C'est le plus haut gradé dissident de l'armée algérienne et Alger rêve déjà de le récupérer. Exilé en Europe, l'ex-colonel Mohammed Samraoui, 54 ans, a été arrêté lundi en Espagne à la suite d'un mandat d'arrêt international lancé par Interpol et l'Algérie, indifférente à son statut de réfugié politique en Allemagne, réclame son extradition. Mohammed Samraoui, numéro 2 de la direction du contre-espionnage algérien de mars 1990 à juillet 1992, est l'une des bêtes noires du régime algérien. Il fut -et reste- le premier et seul officier supérieur de son pays à témoigner à visage découvert sur les manipulations et les exactions du haut commandement militaire pendant la sale guerre de la décennie 90.
C'était en juillet 2002 à Paris. Une cour de justice française examinait la plainte en diffamation déposée par le général Khaled Nezzar, ex-homme fort d'Alger, contre Habib Souaïdia, un jeune lieutenant lui aussi dissident. A la barre des témoins, Mohammed Samraoui. Précis, calme, cet ingénieur en biochimie, engagé dans l'armée et recruté par la Sécurité militaire, la toute puissante police politique du régime, fera soudain pénétrer l'audience au coeur des ténèbres du pouvoir algérien. Fixant le général Nezzar, il avait expliqué : « Notre mission était de casser le FIS, l'infiltrer, le disloquer, créer des faux groupes islamistes et leur attribuer des actions violentes. Le GIA (Groupes islamiques armés, ndlr) est une création des services de sécurité algériens. » Sonné, le général Nezzar s'était levé : « Tout à fait d'accord avec Samraoui. Les infiltrations et les coups de Jarnac, c'est partout. » Samraoui n'avait pas lâché prise : « Mais les assassinats quand même, mon général… » Nezzar avait alors tenté : « 15000 disparus, passons. Mais dire que le GIA est une émanation des services, là, ça va trop loin… »
Et le procès avait basculé : l'ex-colonel Samraoui venait de donner corps à une guerre de l'ombre plus complexe que la veulent les analyses opposant « militaires républicains » et « fanatiques islamistes ».
Un an plus tard, il détaillera dans un livre publié aux Editions Denoël, « Chronique des années de sang », comment les généraux ont manipulé les Groupes islamiques armés pour asseoir leur pouvoir, puis pour gérer leurs conflits internes. « J'ai participé en 1992 à l'annulation du processus électoral de 1991 et à la lutte contre les réseaux du terrorisme intégriste, parce que j'étais convaincu que l'intégrisme était une menace pour le pays. On pensait “sauver l'Algérie” en luttant contre des gens qui mettaient en cause les fondements de l'Etat républicain, on a été trompés(…). Nos chefs voulaient produire une violence contrôlée et maîtrisable pour justifier a posteriori l'annulation des élections et terroriser la société civile pour la forcer à se ranger derrière l'armée. Cela a abouti au chaos : à cause du cloisonnement, les agents de différents services se faisaient la guerre ; il devenait impossible de distinguer entre agents retournés et agents doubles. Sur le terrain, on ne savait plus qui était qui. »
Dès 1992, Samraoui manifeste son désaccord avec la manière dont la lutte antiterroriste est menée. En septembre, il est muté à l'ambassade d'Algérie en Allemagne, où il est responsable de la Sécurité militaire jusqu'à sa désertion en février 1996. « La goutte qui a fait déborder le vase, c'est quand le général Smaïl Lamari (le numéro 2 des services secrets, récemment décédé, ndlr) m'a demandé à Bonn d'organiser la liquidation de deux islamistes algériens réfugiés en Allemagne. Il voulait, disait-il, “clouer le bec à ces salauds qui mettent l'Algérie à feu et à sang et nous empêchent d'obtenir plus de soutien international”. Je lui ai répondu que l'Allemagne n'était pas la France et que, en cas de pépin, il ne trouverait ni Pasqua ni Pandraud pour nous aider. Quelques mois plus tard, je désertais. »
Depuis, Samraoui réside en Allemagne. Passionné d'échec –il préside une fédération- c'est en plein milieu d'un tournoi qu'il a été arrêté à Madrid. Au moment où les autorités algériennes mises sur la sellette par le Comité des droits de l'homme de l'ONU à Genève, semblent décidées à faire taire leurs opposants à l'étranger. Alger vient ainsi d'annoncer le jugement d'un chef islamiste Hassan Hattab et de « cinq autres terroristes ». Parmi eux : Rachid Mesli, un avocat algérien réfugié en Suisse et très actif dans la défense des droits de l'homme.


















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De
00H10 | 27/10/2007 |
( Journal en ligne Libération.fr
La perpétuité pour Rachid Ramda
La cour d'assises de Paris a condamné vendredi à perpétuité l'Algérien Rachid Ramda pour avoir financé, depuis Londres, trois attentats islamistes commis en France en 1995, qui avaient fait huit morts et plusieurs centaines de blessés. )
Voilà qui devrait mettre dans l'embarras ceux qui à un moment ont cru bon de créer la confusion en semant le doute par le truchement de leur fameuse théorie du « qui-tue-qui ? » sur les véritables auteurs des attentats de Paris 1995, il est à ce titre sidérant de constater que dans l'article qu'a rédigé José Garçon, il n'y ait aucun commentaire sur cette décision de justice qui est pourtant d'une importance capitale.
De
05H50 | 27/10/2007 |
On croirait entendre le soupir de soulagement de l'anonyme qui semble se réjouir de la fin « heureuse » du proces Ramda. Ce que les lecteurs français, ou du moins ceux qui n'ont pas une bonne connaissance de la situation en Algérie, ne savent pas, c'est que le procès de Rachid Ramda a été suivi avec une attention particulière en Algérie, notamment par les milieux qui manipulaient le terrorisme et dont nous sommes nombreux à penser qu'ils sont derrière les attentats de 1995 à Paris. Les journalistes du régime, dont le zèle a effet retard pour leurs maîtres galonnés ne se dément décidement pas, avaient tout aussi peur que ces derniers, que le procès ne suscite un vrai débat sur les véritables commanditaires des attentats. Dès l'annonce du verdict et parce qu'ils pensent que la piste a été abandonnée, ils jubilent, ils s'éclatent, ils font des cabrioles. Leurs généraux n'ont pas été inquiétés. C'était tout ce qu'ils attendaient de ce procès. Et c'est pour cela qu'ils insistent pour qu'on se le dise.
D.BENCHENOUF
De
07H04 | 27/10/2007 |
Les véritables commanditaires des attentats de 1995 à Paris peuvent enfin respirer. Ils ne seront pas inquiétés. Mais cette sentence de l'avocat général, « peu importe qui arme le bras meurtrier » est un scandale. C'est une prime au crime. Il est vrai que tous les criminels qui ont, d'une façon ou d'une autre, directement ou indirectement, participé à cet attentat odieux, doivent être jugés et condamnés. Aucune peine ne sera trop sévère pour ceux qui ont ôté la vie à des innocents. Mais les pires assassins, ceux que la justice des hommes devra poursuivre sans relâche, jusqu'à établir leur implication dans ce lâche attentat, sont ceux qui, depuis leurs bureaux luxueux d'Alger, ont décidé de frapper les esprits et retourner l'opinion française en leur faveur. En frappant la capitale française en plein coeur, en faisant des victimes innocentes et en imputant ce crime aux islamistes. Ces derniers qui se sont laissés manipuler, en connaissance de cause ou à leur insu, n'en sont pas moins des criminels odieux. Mais leurs commanditaires sont encore plus monstrueux. Ils ont procédé de la même manière et selon leurs mêmes logiques, en faisant assassiner les moines de Tibhirine, des travailleurs étrangers, des journalistes, des artistes et des intellectuels algériens, et des dizaines de milliers de civils innocents, de femmes, des viellards et des enfants. Juste pour arriver à des fins sordides de puissance et d'argent. Et ce sont ces monstres ignobles que l'avocat général écarte avec tant de désinvolture du chemin de la justice. Il avait pourtant toute latitude morale pour susciter le débat. D'autant que la justice française, et plus particulièrement les services secrets, disposent de dossiers accablants. La raison d'état peut-elle tout justifier ? Jusqu'à occulter des responsabilités ayant entraîné mort de citoyens français, sur le sol français ?
Commentaire de D.Benchenouf sur son blog
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 00H42 | 27/10/2007 |
Tiens, on retrouve « la paire » Pasqua-Pandreau !
Ils sont partout ces deux là.
Pour le commentaire à répétition ci-dessus, j'en suis baba.
De
02H54 | 27/10/2007 |
Pourquoi ce titre pauvre Josee Garcon ? elle connait mieux que vous et moi l'algerie , les lagriens, les plitiques et les coups tordus. Que je sache, elle ne porte pas le Hijab Josee Garcon, elle n'est pas musulmane ni integriste. Ce qui vous derange ( et ceux qui ne veulent pas entendre QUI TUE QUI) c'est le fait qu'elle dise autre chose : Il n'y a pas que les islamistes qui sont mechants….il y a les generaux aussi. Vous semblez defendre les generaux, vous etes libre d'ailleurs. Toutefois, argumentez davantage au lieu de qulaifier des personnes comme Josee Garon de PAUVRE.
Reveillez-vous , ce n'est plus les annees 90 ou le FIS etait le mechant et les militaires ainsi que leurs leches bottes comme vous …les gentils. Toz !
De
04H12 | 27/10/2007 |
José Garçon a été l'une des rares journalistes français à lever le voile sur des massacres contre des populations civiles, et sur les graves violations des droits de l'homme, commis par le régime des généraux algériens. José Garçon, et d'autres journalistes intègres, des militants et des ONG des droits de l'homme, ont d'autant plus de mérite qu'ils ramaient à contre courant. Les attentats du 11 septembre qui avaient jeté l'effroi en occident, ont permis faire admettre à une opinion publique qui faisait mine de regarder ailleurs, qu'on ne fait pas la guerre avec des gants blancs, pour reprendre cet euphémisme commode des journalistes éradicateurs algériens. Les généraux algériens allaient profiter de cette aubaine pour mettre en place une véritable stratégie de la terreur. Grâce à des islamistes infiltrés ou retournés, mais aussi à l'implication systématique des forces dites de sécurité, dans un climat épouvantable où la moindre hésitation était punie de mort, au point où des officiers qui renâclaient à la « tâche » étaient contraints de mettre la main à la « pâte », pour éviter d'être liquidés, des massacres contre les populations civiles furent froidement programmés, et perpétrés dans une débauche de propagande télévisuelle. Le sang coulait à flots. Les massacres étaient bien sûr attribués aux islamistes. Mais tout les Algériens savaient, et le régime voulait qu'ils le sachent, qu'ils étaient le fait des « services ». Que les Fatwas étaient rédigées dans les locaux du DRS. Les populations rurales qui étaient plus ou moins acquises aux thèses du FIS furent l'objet de représailles systématiques. La terreur avait aussi objectif de pousser les islamistes d'aller garnir les maquis. La « Lutte anti-terroriste » était devenue une opportunité de réaliser de grosses affaires. Les généraux, leurs parentèles et leurs clientèles en tiraient de grands bénéfices. Des fortunes colossales se construisaient sur des montagnes de cadavres. Mais José Garçon et les autres journalistes et intellectuels qui ne s'étaient pas laissés circonvenir par la bonne conscience ambiante, et par ce prétexte du péril islamiste, avaient dénoncé toutes ces pratiques ignobles qui étaient venues s'installer tout naturellement dans ce système mafieux, qui se posait en champion des républicains contre la menace islamiste. Les enlèvements, les séquestrations, les viols, la torture instituée en règle systématique d'interrogatoire, mais aussi de terreur, souvent confiée à des sadiques dont la cruauté et la bestialité ont jeté l'effroi sur tout le pays, les exécutions sommaires, le racket, les intimidations de toutes sortes contre la population, étaient devenus une seconde nature du régime et de ses exécutants. La presse algérienne, dite indépendante, totalement acquise aux maîtres qui l'avaient faite, d'où elle était sortie casquée, allait devenir le principal paravent de la junte. C'est elle, malgré son peu d'audience dans la population, qui allait permettre aux généraux de perpétrer un immense carnage, pratiquement à huis clos. Ce sont ces journalistes « éradicateurs », qui encensaient les « sauveurs de la république » qui avaient inventé cet euphémisme épouvantable, pour justifier les exactions contre les civils. Ils disaient qu'on ne pouvait pas faire la guerre avec des gants blancs. Ils réussirent même à embrigader certains intellectuels occidentaux, dont certains, de bonne foi, furent convaincus qu'ils luttaient contre le fascisme vert. Ces journalistes qui couvraient les crimes des généraux, et dont plusieurs se vantaient même d'émarger au DRS, tiraient à boulets rouges sur quiconque osait évoquer la moindre récrimination sur les violations des droits de l'homme. Certains d'entre eux poussèrent le zèle jusqu'à proposer de retirer la nationalité algérienne à qui osait poser la fameuse question de « qui tue qui ». Eux disaient « KITUKI », avec un rictus de circonstance.
Aujourd'hui, bien des choses ont changé. Grâce aux journalistes qui ont fait un véritable travail d'information sur la tragédie algérienne, les généraux ont fini par comprendre que le syndrome Pinochet planait sur leurs têtes. Ils se sont débarrassés d'une pichenette de leurs nervis de plumitifs. Ils ont trouvé, ou cru trouver, la panacée, puisqu'ils ont négocié avec le président Bouteflika, un deal pour se mettre à l'abri des poursuites internationales pour crimes contre l'humanité. En échange de sa réélection à un deuxième mandat, celui-ci leur a fait concocter une loi d'amnistie qui ne dit pas son nom, par voie référendaire, qui interdit à quiconque de les poursuivre en justice où d'évoquer le rôle qu'ils ont joué pour « sauver la république ». Le lieutenant-Colonel Mohamed Samraoui a compté pour une large part dans la prise de conscience de l'opinion publique internationale sur les crimes commis par les généraux. Il a sacrifié une carrière brillante et s'est jeté sur les routes incertaines de l'exil parce que c'est un homme d'honneur et de devoir. La nation algérienne saura lui témoigner sa reconnaissance, lorsque le peuple algérien recouvrera sa volonté pleine et entière. Comme elle reconnaîtra le mérite et la compétence des journalistes comme José Garçon qui ont contribué à faire le jour sur la vraie nature d'un régime criminel.
D.Benchenouf
Journaliste algérien
De
11H54 | 28/10/2007 |
José garcon ne connaît rien à l'Algérie si ce n'est ce que lui raconte l'opposant professionnel qu'est Ait Ahmed. Vous savez, celui dont la devise est nini (ni état policier, ni état intégriste) alors que dans la réalité, il souhaite les deux : un état intégriste et policier. Ce qui lui permettra de rester à vie à Lausanne dans son self exil. Cet historique du FLN qui s'auto proclame grand démocrate, est à la tête de son parti croupion, le FFS depuis sa création (1963). Bel exemple de démocratie ! ! ! ! Tout militant ou cadre de ce parti qui ose se poser des question sur cet étrange paradoxe démocratique est irrémédiablement écarté et déclaré agent de la sécurité militaire. Une véritable hécatombe, et ce depuis des années, qui n'épargne personne, y compris les fidèles parmi les fidèles. Quant au colonel SAMRAOUI, tout le monde sait que ce petit malin, manipulateur à l'envie, s'est découvert l'âme d'un opposant dès qu'il lui a été signifié qu'il devait rentrer au pays et quitter son poste de privilégié du système en Allemagne où il percevait 10000 € par mois. Ne souhaitant pas cela, il ne lui restait plus qu'à convaincre ses hôtes allemand de lui accorder un pseudo asile politique au titre de dissident « héroique » des services algériens qui quoiqu'on dise usent des mêmes méthodes que leurs homologues de la planète Terre lorsqu'ils sont confrontés à des situations de déstabilisation grave de leurs pays respectifs. Même le pays le plus puissant du monde, à tout point de vue, n'y a pas échappé (Guantanamo, les prisons et vols secrets, Abou Ghraieb, doivent certainement vous rappeler quelques choses pas très jolies ! ! ! )
El Djebhaoui
De
16H50 | 28/10/2007 |
El djebhaoui connaît bien des details. C'est un tireur d'élite, un snipper. Il connait les détails qui tuent. Sur tout le monde. C'est un bon agent.
De
20H17 | 28/10/2007 |
« El djebhaoui connaît bien des details. C'est un tireur d'élite, un snipper. Il connait les détails qui tuent. Sur tout le monde. C'est un bon agent. »
La méthode FFS et des adeptes du « qui tu qui ? » ; dès que quelqu'un développe une thèse contraire à la leur, c'est forcément un agent ( ? )
Quand on s'intéresse à un sujet et souhaite en débattre, il faut bien essayer de donner de l'information vérifiée et vérifiable, autrement ca devient de la tchatche et de la diffamation ou désinformation pure et simple. Les détails auxquels vous faîtes allusion sont des données quasi publiques rapportées par beaucoup de titres d'information et connues de toute personne qui suit objectivement l'actualité politique algérienne. Qui ne connaît le salaire d'un ambassadeur ou d'un attaché militaire ? Quand à mes propos sur Ait Ahmed, c'est de l'Histoire tout simplement ! ! ! Peut on sérieusement qualifier de démocrate un mec qui reste, sans partage, à la tête de son parti plus de quarante ans ? Ses pratiques relèvent plutôt des us et coutumes du régime de Pyongyang. Alors arrêtons de galvauder les termes de démocrates et démocratie.
El Djebhaoui
De
10H00 | 02/11/2007 |
qui tu qui ! ! !
C'est plutôt « qui tue qui ? ca change bien des choses …
De
00H19 | 29/10/2007 |
vous expliquez que Ait-Ahmed veut les deux a la fois etat (policier et integriste) pour rester dans son self exil et Samraoui s'est exilé par ce qu'il n'a pas voulu perdre le luxe d'outre RHIN et son salaire de 10000 eur . on te paie combien pour ecrire des anneries pareilles ,sur des monsieurs dont tu n'atteindras jamais ,meme pas la cheville ,de leur courage .ça doit te faire marré que tes semblables ont pu mener l'Algerie aux abysses de la décadence .
De
00H41 | 29/10/2007 |
Tu veux débattre, alors que visiblement ta compréhension du français et de la politique est très médiocre. Je ne sais pas si c'est ton cas, mais moi, je n'ai pas besoin d'être payé pour écrire ce que je pense. Et saches qu'aucun des « Monsieurs » que tu cites ne m'impressionne. Sincèrement le dialogue avec une cervelle aussi cadrée que la tienne ne m'intéresse pas.
El Djebhaoui
De
00H50 | 29/10/2007 |
Tu veux débattre, alors que visiblement ta compréhension du français et de la politique est très médiocre. Je ne sais pas si c'est ton cas, mais moi, je n'ai pas besoin d'être payé pour écrire ce que je pense. Et saches qu'aucun des « Monsieurs » que tu cites ne m'impressionne. Sincèrement le dialogue avec une cervelle aussi cadrée que la tienne ne m'intéresse pas.
El Djebhaoui
De
13H22 | 30/10/2007 |
l'article de José Garçon permet d'apporter un éclairage toujours utile à la compréhension nécessaire de cette « guerre contre les civils » et des ses sombres arcanes et ce d'autant plus qu'un effort extraordinaire de désinformation et de brouillage de ce conflit au vu de le rendre illisible et d'évacuer les questions de fond sur les responsabilités historiques et les choix stratégiques des protagonistes ne laissant ainsi à l'opinion algérienne et internationale qu'un sentiment d'indicible ouvrant sur des réflexes ataviques du type : « nous sommes condamnés à nous entretuer » pour les algériens et d'autre part « voyez ce sont bien des barbares ».
réflexes connus et exploités par les officines de la guerre psychologique du DRS.
d'autres part, cet article à travers les débats qu'il suscite fait ressortir les lignes de clivage habituel dans ce conflit, mais certaines réactions comme celle d » El Djebhaoui objective cet effort de ne pas entendre un troisième son de cloche.
s'en prendre à Aït-Ahmed,qui n'a jamais occupé de poste dans le régime post-indépendance ; lequel est le premier responsable et de loin de l'impasse où se trouve l'Algérie et de ce drame qu'elle a vécu.
le bilan est là, monsieur El Djebhaoui et le résponsable de ce bilan est sans conteste le régime . les intégristes sont les enfants spirituels des populistes nationalistes dont votre apparente éloquence est le pur produit de leur rhétorique.
et le comble dans votre argumentaire, est que vous justifier les méthodes monstrueses employés contre son propre peuple et non pas contre des groupes isolés seulement en faisant un odieux parallèle avec le scandale américain en Irak : triste conclusion pour celui dont le pseudonyme « El Djebhaoui » tire sa référence du combat pour l'indépendance( El Djebha : le FLN dans le parler populaire de cette période).
mais c'est trés éclairant sur l'echec de cette génération à construire un état moderne respectueux de ces citoyens.
il faudras choisir entre sauver l'Algérie ou le régime.
patriote vigilant
De
05H44 | 27/10/2007 |
« la normalisation » décidée par le régime algérien et dont l'impunité maquillée en » réconciliation nationale » n'est que l'avatar le plus scandaleux, a franchi les frontières du pays meurtri.
surtout ne pas dédouaner les islamistes, autre visage d'un populisme condamnée historiquement dans ce pays à manger ses propres enfants.
mais, l'impasse actuelle de l'Algerie, qui continue de jeter la jeunesse dans les bras de l'extrémisme vient de l'accumulation d'une rente pétrolière, d'une rente mémorielle et depuis les attentats du 11 septembre d'une rente géo-stratégique sur fond de préservation des intérêts de clans prévaricateurs et méprisants leur « populace » et des intérêts des puissances internationales qui n'ignorent rien de celà.
vous avez dit droits de l'Homme ?
vous avez dit marche vers la démocratie ?
De
06H30 | 27/10/2007 |
pourquoi en Espagne ? Y a t-il un rapport avec le gaz ?
Ramda à perpetuité,il a financé les poseurs de bombes,ça se comprend.Mais alors c'est quand,le tour des commanditaires de ces attentats ?
Ou alors y a t-il une ligne à ne pas dépasser ?
Peut-être que la meilleure des solutions,pour la France,est de passer la main au tribunal international ? Mais me direz vous,on pourrait y convoquer Pasqua et ses sbires.
José Garçon n'a que faire de ces procès d'intention.Elle est au dessus de la mêlée.Dommage que son journal soit financé des BHL et Cie. qui sont très loin de toute éthique journalistique.
Quel monde pourri !
Omar
De
07H42 | 27/10/2007 |
tout d'abord deux petites réctifs : le colonel Samraoui n'est pas le seul officier à dénoncer les manipulations de la politique politique. Il y a également le commandant Hicham Aboud. Ensuite, Souadia est sous lieutenant. Sinon franchement cette arrestation n'augure rien de bon pour les opposants. Le régime est plus fort que jamais de son pétrole et du silense complice des capitales occidentales. Intérets économiques obligent. Il ne faut rien attendre d'un pseudo-tribunal international pour juger les satrapes. C'est aux Algériens de se battre et de résister. Personne ne le fera à notre place. Le monde est plein d'exemple en la matière. Pour ce qui est de José Garçon, elle cultive parfois quelques approximations ou idées reçues, comme la plupart des journalistes français qui prétendent se spécialiser du Maghreb à partir de Paris.
De
10H26 | 27/10/2007 |
Petite rectif : si Josée Garçon commente l'Algérie depuis Paris, c'est qu'elle est personna non grata à Alger, à cause de ses écrits que le pouvoir apprécie moyennement.
De
12H19 | 28/10/2007 |
José garcon ne connaît rien à l'Algérie si ce n'est ce que lui raconte l'opposant professionnel qu'est Ait Ahmed. Vous savez, celui dont la devise est nini (ni état policier, ni état intégriste) alors que dans la réalité, il souhaite les deux : un état intégriste et policier. Ce qui lui permettra de rester à vie à Lausanne dans son self exil. Cet historique du FLN qui s'auto proclame grand démocrate, est à la tête de son parti croupion, le FFS depuis sa création (1963). Bel exemple de démocratie ! ! ! ! Tout militant ou cadre de ce parti qui ose se poser des question sur cet étrange paradoxe démocratique est irrémédiablement écarté et déclaré agent de la sécurité militaire. Une véritable hécatombe, et ce depuis des années, qui n'épargne personne, y compris les fidèles parmi les fidèles. Quant au colonel SAMRAOUI, tout le monde sait que ce petit malin, manipulateur à l'envie, s'est découvert l'âme d'un opposant dès qu'il lui a été signifié qu'il devait rentrer au pays et quitter son poste de privilégié du système en Allemagne où il percevait 10000 € par mois. Ne souhaitant pas cela, il ne lui restait plus qu'à convaincre ses hôtes allemand de lui accorder un pseudo asile politique au titre de dissident « héroique » des services algériens qui quoiqu'on dise usent des mêmes méthodes que leurs homologues de la planète Terre lorsqu'ils sont confrontés à des situations de déstabilisation grave de leurs pays respectifs. Même le pays le plus puissant du monde, à tout point de vue, n'y a pas échappé (Guantanamo, les prisons et vols secrets, Abou Ghraieb, doivent certainement vous rappeler quelques choses pas très jolies ! ! ! )
El Djebhaoui
De
18H10 | 28/10/2007 |
Qu'il apprecie très, vraiment très, moyennement….
De
09H44 | 27/10/2007 |
Alger veut………..Alger veut…….
Ne serait-ce pas un condition siné-qua-non d'Alger pour dire « Vous voulez des marchés ? vous souhaitez exporter vers l'Algérie ? Voilà ce que nous, nous exigons de vous !
Un chantage quoi !
De
10H17 | 27/10/2007 |
Il y a effectivement une politique de chantage,comme dans tout échange ou marché.Et c'est de bonne guerre,pour obtenir des contrats.Mais la gravité de la chose,cest que ce n'est pas une histoire de sous ou de pétrole seulement avec la France.C'est un chantage de Maffia.La vie des personnes est sur la balance.Sinon on « recommence la série des bombes ».Et cest là l'inadmissible.
C'est pour cela ,que seul un tribunal international avec une enquête indépendante,pourra faire la lumière sur ces pratiques.Mais c'est vrai que les généraux ont été à la bonne école des « coups tordus“qui rappelle un certain Focard.L'institution militaire française a sérieusement besoin de remise à niveau pour un véritable enseignement de la culture des droits de l'Homme.
Après tout ,ces généraux algériens en sont des sous produits et les escadrons de la mort,invention française, est devenu une théorie dans les écoles de guerre,digne héritage des pratiques nazis.
Omar
De Yacine
10H32 | 27/10/2007 |
Est ce que Rue89 publiera aussi des articles de journalistes défendant d'autres thèses ?
militaires = méchants, islamistes = victimes, d'acord c'est une thèse, mais pas la seule.
En dehors des gens qui veulent à tout pris croire que les militaires sont des anges républicain, il y en d'autres qui ne cautionnent ni les militaires ni les islamistes mais qui se gardent de bien de dire tout et n'importe quoi sur la genèse des GIA
à Yacine
De
13H24 | 27/10/2007 |
Vous faites dire aux gens ce qu'ils n'ont pas dit. Qui a dit que les islamistes étaient des anges ? C'est plutôt le discours manichéen des éradicateurs algériens qui poussent des cris d'orfraie et qui accusent de symapathisant islamiste quiconque s'aventure à parler des droits de l'homme. Ces pseudo-intellectuels de l'Algérie qui avance, comme ils se qualifient eux-mêmes, ces journalistes émérites, pourfendeurs d'islamistes, gardiens vigilants de la république, comme ils disent, n'ont-ils pas traîné dans la boue, abreuvé d'insultes, accusé de trahison, les rares militants des droits de l'homme, à l'instar de Maître Ali Yahia, parce qu'ils ont osé revéler à l'opinion internationale les exactions des « forces de sécurité » contre les civils ? Un républicain et un démocrate, qui se targue en sus, d'être un intellectuel, ne doit-il pas s'opposer aux traitements inhumains, à la torture, aux exécutions sommaires quelles qu'en soient les raisons ? Une armée et un état qui se respectent et qui disent vouloir sauver la république du péril islamiste, ne doivent-ils pas respecter leurs propres lois ? Ne disent pas qu'ils se battent pour sauver la démocratie, contre la barbarie ?
En fait, contrairement à ce que vous nous faites dire, nous considérons les islamistes qui ont commis des atrocités contre les civils, qu'ils soient manipulés ou non, comme des criminels qui doivent répondre de leurs crimes. Personne de sensé et d'honnête n'a dit que c'étaient des anges. Ou bien alors, montrez les nous ! Montrez nous leurs écrits, leurs émissions audio ou télé, leurs livres, leurs articles de presse ! Ce sont les pseudo-intellectuels, alliés du régime, et dont nous savons qu'un bon nombre y émarge, qui nous le font dire. Pour leurrer l'opinion et la dresser contre nous qui cherchons à faire éclater la vérité, toute la vérité, sur le complot monstrueux qui a été ourdi contre le peuple algérien. Au prétexte de sauver la république. Comme si des satrapes devenus milliardaires à force de rapines, des militaires brutaux issus d'une dictature brutale, des criminels et des violeurs, pouvaient s'improviser, du jour au lendemain, en grands défenseurs de la démocratie.
C'est bien ce que vous avez dit pendant toutes ces années de sang, dans vos journaux, dans vos émissions télé ou radio, dans vos livres ? Ce n'est pas nous qui vous le faisons dire ? C'est bien vous qui encensiez les généraux, qui les qualifiez de sauveurs de la république, qui taisiez leurs crimes, qui disiez qu'on ne fait pas la guerre avec des gants blancs, qui étouffiez les cris des suppliciés, les pleurs des orphelins, qui croyiez qu'il suffisait de phrases bien tournées pour avoir raison ?
D.Benchenouf
à Yacine
De
18H00 | 27/10/2007 |
L'article ne dit pas que islamistes=gentils et militaires=méchants, vous devriez le relire.
De
10H45 | 27/10/2007 |
Gare aux Bouchkara….
Je ne comprend pas comment le colonel Samraoui s'est fait avoir… Vraiment pas. Ignorait-il qu'il y avait un mandat d'arrêt contre lui lancé par interpol et l'Algérie ? Je doute qu'un homme aussi avisé et averti que lui commentte la bourde de se rendre en Espagne pour finalement se faire choper. S'agit-il d'un mandat d'arrête emis à la vitesse de l'éclair ? J'aimerais bien être éclairé sur ce point.
Son arrestation n'augure rien de bon à l'heure ou les tensions entre l'Algérie et l'Espagne sont plus que tendu. Je crains que Samraoui ne serve de carte de chantage : Vous nous livrer Samraoui, on ouvre les vannes pour les contrats du pétrole et du gaz. Vous refusez, les compagnies et les entreprises pétrolières espagnoles en patiront. Je sais que l'Espagne n'est pas le Burundi, mais tout de même. Que pèsera la tête d'un colonel dissident devant des contrats qui se chiffreraient en milliards de dollars ? Peanuts…
Si donc par malheur Samraoui se fait extrader en Algérie, ça lui en coûtera trés cher ? Trés trés cher malheuresement.D'abord il sera détenu dans le plus grand secret longtemps avant d'être jugé, si jugement il y a. En cas de jugement par un tribunal militaire, cela va de soi, il risquerait la peine maximale : peine de mort ou par avec un peu de chance, perpeet.
C'est que depuis qu'il a été extradé de libye, L'ancien chef du GSPC Abderezak El Para est détenu secretement dans une caserne du DRS.La justice algérienne a beau programmer des procés contre El Para, le DRS refuse de le livrer aux juges. Pis, il méprise royalement la justice. En Algérie, El Para n'existe pas, walou, nada..
Le ministre de l'intérieur algérien,Yazid Zerhouni avait récemment officiellement confirmé à Paris même que Hassan Hattab s'est rendu aux autorités, mais aucun responsable n'est en mesure d'affirmer où ce trouve Hattab. Pfft, disparu dans une caserne secrète. Encore une fois, le DRS refuse de le livrer à la justice. Les journaux annoncent des procés contre Hattab, dont un la semaine prochaine à Tizi Ouzou, me semble-t-il, mais Hattab serait au mieux condamné par contumace. Sinon son procés à toutes des chances d'être encore une fois reporte.Contumace ou reporté alors que Hattab se trouve à un vol de mouette du Palais de justice d'Alger.
IL faut savoir qu'en Algérie, le DRS est au dessus de la justice, donc de la loi.
Alors si par malheur Samraoui se fait expulser vers Alger, je ne donne pas cher de sa peau. Vous savez comment on apelle les gens comme Samraoui, Tigha, Aboud et autres ? Bouchkara. Bouchkara, ce sont ces algériens qui, durant la bataille d'Alger, se faisaient ceuillir par les paras avant que ces derniers ne le mettent en face de leurs concitoyens pour qu'iles les dénoncent un à un. Pour éviter les represailles contre les familles des ces « balances », on leur mettrait donc un sac de jutte avec deux petits trous pour les yeux . Gare aux sorts des Bouchkara comme Samraoui.
By Jessy James
De
11H00 | 27/10/2007 |
Pensez-vous qu'un jour on puisse connaitre le fin mot du massacre de Ben Talha ?
Finalement vous avez raison. Nos généraux sont allés a bonne école !
De cooper59
pour la decroissance ! | 11H23 | 27/10/2007 |
a tres bonne ecole en effet , formés et placés là par la France ( je crois y avoir fait allusion dans un autre post ) c'est ce qu'on a appelé la promotion Lacoste , ils ne viennent pas tous de là mais une bonne partie d'entres eux ont pris le pouvoir de cette façon . Maintenant que les caisses de l'etat sont pleines le gouvernement algerien est donc en mesure d'obtenir bcp de choses , le peuple algerien n'a pas fini de souffrir avec ces sinistres abrutis a casquettes , je ne vois pas bien comment il pourrait s'en sortir , coup d'etat ? impossible , election ? piege a cons , pressions internationales ? evidemment non , allez : viva ladgerie quand meme !
De
11H30 | 27/10/2007 |
Nous savons de longue date que l'Etat algérien a infiltré les islamistes de la manière que Samraoui décrit. Pourquoi cette hypocrisie aujourd'hui ? Mais parce que la France est mouillée jusqu'au cou pour avoir prêté main à l'Etat algérien contre sa population.
Et aujourd'hui Interpol prête main à Bouteflicka. Cela vous étonne ?
De
11H42 | 27/10/2007 |
Pensez-vous qu'un jour on puisse connaitre le fin mot du massacre de Ben Talha ?
Finalement vous avez raison. Nos généraux sont allés a bonne école !