On imaginait bien la télé dans la chambre périlleuse pour la libido des parents. Des études montraient déjà que la petite lucarne au pied du lit compromet les résultats scolaires des adolescents. On sait maintenant qu'elle fait grossir : les enfants qui ont la télé dans leur chambre deviennent plus souvent obèses que leurs camarades, indiquent plusieurs études récentes. Or, on estime que près d'un enfant sur deux a aujourd'hui un poste dans sa chambre en France, tandis que 12% des moins de 18 ans seraient obèses, selon l'Inserm.

Des chercheurs strasbourgeois ont enquêté durant quatre ans sur l'Indice de masse corporelle (IMC, qu'on peut calculer sur le Net) des collégiens. Données mises en relation avec la présence ou non d'une télé dans leur chambre. Ils ont ainsi montré que cette dernière augmente autant les risques d'obésité pour un ado que l'absence totale d'activité physique après les cours.
Un enfant doté d'une télé personnelle... la regarde plus
D'après une autre étude signée de scientifiques américains de la Medical School de Dartmouth, dans le New-Hampshire, le risque d'obésité gonflerait d'au moins de 10%, grimpant de 17,7% à 27,3%.
Le lien entre télévision et obésité est avéré depuis longtemps. Or, un enfant doté d'une télé personnelle la regarde statistiquement davantage. CQFD. En fait, ce sont avant tout la sédentarité et une activité physique en berne qui augmentent le poids des voraces du PAF.
Alors que la moyenne du temps passé quotidiennement en France devant le petit écran atteint 3h19 d'après l'enquête mensuelle de Médiamétrie, les enquêtes scientifiques essaiment sur les effets de la télé sur la santé des enfants. Entre 4 et 15 ans, les enfants ont passé en moyenne deux heures par jour devant leur poste au mois de septembre. Un âge auquel se détermine largement la surcharge pondérale des futurs adultes.
De jeunes cerveaux très disponibles
Enfants et ados sont de plus des cibles prisées des annonceurs et des groupes audiovisuels : la semaine dernière, deux chaînes de télé thématiques consacrées aux enfants ont vu le jour. L'une, Canal+Family, ambitionne de « réunir devant le poste toute la famille » mais profile son offre pour allécher les 7-13 ans. L'autre, Baby First, cible les téléspectateurs dès l'âge de... 6 mois ! Sur son site, la nouvelle chaîne du bouquet CanalSat vante ses qualités d'éveil :
« Pendant cette période importante, nous recommandons d’utiliser autant de ressources que possible pour aider la croissance de votre enfant. BabyFirst est un des innombrables outils à votre disposition pour l’aider à faire ce voyage. »
En Grande-Bretagne, en neuf ans, le nombre de chaînes pour enfants est passé de six à vingt-cinq. Les 8-16 ans outre-Manche sont déjà 57% à avoir une télé dans leur chambre, indique le gouvernement britannique. Qui incite aujourd'hui à la vigilance.














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rien de nouveau…
La télévision fait grossir le corps et maigrir le sens critique des chérubins…
Mais pas que:
http://img401.imageshack.us/img401/4945/tvcerveauzs7.jpg
http://img525.imageshack.us/img525/246/tvconformebv9.jpg
skalpa, blogger actif et militant
htpp://kprodukt.blogspot.com
Salut, courageux anonyme .
<
Je suppose que tu as des études statistiques prouvant la vérité de cette affirmation.
Mais j’ai un doute.
Ton propos me semble plus relever de l’affirmation gratuite que d’une étude statistique. Et n’ont, à mon avis aucun intérêt.
Si je me trompe, merci de poster des références.
Méritent-ils d’être qualifiés de « farfelus » ou « stupides » par le premier internaute venu(qui par ailleurs ne prendra pas la peine de lire le contenu des travaux) ?
Le système de création de compte de ce site incite les utilisateurs à indiquer une « fonction » : il semble que pour rue89 ce soit important. Cette fonction n’avait (dans mon esprit) absolument pas pour but de servir d’argument (d’autant plus que je ne suis ni médecin, ni statisticien).
Toutefois je trouve intéressant que vous choisissiez de répondre à cet argument qui n’en est pas un, au lieu de répondre à la question que je posais, et qui est pour moi le cœur du fil de discussion.
As-tu fait une étude pour vérifier que la télé dans la chambre des enfants est un indicateur du niveau social ? Perso, je n’en suis pas sûre du tout. Mais bon, faudrait faire une étude… On pourrait aussi faire une étude sur le temps que partagent les parents avec leurs enfants par jour. Ou alors sur l’impact de l’indicateur « avoir un jardin » sur le phénomène de l’obésité… Après on ferait des croisements d’étude et au final on demanderait au gouvernement de nous organiser un petit stage si on a trop de facteurs de risques…
Allez les courageux internautes ! C’est les vacances pour les enfants ! Décrochez de l’écran et emmenez-les carapater le nez au vent !
Cet article de Chloé Leprince m’a intrigué au point d’aller voir l’article original des chercheurs strasbourgeois.
Qu’ont-il fait ces braves chercheurs? Ils ont fait une enquête (une suite de questions) pour mettre en lumière le lien entre la santé (et l’obésité) et d’autres aspects comportementaux comme la pratique du sport ou la présence d’une TV dans la chambre. C’est donc une approche corrélationnelle. En d’autre mot, on affirme la relation sans savoir pour autant la cause et la conséquence.
Par exemple, il existe une relation entre l’estime de soi et la réussite scolaire. Cependant, est-ce l’estime de soi qui, étant meilleur, permet à l’individu une plus grande confiance pour essayer et réussir au niveau scolaire ? Ou bien est-ce la réussite scolaire qui conforte l’individu dans son estime de soi ?
En fait, ce n’est ni l’une ni l’autre. La relation entre l’estime de soi et la réussite scolaire existe parce que ces deux dimensions ont une cause commune : le statut social de la famille et la capacité intellectuelle de l’élève.
Rien n’indique donc que la présence d’une TV dans la chambre soit un facteur causal de l’obésité. On peut très bien imaginer un facteur commun expliquant le lien entre les deux.
Par contre, des études ont déjà montré corrélationnellement ou expérimentalement, que des émissions violentes augmentent la violence chez les jeunes. Par exemple, je ne me souviens plus de la référence exacte, mais je me souviens de l’opérationalisation : deux groupes d’enfants égaux sont aléatoirement réalisés. Le premier voit un film plutôt violent tandis que l’autre groupe voit un film neutre. Les enfants du premier groupe sont plus tenté par la suite d’appuyer longtemps sur un bouton pour envoyer un choc electrique à un tiers que les enfants du deuxième groupe.
Pour les fanas de reférence, il y a au moins l’étude de Bandura et ses collaborateurs en 1961. Deux groupes d’enfants sont réalisé aléatoirement. Le premier groupe voit un adulte violent à l’égard d’un jouet (taper sur une poupée avec un maillet pendant 10 minutes en disant des mots violents) tandis que l’autre groupe ne voit rien.
Par la suite, les enfants sans « modèle » continuaient à jouer calmement tandis que les autres réitéraient le comportement agressif de l’adulte (tant moteur que verbal).
Quant à savoir si la TV montre des émissions violentes, je crois savoir (j’ai oublié d’où) qu’on voyait en moyenne près de 2000 assassinats ou morts violentes à la TV par an… Cela me parrait aussi dangereux que l’obésité. Enfin, je crois.