« Autant pour moi » ou « au temps pour moi »?

Est-ce qu’on en fait trop sur la séparation des Sarkozy  ? Faut-il modérer les commentaires  ? A Rue89, on a souvent des débats passionnés mais peu avec d’autant d’ardeur que pour discuter de la graphie de l’expression  » autant pour moi/  » au temps pour moi » . Vos commentaires recueillis sous des sujets variés semblent indiquer que certains d’entre vous ont aussi des sentiments à vif sur le sujet.

Yann Guégan, notre webmaster, est un pratiquant du  » au temps » car  » il y a une histoire » (vous la lirez plus loin). Si on suit le plus grand nombre, à l’en croire,  » la langue perd en richesse » . Face à lui, notre rédacteur en chef Pascal Riché, défend le  » autant » au nom de l’usage plus courant.  » Pour le moment, j’écris ‘événement’ mais le jour où une large majorité des gens écrira ‘évènement’, j’écrirai ‘évènement’, explique t-il sans avoir peur de déclencher une nouvelle guerre.

Alors  » au temps » ou  » autant »   ? On téléphone chez Larousse. «  Vous écrivez ça comment  ?  " , nous répond Thérèse Leridon, responsable des relations presse, à l’annonce du sujet qui nous taraude. Enfin, c’est nous ou c’est vous le maître du dictionnaire  ! " Justement, c’est pour ça qu’on vous appelle. » Elle nous faxe la page du Grand Dictionnaire des difficultés et pièges de la langue française.

Résultat  :  » Le commandement ‘au temps’ indique (dans les exercices militaires, en gymnastique, en escrime etc.) un retour au mouvement (temps) précédent. Au Figuré, au temps pour moi, se dit pour reconnaître qu’on s’est trompé et qu’on est prêt à revenir au point de départ pour reconsidérer les choses » . Mais, mais, mais…  » Il est plus correct d’écrire ‘au temps pour moi  ! ’ plutôt que ‘autant pour moi  ! ’ même si l’usage a de plus en plus tendance à oublier l’origine militaire de cette expression. »

Et à l’armée, qu’est-ce qu’on en pense  ?  » Effectivement, c’est une expression qu’on utilise pas mal » , nous répond le capitaine Jardy à la Dicod, le service d’information de l’armée.  » C’est bien une expression militaire qui veut dire que l’on s’excuse. On reconnaît son erreur. S’il y a des mouvements d’ensemble, si le chef se trompe, il admet son erreur en disant ‘au temps pour moi’ et on revient à la situation antérieure. » Il est très convaincant mais juste avant de raccrocher, il rajoute un bémol,  » mais c’est très personnel…  » Mince, depuis quand l’armée ouvre t-elle la porte aux interprêtations interprétations personnelles  ?

Que faire donc  ? Consulter les immortels  !  » Il est impossible de savoir précisément quand et comment est apparue l’expression familière au temps pour moi, issue du langage militaire, où ‘au temps’ se dit pour commander la reprise d’un mouvement depuis le début (au temps pour les crosses, etc.). De ce sens de ‘C’est à reprendre’, on a pu glisser à l’emploi figuré. On dit ‘Au temps pour moi’ pour admettre son erreur -et concéder que l’on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début. » , écrit l’Académie .  » L’origine de cette expression n’étant plus comprise, la graphie ‘Autant pour moi’ est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie. »

Luc Bentz, qui tient le site Langue Française, n’arrive pas à s’expliquer l’intérêt porté à cette question.  » C’est le sujet le plus consulté sur le site » , nous déclare ce juge de touche de l’orthographe qui prend le temps de répondre par e-mail à toutes les questions sur les accords de participe passé. Depuis le 29 septembre 2004, la page consacrée à AuXXXX pour moi a généré 333000 requêtes et sur les forums du site, le sujet dépasse maintenant la douloureuse question de l’accentuation des capitales. Départagez nous  !

Guillemette Faure


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Yann Guégan | Rue89
11H44 29/10/2007

Cher 1H27, tout le monde ne partage pas votre avis, comme Guillemette le rappelle. Continuons donc à nous interroger sur la langue et ses usages, dans la joie et la bonne humeur si possible :)

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
12H10 29/10/2007

Vu le respect dû aux aïeux, nous pourrions écrire que vous souhaitez la validation par une grand-mère !
Beaucoup de locuteurs prononcent [gran.mère] le mot « grammaire » ainsi que je l’ai constaté.

 
Pascal Riché | Rue89
09H38 29/10/2007

ça c’est vrai!

 
Guillemette Faure | Rue89
13H10 29/10/2007

C.A de 6h36, merci. La red’chef de Rue89 est effectivement incollable en accents circonflexes.

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
12H34 29/10/2007

Chère anonyme de 08H16, vous touchez du doigt ce qui fait sens. Et faire sens n’est-ce pas l’intérêt de la langue ?

Il arrive un moment où tout bascule. Quand la musique militaire marque le pas, quand elle n’est plus à la parade dans nos esprits, notre culture, cette référence au « temps » que vous notez devient incompréhensible. Si peu de marches dans nos iPod !

On voit ici l’histoire d’une expression, et cela parle de nous, des glissements progressifs des sens. Pourquoi ne pas accueillir un nouvel usage quand il est lui aussi vecteur de sens.

Quand j’affiche un « autant pour moi », je prends acte d’une erreur et je m’en attribue la responsabilité en totalité ou en partie. Il y a une forme de politesse, de civilité dans cette tournure qui bat sur un mode plus mesuré. Soyons civils plutôt que mirlitaires ! Arrêtons de dégainer de trop catégoriques « Au temps pour moi », arrêtons de parader !

Il y a moins de tambours, de trompettes, de pas cadencés mais plus d’humilité et de réserve dans « autant pour moi ». Oui, c’est cela soyons réservistes !

Et si les deux usages étaient une richesse de la langue, une nuance supplémentaire à notre nuancier ? Moi, je garde les deux.

 
brogilo | in angulo
13H03 29/10/2007

SCOOP

Cécilia propose :

« Auchan pour moi »

 
brogilo | in angulo
16H57 29/10/2007

Ou David Cronenberg : « Au taon pour moi ».

 
Infovite | Plébéien.
08H45 29/10/2007

Nous vivons surtout au temps de l’espoir du « autant par mois » qui nous ramène inexorablement au temps des illusions !
http://info-espress.over-blog.com/

 
ABD insulaire
09H12 29/10/2007

Autant certains s’en foutent, au temps ils reviendront en arrière

 
le-vilain-petit-canard
09H09 29/10/2007

La cause semble entendue, il faut dire:
au temps pour moi

Mais quid, du mot achalandé dans l’ expression ce commerce est bien achalandé
clients ou marchandises ??
Une piste pour les passionnés de langue française le vieux verbe chaloir qui survit dans l’ expression « Peu me chaud » (j’ en ai rien à battre)

Bonne Paul et Mick …
comme disait un canard de mes amis je me mare

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
13H04 29/10/2007

J’ m’en Fu Mancho !

 
jyeden
10H20 29/10/2007

je n’avais jamais entendu cette expression avant mon service militaire
il me semble qu’on ne la rencontre tout de meme peu dans la litterature, c’est surtout une expression verbale
Et effectivement à l’armée, elle est surtout utilisée par celui qui donne les commandements pendant l’execution de « l’ordre serré », lorsqu’il s’est un peu emmêler les pinceaux.
Au temps pour moi se jutsifie donc.
ça peut s’assimiler au reporter de radio qui lorsqu’il bégaye dit « je reprends tout » ou « je recommence » et recommence effectivement au début de sa phrase

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
13H08 29/10/2007

Vous apportez de l’eau à mon moulin. J’expliquais plus avant que je vivais l’expression « autant pour moi » comme une formule de politesse. Plus d’humilité que d’autorité !

Vous faites ressortir concrètement qu’il y a du commandement dans l’expression « au temps pour moi ». Et dans ce cas seulement, le silence se fait, et la personne investie d’autorité garde la main car on attend qu’elle se manifeste à nouveau pour entamer la reprise. Alors que la formule de politesse autant pour moi » ne ferme pas la bouche des autres locuteurs !

 
Tom Bombadil
10H21 29/10/2007

Pardon de me répéter, mais je vote d’abord pour être reconnu sur le site automatiquement sans avoir à entrer mon identifiant ! Et après pour « Au temps », pour autant, je prends conscience (avec une certaine horreur) que je vivais dans l’erreur depuis si longtemps. Il faut envoyer ça à Finkielkraut, ça pourrait le réconcilier avec Internet, ce côté ayatollah de la bonne langue, règle de bois, blouse grise et tableau noir ?

 
Lafayette
12H34 29/10/2007

Je profite de cet article pour souligner que d’autres erreurs de langage sont commises et , dès lors qu’elles sont entendues ou lues dans les médias, on considère qu’elles sont justes car très souvent exprimées par des journalistes censés maîtriser le français .
Exemple :
-« bien évidemment » ( expression favorite de Christine Ockrent )
Ou c’est bien ou c’est évidemment et non pas « bien évidemment »,
ou alors évidemment bien , comme certainement bien.
- « au final »
Cette expression introduite par la presse s’est presque généralisée
aujourd’hui. Contrairement à « au total » , terme reconnu par l’Académie,
« au final » n’existe pas, du moins pour l’instant.
On devrait employer « finalement » ou « en définitive » ou encore, dans certains cas, « in fine ».

J’ai même entendu « au global »

J’aurai envie de lancer « au secours ».

Et puis, bien sûr, il y a des modes, des mots qui reviennent souvent, et toujours lancés par la presse qui semble être aujourd’hui l’initiatrice du nouveau langage , celui de la rue, Rue89 compris .

Exemple :
-ampathie
-on va dire ( pour disons )
-quelque part

……et bien d’autres exemples.

Et pour revenir à « évènement », oui, c’est une question d’accent, celui des Parisieng !

 
gloriaparker
14H45 29/10/2007

et bien moi je le dis: au secours !!!!
si même les journalistes ne savent plus écrire le français…bon je sais ce n’est pas nouveau avec les « voire même » « au niveau de » et autres « suite à » qu’on nous balance à longueur de temps…mais là franchement: chapeau bas !!!!!!!

Moi, ça me fait peur…parce que si je comprends bien la logique de l’article rédigé ci-dessus, la modification de la langue française se justifierait apparemment par le large consensus rencontré par les fautes d’orthographe.

Donc quand je lis dans les copies de mes étudiants de master des fautes énormes ou une manière d’écrire type SMS, qui excusez moi du peu,pour des futurs avocats ou magistrats est plutôt choquante, comme par exemple »Cé ok » ou « Cé la Cour de cass. » et bien je devrais donc dire: à la demande quasi générale « C’est » va s’écrire à présent « Cé ».

Non mais je rêve !!!!

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
14H01 29/10/2007

Oui, exactement !
Mais je soulignerai le caractère autoritaire autant que temporel de « Au temps pour moi ! »

Remarque.
aka -> « as know as » ( littéralement  » connu comme »)
se traduit par « c’est-à-dire » que je comprends sous la forme « càd »……

 
Yann Guégan | Rue89
18H39 29/10/2007

« aka », c’est plutôt « also know as » me semble-t-il. Donc « alias » est plus adapté que « c’est-à-dire’

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
19H57 29/10/2007

Mais oui, je m’ai trompé. Autant pour moi !

M. Parkinson

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
19H55 29/10/2007

Mais oui ! Je suis consterné par mes errements. Ça devient grave !

M. Alzheimer.

 
Yann Guégan | Rue89
18H43 29/10/2007

Ah bon  ? Mais où sont les masseuses  ? Ici, peut-être  ?

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
20H02 29/10/2007

Mais c’est mieux que votre musique de censeur !

 
Lap0ng
14H43 29/10/2007

Je rejoins le rédac chef : pour moi l’usage fait la langue.

Et je rejoins notre aimable retraité dans son jardin concernant le sens que je veux bien accorder à « autant pour moi » (j’aime cette orthographe et c’est mon choix).

Il y a deux orthographes possibles, personne n’a jamais été foutu d’en apporter l’origine exacte, pas plus les académiciens que les pédants de basse-cour, alors je peux bien l’écrire comme je veux !

Passer sa vie à reprendre les gens à propos de cette orthographe me semble d’ailleurs vain et creux. C’est souvent l’arbre qui cache la forêt, il y a de véritables problèmes à résoudre en matière d’orthographe, par exemple « comme même » se répand comme une traînée de poudre malheureusement. En « anglais écrit par des français », c’est « hight » qui tient la palme, tout comme « looser » qui est de plus en plus utilisé.

Défendons ce qui est défendable pendant que ça l’est encore ! Ensuite l’usage fera la langue…

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
21H18 30/10/2007

Merci d’illustrer certains problèmes. Afin d’y réagir, je vais essayer de recopier vos propos.

Mais ne défendons pas l’indéfendable !!! « Autant pour moi » ne veut RIEN dire !!! Ça ne fait même pas sens.

Allez-vous écrire « une espèce de femme » en accordant « espèce » ? N’importe quoi…

Quant à « looser » versus ‘loser’, mon cher, passons…

Enfin, depuis quand la majorité illettrée décide-t-elle de ce qui est juste ? M’enfin ?

 
Lap0ng
00H05 31/10/2007

Depuis que les courageux anonymes ne prennent pas le temps d’écrire avec des accents ?

J’en reviens donc à la vacuité des propos de beaucoup concernant cette expression « bouc émissaire ». On parle de « faire sens », on donne des leçons, on s’insurge contre un désastre orthographique… contre la fange, les illettrés…

… et bien souvent on a autant à apprendre, ou autant d’efforts à faire que ceux qu’on reprend.

 
gloriaparker
15H33 29/10/2007

A quand même…merci beaucoup:-)

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
22H33 29/10/2007

…… des gens INTELLECTUELLEMENT PARESSEUX … Oups !

Ça dépend.
Prenez la langue anglaise. Elle est privée des bons soins d’une Académie Police des mots, à la française. Tous les mots et les sens en usage sont intégrés sans examen d’entrée. Du coup le lexique anglais est terriblement plus volumineux que le nôtre. Ce n’est pas paradisiaque pour un paresseux de la langue. (Je ne suis pas sûr que l’idée de paresse soit bien à sa place ici.)

Plus sérieusement.
Presque tous les mots du dictionnaire ont d’abord été créés, utilisés par nos grands-parents dans la rue, dans les champs comme des fruits de la vie de tous les jours. Parfois la greffe a pris et certains sont tombés dans l’oubli. Beaucoup de ces bourgeons de langue auraient pu figurer dans des « lexiques de la langue vulgaire » si ces lexiques avaient existé.

Ah, je sais bien ce que vous allez me sortir ! Je vois, vous recherchez tel mot dans le dictionnaire puis, l’index bloqué sur une ligne, vous allez me montrer « Tu vois ce mot, je te lis ; on l’a rencontré la première fois dans un texte de Balzac ; et tiens un autre … celui-là nous vient d’un contemporain de Montaigne. Que du beau linge ! »

Erreur de perspective. Ces mots ont rarement été inventés par ces grands esprits. Ceux-ci les ont peut-être ramassés par terre ! mais plus sûrement, l’usage les avaient validés, et ces hommes de lettre en ont fait la cueillette avant de nous les offrir.

La vie se poursuit, les hommes continuent de produire de nouveaux mots qui s’accordent aux évolutions de leur conditions de vie. En cela ils continuent la tradition ! Rien de plus traditionnaliste qu’un jeune qui vient de créer un néologisme.

On peut comprendre l’histoire d’une langue, ce qui inclut la connaissance que cette histoire se poursuit sans interruption avec des acquisitions, des disparitions et des glissements de sens …… une langue vivante donc ! …… mais cela n’empêche pas d’employer une langue standard compréhensible par le plus grand nombre dans les salles de cours.

Légitimement, le contexte universitaire privilégie une langue standard, stabilisée (et quelques lexiques techniques). Oui, la langue académique s’impose dans le cadre d’un cours et des échanges scolaires (ceci dit, pourquoi les étudiants se priveraient-ils d’autres niveaux de langue dans les autres sphères de leur vie personnelle ? et du besoin d’exprimer leur appartenance à des sous-groupes sociaux !)

On commence à apprendre dès l’école primaire qu’il existe des niveaux de langue…… et qu’il faut se montrer flexible et savoir s’adapter.

 
Lap0ng
00H27 31/10/2007

Merci. Je n’ai que ça à dire. Vous prenez la peine de répondre en argumentant, en donnant un point de vue intelligent et ouvert, et ça j’admire.

C’est peut-être la sagesse (vous avez plus du double de mon âge !) , mais j’admire votre manière de rabattre leur caquet aux gens trop sûrs d’eux.

Et, c’est malheureux, j’ai l’impression qu’ils sont beaucoup, ici, à croire que l’usage qu’ils font est forcément le bon.

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
20H12 29/10/2007

CONSEIL :
Ne jamais adhérer au CHŒUR DES ARMÉES !
Sous peine de fracture du myocarde ! du cœur quoi !

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
22H05 30/10/2007

Vos paroles sont précieuses.
Certes, on pourrait vous reprocher de massacrer la ponctuation en incinérant les majuscules
(une particularité qui rend habituellement la lecture des paragraphes composés d’au moins deux phrases plus difficiles),
et de bousculer l’orthographe d’usage et la lisibilité en émasculant les lettres accentuées. Mais bon…

Votre explication de l’accord de VIVE vs VIVENT n’est pas partagée par celui qui tague en douce un slogan sur l’abri-bus. C’est un pingre, un radin qui préfère raccourcir les mots. Trop de peinture pour écrire VIVENT LES PEAUX LISSES ! Mais il a tort, vous dites la règle et vous avez raison. [ Quoique l’on doit se trouver devant un cas où l’Académie Française peut devinir une maison de tolérance. ]

Cet exemple est intéressant. Il faut connaître une foule de choses pour savoir ce que vous dites, il faut avoir usé ses fonds de culotte à l’étude de la langue voire donner dans l’éducation permanente. À mon âge, je trouve souvent des particularités que j’ignorais, des nouveautés et des choses qui m’avaient m’échappé.

Quoi ! vous venez de me traiter de con ! Cela tombe bien pour ma démonstration. Figurez-vous que j’ai découvert le sens originel de ce mot il y a cinq, six ans ! À cinquante ans passés donc, cette nouvelle illustration de la mysoginie universelle m’avait désolé. Découvrir qu’un con est A l’Origine du Monde !

Le saviez-vous ?

 
Keloglan
15H25 30/10/2007

Vers l’âge de 8 ans, au cours de gymnastique, le professeur nous faisait répéter un mouvement d’ensemble en expliquant pourquoi « Au temps! » et à cause de qui « pour Antoine! ». Chacun pouvait ainsi comprendre pourquoi le mouvement avait à être répété et qui avait à être plus attentif. Ca donnait :
- Quart de tour à gauche…Gauche!
On recommence. Au temps pour Antoine. Reformez les rangs.
J’ai donc eu l’expérience de l’expression bien avant de l’utiliser moi-même. La formule dérivée « Au temps pour moi! » est une plaisante et très claire manière pour le professeur de gymnastique de reconnaître que le chaos général dans les rangs est de sa faute pour l’une ou l’autre raison. Je suis donc -et resterai ma vie durant- un ferme défenseur de la graphie « Au temps pour moi ».

 
Le_navire | Editeur - littérature jeunesse
15H13 31/10/2007

Dites donc, le vent souffle sur les désaccords linguistiques ! Autan pour moi…

Moi z’aussi, je grogne les militaires, et je préfère « autant pour moi »…
Il paraît que c’est très vilain quand on est éditeur.

Je suis vilaine.
Et en plus j’écris « évènement »
Mais je me venge, j’adore le subjonctif…