Un tollé général. C'est la réaction au projet de décret sur la rémunération des stages en entreprise, présenté la semaine dernière par Xavier Bertrand et Valérie Pécresse. Qualifié de « retour en arrière » par le collectif Génération précaire, ce texte va être examiné par le Comité de suivi des stages (Stapro). Les défenseurs du statut des stagiaires ont jusque début novembre pour faire entendre leur voix.
Les ministères du Travail et de l'Enseignement supérieur ont proposé un décret rendant obligatoire une rémunération à la hauteur de 30% du Smic au premier jour du quatrième mois de stage. Une proposition faite sans consultation préalable du comité de suivi des stages, mis en place en septembre par les deux même ministères.
Syndicats et précaires dénoncent un « comité de l'inutilité »
Une douche froide pour les syndicats professionnels et étudiants comme pour Génération précaire. Invités à la table ronde avec le syndicat patronal et des présidents d'université, ils s'insurgent contre un « comité de l'inutilité ». « On a le sentiment d'être là pour faire joli, pour ne discuter que des propositions consensuelles, au rabais » s'indigne Thierry Lecras, de l'Unef,
« C'est pire qu'avant ! Ce décret ne fait qu'entériner la situation actuelle, il n'y a aucun progrès », regrette Nicolas, de Génération précaire, qui s'interroge sérieusement sur l'utilité et le pouvoir du comité Stapro.
Le gouvernement voulait « accélérer le mouvement »
Le coup de gueule des différents syndicats a été suffisamment bruyant pour que le texte soit renvoyé à la table des négociations le 8 novembre, avec pour objectif d'obtenir au mieux une rémunération à 50% du Smic dès le premier jour du stage, et à 80% au-delà de trois mois de stage, gradué en fonction du niveau d'études.
Interrogé par Rue89, le ministre du Travail, Xavier Bertrand a déclaré qu'il ne s'agissait que d'un projet et qu'il ne jouait « pas à moitié » le jeu de la concertation. Il s'engage donc à écouter « très attentivement » les propositions de la Stapro, et à étudier « leur incidence financière et budgétaire, avant de revenir vers le comité avec un texte amendé ».
Un décret peu ambitieux, qui se contente de faire appliquer la loi du 31 mars 2006 et que Xavier Bertrand justifie par l'urgence :
« Si le gouvernement engage une négociation par branche, les stagiaires risquent d'attendre longtemps pour que les choses bougent. Il est donc de la responsabilité du gouvernement d'accélérer le mouvement. »
Il souhaite donc voir aboutir le décret avant la fin de l'année.
Des milliers de stages qui créent un dumping social
L'enjeu n'est pas mineur. Résoudre le problème de la gratification des stages, c'est s'attaquer directement à la question épineuse de l'emploi des jeunes en France. Une montagne soigneusement évitée par les gouvernements successifs.
Actuellement, les entreprises ne sont tenues de rémunérer leurs stagiaires, seulement encouragées par des exonérations. Ce décret sur la gratification permettrait de limiter le dumping social dont sont responsables, à leur corps défendant, les milliers de jeunes stagiaires.
Le collectif Génération précaire réclame qu'un statut du stagiaire soit prévu dans le code du travail, afin de supprimer la concurrence déloyale sur le marché de l'emploi des jeunes. Le manque d'encadrement actuel conduit à de nombreux abus, comme faire succéder des stagiaires à un poste qui devrait être confié à un salarié.
Une proposition de loi audacieuse, restée lettre morte
Face à cette « braderie » grandissante des jeunes, Valérie Pécresse, alors députée des Yvelines, avait déposé une proposition de loi audacieuse, assez proche des idées de Génération précaire en matière de rémunération. Elle est restée lettre morte.
Au ministère de l'Enseignement supérieur, on justifie ce revirement :
« Les 30%, c'est un filet de sécurité, le décret n'est pas définitif, Valérie Pécresse souhaite négocier notamment sur la base de la modulation en fonction du niveau de diplôme. Cela relève du bon sens : un doctorant n'a pas la même valeur qu'un étudiant de première année »
De son côté, Génération précaire entend bien ne pas se laisser faire, et multiplier ses interventions coup de poing dans les jours à venir. Malgré la lassitude qui commence à gagner ce collectif, qui a un peu l'impression ces derniers temps de prêcher dans le désert.



















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De
19H53 | 24/10/2007 |
C'est évidemment une bonne nouvelle pour les stagiaires, ce débat.
Cela dit, je ne suis pas sur que ce soit bon pour les jeunes entreprises, et notamment culturelles (donc avec un petit budget, en général) qui sont un peu obligées d'employer des stagiaires bénévoles.
Nombres d'initiatives n'auraient pu avoir lieu sans cette permission. Gageons que Rue89 auraient eu de sérieux soucis si effectivement on arrivait à une rémunération obligatoire de 50% du smic dès le premier jour…
Menfin les bénévoles sans statuts existeront toujours.
De
20H37 | 24/10/2007 |
Ha ça ! !
C'est évidemment probable.
Donnez-moi de l'expérience, je vous donnerai de mon temps. Voilà comment on monnaye désormais dans les entreprises culturelles.
Si quelque chose comme ce 50% du SMIC dès le premier jour est envisagé, il va falloir sérieusement subventionner les jeunes entreprises, qui n'auront pas d'autre moyen pour se développer.
C'est tout un système, une fois de plus, qu'il s'agirait de réformer.
(Et effectivement, les petits médias seraient les premiers touchés, c'est peut-être pour cela qu'ils ont caché votre commentaire : -) )
De
22H56 | 24/10/2007 |
Les entreprises culturelles reçoivent des subventions de l'Etat, elles ne sont donc pas complètement dénuées de ressources même si c'est sans doute les plus pauvres.
De
09H45 | 25/10/2007 |
Vous rémunérez des stagiaires bénévoles, je croyais qu'un bénévole ne pouvait pas être rémunéré. C'est la loi.
De
18H53 | 25/10/2007 |
la quasi majorité des stages en France n'excèdent pas 3 mois : il s'agit simplement de rémunérer « un poil mieux » des stagiaires très diplômés. Pourtant tout le monde doit bien vivre. Diviser pour mieux régner.
les stages évacuent 800 000 personnes des chiffres du chômage et procurent une main d'oeuvre gratuite au prédateurs.
De celine_auriolles
20H03 | 24/10/2007 |
Déjà que les jeunes ont un mal fou à trouver un stage, alors si maintenant les patrons doivent payer pour former des stagiaires, on peut faire une croix sur les stages. Faut pas prendre les patrons pour des imbéciles non plus. Quand je vais suivre des cours d'Anglais, je ne demande pas à l'école qui me forme de me payer. C'est la même chose pour le stage.
à celine_auriolles
De
20H21 | 24/10/2007 |
a « est ben vrai, mais d'autre part si on me recrute “en stage” qu'on me charge d'un dossier de cadre : “organiser et mettre en place un service de vente par internet et recruter le personnel de manutention” avec des objectifs de vente et qu'on me met tout seul dans un bureau avec un ordinateur pendant 6 mois renouvelables pour 214€ par mois, sans droit aux tickets restaurants ni au comité d'entreprise, je trouve qu'on se fiche un peu de ma figure
De celine_auriolles
21H07 | 24/10/2007 |
Eh bah c'est bien, on n'aura plus de stage, comme ça le problème sera résolu.
à celine_auriolles
De
01H46 | 25/10/2007 |
Ca fait bien longtemps qu'on n'a plus de stages.
Dans 90% des cas, un stagiaire, c'est au mieux une paire de bras corvéable à merci, au pire un pot de fleur qui fait le café.
Un stagiaire gratuit, c'est peut-être aussi un étudiant qui pointe aux restos du coeur, 30% des étudiants français étant en dessous du seuil de pauvreté, aide des parents comprise.
Donc soit on considère que les stages servent à découvrir le monde du travail, et on continue à envoyer les étudiants bosser, mais alors on les paye pour que la simulation soit un minimum réaliste, soit on oblige les entreprises à considérer les stages comme des périodes de formation et non comme une subvention publique sous forme d'heures/homme.
Un salarié peut obtenir un bilan de compétence, la plupart des grandes sociétés ont même institué le bilan personnel annuel voire trimestriel comme une étape incontournable et obligatoire, mais combien d'entreprises prennent le temps de faire le point avec leurs stagiaires en fin de stage ?
J'étais étudiant il y a 15 ans, je me rappelle de mes stages, c'était déjà pas la joie. Aujourd'hui, en tant que gérant de PME et accueillant des stagiaires, ça m'exaspère de voir des étudiants me remercier d'un air surpris de prendre un peu de temps pour leur expliquer en quoi le projet que je leur confie est l'application de leurs cours, comment mettre en pratique leurs connaissances théoriques, ou pour faire le point sur ce qu'ils ont appris dans la semaine. Apparemment, on doit être 2 ou 3 mohicans à faire ça. A chaque fois, le même témoignage : leur stage précédent, celui de leur copain/copine ou de leurs camarades de classe/promo, c'est « Assis-boulot-adieu ».
Et en plus, comme un con, pour les stages longs (étudiants post-bac), je leur paye leur stage 30% du smic dès le premier jour parce que j'anticipais une loi qui me semble plus que juste.
Maintenant si on veut venir m'expliquer que leur payer à manger pour leurs 8 heures de boulot par jour ça n'est nécessaire qu'au bout de leur troisième mois de jeûne, il va peut-être falloir que je révise ma position et que je fasse comme les copains, mettre une ampoule dans la cave et y installer un tabouret devant la cafetière, quitte à revenir à l'esclavage, autant faire ça bien.
De kinya
17H33 | 26/10/2007 |
surtout n'oubliez pas de leur faire moudre le café avec leurs dents ! !
à celine_auriolles
De
11H26 | 25/10/2007 |
n importe quoi ma pauvre, je suis stagiare a madrid, je suis payer 300E et l entreprise ne cherceh vraisemblement pas a me former, mais plutot a m utiliser comme une main d oeuvre chinoise, j ai les meme horaires, le meme travail et pourtant payé comme un chinois….
bref c est facile de faire la moral quand on est pas concerné
De Alice77
12H51 | 25/10/2007 |
Une des raisons du « chômage » français est l'abus abusif de « stages », de stages en tous genres. Les apprentis font des stages, les contrats de professionalisation, les lycéens d'établissement techniques font des stages, les CAP ET LES BEP, les BTS font des stages, la plupart des jeunes gens qui vous voyez dans les salons de coiffures, les boutiques, le plombard (toujours un jeune derrière lui) le chauffagiste, le cuisinier, le serveur, les rmistes font des stages, les étudiants en maîtrise ou 3 éme cycle je ne sais plus font des stages, les chômeurs font des stages, il y a une quantité faramineuse de jobs très mal rémunérés (si rémunérés), qui « prennent » le boulot des gens d'habitude payés au smic. Ou plus. Un quart de jeune sur 4 n'est pas dans une utilisation illégitime de l'idée de stage. A mon avis il n'y en a pas. D'utilisation légitime : tu rentres dans une entreprise, on te prend ton temps, quoique tu en fasses, et tu es au TRAVAIL qui merite SALAIRE.
Concernant le smic, lisez les conventions collectives : vous vous apercevrez que les qualifications requises pour toucher le smic sont a peu près équivalentes à celles d'un analphabète, sourd, aveugle, muet. Au tarif du smic, tu as le droit de balayer les feuilles mortes, mais pas de les mettre dans la pelle, trop de responsabilité et de QI en jeu.Selon les conventions collectives. Donc ne pas s'étonner qu'ils ne les mettent pas dans la pelle. Bravo !
Pascale MIR
à Alice77
De
16H59 | 25/10/2007 |
et n'oubliez pas aussi que des stagiaires de 45 ans, ça existe dans ce pays : les chômeurs en formation de reclassement. Et il y en a un paquet.
bosser sans être payé (parce que moi, même 300 euros par moi c'est ne pas être payé : zavez vu le prix des loyers ? ), c'est quelque chose que la DRH qui vous « accueille » n'aurait pas accepté pour elle à son époque. Quelle hypocrisie !
finalement, un esclave, c'est galère : il faut le nourrir, l'héberger, l'habiller et lui apprendre le boulôt. Mieux vaut un stagiaire !
De
14H47 | 25/10/2007 |
la situation des stagiaires est doublement scandaleuse :
1)On se sert des stagiaires pour effectuer des taches normales de l'entreprise dans des conditions moyenageuses peu ou pas de rémunérations, horaires elastiques mais aussi aucune formation réelle
2) cela permet de supprimer des emplois rémunérés et donc cela favorise le chômage
C'est un retour au systeme en vigueur dans les ministères au 19ème siecle : il fallait travailler gratuitement pendant plusieurs années avant d'être embauché
En langage sarkozyste c'est la modernisation de notre économie !
à celine_auriolles
De
20H25 | 24/10/2007 |
Quand je vais chez le boulanger, il ne me file pas la farine, l'eau et le sel pour le faire son pain…
En voilà une qui n'a jamais fait de stage de sa vie… Tu sais, ces stages où on te demande de faire le boulot pour lequel les autres sont payés, que tu dois faire gratuitement et fermer ta gueule. Ces stages au bout desquels on te fait miroiter un emploi mais que tout compte fait non, ce n'est pas possible, on a pas l'argent, mais si tu veux tu peux le prolonger de six mois pour finir de te former… Te former en formation d'autres stagiaires par exemple…
Il y a vraiment des gens si déconnectés de la réalité pour balancer des conneries pareilles ? ? ?
Tiens, lis moi ça : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion2955.asp
C'est la terrible gauchiste Valérie Pécresse qui en parle de tes stages « chances pour la jeunesse »…
De celine_auriolles
20H54 | 24/10/2007 |
Tu veux dire « Valérie Pécheresse » ?
Bon, pour les abus, évidemment qu'il y a des patrons sans scrupules, il y en a même qui en font leur spécialité de prendre des stagiaires pour leur donner des tâches ingrâtes, mais il y a aussi des entreprises comme Accenture où tu es payé pendant deux mois où en fait tu coûtes à l'entreprise pendant que celle-ci met à ta disposition un cadre pour te former. Il faut voir les deux côtés, pas que celui du stagiaire.
à celine_auriolles
De pene-r
22H15 | 24/10/2007 |
il y a aussi des entreprises comme Accenture où tu es payé pendant deux mois où en fait tu coûtes à l'entreprise pendant que celle-ci met à ta disposition un cadre pour te former
Et ben, pour eux rien ne va changer, je vois pas où est le problème ? ?
Par contre cette façon d'annoncer toujours une réforme au rabais pour faire passer ensuite une mesurette pour une victoire ça commence à bien faire ! ! Soit les derniers gouvernements sont d'incroyables incompétents qui proposent toujours des textes déconnectés de la réalité, soit ils jouent aux marchands de tapis…
Dans les deux cas la base de négociation en France ressemble à rien de sérieux : -(
à celine_auriolles
De
20H35 | 24/10/2007 |
trop facile comme argument ! et que dites-vous aux entreprises qui font faire leur boulot par des stagiaires qui se succèdent tous les 3 ou 6 mois, sans salaire ?
à celine_auriolles
De
22H34 | 24/10/2007 |
Tout à fait en désaccord avec toi. Je suis personnellement en école d'ingénieur et nous avons tous eu un stage « découverte du milieu ouvrier dans l'industrie » à faire à la fin de notre premiere année.
Il a été tres facile pour nous tous de trouver un stage et pour cause…
Bon nombre d'entre nous ont été travaillé dans des chaînes de production ou autre et ont remplacé des ouvriers à ces postes. RESULTAT : au bout d'une mini journée de formation, nous avons travaillé entre un et 2 mois pour un salaire allant de 0 à 350 euros. Excuse moi mais les patrons utilisant ses méthodes sont plus qu'irrespectables et éthiquement incorrects. Bon nombre de ses étudiants auraient préférés travailler en CDD pour payer leurs frais d'étude ou tout simplement leurs extras au cours de l'année. C'est une honte que de telles pratiques soient possibles.. Ou alors on devrait dire : « tu es stagiere, tu apprends, tu n'es pas payé, tu regardes et tu files un petit coup de main à la limite mais tu n'es pas employé, tu ne dois rien à l'entreprise… » là ce serait honnête et non hypocrite…
De Gilliatt
11H51 | 25/10/2007 |
Je suis passer par la (peut etre meme la meme ecole), et j'ai fait mon stage en Allemagne : de la bas je suis revenu avec une somme sympathique, on etait paye plus que le smic.
Les allemands ne proposaient pas des stages ouvriers mais des boulots d'ete, payes… Il faut dire que pour ce genre de boulot le concept de stage, c'est completement du foutage de pomme. Ce n'est pas une formation a proprement parler. Tous les postes peuvent ils etre pourvu en stagiaire ? le doivent ils ? …hum
Quoique dans ce cas precis, il n'est pas mauvais que les gens qui seront amener a diriger les entreprises (a divers degres) aient, ne serait ce que le temps d'un ete, vecu le quotidien des ouvriers tant il est vrai que, dans le milieu des ecoles d'ingenieurs, la mixite sociale est limitee. Malheureusement, je me rappelle aussi que ceux qui a mon sens en auraient eu bien besoin etaient les premiers a trouver des echappatoires a cette experience a priori peu excitante.
à Gilliatt
De
16H45 | 25/10/2007 |
je me suis laissé dire que même dans les temples du libéralisme comme les Etazunis, bosser sans être payé est vu comme complètement idiot.
quelqu'un pour confirmer ?
De
18H17 | 25/10/2007 |
Je suis à New York, et effectivement le concept de bosser sans être payé fait marrer les Américains.
Bosser dur, pas de souci, mais bosser gratuitement, c'est rare.
Certaines boîtes le font mais elles restent relativement rares (médias, design, tous les jobs un peu « glamour », en gros).
Je suis passé par les stages abusés (je suis étudiant en journalisme, d'ailleurs, les médias y a pas pire sur le sujet) : un mois dans un canard à l'étranger, aucun frais payé, un mois dans une télé locale française (12 reportages produits, filmés, montés, diffusés) pour… 150 euros, ce qui ne couvrait pas mes frais de transport.
Alors oui ça m'a formé, sur le tas. J'ai un portfolio que je peux montrer. Mais j'ai fait le boulot d'un journaliste à plein temps, voire plus, sans compter le travail et les heures.
Réponse, toujours la même : désolé, pas d'embauche possible.
Certaines entreprises de médias recrutent maintenant des stagiaires *à l'année* payés que dalle.
Evidemment les médias sont ceux qui pourraient faire sortir l'info et créer un vrai tollé. Mais comme ils sont les premiers à employer ce genre de main-d'oeuvre désespérée, ça reste assez discret.
Pour une start-up qui démarre c'est une chose (Rue89 ? )
Pour une boîte qui tourne c'est juste scandaleux.
Si ces stages sont considérés comme une formation, alors si la boîte ne « peut pas » payer (mais comment le déterminer ? ), c'est l'établissement qui devrait le faire.
Vous voulez que nous découvrions la réalité de l'entreprise ? Pas de souci, mais allez jusqu'au bout, et payez 30 à 50% du SMIC, minimum, voire plus en fonction des responsabilités.
à celine_auriolles
De
05H22 | 25/10/2007 |
…et pendant ce temps là, les parents financent l'entreprise privée
à celine_auriolles
De
11H27 | 25/10/2007 |
Déjà que les jeunes ont un mal fou à trouver un stage, alors si maintenant les patrons doivent payer pour former des stagiaires, on peut faire une croix sur les stages. Faut pas prendre les patrons pour des imbéciles non plus. Quand je vais suivre des cours d'Anglais, je ne demande pas à l'école qui me forme de me payer. C'est la même chose pour le stage.
Les stages ne sont pas difficiles à trouver. De nombreux sites en proposent et les écoles ou universités sont en relation avec les entreprises qui leur fournissent leurs offres de stages.
Comparer un cours d'anglais à un stage n'a pas de sens. Le travail fourni est différent. Dans le premier cas, vous travailler d'abord pour vous, dans le second vous produisez un travail qui sera bénéfique pour l'entreprise puisque cela lui permet d'avancer dans ses projets. Le bénéfice pour le stagiaire est qu'il acquiert une expérience et des compétences, se confronte à la réalité professionnelle.
Je trouve que votre raisonnement ne tient pas la route.
De
18H46 | 25/10/2007 |
tu bosses, t'es payé. Et correctement parce que tu dois vivre. Encore plus facile à comprendre !
à celine_auriolles
De romi45
découvre l'information | 13H47 | 25/10/2007 |
soit mais quand on prend des cours d'anglais on est la pour apprendre…
aujourd'hui les stagiaires apprenent en ayant des responsabilitées de cadre avec experience
et ca , ca se remunere ! ! ! !
je connais bien, mon ancienne RH etait une stagiaire…..
Cdlt
à romi45
De
16H03 | 25/10/2007 |
On est d'accord. Et c'est ce que je dis dans mon commentaire. c'est pourquoi le raisonnement en question n'est pas valable.
De
17H12 | 25/10/2007 |
salut, je m'immisce. Juste pour dire que ce n'est scandaleux que pour des gens qui font un boulôt de cadre. Eux aussi fournissent un travail et ont un loyer à payer.
l'entreprise d'accueil à un devoir de tutorat et en contrepartie peut alléger ses charges (ou le deduire de ses impots si moins de 20 employés). Une entreprise qui accueille un stagiaires gagne de l'argent !
l'argument qui dit qu'un stagiaire ne sert rien faire est complètement fallacieux. D'abord parce que j'ai déjà vu des boites (dans l'informatique), à la ramasse se mettent à niveau comme ça (Un stagiaire apporte le dernier cri de ce qui se fait). Ensuite parce que le but du stage est de déboucher sur un emploi ; une entreprise qui joue le jeu peu bien passer du temps à former le stagiaire à son mode de fonctionnement…sauf si c'est du vent.
pour finir, la rubrique Les pires offres de stage chez générations précaire : rire (jaune) assuré !
http://www.generation-precaire.org/Les-PIRES-OFFRES-de-stage
De
18H43 | 25/10/2007 |
rectif 2e phrase : « ce n'est scandaleux PAS que pour des gens qui font un boulôt de cadre. »
vous l'aviez compris, désolé
à celine_auriolles
De mathieu-s2
16H22 | 25/10/2007 |
Vous croyez vraiment que les employeurs qui prennent les stagiaires le font dans le but désintéressé de les former ? comme s'ils leur « donnaient des cours d'anglais »…
Comme ce serait bien si vous aviez raison…
Mais ce que vous présentez est rarissime. On peut même dire que souvent les employeurs vraiment soucieux de la formation des stagiaires sont aussi ceux qui sont les plus ouverts à l'idée d'une prise en charge financière honnête.
Par contre ceux qui sont les plus fermés à la rémunératon sont aussi le plus souvent ceux qui n'ont aucun souci du stagiaire, de sa formation, de ses projets, mais se préocuppent seulement de presser le citron le plus possible ; En faisant parallèllement du chantage sur la base de leur capacité de nuisance à l'occasion des évaluations des stagiaires.
Pour parler comme vous le faites, il faut être bien loin de la réalité