse le log des pistes. Ils vous raconteront les entrainements fournis par l'armée française aux FAR dans les années 90. Les commandeurs ne reconnaitront jamais les erreurs de la grande muette. Cette institution ne merite aucun respect. Elle incarne tous les travers du bras armé de la francophonie. L'armée française est complice de génocide. Le niveau reste à déterminer.
Oui le FPR a massacré, oui Kagame a attaqué des camps de réfugiés qui servaient de camp retranché aux extremistes hutus. oui le Rwanda a envahi le nord-est du Congo, mais oui, depuis 1994, des interahmwe errent toujours dans la jungle coupant, pillant, violant. mais non le FPR n'a pas pratiqué le génocide, au contraire des extremistes hutus qui ont essayé d'éliminer tous les tutsis et les hutus modérés (ne les oublions pas, ils ont fait partie des premieres victimes) du Rwanda.
On oublie souvent le Burundi qui a traversé également les massacres. Oubliés malheureusement.
Ce revisionnisme sous couvert de la défense de la francophonie (qui unit tous les gouvernement de droite comme de gauche) est tout simplement gerbant. Je suis profondément athée, mais j'espère que ces personnes bruleront en enfer pour oser affirmer de tels mensonges.
à le soudanais
De
02H53 | 01/11/2007 |
Les soldats français ont entérré des piles de cadavres ? Vous auriez préféré qu'ils laissent les corps pourrir pour qu'une terrible épidémie tue encore plus de rwandais ? Oui, ils ont entérré des cadavres, mais ils ne sont pas les tueurs.
L'armée Française a entrainé les FAR dans les années 90 ? Oui, dans le cadre d'une coopération militaire, pour lutter contre le FPR, rebelles qui n'étaient pas non plus des enfants de choeur et qui étaient soutenu par un pays voisin (lui-même soutenu par certains autres pays…). Les FAR ont ensuite participé au génocide ? Ce n'était pas l'objectif de la coopération militaire, personne n'aurait imaginé en 90 qu'un tel génocide aurait lieu quelques années plus tard.
Vos deux affirmations sont véridiques mais ne prouvent absolument pas que l'armée française est coupable ou complice de génocide, contrairement à ce que laisse entendre votre prose.
De
11H55 | 01/11/2007 |
La formation du gouvernement intérimaire du Rwanda (GIR) qui allait superviser le génocide s'est effectuée le 7 avril 1994 dans l'enceinte de l'ambassade de France. Selon la journaliste Colette Braeckman [1] , l'ambassadeur Jean-Michel Marlaud se serait vanté d'avoir joué un rôle important dans cette mise en place. Le lieutenant-colonel Jean-Jacques Maurin était le bras droit du lieutenant-colonel Chollet qui dirigeait de facto l'armée rwandaise ; il le remplaça à partir d'avril 1992 ; il était encore là le 7 avril 1994 [2], quand cette armée devint génocidaire.Donc Marlaud et Maurin étaient aux premières loges lors du déclenchement du génocide.
[1] Histoire d'un génocide, Fayard, 1994, p. 179. Un passage confirmé par la journaliste lors de la Commission d'enquête citoyenne de mars 2004.
[2] Jean-Paul Gouteux, La nuit rwandaise, Dagorno, p. 42 et 494.
De
02H55 | 02/11/2007 |
L'ambassadeur s'est vanté d'avoir participé à la mise en place d'un gouvernement ? Donc il savait ce qu'ils préparaient et a organisé avec eux le génocide ?
Marlaud et Maurin étaient sur place, donc ils ont participé à l'organisation ?
CQFD, les français sont responsables ? Désolé, vos 2 faits, qu'ils soient véridiques ou non, ne prouvent rien du tout.
Il y a des faits qui semblent prouver une implication de la France, mais aussi d'autres qui semblent prouver le contraire. Quand on analyse les choses dans leur globalité avec un minimum d'objectivité, il est difficile de conclure à une reponsabilité de la France dans le génocide (En revanche, de grosses erreurs ont été commises, c'est indiscutable)
De
15H21 | 02/11/2007 |
pardon ? « des grosses erreurs » ?
J'imagine que les responsables de ces boulettes à répétition ont été mis devant leur responsabilité (sanction administrative voir pénale).
Bien sûr, pas du tout.
Que l'on fasse mine de s'approcher de décideurs militaires ou politiques français et l'on se voit taxer d'illuminé ou d'anti-français.
Gerbant en effet
De
12H45 | 02/11/2007 |
Le Gouvernement intérimaire a été formé le 9 avril et non le 7 avril.Il n'a pas été formé à l'ambassade de France mais à l'hôtel des Diplômates.Avant de balancer de telles mensonges colportés par des journalistes tendancieux comme Colette Braeckman dont on connait la partialité dans le traitement du dossier rwandais, il faut d'abord vérifier les faits.Si les pays qui soutenaient le FPR ne s'étaient pas opposés à l'idée de la France de s'interposer entre les deux bélligérants, il n » y aurait pas eu autant de morts.Arrêtez de fantasmer sur la « France coupable », elle a fait ce qu'elle a pu dans une situation très complexe.Souvenez-vous que le FPR était contre toute intervention étrangère qui l'aurait empêché de prendre le pouvoir par les armes peu importe les dégâts humains sur sa route.
De
13H00 | 01/11/2007 |
Et qui a permis aux durs du régime de quitter Kigali lorsque le FPR etait arrivé aux portes de la ville ? alors qu'on connaissait deja leur implication, dont Agathe, la veuve Juvénal… La France a perdu toute dignité au Rwanda, elle a clairement pris parti pour un régime génocidaire. se sont des faits.
De
17H56 | 01/11/2007 |
Et un peu plus tard, les accrochages entre les soldats français et les FAR/miliciens qui voulaient tuer des tustis dans les camps ? Voilà un autre fait, mais celui-là vous intéresse moins car il ne va pas dans le sens d'une France coupable de génocide.
Plus de 10 ans après les évènements, il reste encore de nombreuses zones d'ombres ! Vous croyez vraiment que les choses étaient claires pour les dirigeants français et les soldats au moment des faits ? Qu'il n'y a pas eu de grosses erreurs d'analyse de la situation, dans un contexte aussi complexe ? 10 après, c'est facile de critiquer et de jouer au moralisateur.
Au moment où la France soutenait le régime en place, il n'était pas génocidaire. Personne n'a compris ou prété attention a ce qui se tramait. la France a fait des ERREURS, mais elle n'est en rien responsable du génocide.
De
12H01 | 02/11/2007 |
La radio mille colline (RTMC), créée en juillet 1993, a rapidement été surnommée Radio-Télé-la-Mort ou Radio-machettes. Elle indiquait aux miliciens hutus, entre deux morceaux de musique, les endroits où se trouvaient les Tutsis et Hutus modérés et appelait la population hutue à « exterminer les cafards » ou iyunzi. en 1994, avant et pendant la période du génocide, la radio et la revue diffusaient les noms et les adresses des futures victimes, commentant parfois en direct l'élimination des « ennemis ». en janvier 1994, Hassan Ngeze écrivait notamment : « Ce qu'on ne dit pas aux inyenzi, c'est que s'ils relèvent encore la tête, il ne sera plus nécessaire d'aller se battre avec l'ennemi resté dans le maquis. On commencera plutôt par faire un nettoyage de l'ennemi intérieur. Ils disparaîtront ».
La France cautionnait cette radio qui soutenait le régime. on ne peut pas dire qu'on ne savait pas ce qui se preparait, tout etait ecrit depuis longtemps. les militaires français et belges aux barrages ont meme parfois effectué des separations ethniques et laissés les tutsis aux mains des milices hutues.
Qui defend la France se fait le complice d'un génocide. La France a cautionné ce génocide en pleine connaissance de cause, surtout a partir d'avril quand les massacres ont commencé.
A écouter le témoignage de Thierry Prungnaud, gendarme du GIGN qui formait la garde présidentielle rwandaise (GISGP - Groupement d'intervention et de Sécurité de la Garde Présidentielle) qui explique touot cela en détail.
La France a beau jeu de lancer la thèse du double génocide. Gerbant, tout simplement.
De
00H34 | 04/11/2007 |
Commencer par des faits véridiques, histoire de mettre en confiance, et ensuite, balancer ce qu'on veux, ça passe mieux. C'est une tactique qui est connue, et l'utiliser vous décredibilise complètement.
« Qui defend la France se fait le complice d'un génocide »
Vous avez raison, il ne faut pas douter de la parole de ceux qui comme vous croient pouvoir prouver en 2-3 lignes que la France est responsable du génocide. Sinon, c'est comme si on avait manié la machette en 94 !
Au lieu de melanger 2-3 faits et rumeurs pour tenter de pouver la culpabilité de la France, si vous répondiez à la vraie question :
Pourquoi la France aurait-elle participé au massacre des tutsis ? Pourquoi s'engager dans un truc pareil, alors qu'il n'y avait rien à gagner et tout à perdre ?
De
15H12 | 02/11/2007 |
Cher courageux anonyme de 2h53,
Il me semble que la coopération militaire à laquelle vous faîtes allusion ne reposait sur aucune base juridique. Qu'en pense rue89, ce soutien logistique et militaire était-il même illégal selon le droit français ?
La buse
à le soudanais
De
09H30 | 01/11/2007 |
La population Hutue étaient entièrement solidaire des génocidaires, sinon elle ne seraient pas partie en fuite à Goma, et n'auraient pas non plus dénoncer ses voisins Tutsi…
De
18H16 | 01/11/2007 |
Une longue histoire conflictuelle entre hutus et tutsis, une population avec un faible niveau de vie et d'éducation, une manipulation et desinformation massive par la radio avant et durant le génocide… Ne diabolisez pas la population hutue, qui a aussi payé un lourd tribu à cause des organisateurs du génocide. Dans des conditions similaires, vous auriez peut-être vous aussi attaqué votre voisin à la machette.
De
19H23 | 01/11/2007 |
Le Rwanda est un état nation qui existe dépuis des siècles et histoire conflictuelle entre hutus et tutsis date de 1959 ! Ne racontez pas n'importe quoi.
De
02H42 | 02/11/2007 |
Près de 50 ans de conflit, c'est déjà une longue histoire non ?
Et puis, d'après vous, tout allait bien avant 1959 et d'un coup, les premiers massacres ethniques ont eu lieu, comme ça, sans raison ? Reflechissez un peu et/ou documentez-vous !
« Le régime colonial, Allemand puis Belge après la Première Guerre mondiale, institutionnalisa le clivage entre les communautés. Le système d'administration indirecte qui fut appliqué au Rwanda-Burundi, sous mandat de la Société des Nations (SDN), favorisa la domination de l'aristocratie Tutsi. À partir de 1934-1935, Tutsi et Hutu furent officiellement séparés en deux ethnies, l'appartenance à l'un ou à l'autre groupe devant être obligatoirement mentionnée sur le livret d'identité. “
Les problèmes remontent à la colonisation, et pas juste à l'indépendance, alors avant de dire à quelqu'un qu'il raconte n'importe quoi, renseignez-vous un peu !
à le soudanais
De Mandrin
15H22 | 05/11/2007 |
Je trouve ce procès en sorcellerie contre ceux qui prétendent qu'il ya aurait eu « des génocides » singulièrment marqué par la volonté de diaboliser l'adversaire.. et peut être que cela manque aussi d'un minimum de rigueur.
Avant tout, il convient de rappeler ce que l'ONU a défini comme étant un génocide :
« La convention des nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948 dispose dans son article premier : “ Les parties contractantes confirment que le génocide, qu'il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime du droit des gens, qu'elles s'engagent à prévenir et à punir. ” L'article 2 précise la définition du génocide : “ le génocide s'entend de l'un quelconque des actes ci-après, commis dans l'intention de détruire en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe ; b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale des membres du groupe ; c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ; d) Des mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ; e) Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe. ”
Bien évidement, je suppose que tous ceux qui comme vous prétendent qu'il n'y a pas eu de généocide des Hutus perpétrès par les Tutsis ont appris par coeur cette définition onusienne du génocide et que vous enquêtez depuis 10 ans avec cette grille de lecture en permanence à l'esprit.
Bien évidement, vous vous êtes faits communiquer tous les rapports des experts internationaux qui ont enquêté sur place, toutes les procédures judiciaires ouvertes…
et c'est la compilation permanente de toutes ces enquêtes qui vous permet de lancer cette fatwa contre ceux qui ont l'outrecuidance de dire que le massacre de dizaines de milliers de hutus, voire de centaines de milliers n'est pas un massacre “ordinaire” mais un génocide.
Heureux hommes que vous êtes capables depuis votre bureau parisien ou provincial derrière votre ordinateur d'affirmer cela et d'écrire “mais non le FPR n'a pas pratiqué le génocide”… et de lancer votre fatwa !
Moi, je ne sais pas…Je ne sais pas car je n'ai pas enquêté, je ne connais pas assez le dossier, je le reconnais bien volontiers.
Mais, j'ai top de respect pour toutes les victimes, trop d'effroi pour ce que veut dire “génocide”, “shoah” et donc “ négationnisme et révisionnisme” pour dire n'importe quoi…
Et là j'ai l'impression que c'est du n'importe quoi :
non seulment d'affirmer que les masses de hutus massacrés par des Tutsis le seraient dans le cadre de massacres “classiques” dirons-nous et surtout de diaboliser avec une violence extrême, “révisionniste, négationnistes” ceux qui auraient l'outercuidance d'avancer une opinion divergeante.
Ce fonds de commerce, bien connu depuis l'époque des staliniens est puant…
Pour vous inciter à relativiser vos afirmations et éventuellment pour vous suggérer que le doute peut exister en la matière, je vous soumets un avis autorisé, je le crois :
» Il est profondément regrettable que, entre la date où elle a été déployée pour la première fois, en août 1997, et son retrait en 1998, l'équipe n'ait pas été autorisée à accomplir sa mission pleinement et sans entrave. Néanmoins, en dépit des difficultés décrites dans le rapport, l'équipe a pu parvenir à un certain nombre de conclusions qui sont étayées par de solides preuves. »
Deux de ces conclusions retiennent l'attention :
« La première est que toutes les parties aux violences qui ont déchiré le Zaïre, en particulier ses provinces orientales, durant la période de l'examen, ont commis de graves violations des droits de l'homme ou du droit international humanitaire.
“ La seconde est que les tueries auxquelles se sont livrés l'AFDL et ses alliés, y compris les éléments de l'Armée patriotique rwandaise, constituent des crimes contre l'humanité, tout comme un déni d'assistance humanitaire aux réfugiés hutus. Les membres de l'équipe pensent que certains de ces meurtres peuvent constituer des actes de génocide. ”
Qui a écrit ça ?
Kofi ANNAN…et il s'agit d'un rapport d'expert de l'ONU.
Alors, pour vous, Kofi ANNAN est donc un “négationniste et révisionniste” ?
Encore une fois, je ne sais pas mais comme je ne sais pas, je doute… contrairement à vous, mais moi je ne diabolise personne avec des des adjectifs gravissimes.
C'est là toute la différence.
De
01H21 | 01/11/2007 |
rue89 fait très fort !
avec des gens qui chez vous adorent les versions officielles il est quand même étonnant de vous voir nier l'histoire officielle
De
10H38 | 01/11/2007 |
bien vu !
c'est comme si certains sujets étaient interdits de discussion et d'autres autorisés. En fonction de qelle autorité ou quelle idéologie ? ?
De
17H54 | 01/11/2007 |
dans un cas ils appellent cela « rétablir la vérité » (leur vérité bien sûr)
dans l'autre ils insultent les chercheurs, sans jamais discuter ni apporter le moindre document.
De
10H57 | 01/11/2007 |
Juin 1994 - Région de Cyangugu, Rwanda.
Les soldats de Turquoise sont accueillis par les tueurs, danses, poésie, chants sont au programme, les soldats français sont ravis.
Un document complètement surréaliste, à voir absolument :
http://www.dailymotion.com/video/x33527_liberation-du-rwanda-par-la-fran…
De
03H05 | 02/11/2007 |
Et quand ces soldats ont commencé à comprendre que c'était les hutus qui tuaient les tutsis, et pas l'inverse comme on le leur avait dit, quand ils sont découvert l'ampleur des massacres, ils n'étaient plus aussi ravis.
De
11H06 | 01/11/2007 |
Le génocide rwandais c'est un « black on black crime » comme disent les américains, l'armée française n'a rien à se reprocher dans ces massacres, elle n'a fait qu'adopter la posture et les ordres du gouvernement de l'époque (c'est sa mission pas autre chose).
De
11H38 | 01/11/2007 |
L'armée française n'a fait qu'adopter la posture et les ordres du gouvernement de l'époque (c'est sa mission pas autre chose)… Ordres du gouvernement de l'époque comme l'entraînement des milices hutus Interahamwe ? Bravo ! Huh ?
De
14H09 | 01/11/2007 |
The « world war III » dixit bush !
Face à la censure toujours d » actualité en France du aux grands patrons des médias , je continue mon travail d'investigation afin de vous informer sur ce qui se passe dans les deux camps pendant « cette guerre froide ».
On voit bien avec le sondage'ci dessous » que les médias americains préparent l « opinion a une possible guerre contre l » iran. En France , on a fait lire la lettre de Moquet avec comme étrangre message de Darcos « il faut savoir se sacrifier au nom de la liberté et faire don de soi… »
Le probleme majeur est que les Russes ont pris positions en faveur des Iraniens.
Vous imaginez ce que pourrait donner ce conflit « the world war III » comme l » a dit le président Bush !
La censure des médias est inadmissible c « est un manque de respect évident au peuple Français , c est pourquoi je vous demande de faire passer l info , la vraie , celle qui se passe aujourd hui sur Terre et pas dans la tour de Tf1.
Le site n est pas assez visité pour informer les millions de français qui se doutent de rien ..les médias ne pouvant en parler du fait de la pression du pouvoir.
Retrouvez toutes les exclus sur http://vigicitoyen.canalblog.com/
De
18H02 | 01/11/2007 |
Vou n'êtes pas crédibles.
Vous citez des « témoignages », des paroles, phrases, propos…
vous utilisez du conditionnel « le président aurait donné… »
aucun document, aucune preuve concrète, du blabla que l'on tort dans tous les sens (ceux qui vous conviennent).
rien, creux, inutile.
apportez 1 seul document.
De
21H49 | 01/11/2007 |
Quels documents voulez-vous ? Les bons d'achats des machetes du Crédit Lyonais ? On en trouve au Rwanda.
De
09H02 | 02/11/2007 |
ce qui signifie que toutes ces paroles, tous ces écrits ne reposent sur rien et que l'on peut écrire et dire n'importe quoi.
Quand on accuse on prouve, là il y a du vide.
De
15H44 | 02/11/2007 |
T'excites pas bonhomme,
en voilà des documents :
http://cec.rwanda.free.fr/documents/officiel/index.htm
le site de la CEC (commission d'enquête citoyenne)
http://cec.rwanda.free.fr/
Vous pouvez également vous procurer le n° de la revue GOLIAS sur le génocide rwandais (mars ou avril 2005)
A lire également
« Une guerre noire » Enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994). Gabriel PÉRIÈS, David SERVENAY
Y a qu'à demander (poliment)
La buse
De
01H38 | 04/11/2007 |
Amusant la façon partisane dont vous présentez les différents documents, sans parler du mélange entre documents peut-être officiels (qui en passant n'ont rien de choquant, surtout en tenant compte du contexte) et articles de gens qui sont de votre coté. Quant au contenu du site et à vos rapports, c'est encore pire : Faute de preuves, que des sous-entendus accusateurs, et jamais un mot sur ce qui ne va pas dans le sens qui vous intéresse
« La France au Rwanda : Poursuivre sur le chemin de la vérité et de la justice »
Désolé, vous ne cherchez pas la vérite, vous cherchez par tout les moyens à prouver la culpabilité de la France. Vous presentez tout uniquement sous l'angle qui vous intéresse, ce qui fait de vous des manipulateurs et vous abaisse au niveau de ceux contre qui vous luttez.
De
11H22 | 06/11/2007 |
Je ne trouve pas que ces documents émanents de l'Elysée soient amusants.
Ils sont en ligne pour certains et vous pouvez les consulter :
http://cec.rwanda.free.fr/