Responsable du site Internet pour la chaîne France 24, je ne peux m'empêcher de dénoncer l'absurdité du scénario avancé par des collaborateurs de RFI pour réorganiser l'audiovisuel extérieur, et qui consisterait à lancer un portail Internet sous une nouvelle marque avec sa propre rédaction multimédia. Un tel schéma est un non-sens complet !
Pourquoi donc créer une nouvelle marque, la cinquième après RFI, TV5, MonteCarlo Doualiya [ex-RMC Moyen-Orient, ndlr] et France 24 ? A-t-on idée du coût que cela peut représenter de lancer une marque sur le Web à l'échelle mondiale, dans un univers déjà plus qu'encombré ? Sait-on que cela se chiffrera en dizaines de millions d'euros avant qu'elle ne puisse commencer à émerger sur le Net ? Et que cherche-t-on ? Ne faudrait-il pas d'abord réfléchir aux moyens de rationaliser les marques existantes avant d'en créer une nouvelle ?
Les journalistes de France 24, polyvalents, acceptent de travailler pour le Web
L'autre volet du projet RFI est que ce portail serait alimenté par une équipe rédactionnelle spécifique, issue des trois sociétés de l'audiovisuel extérieur. Mais a-t-on idée aujourd'hui des énormes disparités qui règnent entre les personnels de l'audiovisuel public et ceux de France 24 ?
Sait-on par exemple que le volume annuel des jours de travail des journalistes de RFI est significativement moins élevé que celui des journalistes de France 24. Et sur quelle base alignera-t-on alors les journalistes de la holding ? Sur le mieux ou sur le moins disant ?
Comment fera t'on travailler ensemble des personnels qui, du côté de France 24, sont polyvalents, pluridisciplinaires, plurimédia et travaillent indifféremment pour les antennes télévision, web ou mobile de la société, avec ceux de RFI qui croient en la spécialisation et non à la polyvalence et qui, pour une très faible majorité d'entre eux, acceptent de travailler pour la radio ET le site Web ?
Et je pourrais multiplier à l'envi les exemples qui illustrent que nos différences actuelles seront au mieux des freins, au pire des handicaps et en aucun cas sources d'enrichissement mutuel.
A la BBC, une réforme en profondeur, douleureuse mais nécessaire
Si la remise à plat de l'audiovisuel extérieur passe par des collaborations entre nos différentes sociétés et doit aboutir à un rapprochement des structures et des personnels, alors encore faut-il le faire de manière cohérente et dans le bon ordre.
Ayons le courage d'affronter les réorganisations indispensables et puisque l'on cite souvent la BBC comme une référence, suivons ce qu'elle fait en se réformant en profondeur, au prix de licenciements malheureux mais nécessaires (2 500 suppressions d'emplois sur six ans, compensés en partie par des recrutements), de formation des journalistes au multimédia, de réorganisation des rédactions actuellement cloisonnées, et de négociations avec des syndicats représentatifs et responsables.
Mettons donc l'audiovisuel public extérieur en ordre de bataille avant de le fusionner, le cas échéant, avec France 24. Misons aussi sur le bon modèle, celui qui a fait ses preuves, chiffres à l'appui. Et dans ce domaine, France 24 peut être fier du travail accompli dans un temps record. Qui osera contester par exemple les plus de 3 millions de visiteurs uniques (Source Nielsen) qui, chaque mois visitent le site de France 24 et dont plus de 80% proviennent de l'étranger, alors que celui de RFI en attire quinze fois moins !
Le succès de France 24 sur le web doit guider la réorganisation
Si nous avons pu obtenir ces très bons résultats, c'est parce que France 24 a réussi à créer un modèle de média unique en son genre où la totalité des journalistes de France 24 (et non une petite rédaction multimédia au sein d'eux) contribuent, sous diverses formes, au site Web. Car Internet est au coeur de notre stratégie et le multimédia, dans l'ADN même de France 24. C'est cette culture du multimédia qu'il faut insuffler à nos partenaires !
Projetons-nous dans l'avenir et initions sans tarder nos premières collaborations par une page d'accueil commune aux trois sites de TV5, RFI et France 24 qui servirait de vitrine aux meilleurs contenus de chacun. Créons ensemble des dossiers spéciaux ou des mini-sites événementiels (par exemple lors de la prochaine Coupe d'Afrique des nations début 2008). Réalisons des économies d'échelle en centralisant ou mutualisant nos achats. Développons les synergies et la promotion croisée. Réfléchissons à des couplages publicitaires.
Les actions ne manquent pas, qui pourront être réalisées rapidement dans le respect des marques et identités de chacun et optimiseront nos résultats à budget constant, tout en préparant l'avenir. Mais rejetons fermement tout scénario qui serait inefficace, coûteux, passéiste et destructeur de valeur ! Après tout, le président de la République fixait déjà cette orientation dans sa lettre de mission :
» Il ne s'agit pas de copier un modèle, mais de créer les conditions d'un pilotage coordonné et efficace de notre politique audiovisuelle extérieure (radio, télévision, internet) et de procéder aux réorganisations nécessaires. »
Stanislas Leridon est directeur Internet et nouveaux médias de France 24.
► Lire aussi : France 24, RFI et TV5 refusent le mariage forcé


















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De
14H39 | 27/10/2007 |
Ledit projet est uniquement une initiative émanant de deux salariés de la radio. Ils pensent qu'un mariage avec France 24 peut sauver RFI. Mais qu'en pensent France 24 ? Là est la question.
De
22H35 | 29/10/2007 |
ben a moins de veritablement revolutionner rfi c'est a dire casser la machine et revoir ses objectifs tout de suite maintenant je vois pas trop….
De
13H39 | 30/10/2007 |
Rectificatif : un seul des deux est salarié de rfi.
De
14H52 | 27/10/2007 |
Je vis depuis plus de 15 ans a l'etranger et pitié « Ouvrez les yeux » ! Face aux media anglo saxons nous avons urgement besoin de France 24 avec plus de couverture pour toucher tout le monde, mieux et partout. Vous n'allez pas « plomber » cette formidable aventure par une réorganisation politico vaseuse. On ne peut s'empecher de sentir les vieux demons de l'ORTF revenir (plutot normal c'est la Toussaint).
Bravo à Mr Leridon pour son courage d'exprimer avec professionnalisme et intelligence sa position et à Rue 89* de nous amener ce debat.
* Je fais remarquer à tous que Rue 89 est un formidable exemple de mutation et de polyvalence
De
15H04 | 27/10/2007 |
J'espère bien, pour l'avenir de France 24, que son approche Internet est un peu plus originale que d'offrir simplement le telecast sur le web pour ceux qui ne peuvent pas capter la chaîne autrement. Parce que ça, tout le monde le fait déjà…
De
23H03 | 29/10/2007 |
ah ouais t'as vu ca ou ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
moi depuis bombay je suis bien content qu au moins on ai cette possibilite ! et si rfi avait des images j'en ferais autant mais j ai cru comprendre qu'ils faisaient uniquement de la radio qu on ecoute un peu plus souvent quand on prend des taxis brousse ce que je ne serais pas a meme de critiquer
De
15H24 | 27/10/2007 |
Bonjour, je ne suis pas journaliste, n'ai donc aucun intérêt dans « l'organisation » de France24 et de RFI. Mon point de vue est celui d'un usager.
J'écoute de temps en temps la station radio RFI, je connaissais de nom France 24 mais n'ayant pas la télé (d'ailleurs il ne me semble pas qu'on puisse la regarder en France, si ? ), je suis allé voir les deux sites pour me faire une idée du billet de M. Leridon et des réactions provoquées.
Résultat, j'avoue avoir été déçu par le « modèle de média unique en son genre » vanté par M. Leridon. Encore une fois je ne parle QUE du site France 24 pas de la chaîne. Comparé à ce qui se fait sur internet - sites d'information adossés à des journaux ou pas - c'est assez pauvre sur le plan rédactionnel. Les articles sont courts, conséquence peu ou pas d'analyses. Bon c'est sans doute un format adapté au temps de lecture des internautes pressés - c'est du type info en continu - mais au final ça ne dit pas grand chose de plus que les agences. Sur ce point le site de Rfi n'est guère mieux - conséquence de l'impératif d'actualité ou des habitudes radio/télé ? . Comme point positif cependant la mise en ligne d'entretiens avec des personnalités et des interviewers étrangers, pratique pour ceux qui n'ont pas la télé et intéressant d'entendre d'autres voix. Avantage à Rfi cependant sur le dossier « culturel ». Les rubriques « voyager » de France 24 sont au niveau du publireportage à peine retravaillé.
En conclusion, si la page d'accueil du site France 24 me semble mieux organisée que celle de RFI, la navigation dans les deux sites n'établit pas d'autres différences que celles inhérentes aux média pratiqués : tv versus radio.
Après comme je le disais dans l'introduction, il est difficile de juger de l'organisation et du fonctionnement des équipes. Mais bon, la différence est ténue du côté de la réception, un peu d'humilité Messieurs les journalistes, la révolution médiatique sera longue !
De
17H28 | 27/10/2007 |
Il me semble que ce qu'a réussi le mieux jusqu'ici France 24, c'est de se projeter dans l'avenir, tant au niveau des supports de diffusion qui, à l'image des médias, se traduit par une réelle convergence de ses rédactions, qu'au niveau du projet de chaîne d'information internationale susceptible d'offrir une alternative aux médias anglo-saxons. Ainsi, le débat de fusion qui nous occupe aujourd'hui ne semble pas à la hauteur de l'ambition de France 24 et de ses cadres et leur réaction, à l'mage de M. Leridon, est tout à fait compréhensible. La rationnalisation qui préoccupe nos responsables politiques reste une question très franco-française qui froisse et soulève les coeurs s'agissant de médias qui, redevances et subsides de l'Etat obligent, nous appartiennent tous un peu. Néanmoins, halte aux passions. Protégeons ce qui réussit, et France 24 en est un bel exemple, repositionnons ce qui ne fonctionne pas. Pourquoi RFI ne regarde-t-elle pas du côté de ses consoeurs de la Maison de la Radio ? Internet n'est-il pas le média n°1 d'aujourd'hui et surtout de demain, qu'importent les mesures de fréquentation et leur pertinence ? La manne publicitaire qui fera vivre ces médias suivra celui qui va dans le sens de l'histoire et à ce jeu, je parie sur France 24. Il ne vous reste plus messieurs qu'à lancer un quotidien international gratuit de mi-journée si l'objectif est d'occuper tous les terrains. N'ayez pas peur, M. Leridon, on fait ici de la brasse coulée dans un verre d'eau.
De
18H07 | 27/10/2007 |
L'article de Leridon fait sens, la France va pas s'amuser a lancer des portails d'info internationales tous les ans - non ? si RFI avait de l'ambition dans ce domaine pourquoi ses dirigeants ont ils attendus de se faire bousculer dans leur habitudes par France 24 et tenter apres coup (bas ? ) de venir regagner du terrain avec en plus des fonds publics - cela me paraitrait etre du gachis et je comprends qu'on ait pas envie de voir ses efforts ruinés par une ligne budgétaire quand on a été précurseurs dans bien des domaines.
De
18H52 | 27/10/2007 |
Avec une diffusion remontant a 1931, les deniers du contribuable francais depuis 70 ans et soit-disant 45 millions d'auditeurs dans le monde en 2006, comment se fait-il que RFI soit un tel nain sur les nouveaux medias ? Qu'a-t-on fait de l'argent public ? En moins d'un an d'existence, France24, moderne et agile, a laisse sur place RFI en terme d'audience. Nielsen, www.Compete.com et www.Quantcast.com le prouvent chaque jour qui passe. Allez voir par vous-memes !
Au moment ou la video fait une percee fulgurante sur le Net et se trouve consideree par tout le monde comme l'avenir du web, veut-on en France accrocher un modele d'avenir a la radio ? Nouveau combat d'arriere-garde ? Comparez les deux sites : y a-t-il hesitation sur celui qui a le look le plus moderne ?
En moins d'un an, France24 est devenue une voix qui compte dans le paysage international, passant devant CNN et BBC en Allemagne, en Italie, au Japon, en Russie et bientot dans nombre d'autres pays. Ou en est RFI, depuis 70 ans qu'elle existe ?
Il n'y a que les resultats qui comptent. ET ILS CRIENT EN FAVEUR DE FRANCE24. A la cigale qui chante tout l'ete, et bien dansez maintenant !
De
01H40 | 28/10/2007 |
Quels sont les chiffres d'audiences les plus élevés entre France 24 et les autres chaînes d'information en continu en langue française, type LCI, iTV ?
Parce que si le seul argument valable est le résultat, alors supprimons France 24 et traduisons TF1 en anglais et en arabe.
De
19H14 | 27/10/2007 |
Dans cette histoire, si on veut rationaliser (mot à la mode),on peut le faire simplement.
En partant d'un constat : il y a 3 marchés ( 3 publics) et 3 produits ( une radio, une tele d'info et une tele a vocation generaliste et qui --accessoirement-- est detenue par plusieurs etats qui doivent etre ravis qu'on coupe et tranche sans leur demander leur avis..)
Si on veut rationaliser, pourquoi ne pas mettre les « back offices » en commun (pour autant que ce soit possible….en faisant attention a la casse sociale) et garder les « front offices ».
C'est ce que font les industriels et leurs equipes marketing dans tous les pays du monde et avec succes.
Mais il est vrai qu'il doit y avoir chez eux moins de technocrates
Le papier de Leridon ne dit pas qu'il ne faut rien faire mais qu'il faut etre constructif autour de principes du type de ceux decrits ci avant.
Principes de bon sens.
Ce qui semble le plus manquer dans cette affaire.
De
20H52 | 27/10/2007 |
rue89.com existait le 5 Mai 2007 ? ? ? ? ?
Et aujourd'hui ? …Il suffit d'être pertinent et différent pour se faire un nom mon cher Stanislas Leridon.
De
22H46 | 29/10/2007 |
wouaouh ! ! ! trop de classe et de cynisme dans ce commentaire sybillin… bravo. ceci dit, vu de l'etranger, c'est bien ridicule voire limite grotesk !
De
09H10 | 28/10/2007 |
Bon, et si on évoquait les vrais enjeux ? Par rapport à ses ambitions (légitimes), France 24 est manifestement sous-capitalisé, sous-budgété. L'un des actionnaires est passif (France Télévision) et l'autre est déloyal (TF1, qui a empêché la diffusion sur ADSL, TNT et ne donne ses images qu'après 24 heures). Bref, pour se développer, France 24 a besoin d'argent frais. Problème : les pouvoirs publics ne sont pas prêts à augmenter l'enveloppe globale. Donc, la solution est toute trouvée : cannibaliser les budgets de RFI et de TV5. Certains de vos internautes novices feignent de croire que RFI et TV5 n'ont pas d'audience ni de notoriété mais c'est un peu court et ne résiste pas à l'examen. Donc, résumons-nous, l'objectif du publicitaire qui dirige F24 est de piquer le budget des autres pour développer sa télévision qui, aujourd'hui, est encore un peu bancale, malgré les cocoricos sur commande de quelques contributeurs. Eh bien je ne vois rien de surprenant à ce que ceux dont la mort est programmée est une autre vision des choses. Par ailleurs, les rémunérations pharaonesques de l'équipe dirigeantes et les plans com onéreux creusent davantage encore un budget qui, rappelons-le, est supporté entièrement par le contribuable.
De
10H33 | 28/10/2007 |
C'est vraiment frappant de voir notre incapacité à nous moderniser.
Ce n'est pas en sauvegardant une organisation passéiste qu'on construit l'avenir.
Il faut bien sûr des équipes qui traitent en même temps de TV de radio et d'internet. La spécialisation est un non sens économique. Et surtout elle empêchera le développement de tous.
Au final voulons nous que tout le monde échoue ?
De
11H20 | 28/10/2007 |
Des équipes qui traitent en même temps de TV de radio et d'internet, c'est exactement ce que propose le rapport que Stanislas Leridon qualifie d'aberrant, apparemment sans même l'avoir lu…
De
11H21 | 28/10/2007 |
Aberrant ? Pourquoi ? Au moins, RFI a un projet. Critiquable comme tous les projets, mais qui répond clairement à la demande du gouvernement de réorganiser l'audiovisuel extérieur en rapprochant ses différents acteurs. Mais France 24, pour l'instant du moins, ne semble avoir d'autre projet que de continuer comme avant tout en creusant les déficits.
De
11H59 | 28/10/2007 |
quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi on veut mettre ensemble des gens qui font une radio (essentiellement diffusée en afrique si je comprends bien) et des gens qui font une tele de news distribuée en europe, cote est des US , moyen orient et afrique….. ?
c'est evident qu'on crée toutes les conditions d'un probleme
le mariage de la carpe et du lapin version temps modernes ?
De
13H14 | 28/10/2007 |
Ce débat est avant tout idéologique avec deux visions du métier de journaliste qui s'opposent.
Oui, RFI est plutôt un projet « de gauche », oui France 24 est plutôt un projet « de droite ».
Oui les journalistes de France 24 sont jeunes et pluridisciplinaires, oui les journalistes de RFI sont plus expérimentés et spécialisés.
France 24 a eu la chance de se construire sans antécédents, dans un contexte où l'importance de l'internet n'était plus une question pour personne, et sans avoir à gérer la résistance de ses journalistes -qui par définition ont adhéré à cette façon de travailler en signant leur contrat de travail. France 24 n'a pas eu à faire sa révolution internet, elle était une donne au départ.
L'audiovisuel public est quant à lui engagé dans une réforme difficile, il a conscience de la nécéssité d'évoluer -comme la BBC- pour continuer à mener sa mission de service public auprès de toutes les générations.
Là comme ailleurs le rapt par la droite des idées de réforme, de rupture et de progrès ne doit pas masquer d'un côté la nécessité de protéger les salariés de RFI et de l'autre celle d'accepter que le mode de fonctionnement et de diffusion de France 24 est adapté à l'évolution des compétences, des comportements et des mentalités.
Il serait aberrant que de ce débat sorte un gagnant et un perdant. Nous avons besoin de la modernité -de ton, d'organisation et des outils- dont France 24 a fait preuve depuis son lancement, nous avons besoin de l'expérience et des réseaux des journalistes de RFI.
Un internaute de gauche téléspectateur de France 24.
De
09H25 | 29/10/2007 |
le site de France24 fait 15 fois plus de visites que celui de RFI ? Waouh ! pourquoi pas 20 ou 50 fois plus ? Comme personne n'ira vérifier, puisque Leridon ne donne pas ses sources, il aurait même pu écrire 200 fois ! En réalité, même sa statistique Nielsen ne veut strictement rien dire pour comparer les audiences. La seule façon de comparer la fréquentation de deux sites est d'utiliser pour les deux le même outil de mesure. Attendons donc la prochaine vague Médiamétrie, si toutefois France 24 a le courage de se frotter à un outil comparatif où il n'est pas le seul à briller… en l'absence de tout concurrent qui pourrait lui faire de l'ombre.
Chiche, Stanislas ?
De
22H48 | 29/10/2007 |
cool ! t aurais deja vu TV5 et RFI mesures chez Mediametrie ? Repasse quand tu veux, on causera Nielsen.
De
16H07 | 01/11/2007 |
La réponse est simple : oui, contrairement à F24
De
10H22 | 29/10/2007 |
Voici un article qui ne va pas manquer de suciter débat. Je suis impressionné par le nombre de commentaires.
Je trouve la suggestion de Stanislas Leridon de créer une homepage commune à France 24, RFI et TV5 intéressante.
Autre idée complémentaire : créer un « think tank » comprenant des représentants des 3 rédactions, afin de favoriser le dialogue et l'échange de bonnes pratiques.
De
10H40 | 29/10/2007 |
Stanislas Leridon a le courage et l'indélicatesse de poser de vraies questions sur les écarts considérables de culture et conditions de travail entre RFI et France 24.
Et il ne pousse pas l'indélicatesse jusqu'à demander à quoi cela sert aujourd'hui, en 2007, à RFI et à la France de diffuser des programmes en allemand, albanais ou polonais (la guerre froide est terminée), quelle est l'audience des programmes RFI en russe, turc ou espagnol et pourquoi avoir attendu 2007 pour créer une 1ère rédaction en langue africaine…
Les grands atouts de RFI sont son auditoire en Afrique et son réseau unique de correspondants à travers le monde.
Que chaque média extérieur commence par avoir un objectif, une stratégie et un positionnement et qu'il commence par accepter les douloureuses restructurations qui s'imposent à lui.
Il sera grand temps, ensuite, de parler synergies ! Ce n'est pas en mariant la carpe et le lapin que la France sera davantage entendue, vue, lue et comprise à travers le monde.
De
16H24 | 29/10/2007 |
Mr Leridon s'occupe, à l'instar de son pdg, de faire la com'propagande externe de son média. Il a raison, car à y regarder de près, bien que faisant partie de la direction, et donc à même de se tricoter un parachute en alpaga, il a de quoi à trembler dans ses braies.
Quand je regarde F24, je suis frappée par l'inconsistance du propos :
Une télévision qui ne produit quasiment rien, qui se contente de surrimprimer des commentaires sur les images des autres… quelle magnifique spécialité (oh pardon, non-spécialité) !
Une télévision créée de toutes pièces quand TV5 France 4 et France 5 existent déjà.
Une télévision qui n'a pas de réseau de diffusion international (TV5 a le réseau, mais les partenaires européens refusent de le céder à Fr24, la Belgique a déjà déposé une plainte).
Une télévision qui fait de l'internet et ne va donc pas en Afrique où les réseaux sont inexistants et l'électricité erratique. J'ajouterai que si TV il y a, c'est TV5 Monde et euronews qui tiennent le haut du pavé.
------------------------
Bref,
Nous mourons tous d'envie de participer à cette extraordinaire aventure, dans laquelle les marins souquent ferme sous la férule d'une direction sévère mais juste : « si tu n'es pas content, tu peux partir ».
Le but inavoué mais bien connu d'une fusion est la réduction des personnels. Il est donc normal que F24 s'inquiète par la voix de Mr Léridon, entres autres.
Le fond du problème est que cette société privée avec l'argent public n'a pas de budget au-delà de 2008…
Il est donc logique que le budget de RFI, en partie du ministère des affaires étrangères, en partie de la redevance, stimule les glandes salivaires des futurs reclassés.
RFI a un réseau de correspondants dans le monde entier, des filiales, des compétences étendues et diversifiées, un réseau de diffusion, et surtout, une notoriété internationale que Fr24 doit lui envier. Pour Mr Léridon, l'idéal serait sûrement de récupérer une coquille vide avec l'image RFI, les carnets d'adresse et les budgets.
Et bien sûr, en supprimant les garanties sociales liées au statut des salariés du public : un bon journaliste / salarié est un journaliste / salarié qui a peur. ça motive… même si l'impact sur la déontologie journalistique est inéluctable.
Quand Mr Léridon affirme que la BBC n'a pas le choix, et doit se séparer de 2500 employés, il n'a peut-être pas envisagé que dans ce genre d'histoire, les cadres coûteux dont il fait partie pourraient bien être superflus…
A moins que son parachute en alpaga soit déjà tricoté ? ? ? Probable.
A. Journaliste
De
18H05 | 29/10/2007 |
Devant la violence des attaques contre RFI émanant de la direction de France 24 depuis mercredi dernier, une petite enquête s'imposait. Vérification faite, comme on pouvait s'y attendre, tout part de Pouzilhac.
Acte 1 : mercredi 24. Par l'intermédiaire de la CFTC, qui, comme à TF1, est le relais de la direction, Pouzilhac inspire un tract intersyndical exprimant, pour le moins, de vives réserves à l'encontre des salariés de RFI. Pas très syndical, mais bon…
Acte 2 : jeudi 25, à 15 heures. le même Pouzilhac tient meeting dans son entreprise, expliquant à ses salariés que tout rapprochement avec RFI aboutirait à leur mort professionnelle, gangrénés qu'ils seraient par ces vieux croûtons paresseux de RFI, sclérosés et sur syndicalisés, alors que France 24 vient de réinventer la télévision
Acte 3 : parallèlement, la société de communication qui gère la pub de France 24 propose à plusieurs médias la « tribune » de Stanislas Leridon. Elle n'est prise nulle part, alors il la poste sur Rue89, mais cela donnera lieu à reprise par l'AFP et par d'autres médias.
voilà, l'enquête n'est sûrement pas exhaustive, mais les premiers résultats, dûment vérifiés, sont assez probants.
L'enjeu est clair comme de l'eau de roche, comme l'ont relevé d'autres contributeurs : discréditer RFI pour récupérer son budget, mais pas son personnel.
De
22H52 | 29/10/2007 |
grave !
et alors ?
on aime ou on aime pas ?
moi je trouve ca brillant.
De
18H13 | 29/10/2007 |
Voilà ce qu'on trouve dans Wikipedia sur Anne Méaux, patronne et fondatice d'Image 7, qui gère la communication de France 24 et la communication personnelle de Pouzilhac :
Anne Méaux est la présidente d'Image 7, société de conseil en communication créée en 1988.
Anne Méaux est née le 7 juillet 1954 à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine.
Ancienne présidente du GUD-Assas et ayant milité à l'extrême-droite dans sa jeunesse, elle est diplômée de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris et a travaillé comme attachée au service de presse de l'Elysée entre 1976 et 81.
Elle a ensuite été chargée de communication du président Valéry Giscard d'Estaing et du groupe parlementaire UDF à l'Assemblée nationale entre 1981 et 1986.
Conseiller technique chargée de la communication auprès du ministre de l'Industrie Alain Madelin entre 1986 et 1988, elle a créé Image 7 en 1988. Elle conseille aujourd'hui de nombreux grands patrons comme François Pinault, et a notamment conseillé Lakshmi Mittal lors de son OPA sur Arcelor.
De
22H41 | 29/10/2007 |
A propos de wikipedia…
Un petit test intéressant à faire sur le sujet et qui permet de donner un éclairage sur les deux acteurs en présence :
http://fr.wikipedia.org/wiki/France24
vs
http://fr.wikipedia.org/wiki/Radio_France_internationale
(A noter au passage le point concernant « Internet » sur rfi) !
Dépéchez vous de le consulter avant qu'il ne soit modifié ; -)