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A Paris, les campements bulgares du périph' évacués

Les occupants, travailleurs du bâtiment et désormais citoyens européens, sont plongés dans un trou noir administratif.

Dans le campement Porte de Montreuil, avant l'évacuation (Audrey Cerdan/Rue89).

Parisiens, vous ne verrez plus aujourd'hui les petites tentes que vous aperceviez furtivement de votre voiture, sur les bords du périphérique, entre la porte de Montreuil et la porte des Lilas. Ceux qui vivaient là, des Bulgares, donc citoyens de l'Union européenne, ont été évacués par la police.

« L'expulsion des occupants sans droit ni titre, pour la plupart des ressortissants bulgares, a été prononcée le 5 octobre 2007 par le tribunal de grande instance de Paris », dit le communiqué de la Préfecture de Police. La situation de 194 personnes a été examinée ; selon la préfecture, 169 ont accepté un rapatriement volontaire, et ont été conduits dans un centre de transit. Neuf autres devraient être régularisés après une formation. La situation des 16 restants doit être « réexaminée ».

Des hommes, tous costauds, font bouillir de l'eau dans boîtes de conserve

Nous sommes allés rendre visite à ces Bulgares, avant leur évacuation, Porte de Bagnolet. Il fallait contourner une palissade pour découvrir, derrière, les tentes, une cinquantaine, qui s'alignaient le long d'un sentier. C'était le matin, des hommes, tous costauds, « pomaks » (musulmans pour la plupart) faisaient bouillir de l'eau dans des grosses boites de conserve. Pas de femmes en vue. Au bout du chemin, en territoire roumain (une poignée de tentes bien séparées des autres), un tricycle cassé témoignait du passage d'enfants. Une poule picorait. Les conditions sanitaires étaient pitoyables.

Le campement bulgare, Porte de Bagnolet à Paris (Audrey Cerdan/Rue89).« Je suis en France depuis cinq ans, et ici depuis cinq mois », nous a raconté Reyhan H., 35 ans. « J'ai dormi à droite et à gauche, chez des amis ou dans des tentes comme celles-ci. » Sa femme et ses enfants, âgés de 3 et 5 ans, sont en Bugarie, dans un village près de Varna. Comme tous les autres, Reyhan travaille sur les chantiers. Comme tous les autres, il fréquente quelques bars, dans le quartier de Strasbourg-Saint-Denis.

C'est souvent là qu'il trouve du travail : « C'est par exemple un patron turc qui nous place dans des chantiers conduits par des portugais », dit-il. Carreleur, il gagne 100 euros par jour, ce qu'il gagnerait en un mois s'il était resté à Varna. Il retourne chez lui une ou deux fois par an.

Ces Bulgares ne se considèrent pas comme des SDF. Ils ont un toit : chez eux, en Bulgarie ; ils ne sont là que pour des périodes provisoires, dures, mais lucratives. Les associations de sans-abris ne les voient d'ailleurs quasiment jamais passer sur leur écran radar. « Nos réseaux les croisent très rarement », reconnait Nicole Maestracci, la présidente de la Fnars.

En situation régulière, avec un travail régulier, mais sans logement

Depuis le 1er janvier, ils sont, de part leur nationalité, en situation régulière. Ils se lavent dans les bains-douche de la rue des Haies. Pour ces européens, trouver du travail n'est jamais un gros problème. Le bâtiment a besoin d'eux. Sauf que c'est illégal.

Chez Tony, un bar près du métro Strasbourg-Saint-Denis, des Bulgares sont dans la salle, mais aussi sur le trottoir, devant des deux-roues. Des grappes d'hommes qui ne parlent pas beaucoup. Ils viennent boire des bières après le travail. Hassan est au bar, devant une bière, il fume des « GD blue ».

Agé de 33 ans, il est maçon, généralement dans des appartements ou des pavillons de banlieue ; arrivé il y a un an et demi, de la région de Varna lui aussi ; deux enfants et une femme auxquels il rend visite de temps en temps. Lui ne dort pas sous une tente, « mais chez un ami ». « En dix jours, je gagne autant qu'en six mois en Bulgarie », témoigne-t-il.

« Je n'ai pas de permis de travail, c'est vrai, mais faut bien manger. Certains essayent d'avoir les papiers, ils vont à la préfecture, ils essayent un mois, deux mois, et puis ils se rendent comptent que cela n'aboutit pas. C'est toujours compliqué : à l'agence d'interim, ils demandent un permis de travail de la préfecture ; à la Préfecture, ils demandent une adresse et une promesse d'embauche… »

Pour les banques, ce sont les même cercles vicieux : « Il faut prouver une adresse, avec une quittance EDF », mais pour trouver un logement, il faut un bulletin de salaire… Sans compte, il doit faire tous ses paiements en liquide.

Hassan entend bien être régularisé un jour. Mais il ne fera rien pour. Tant d'autres ont essayé en vain avant lui. Il sait que cela ne marche pas. Qu'attend-il alors ? « Une nouvelle loi ».

« Hassan » : à sa demande, le prénom a été changé.

Zineb Dryef et Pascal Riché
Photos : Audrey Cerdan

Mis à jour le 24/10/2007 à 14h00 : ajout du bilan chiffré de l'évacuation.

Dans le campement Porte de Montreuil, avant l'évacuation (Audrey Cerdan/Rue89).

85 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Courageux anonyme

De

12H02 | 24/10/2007 | Permalien

il va devenir nécessaire que rue89 choisisse.

j'aime beaucoup le détail des « GD blue » !
Ça donne du sirupeux sentimental, sans rien apporter au sujet.
en plus la loi interdit ce genre d'image. Mais les lois, Rue89 par ses écrits à depuis longtemps signifié qu'elle faisait un tri selon ce qui l'arrangeait pour pondre du papier partisan.

Portrait de r_v

De r_v

12H22 | 24/10/2007 | Permalien

Je trouve étonnant que la chose qui vous semble la plus choquante sur cette page est le fait qu'il y ait un paquet de clope ! Moi c'est pas ça qui me choque mais bon il est vrai que je lis aussi les textes.

Portrait de Courageux anonyme

à r_v Portrait de r_v De

12H42 | 24/10/2007 | Permalien

ce que je retiens de mon côté c'est que l'article sous entend que la France est xénophobe, que ces pauvres gens sont maltraités, etc…
On glisse rapidement sur leur statut de hors-la-loi (même pour les Européens elles existent les lois ! ), sur les filières et sur les employeurs.

au total l'article ne fait qu'effleurer le sujet, picorant des faits et anecdotes bien loin de la réalité, uniquement pour complaire au type de population majoritaire sur Rue89, qui ne demande qu'à bouffer et stigmatiser les gouvernants.

Portrait de mathieu-s2

De mathieu-s2

13H13 | 24/10/2007 | Permalien

Alors là, non, pas question de bouffer du Tsarko, ni du Devedjan, ni du Fillon
quelle horreur…

Remettez moi plutôt une tartine d'amiante, patron.

Portrait de Courageux anonyme

De

13H18 | 24/10/2007 | Permalien

quand les gouvernants nous renvoyent au pires heures de notre pays dixit le new york times, on ne peut que tenter de contourner la censure pour tenter de soigner nos blessures morales ! !
des infos chocs sur http://vigicitoyen.canalblog.com/

Portrait de Courageux anonyme

De

22H54 | 25/10/2007 | Permalien

C'est toujours étonnant de voir les fluctuations de l'anti-américanisme, selon ce qu'écrivent les journaux américains

Portrait de r_v

De r_v

13H18 | 24/10/2007 | Permalien

Desole mais je fais parti des bouffeurs de gouvernants qui pensent que les gouvernants sont les complices du patronat (difficile de dire le contraire avec SAS SARKOSI 1er), que ces mêmes gouvernants sont laxistes avec les patrons qui embauchent au noir des etrangers corveables a merci.

En revanche je les trouve beaucoup moins laxistes quand il s'agit d'expulser les etrangers tout en les accusant de tous les maux pour satisfaires les trop nombreux xenophobes votant en france !

Portrait de Courageux anonyme

à r_v Portrait de r_v De

22H53 | 25/10/2007 | Permalien

Et en plus, l'expulsion est en contradiction avec leur amour des patrons. A moins bien sur qu'un flux régulier ne viennent alimenter la masse des travailleurs au noir.

Ce qui est scandaleux, c'est que ces gens sont moins bien traités que ceux que nous faisions venir dans les années 70, alors que s'ils trouvent du travail, c'est qu'on a besoin d'eux.

Alors, si on a besoin d'eux, autant les faire vivre dans des conditions décentes, c'est-à-dire leur donner un permis de travail et le permis de séjour associé, un salaire légal grêvé des charges sociales, suffisant pour pouvoir se loger, comme les Français qui font le même travail (s'il en reste).

Portrait de Courageux anonyme

De

13H35 | 24/10/2007 | Permalien

« Alors, nos amours sont mortes
Envolées dans l'au-delà
Laissant la clé sous la porte
Sous la porte des Lilas

La fauvette des dimanches
Cell » qui me donnait le la
S'est perchée sur d'autres branches
D'autres branches de lilas »

(Brassens)

Portrait de Courageux anonyme

De

14H02 | 24/10/2007 | Permalien

Heu, cher Alviano-on-t'a-reconnu… et qui devrait agir sur les filières clandestines et les employeurs marrons, sinon les députés des gouvernants, la police des gouvernants et la justice des gouvernants ?

« anecdotes bien loin de la réalité » ? Tu veux dire que les gens qu'a vus ce gros truqueur de Riché, ce seraient des figurants comme chez les gros pourris de TF1 ou de Match ? Oh là là, on m'en aurait menti ?

PMB

Portrait de Courageux anonyme

De

15H15 | 24/10/2007 | Permalien

Ce n'est pas de moi, je suis désolé de vous contredire…Ne soyez pas obsédé par ma prose…
D'ailleurs je la pensais reconnaissable
Pour ma part, je pense que tout travailleur, y compris en situation irrégulière et qui dénonce son employeur devrait immédiatement voir sa situation régularisée.
J'ajoute que les employeurs devraient relever de la correctionnelle quelque soit le nombre de clandestins employés.
Par ailleurs les donneurs d'ordre dans le cas de sous-traitance devraient également relever de la même peine.
C'est curieux comme la vertu se mettrait à régner à toute allure…
Voilà c'est une solution simple…mais attention, il n'y a pas que des capitalistes à gros cigare dans ce pays…Il n'y a pas que des mémères à chienchien à bonnes Philippines ou Marocaines… Il y aussi des restaurants, couscous, Chinois, « Japonais », Français aussi à la plonge, des ateliers de confection, des épiceries ouvertes 24H/24, des artisans plombiers, des électriciens, des déménageurs, des paysans au moment des récoltes.
En un an plus d'expulsions qui vous choquent tant elles deviendraient vite inutiles, je dirais même inexistantes.
Moi je suis un partisan de la douceur et je signe toujours mes posts quitte à me faire plagier.
C'est curieux je ne voulais plus écrire sur ce thème et je me rends compte que j'ai un public fidèle, c'est trop d'honneurs, je vous proteste que je ne le mérite pas.
Alviano

Portrait de pierrejcallard

De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 15H43 | 24/10/2007 | Permalien

Il faut surtout être cohérents avec la choix qu'on fait. Ce n'est pas être xénophobe que de vouloir maintenir un espace qui est culturellement « chez-nous », mais il faut mettre la frontière quelque part et, là où elle est mise, elle doit protéger « en dedans » la solidarité qui doit accompagner l'appartenance. On a dit OUI à la Bulgarie, traitons les Bulgares comme des Français. L'heure est à poser les limites de l'Europe. Une Europe sans Turquie, sans Maghreb, sans immigration. Avant de me dire de droite, lisez donc ce lien : http://nouvellesociete.org/5170.html

Pierre JC allard

Portrait de Courageux anonyme

De

16H06 | 24/10/2007 | Permalien

Alors moi, je dois être un peu bête, ou je n » ai pas bien lu entre les lignes, mais à quel endroit de l » article peut-on lire que la France est xénophobe ?

Portrait de Courageux anonyme

De

18H59 | 24/10/2007 | Permalien

Les réactions précédentes ne peuvent que nous inciter à continuer, ces gens là sont dérangés par une information qui parle de la réalité quotidienne du monde dans lequel nous vivons.
J'aurai souhaiter quand même, (désolé d'être aussi exigeant) d'en savoir un peu plus.
J'ai un peu de doute pour les 100 euro par jour à moins que celui que vous aviez interrogé soit un caporal, chargé de regrouper ses co-nationaux pour les conduire sur les chantiers. En général je crois, ces ouvriers au noir, travaillent pour de petites sociétés souvent gérées par d'autres immigrés muni de permis de séjour sous-traitantes pour d'autres sociétés du bâtiment plus grosses, qui elles sont dirigés par des « gens bien de chez nous », ça serait intéressant de savoir quelles sont ces entreprises et à qui elles appartiennent.

Portrait de Courageux anonyme

De

21H10 | 24/10/2007 | Permalien

Perso je me faisais 100 euros par jour au black il y a qqes années, c'est plus ou moins le tarif partout.

Portrait de Courageux anonyme

De

11H19 | 27/10/2007 | Permalien

ouais, je confirme,
c'est 100 euros, comme c'etait 100$ en californie il y a 6 ou 7 ans. mais bon, a ce prix la, tu bosses une bonne dizaine d'heures par jour, tu ne te plains pas, tu n'as aucune assurance sur quoi que ce soit, et demain, on verra…. il fera jour normalement….

Alain pacifique

Portrait de Courageux anonyme

De

04H26 | 25/10/2007 | Permalien

Dans le cas des Chinois elles appartiennnent à la mafia, c'est une triade du centre-ouest dont j'ai oublié le nom.
C'est pour ça que les clandestins Chinois résistent aux expulsions ou manifestent en masse ou…se jettent par la fenètre, c'est qu'en cas d'expulsion ils risquent leur peau pour ne pas pouvoir rembourser leurs frais usuraires de passage en France.
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

13H01 | 24/10/2007 | Permalien

papier partisan rue89….. fcht la c est la cerise sur le gateau de la mauvaise foi ! ! !
rue89 vous assurez les mecs ! ! !
des infos chocs sur http://vigicitoyen.canalblog.com/

Portrait de celine_auriolles

De celine_auriolles

13H06 | 24/10/2007 | Permalien

En tout cas, vive l'UE ! Discriminer des citoyens européens, faut le faire. C'est qui les prochains sans-papiers ? Les Bretons qui voudront aller travailler à Paris ? Si on ne voulait pas des Bulgares, alors il ne fallait pas laisser entrer la Bulgarie dans l'UE. Que je sache ces gens-là sont là pour travailler. On ne voit guère de Bulgares faire brûler des voitures jusqu'à preuve du contraire.

Portrait de Courageux anonyme

De

13H29 | 24/10/2007 | Permalien

pardonnez moi monsieur MAIS RUE 89 est le seul endroit ou l'on peut s'exprimer, ou cas ou vous ne l'auriez pas remarqué ! MOI JE PREFERE VOIR UN PAQUET DE GLOPE QUE LA TETE DU PETIT NAIN DE JARDIN TOUS LES SOIRS SUR LES CHAINES DE TV !

Portrait de Mour59

De Mour59

12H04 | 24/10/2007 | Permalien

on le voit bien, le fait d'appartenir à l'UE ne change pas le statut de nombreux travailleurs de l'Est : des employés à bas prix !
L'Europe n'a pas que deux vitesses, mais plusieurs face à ce qu'on appelle la mondialisation qui dessert plus que ne sert.
Sauf celles et ceux qui ont une « ferrari ».
On est vraiment mal barré !
La mondialisation serait-elle comme l'Univers en perpétuel expansion et si non, comme je le crois, à quand le big bang ! ? !

Mour

Portrait de Courageux anonyme

à Mour59 Portrait de Mour59 De

22H59 | 25/10/2007 | Permalien

Ce que vous dites est faux : il y a aussi des cadres, j'en connais depuis longtemps. Mais on ne parle pas d'eux, car ils ne vivent pas dans des tentes sous les viaducs du périph.

Portrait de Courageux anonyme

De

12H26 | 24/10/2007 | Permalien

J'ai pas trop compris. Quand on est ressortissant européen on a besoin d'avoir un permis de travail ou de résidence pour aller dans un autre pays européen ?
Je dis ca parcequ'il m est arrivé de travailler en espagne et en allemagne et je n'ai fais aucune démarche. Et c'était du travail légal, et la société qui m'embauchait était local, pas une annexe d'une boite francaise.

Ou alors il n'y a que pour l'espace shengen où l'on a pas besoin de papiers ?

Portrait de Pascal Riché

De Pascal Riché

Rue89 | 13H07 | 24/10/2007 | Permalien

Pour travailler en France, les étrangers doivent posséder un titre de séjour et une autorisation de travail. L'Acte d'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'Union européenne prévoit une période transitoire en matière de libre circulation des travailleurs.

« Pendant la durée de cette période transitoire, les travailleurs bulgares et roumains, comme les travailleurs des Etats membres ayant adhéré à l'UE le 1er mai 2004 auxquels sont appliquées des mesures transitoires, restent soumis à l'obligation d'obtenir préalablement une autorisation de travail dans les conditions prévues par la législation nationale pour exercer une activité professionnelle salariée sur le territoire français ».


Plus ici :

http://www.social.gouv.fr/article.php3 ? id_article=1132

Portrait de Courageux anonyme

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De

13H35 | 24/10/2007 | Permalien

Merci, c est ce que je voulais savoir.
Vu qu'on les a deja accepté dans l'europe, autant tout faire pour leur faciliter le passage au lieu de mettre des batons dans les roues, mais bon..

Portrait de superBOB

De superBOB

14H46 | 24/10/2007 | Permalien

Certes, mais le problème c'est qu'à droite on aime pas les étrangers et à gauche on a peur du plombier polonais…

Portrait de Courageux anonyme

De

20H28 | 24/10/2007 | Permalien

ok pour les etrangés en france mais que ceux qui les soutiennent les prennent chez eux et subviennent a leurs moyens (nourriture logement etc)

Portrait de Courageux anonyme

De

23H03 | 25/10/2007 | Permalien

Oui, mais nous n'avons pas assez de demande pour employer quelques dizaines de millions de gens payés 100 Euros par mois chez eux, pour qui le SMIC paraît la fortune.

Mieux vaut les aider à remettre leur pays sur pied et s'enrichir chez eux, où les besoins sont plus grands. C'est d'ailleurs bien à ça que tendent les subventions européennes et les prêts de la BERD et autres banques de ce type.

Portrait de Courageux anonyme

De

13H11 | 24/10/2007 | Permalien

Helas ! Il faudrait prévenir les prefectures françaises de quelques evolutions qu'a connu notre continenet depuis peu (création de l'europe, espace shengen…) Car je peux témoigner, en tant qu'espagnole, que l'administragtion française a quelques « ratés » du coté de la libre circilacion des travailleurs en Europe. J'en ai personnellement fait les frais lorsque je me suis installée en france, renvoyée de la rpefecture à la sécu et de la sécu à la rpefecture pour obtenir ce qui m'était du : la possibilité de travailler librement en France (je précise que j'avais déjà un emploi dans un service public et que j'ai travaillé plusieurs mois dans cete sorte d'« illégalité »)

Portrait de Courageux anonyme

De

13H39 | 24/10/2007 | Permalien

Et au contraire, quand je suis parti en Espagne (Ténérife est peut etre différent du reste du territoire à ce niveau, mais ca m'étonnerait), on ne m'a rien demandé. Peut etre que j'aurais du aller a la préfecture pour prévenir, mais en tout cas je n'ai jamais eu de problèmes, ni meme avec la police.

Personnellement je me sens mal a l'aise que la France demande autant de papiers aux étrangers alors qu'on nous fout la paix quand on va chez eux…

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