Le grand mufti de la mosquée Al Azhar du Caire, Mohammed Sayed Tantaoui a un faible pour la flagellation. On croyait la pratique en voie de disparition, mais la voilà exhumée du fin fond du moyen-âge comme méthode disciplinaire pour « redresser les torts des journalistes ». Lors de l'assemblée de la nuit sacrée qui correspond au 27e jour du mois de ramadan, le cheikh Tantaoui s'est donc fendu devant le président égyptien Moubarak d'un édit dans lequel il légalise la flagellation (80 coups de fouet) des journalistes « qui calomnient et ébruitent de fausses rumeurs ».
Sa déclaration visait en fait certains directeurs de journaux tel Al Dostour, dont le rédacteur en chef Ibrahim Eissa risque jusqu'à trois ans de prison pour avoir évoqué l'état de santé chancelant du raïs. Trois autres directeurs de presse ont écopé d'un an de prison pour « diffamation à l'égard du président Hosni Moubarak et de son fils Gamal ». Il faut rappeler que ce n'est pas la première fois que les journalistes ont eu maille avec le grand mufti. Par le passé, certains d'entre eux ont subi les excès de son verbe et de ses gestes.
Dans certains pays, notamment dans les pays dictatoriaux, l'état de santé du chef de l'Etat relève du secret d'Etat. Les dirigeants de ces pays n'ont pas pour habitude de publier leur bulletin de santé. Tantaoui se fait ainsi le porte voix d'un pouvoir qui craint la rumeur, notamment celle qui porte sur l'état de santé du président ; le régime y voit une arme de destruction massive. Cette prise de position traduit également l'engagement de l'institution religieuse aux côtés d'un pouvoir qui cherche à faire taire au moyen de la censure et de l'emprisonnement des voix libres. Dans son rapport 2007 sur l'état de la presse en Egypte, Reporters sans frontières en pointe les points noirs : censure, harcèlement, emprisonnement…
Après cet édit, le syndicat des journalistes égyptiens est monté au créneau pour condamner les propos du grand mufti, l'accusant de transformer les journalistes en gibier pour les extrémistes. Il s'agit indique le syndicat d'« un indigne amalgame entre politique et religion ». Par cet engagement, poursuit le communiqué, Tantaoui prend part à la campagne d'incitation dont la visée est de terroriser les journalistes, indique le communiqué du syndicat.
Depuis quelque temps, l'état de santé défaillant du président Moubarak n'est un secret pour personne. Après les révélations de la presse égyptienne, World Tribune, un site américain très à droite évoquait récemment ces mêmes ennuis qui l'ont contraint à annuler son déplacement en Arabie Saoudite. Moubarak se trouve sous haute surveillance médicale et son indisposition emmènera dans les prochaines semaines son fils Gamal Moubarak à occuper les devants de la scène, selon ce média. Suite à cet article, silence radio du côté d'al-Azhar.
Venant des américains, de telles révélations ne supportent ni contestation, ni ne donnent lieu à fatwa de flagellation.





















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De
10H04 | 30/10/2007 |
Nous en France, et pour des raisons contraires ( la COLLUSION avec les pouvoirs) on aimerait bien que les journalistes soient punis , parfois .
Mais le fouet, ce serait exagèré , quand meme ..
De
10H22 | 30/10/2007 |
Ayant habité au Caire pendant un moment, je trouve que la TV française ressemble de + en + à l'égyptienne. Tous les journaux commencent par « Rais Sarkozy »…
De
12H38 | 30/10/2007 |
Avec pour liberté éditoriale, dans la presse écrite, de placer la photo du Rais en haut à droite ou en bas à gauche de la une…
De Puttermesser
10H35 | 30/10/2007 |
» Dans certains pays, notamment dans les pays dictatoriaux, l'état de santé du chef de l'Etat relève du secret d'Etat. Les dirigeants de ces pays n'ont pas pour habitude de publier leur bulletin de santé. »
Mais en France aussi mon bon monsieur ! ! !
C'est ça qui est super, une dictature qui en a tous les attributs mais pas le nom !
De wadi56
11H51 | 30/10/2007 |
Amoureux impenitent du Moyen Orient ,eleve entre deux cultures d'origine moyen orientales, je ne peux etre taxe d'anti quoi-que-ce-soit. La remise a jour de chatiments corporels dans une republique autrefois « relativement permissive » doit etre consideree comme un signal d'alarme, et ramene une fois de plus a la triste realite des relations entre l'Islam , les libertes, et pour tout dire la democratie. Il n'existe a ma connaissance aucun pays ou la religion « d'etat “ est l'Islam, qui pratique la democratie. Les libertes et les droits de l'homme sont bafoues en Egypte comme dans d'autre pays de la region. En ce qui concerne la R.A.U , il s'agit bien evidemment de rapporter cette decision ‘shariesque’ a la continuation de la montee en puissance des Freres Musulmans, encore une fois organisation prechant l'intolerance et l'obscurantisme comme le font chaque jour de nombreuses autres organisations en quete d'une domination politique sous le couvert de religion. Voyons maintenant si la presse Internationale a le courage de prendre des decisions concernant ses visites en R.A.U ou leur eventuelle arret . Ne pas mettre les pieds en Egypte tant que les libertes de la presse ne sont pas respectees peut etre , pour un journaliste, un acte militant ( comme ne pas acheter un billet pour les JO en Chine , ou ne pas depenser son argent a Cuba tant que les prisonnier politiques existeront !
De
12H00 | 30/10/2007 |
Bonjour a tous,
Il suffit de revenir quelques annees en arriere pour se rappeler que des presidents de la republiques francaises tels que G. Pompidou ou F. miterrand ont partagé en temps reel avec le citoyen lambda l'evolution de leurs metastases, mettant ainsi la France au pinacle de la democratie…
On se moque de qui pour dire que l'etat de sante des dirigeants est un secret d'etat dans les pays dictatoriaux…
Il est vrai que chez nous c'est la transparence…
Blummy des sables
De
12H19 | 30/10/2007 |
Et bien dans une démocratie quand le président est indisposé il envoie son premier ministre ou son ministre des affaires étrangères, et pas son fils ou un autre membre de sa famille.
C'est une conception du pouvoir totalement différente, en démocratie elle repose sur les institutions et dans une pas-démocratie sur une conception personnelle du pouvoir.
Simple non ?
De
12H09 | 30/10/2007 |
« Dans certains pays, notamment dans les pays dictatoriaux, l'état de santé du chef de l'Etat relève du secret d'Etat. Les dirigeants de ces pays n'ont pas pour habitude de publier leur bulletin de santé. »
Parce que chez nous, grande démocratie s'il en est, les présidents n'ont aucun secret et adorent les journalistes indiscrets.
Allez pour le souvenir : mort de Pompidou, cancer de Mitterand, surdité de Chirac ; famille cachée ou divorce prévu avant les élections ; questions sur les écoutes téléphoniques à la télévision belge, journalistes américains refusant de faire relire les interviews ou tout simplement posant une question dérangeante,etc.
De h2b1
Retraité & Bénévole | 14H38 | 30/10/2007 |
mais on les fouettent pas en public ! ! et (pour le moment) les diverses églises ne prennent pas encore parti
De
15H30 | 30/10/2007 |
..la aussi,mes com. sont censurés…ôla !
haro sur le « vampire » ! ..AH ! AH ! AH ! …Je vois qu'on change de « politique » d'un coup : stalinien un jour,staliniens TOUJOURS ! …Vous avez raison,parce que beaucoup de gens sont de moins en moins d'accord avec vous.Ca sent le crâmé !
BRAM STOCKER(1847-1902)
De
10H05 | 31/10/2007 |
Pour être d'accord avec vous, il faudrait déjà arriver à vous comprendre. Et c'est pas gagné…
Otto Naumme (qui aime beaucoup Bram Stocker, par ailleurs…)
De
06H09 | 02/11/2007 |
…C'est sur que pour me comprendre,il faudrait DEJA que je sois publié…You understand ? …Ce qui a été « effacé »,c'est ceci :
»…quand on voit avec quel acharnement,le recteur « modéré »,BOUBAKEUR,de la mosquée de Paris,a demandé des punitions « exemplaires » à l'encontre des journal. de CHARLIE-HEBDO sur l'affaire des « caricatures »,je me demande si la flagellation(pas loin dans les têtes…)n'aurait pas été à l'ordre du jour dans notre belle démocratie dispendieuse de l'égalité des cultes… »
çà va,tu comprends ? J'vais pas trop vite ?
BRAM STOCKER(1847-1902)
PS : je me suis souvenu que Taricq RAMADAN avait demandé un « moratoire » sur la lapidation…
De
19H51 | 31/10/2007 |
Pour Abraham, dieu a dit à Adam et Eve que, s'ils mangeaient le fruit de l'arbre de la connaissance, ils mourraient (Genèse 2,17). Lorsqu'il disait cela, Abraham savait qu'Adam et Eve avaient mangé le fruit et n'en n'étaient pas morts, démontrant ainsi que son dieu (donc lui, par projection) était menteur, principe de base des religions monothéistes
On comprend donc que les religieux aient une peur panique de la vérité
De
18H25 | 01/11/2007 |
cette fatwa est une incitation a l oppression et a la violence contre des gens qui font leur devoir de transmettre l actualité telle qu elle est et ou elle soit.des gens qui risquent leurs vies pour nous mettre au courant de la realité des choses qui se passentla ou on ne peut pas etre.
toutefois ,si les journalistes publient des nouvelles sans fondements .ils doivent etre jugés selon les lois qui se trouvent deja dans les differentes legislations a travers le monde loin de la fatwa de cheikh tantaoui qui est connu par ses attitudes douteuses envers moubarak et son etat.