Si la file d'attente pour la nouvelle exposition Courbet au Grand Palais vous décourage -et même sans ce prétexte-, c'est vers l'entrée « square Jacques Perrin » qu'il faut courir : depuis le 26 septembre dernier s'y tient l'exposition « Design contre design, deux siècles de créations ».

Le mot « design », longtemps interdit dans le vocabulaire institutionnel français et le plus souvent mal employé (devenu synonyme de « bien dessiné », « d'objet tendance »), recouvre grâce à cet évènement son sens et sa légitimité.
L'exposition propose à travers une scénographie fort habile, des confrontations inattendues d'objets et de meubles de l'environnement domestique, depuis la révolution industrielle jusqu'à nos jours. Plutôt que de raconter une chronologie aujourd'hui fort complexe, elle met en parallèle, juxtapose, offre des courts-circuits dans le temps destinés à créer la surprise et des dialogues entre les oeuvres.
Le parcours débute par des rapprochements formels qui interrogent les rapports des styles et des techniques : c'est, par exemple, pour un salon néo-rococo que Thonet dessina ses premières chaises, devenues aujourd'hui les fameuses « chaises bistrot ». on y apprend également que le fauteuil Wassily de Marcel Breuer (1925) doit plus sa forme aux phantasmes nomades de la bicyclette et de la chaise de camping du XIXe siècle qu'à un bon « design ».

Ensuite se font jour les influences du contexte sur la création industrielle. On observe de quelle façon ce qui environne l'objet (l'humain ou la nature) peut lui donner corps. Il peut devenir un double, un partenaire ; les végétaux lui donnent leurs lignes ou leur image, les animaux se laissent domestiquer en bars, en consoles, voire encore en sièges, tandis que la récup », depuis Marcel Duchamp, contribue aussi à sa création.
Trois pièces monumentales, enfin, ancrent la visite : ce sont le banc iceberg de Zaha Hahid, une Visiona de Verner Panton, à l'intérieur de laquelle on pénètre à condition de s'être déchaussé, et la chambre utérus de l'atelier Van Lieshout. Rien que pour elle, « Design contre design » vaut le détour.
► Design contre design, deux siècles de créations Commissariat Jean-Louis Gaillemin et scénographie Hubert Le Gall. Galeries nationales du Grand Palais. Tous les jours sauf le mardi, jusqu » au 7 janvier 2008. Site web : www.rmn.fr/design/.





















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De totoroflo
21H17 | 29/10/2007 |
scénographie audacieuse, approche ludique et décomplexée, voilà qui change de la pompe habituelle du lieu ! Après, même si c'est une expo que j'ai eu vraiment plaisir à visiter, les dix euros sont quand même abusifs pour l'espace, le nombre d'oeuvres présentées, et le propos qui reste assez superficiel … Et à quand l'audioguide gratuit alors que les textes disparaissent peu à peu des murs et que le prix des catalogues se maintient désormais à 60€ ?
De pikasso02
21H51 | 29/10/2007 |
Oui, oui, et oui !
Mais pourquoi limiter cette expo à Paris ?
Les objets exposés seront réalisés en plusieurs exemplaires. Donc rien de plus facile de les montrer même en même temps dans des villes différentes. Pas ou moins de problèmes d'assurances comparativement aux peintures de Courbet. Oui ! Ce genre d'expo en apprend plus sur le dessin à ceux qui vont s'y rendre que le plus beau catalogue qui lui est PLAT, en 2D. Puisque les expos remplacent les cours d'arts plastiques, je crois que cette expo en plusieurs exemplaires serait à envisager. Pensons à nos enfants. Ils ne sont pas tous à côté de Paris. Et pour vivre le dessin par le corps, les 3D sont indispensables. Vive le design, vive le dessin !
http://pikasso02.skyrock.com/
De
22H01 | 29/10/2007 |
http://www.peuples.net/
De eko61
23H47 | 29/10/2007 |
j'ai vu cette expo, et j'ai le sentiment d'être rentré dans une arnaque : très peu de pièces sur deux petits étages ….un conseil passez votre chemin et faites les boutiques design vous en verrez plus ! A éviter !
à eko61
De
15H59 | 31/10/2007 |
Impression tout à fait partagée. Cette expo est une véritable arnaque. Honte au commissaire !
Mieux vaut aller directement au musée des arts décoratifs où l'on trouve un nombre et une variété considérables de meubles design.
De
09H24 | 30/10/2007 |
Je suis allee a cette expo qui ne montrait que peu d'oeuvre, des commentaires verbeux et incompréhensibles. De plus, la moitié des oeuvres provenaient du Vitra Museum design, autant aller voir l'original. Il manquait clairement des eouvres phares dont celles d'Eileen Gray, l'un des seules femmes designers.
Ecoeurée par le prix et la librairie qui vendait sous pretexte de l'expo, tout et n'importe quoi ayant plus ou moins rapport avec le design.
Le tout pour 10 euros, ce n'est pas ainsi qu'on démocratisera un art qui a pour vocation initial de travailler avec la société.
Cécile
De
09H35 | 30/10/2007 |
Je suis d'accord avec les différents commentaires, même si je trouve qu'il y a de belles pièce. Mais le prix, l'absence de nombreux cartels explicatifs et le tarif du catalogue qui ne saute pas forcément au yeux du journaliste, qui peut avoir un exemplaire de presse, cela fait beaucoup de cumul en la défaveur de l'expo…
Surtout je trouve que la muséographie est naze ! C'est bien de ne pas avoir choisit la chronologie pour présenter les objets, soit, mais pourquoi nous présenter ces meubles comme des tableaux sur un mur ! ! ! Pas un tiroir ouvert, pas une vidéo pour montrer comment, par exemple, s'ouvre le bureau d'architecte incroyable de la première pièce (tiroirs d'angle, portes coulissantes, je suppose), des lustres sans lumière…. Bref sa manque de vie et d'effort pour rendre un peu vivant ces objets qui existe tout d'abord pour être utilisés ! ! !
De
10H04 | 30/10/2007 |
Nous y sommes allés, par choix et pas parce qu'il y avait la queue devant l'expo Courbet (d'ailleurs il n'y avait pas de file d'attente). Alors arnaque oui, trop cher, pas assez d'oeuvres, du disparate, tu gadget, quelques merveilles, aucun commentaire (le catalogue à 59 euros…), de quoi allécher mais laisser sur une grande faim, dommage de faire si court avec tant de matière potentielle. Regrets éternels (ou presque).
De
10H11 | 30/10/2007 |
Pas anonyme du tout mince ! Je ne vois pas où mettre un nom, c'est tout. Alors ci-dessus c'est signé H. Berthou.
De pikasso02
10H54 | 30/10/2007 |
Pas de file d'attente à Courbet ! Quel jour de la semaine et à quelle heure y êtes-vous allés si je peux me permettre ? Cette info peut intéresser d'autres personnes.
De pikasso02
10H50 | 30/10/2007 |
Pourquoi « la récup de Marcel Duchamp contribue à sa création » (la création industrielle) ? Simplement que les objets de récupération ont été dessinés avant d'être faits. Même dans la récup, le dessin est présent. Tout ce qui nous entoure, fabriqué par l'homme a été dessiné. Je ne suis pas sûr que tout le monde en ait conscience. Je peux me tromper !
http://pikasso02.skyrock.com/
De
10H56 | 30/10/2007 |
Scenographie inexistante, pieces perdues dans dans un espace mal adapté. Bref une grande deception. Et dire qu'on passe devant des pieces de design sublimes sans y préter la moindre attention… Bravo aux commissaires d'expo ! on ne pouvait faire moins bien. Rien ne vit, c'est un cimetiere du design ! Alors à moins que comme moi, vous soyez spécialiste et désiriez voir de près l'armoire Ikepod de M.Newson ou vous rappeler l'époque Neotu avec les pieces de Garouste & Bonetti, je vous conseille d'eviter cette expo et d'aller au Vitra Design Museum.
Une derniere mention pour le tarif d'entrée et le prix du catalogue… doit on en rire ou en pleurer ?
De Ella Marder (auteur)
Rue89 | 04H35 | 31/10/2007 |
Bien durs, tous ces commentaires.
Qu'ils ne découragent pas pour autant les curieux.
Le prix de la visite est élevé, à n'en pas douter, j'en ai moi-même été une « victime » . Mais il s'agit toutefois là d'un début de reconnaissance de cet art trop peu célébré qu'est le design. Et c'est déjà ça.