Bleu ou rose? Foot ou dessin? Anglais ou italien? Les parents s'impliquent différemment dans la scolarité des filles et dans celle des garçons. Même si les filles ont de meilleurs résultats, les parents investissent davantage d'espoir dans le cursus de leur fils.
L'Insee se penche depuis quinze ans sur la question. Et deux études, l'une de 1992, l'autre de 2003, montrent que l'ambition parentale pour les filles n'a pas vraiment gagné du terrain. Les critères? Pas tant le fait d'avoir (ou pas) le bac: les chiffres, assez proches à partir du collège, placent même les filles en tête. Mais plutôt l'orientation.
Les parents suivent en effet de plus près les devoirs des garçons, et plus encore leur orientation. Et privilégient notamment soit des filières plus élitistes, soit des cursus réputés offrir de meilleurs débouchés, quitte à ce qu'ils soient plus courts. Des "études plus rentables", dit l'enquête Insee.
Les filles "moins poussées" et plus autonomes dans leurs choix
Au niveau du bac, on encourage davantage les garçons vers un bac scientifique -"la filière la plus rentable des filières générales sur le marché du travail", selon l'Insee-, "alors que les filles sont justement meilleures en maths", précise Marie Gouyon, qui signe avec Sophie Guérin la dernière enquête. Au bac, on retrouve à l'inverse 80% de filles dans les filières littéraires.
Autre signe: une implication moindre des parents dans le choix des langues pour les filles, qui décident davantage elles-mêmes. Au final, c'est plutôt espagnol pour les filles, et allemand pour les garçons, pour la deuxième langue.
Les deux chercheuses constatent que les filles sont "moins poussées" et laissées davantage autonomes sur les choix qu'elles font durant leur scolarité. Or, en laissant les filles s'orienter en faveur de leurs matières de prédilection, les parents font "un arbitrage au profit des garçons, en comptant sur l’autonomie des filles", selon Marie Gouyon et Sophie Gérin. Ces dernières tombent dans ce que l'Insee appelle "un mécanisme d'auto-élimination". Une forme d'autocensure entretenue par la représentation qu'on se fait de la réussite, à la maison mais aussi à l'école
En classe aussi, des critères d'évaluation différents
En classe, les études montrent que l'on prend d'ailleurs moins en charge les filles. Avec une attente plus forte de la part des professeurs sur des questions de présentation des devoirs et de travail individuel, là où ce sont plutôt les interventions et "la richesse des idées" qui seront valorisées chez les garçons.
Du côté de l'Education nationale, on reconnaît qu'il reste du chemin d'ici une égalité scolaire effective. "Dès l'école primaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons et elles redoublent moins", précise le ministère, qui cherche à valoriser une orientation plus balancée:
"Moins soucieuses que les garçons des débouchés professionnels, elles hésitent encore à s'engager dans les filières sélectives: un quart de filles seulement en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. Malgré leurs bonnes performances scolaires, les filles ne diversifient pas assez leur choix d'orientation.
"Ce constat met en évidence la persistance des préjugés et des stéréotypes dans la société et sans doute aussi dans l'école. L'insertion professionnelle des filles pâtit ensuite de l'étroitesse de ces choix de départ."
Depuis deux ans, l'objectif du gouvernement est de rehausser de 20% la proportion de filles dans les rangs des classes scientifiques d'ici 2010. Avec, en ligne de mire, une meilleure insertion des femmes sur le marché du travail. Pour l'heure, elles sont plus nombreuses à être au chômage ou à vivre d'un emploi précaire.

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Et vous ne parlez pas de la pression des profs sur les choix des filles en primaire et secondaire. Et pourtant il faut des parents bien dans leur peau pour qu'elles gardent le moral ! D'ailleurs, ça ne s'arrange pas à la fac : entendu en deuxième année de bio à Jussieu à propos du choix d'un mémoire (à ma fille) "vous avez choisi un sujet qui n'offre aucun débouché aux femmes". Ah bon, il y a des sujets réservés ?
Mais pour positiver, effectivement ça les rend autonomes et plus originales dans leurs choix…
Fran
Il suffit d'être une charmante bobonne décérébré pour être ministre, personnellement si j'avais une fille je m'en ferais pas pour elle
Et vous illustrez parfaitement les comportements décrits dans l'article !!
ah Bon ? on ne peut être contre la mysoginie et la discrimination positive à la fois?
Tant que des français raisonnent comme vous, il y a de quoi se faire beaucoup de souci....
Erreur de destinataire:
MESSAGE DESTINE A CELUI QUI EST DESOLE DE NE PAS AVOIR PONDU UNE..."BOBONNE":
Tant que des français raisonnent comme vous, il y a de quoi se faire (beaucoup) de souci...
Ceci est cette fois le bon post...
Apparemment, être ministre et décérébré, ça marche aussi pour les hommes.
Vous découvrez le machisme français c'est bien ! et si c'est scientifiquement démontré tant mieux
mais les femmes sont au courant merci
quoique parfois c'est comme pour l'excision y'en a qui n'arrivent pas à la refuser pour leur propre fille et puis qui élèvent les garçons!!
et Noel arrive avec le dernier modèle d'aspirateur ou de table à repasser!!!!!
quel machisme ?
on parle des parents, il me semble :
Pour moi parents ce n'est pas seulement le père...
le machisme n'a pas de sexe !!!
quand des femmes machistes élèvent leurs enfants, ça se voit très vite : le fiston qui ne fait rien (comme son père) et la fille qui est très "gentille" d'aider sa maman à la cuisine ... la famille rêvée, quoi !
Ecoutez, on peut voir le côté positif de cette histoire: on fiche la paix aux filles (qui de toute façon réussissent mieux, parce qu'elles sont plus intelligentes ce que tout le monde sait partout sur la terre) et du coup elles font les études qui leur plaisent. Tout bénéfice.
Chuis très contente d'être une nana, on m'a plus fichu la paix qu'à mes frères et mes études ont été plus longues, plus passionnantes, plus amusantes. Oui.
On peut y voir le machisme (si on est pessimiste) mais aussi plus d'indépendance de la part des filles.
Ouais, mais entre indépendance et foutre la paix et abandon ou désintérêt, on parle toujours de la même chose mais le sens que l'on y met est très différent.
Quand on est une nana dont les parents se désintéressent (relativement à leur attitude envers le frangin), il vaut mieux effectivement se dire qu'on est plus indépendante. C'est plus constructeur que de se dire qu'on est abandonnée.
Ce que vous dites est tellement intelligent. On voit tout de suite que vous n'êtes pas un homme.
Mais pourriez-vous préciser votre pensée: pensez vous que les filles sont plus intelligentes (et tout le monde le sait partout sur terre, c'est évident, vous avez bien raison) pour des raisons biologiques ? Un choix divin peut-être ?
Bon, difficile par écrit de discerner l'ironie ou la provocation mais j'espère pour vous que ça en est. Reformulez votre phrase avec "homme" à la place de "femme" (ou "moins" à la place de "plus" d'ailleurs), ça vous fera bondir... si si je vous jure, tentez l'expérience.
Yves
Ne vous laissez pas abusez par les conclusions farfelues de l'article. S'il n'y a que "1/4 de filles dans les classes préparatoires scientifiques", ce n'est pas parce que les filles refusent les filières sélectives comme le prétend l'article. Il suffirait de regarder les chiffres en prépa littéraire, veto, ou encore en médecine pour voir que les filières sélectives sont abondamment empruntées par les filles. Non, si seulement 1/4 de filles se destinent à etre ingénieur, c'est qu'elles aiment moins les maths et la physique que les gars, tout simplement ! Elles préfèrent la biologie ou la psychologie.
Mais c'est beaucoup plus facile de voir du sexisme partout, c'est sur. Je suis décu de voir un article avec des conclusions aussi partiales et fausses. En tout cas les chiffres qui sont donnés ne prouvent absolument rien. "Les filles sont meilleures en maths", est-ce que vous avez des preuves ou c'est juste une phrase comme ca qui contredit tout ce que j'ai vu personnellement ?
Il est encore plus facile d'ignorer le sexisme (dont nous avons tous la responsabilité) en prétendant que c'est un manque de motivation ou de compétence des filles qui les conduisent à d'autres filières que celles qui sont rentables.
Par ailleurs, étant intéressé par le sujet, j'ai aussi déjà lu ailleurs que les femmes avaient de meilleures notes en mathématique. J'ai cependant lu aussi d'autres articles qui ne parvenaient pas à répliquer ce résultat. Par contre, ils trouvaient alors une parfaite égalité... sauf dans un cas : quand on rappelait aux nanas la comparaison sociale d'avec les mecs (et donc le stéréotypes comme quoi, elles étaient nulles en maths). Alors là, leurs notes chutaient. Etonnant ce que peut faire la simple activation d'un stéréotype, non ?
entièrement d'accord.
j'ai aussi entendu parler d'une étude faite avec des enfants. on a fait faire à deux groupes un exercice de géométrie qu'on a présenté à l'un comme des maths et à 'lautre comme du dessin. résultat: les garçons et les filles réussissaient aussi bien l'épreuve de "dessin", tandis que les filles réussissaient moins bien l'épreuve de "maths".
si on lâchait les filles avec "les garçons sont meilleurs en maths c'est normal"?
oui, vraiment ! comme si les "classes préparatoires scientifiques" et "les cours" de math" constituaient la panacée de la réussite et du développement personnel. Cette étude promeut la logique de domination masculine en déclarant la combattre !
Sur quels critères ces filières ont elle été choisies ? non précisé, mais je vous en fiche mon billet : les salaires. Mais comment faire pour que les filles est un ego aussi grand que les carnassiers prédateurs et violent qui nous mènent droit à la catastrophe ?
le problème n'est pas l'education des filles mais bel et bien celle des garçons : trop de violence, trop d'infantilisation, trop de problèmes d'ego, trop de d'espoirs parentaux non à propos placés en eux.
vous orientez le problème. prenons une filière prestigieuse mais a priori moins "carnassière": la recherche scientifique.
quelle proportion de femmes prix Nobel, de femmes directeur de recherche...?
mais le salaire est aussi important. que vous le vouliez ou non. la présence de femmes à des postes de "requins" est aussi représentative du niveau d'égalité atteint.
le prix Nobel !?! au début du mois, James Watson, co découvreur de l'ADN, a été condamné pour ses propos outrancierements racistes :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-969190,0.html?xtor=RSS...
Vous voulez l'égalité ? revoyez votre système de valeur, votre mètre étalon, et pas un rafistolage orienté idéologiquement : c'est ce que nous enseigne il me semble le féminisme.
Il n'y a pas d'égalité possible entre les genres dans une société socialement inégalitaire. Ce n'est qu'une vu de l'esprit. Ce n'est pas "les hommes et les femmes sont égaux", mais c'est "tout le monde est égal". Ce n'est pas la même chose !
Les femmes pauvres sous le coup de règles ataviques : voila le scandale sur cette planète.
Vous ne répondez pas aux messages précédant.
Par ailleurs, oui, il y a des checheurs qui sont racistes. Croire que les chercheurs sont sur une autre planète et indépendant des valeurs et des normes de la société dans laquelle ils sont est un peu... simpliste ou naif.
Quant au féminisme, il réclame l'égalité. Il a réclamé des droits égaux et maintenant qu'en gros, c'est plus ou moins fait (quoi que...), il réclame cette égalité dans les faits.
Est-ce utopique ? Peut-être ! En tout cas, ce n'est pas plus utopique que dire qu'on doit lutter contre le racisme, l'injustice, la guerre, etc...
Mais est-ce si inutile, les choses ont déjà bien changé depuis un siècle concernant le sexisme. Cela montrent que ce n'est pas si inutile que cela que de se bouger contre l'injustice.
bah ! tu ne comprends pas ce que j'essaye de t'expliquer. je voulais éviter tout ces discours convenus et bourgeois qui arrivent toujours après l'épreuve pour brandir la coupe. c'est ma faute, peut être je m'exprime mal, trop confus. ça me saoule, je jette l'eponge. bonne continuation.
> c'est qu'elles aiment moins les maths et la physique que les gars, tout simplement ! Elles préfèrent la biologie ou la psychologie.
quelle connerie affligeante. vous pourriez rajouter que les noirs ont le rythme dans la peau et que les marseillais ne travaillent pas.
Et pourquoi préfèrent-elles moins les maths et la physique?
On m'a tellement dit que j'étais nulle en anglais que j'ai détestée cette matière pendant très longtemps.
Que dire alors d'un stéréotype qui rabache "t'es une fille et tu es moins bonnes en math que les gars". Ne ferait-il pas qu'on aime moins les maths et la physique?
« Or, en laissant les filles s'orienter en faveur de leurs matières de prédilection, les parents font un arbitrage au profit des garçons »
D'un coté on vante leur autonomie pour ensuite affirmer que c'est ce qui les pénalise. Il faudrait peut-être faire un choix : alors c'est bien ou pas de laisser les enfants autonomes ?
« Dès l'école primaire, ... »
« ... étroitesse de ces choix de départ »
« rehausser de 20% la proportion de filles dans les rangs des classes scientifiques d'ici 2010 »
Le problème commence dès l'école primaire, mais le gouvernement dans une logique implacable de résultats chiffrés compte le résoudre en moins de cinq ans. C'est beau le volontarisme à la place de la raison, mais comment vont-ils forcer des filles à s'orienter vers des études scientifiques si elles ont déjà fait un autre choix ? Et quid de la liberté de choisir ?
Et puis souvent le choix d'études longues et scientifiques se fait sur un critère financier. Et c'est pas la politique de bourse actuelle qui va changer quoi ce soit, sans compter que ce serait violer le principe d'égalité d'accès.
Cet article fait une belle description de la reproduction sur le marché du travail d'un péhnomène dont le mot ne fut pas écrit, mais qui reste le sexisme. Certes, le mot fait peur, mais les comportements persistent...
Les parents s'impliquent différemment dans la scolarité des filles et dans celle des garçons. Même si les filles ont de meilleurs résultats
Paradoxe : Peut etre qu'elles reussiront encore de mieux en mieux plus tard tant que les parents continueront à leur foutre la paix ...
L' egalité des sexes arrivera t-il a atteindre l' equilibre total, le 50/50 absolu et parfait , partout , tout le temps, a chaque seconde, sur chaque kilometre carré de la planete, dans toutes les circonstances , dans chaque geste , dans toutes les cultures, dans chaque mot de toutes les langues de la terre , pour les siecles des siecles ?
Vous le saurez en suivant les prochaines aventures du 50/50 absolu et parfait ..
Même le féminisme admet que le 50% absolu, tout le temps, nons-top, etc... est abérant.
Par contre, si en moyenne, on arrivait à ce résultat (ou presque) ce serait bien. Sauf que en moyenne, année après année, secteurs de pouvoir après secteurs, le chiffre est toujours à l'avantage des hommes. C'est cette consistance d'écart dans la moyenne qui montre l'existence d'un problème et non un cas précis qui n'atteint pas le 50%.
Quel paradoxe? Un gamin qui se sent abandonné ou rejeté (relativement à l'attitude des parents envers le frère) fait toujours plus d'effort pour attirer l'attention et montrer qu'il est bien, lui aussi.
ça me fait rire cette enquête: déjà, quand j'étais au collège, dans les années 90, il y avait des publicités pour pousser les filles vers des voies plus techniques comme le bac STI ou autre...
Il faut aussi que ce genre de matières plaise aux filles!
Et pourquoi est-ce qu'on incite pas les hommes à aller vers la bio ou des matières plus littéraires?
Pourquoi est-ce que ce serait aux femmes de copier ce qu'aiment les hommes?
Evidemment, s'il y a beaucoup d'hommes dans un type d'études, du coup, ces études sont vues comme plus élitiste...
Sinon, oui, les parents ne traitent pas de la même façon leurs filles que leurs garçons, il suffit de voir comment sont gérées les sorties pour les filles et les garçons.
ça me fait rire cette enquête: déjà, quand j'étais au collège, dans les années 90, il y avait des publicités pour pousser les filles vers des voies plus techniques comme le bac STI ou autre...
Il faut aussi que ce genre de matières plaise aux filles!
Et pourquoi est-ce qu'on incite pas les hommes à aller vers la bio ou des matières plus littéraires?
Pourquoi est-ce que ce serait aux femmes de copier ce qu'aiment les hommes?
Evidemment, s'il y a beaucoup d'hommes dans un type d'études, du coup, ces études sont vues comme plus élitiste...
Sinon, oui, les parents ne traitent pas de la même façon leurs filles que leurs garçons, il suffit de voir comment sont gérées les sorties pour les filles et les garçons.
je trouve que les garçons sont élevé dans un niveau de violence trop grand
vous voulez dire que si on élevait les filles avec plus de violence elles seraient mieux armées dans leur compétition avec les garçons ?
pas très malin, Einstein. ce choix d'une société violente n'engage que toi.
Ha, merci pour cette intervention , cher Courageux anonyme ( ou chere Courageuse anonyme, bien sur sure )
Lorsqu'on a une fille bonne à l'école, c'est une lutte permanente pour lui permettre de faire des études scientifiques.
Des profs qui au moment des orientations vous remballent d'un "mais pour une fille..." aux classes où on vous fait remarquer que vous n'êtes pas à votre place, à l'entreprise qui commence à vous demander vos projets de famille... ma fille après avoir terminé Centrale et une première expérience en France a choisi de s'expatrier parce qu'elle a fini par comprendre que dans ce pays ce serait impossible pour elle de faire la carrière qu'elle aurait pu espérer si elle avait été un garçon!!!!
tous les mois on fait des constats de l'infériorité de la femme... Mais à quoi ça sert ? Des millénaires que ça marche comme ça.
Dans la même logique on a :
"Des millénaires que les blancs dominent les noirs" A quoi ça sert de le constater?
"Des millénaires que les pays puissants écrasent les faibles pour leur voler leur ressources." A quoi ça sert de le constater?
Oui, mais derrière la phrase, "il fait des millénaire que c'est ainsi", on sous entends qu'on ne peut rien y changer car ce serait dans l'essence (pour ne pas dire pire) de la femme (du noirs, du faible, du vieux, de l'handicapé, etc....) d'être exploités.
Pourtant, l'idée de justice mérite qu'on s'attarde sur ce qui est injuste. Et pour cela il faut commencer par constater l'injustice, que cela soit un crime raciste, les USA va-t-en guerre, ou le sexisme.
Enfin, si c'était si inéluctable, l'intensité de la domination des femmes ne varirait pas dans l'histoire occidentale et on ne trouverait pas de société (non-occidentales) qui puissent montrer une dominance des femmes (tandis qu'on en trouve).
C'est donc culturel et nous en sommes alors tous responsable.
ça sert aux hommes à se déculpabiliser!
les filles travaillent plus facilement, plus volontiers, alors qu'il faut plus être derrière les garçons pour qu'ils fassent leurs devoirs, apprennent leurs leçons etc ...
est-ce machiste de dire ça ? ou bêtement réaliste ?
la plupart des parents vous diront la même chose, même s'il y a évidemment des exceptions
Si les filles sont plus autonome c'est qu'on ne leur laisse pas le choix. Ce n'est pas du à un gène ou je ne sais pas quoi d'hormonal, c'est liée à l'education machiste qu'elles recoivent. Quant personne ne s'interesse à vous, vous etes bien obligé de vous demerder seule, les filles apprenent cela très tot.
Ma soeur et moi avons du quitter la maison et payer nos etudes toutes seules à la majorité alors que nous avions de meilleurs résultats que nos frères, mes frères sont encor chez maman qui fait et paye tout pour eux. Ma mère dit que nous etions autonome mais c'est une hypocrisie de sa part, comme le font tous ses parents qui ne s'interessent que peu à leurs filles. Comme si on avais préferé etre caissière pour payer nos etudes ! On etait autonome par obligation et mes frères ne l'etaient pas parcequ'on leur a permis. C'est du sexisme, il n'y a pas d'autre mot pour qualifier cette discrimination.
Votre cas n'est pas la généralité: il y a des gens autonomes, d'autres non; maman préfère fifils, papa fifille... Pff
Prenez une famille de trois garçons et voyez comme ils sont tous différents. Faut arrêter ce truc en France au XXIème siècle; et il ne faut pas oublier que certaines femmes aiment avoir des bébés et s'en occuper, ce qui n'est pas un signe forcé de crétinerie. Qu'être ingénieur n'est pas non plus une certitude de félicité éternelle. Arrêtez de tout vouloir modéliser: nous ne sommes pas des insectes.
C'est marrant que vous niez mon experiance ! Mon cas correspond pourtant à la réalité décrite dans l'article désolé si ca contrarie votre "vision" des choses.
C'est dans le systhème sexiste qu'on fabrique des inscetes, en privant des individus de leur liberté (par ex ici liberté de faire des études) selon leur sexe, en les formatant dès la naissance à se conformé à un genre. Pour le moment les hommes et les femmes n'ont pas les meme chances et la même liberté face à l'ecole, à l'emploi, au chaumage, aux taches ménagères, à l'education des enfants...
Pour moi c'est intolérable, et je suis désolé de vous voire (vous et d'autres) vous satisfaire de tels injustices.
Je ne me satisfais pas "de telles injustices" mais disons que je ne suis pas de l'époque de Beauvoir: j'ai donné des poupées à mes fils, elles ont fini sans tête ni bras. Moi je grimpais aux arbres mieux que mes frères... Il faut arrêter de sangloter (wahou je fais mon Bruckner lol) sur le sort des femmes françaises au XXIème siècle: nous signons nos chèques, gagnons notre vie, sommes médecins ou philosophes ou couturières, divorçons quand nous le voulons... Mais on sait rarement se garer en créneau, c'est vrai.
La France n'est pas le pire pays pour les femmes, je pense. Et plombier pas le job le plus excitant.
faux! je sais parfaitement me garer en creneau (je n'en ai pas raté depuis des années!) et même pire s'il le faut! je sais aussi faire de la plomberie, de l'électricité, de la menuiserie, du ciment, du jardinage, du ménage parfois (beurk!)et pourtant je suis femme, mère de famille nombreuse(4 enfants) et même médecin... comme quoi, çà n'est pas une fatalité de naître fille dans une famille très nombreuse et après une floppée de garçons! Il faut juste avoir des parents bienveillants qui croient en leurs filles autant qu'en leurs fils et en soient aussi fiers!
svp, si vous avez des soucis avec l'orthographe, utilisez un correcteur ou relisez-vous avant de poster votre réponse; c'est mieux pour tous les lecteurs. merci
Oui, il ne faut pas généraliser car dans chaque groupe sociaux la variabilité est grande. Il y a des heureux, des gentils, des solitaires, des passionnés, etc.
Cela est vrai pour les hommes, cela est vrai pour les femmes.
On peut alors penser que cette variabilité se répartie de la même façon indépendamment du sexe. Par exemple qu'il y a autant d'hommes qui aiment la couture qu'il y en a de femmes. On peut aussi penser qu'il y a autant de femmes qui aiment la politique qu'il y en a d'hommes.
Cependant, on remarque que ce n'est pas le cas. Non seulement, on le remarque une fois, mais plusieurs fois, et même de manière constante en politique, sur le marché du travail, etc….. C’est finalement si consistant qu’on peut parler d’un phénomène social : le sexisme. Oui, certes, les gens n'osent plus (s') affirmer un sexisme manifeste et explicite, mais finalement, il perdure dans les faits. Alors que montrent les faits?
Djider (2002, 2005) de l’INSEE montre de manière assez claire que les femmes restent dans les faits très subordonnées aux hommes. Rappelons que les femmes gagnent seulement 82% de la rémunération des hommes ; qu’elles sont en plus grande proportion dans les postes les moins qualifiés et que plus les salaires sont élevés, plus l’écart homme-femme est important (effet du plafond de verre). Ce phénomène se retrouve bien sûr en politique où bien que les femmes représentent 55% du corps électoral, elles restent faiblement représentées.
Au delà de ce constat, il reste à l’expliquer. Soit on affirme que les femmes sont plus stupides, ce qui explique ce décalage constant (certains y croient). Soit on s’intéresse aux phénomènes sociaux et culturels susceptibles d’expliquer ces différences dans les moyennes Hommes - Femmes.
On parle ici de différence de moyenne bien sûr. La présence d’un cas contraire n’invalide en rien la différence de moyenne. Le fait que la femme qui gagne le plus, gagne plus que l’homme qui gagne le moins, ne remet pas en cause qu’en moyenne les femmes gagnent significativement moins que les hommes. Donc, même en France, on peut faire des modèles sur des aspects sociaux consistants dans le temps et dans les secteurs ; puisque ces modèles portent sur les moyennes. Cela n’est pas contraire au fait qu’il existe une variabilité intra-groupe (qui est prise par ailleurs en compte dans les calcules statistiques en tant qu’écart type)
Quoi qu’il en soit, c’est dans l’optique de proposer une interprétation ou une explication de la reproduction du sexisme que l’article ci-dessus s’inscrit en pointant du doigt spécialement l’éducation. Cela peut paraître paradoxal, compte tenu de l’excellence de la formation des femmes. Ainsi, les femmes sont plus diplômées que les hommes et, à la rentrée 2000-2001, 37 % des femmes et 27 % des hommes étudiaient dans l’enseignement supérieur. Cependant quand on regarde de manière plus approfondie on constate qu’il y a moins de femmes dans les filières du supérieur les plus valorisées (ce que dit d’ailleurs l’article).
La question qui découle est pourquoi les filles font-elles des choix de carrières et de formations qui leur sont finalement et socialement désavantageuses? L’article de Chloé Leprince (de rue 89) propose un lien avec l’éducation même que les filles reçoivent et cela me parait à propos, tout comme l’histoire du cas de meg qui illustre cette idée. Pour schématiser, quand on enseigne au petit garçon la compétitivité et aux petites filles d’être belle et de se taire dès 4 ans, ce n’est pas sans répercussion sur les choix que ces enfants devenus adolescents et adultes font.
Au delà de cela, il faut bien imaginer que ce n’est pas le seul facteur. Par exemple, dans les filières valorisées (à forte proportion masculine) le sexisme est beaucoup plus prononcé. Etre une fille nécessite alors beaucoup de courage. Elle doit se montrer plus forte et plus compétente que les garçons pour être accepter. Dans les cas contraires, les filles se retournent vers d’autres orientations, plus littéraires, mais où elles sont moins victimes de sexisme aussi.
L'un dans l'autre, on en arrive finalement à une situation où les hommes et les femmes reproduisent le statut quo d'une dominance masculine dans les faits. Que les femmes aient le droit de vote n'y change rien. Les droits sont une chose. Les normes sociales en sont une autre.
Bravo !
J'aurai aimé, lors de discussions très énervantes sur le sujet avec des gens pourtant tout à fait sensés par ailleurs, avoir votre clarté et intelligibilité ! Mais c'est vrai que les questions de "liberté" et de "libre arbitre" sont toujours délicates à évoquer...
Delphine (Amsterdam)
Il me semble au contraire que le cas de cette femme, loin d'être une exception, est tout à fait représentatif, et que les choses se passent ainsi dans la plupart des famille. Mon propre cas est similaire et je vois ce genre de phénomène partout autour de moi.
Les garçons sont-ils attentifs à ce qu'ils ont déjà au détriment des milliards de choses qu'ils ont à connaître ? C'est un peu provoc comme formulation, mais c'est pour imager l'inquiètude parentale 1) que l'attribut du sujet survive aux règles de grammaire 2) que toto cesse de pousser le bouchon trop loin poue être soulagé d'une telle mission 3) de lui proposer quelque chose de carré, selectif, pour canaliser sa performance ... Sans rire, la majorité des propos parentaux sur l'hyperactivité scolaire concerne le genre masculin. Ah, cette bêbête dont on, les couples modernes, ne sait plus quoi faire ! Un peu plus de profs hommes peut-être ? Et du coup moins "d'auto-élimination" des filles ?
Bah...
J'ai lu ailleurs que c'était le contraire : on laisse davantage les garçons jouer, se chamailler, sortir, et on apprend la discipline et la rigueur aux filles (dinettre, repassage, etc.).
Du coup, les filles ont un meilleur niveau **parce que les parents font plus attention***. Pour moi, c'est négatif pour les hommes.
Malheureusement, il y a reproduction sociale et les filles ne se dirige pas vers des fillières sélectives alors qu'elles ont un meilleur niveau. Pour moi, c'est négatif pour les femmes.
Sinon, je sens dans les commentaires un début de guerre des sexes...