La CGT l'avait ironiquement baptisé « Contrat dernière embauche ». Et c'est en effet l'impasse pour le « CDD spécial seniors ». Négocié par le gouvernement Villepin, le dispositif est en vigueur depuis le 28 août 2006. C'est un contrat à durée déterminée spécifique, de 18 mois renouvelable une fois, valable pour toute personne de plus de 57 ans pourvu qu'elle cherche un emploi depuis au moins trois mois.
Cette mesure avait été présentée par la rue de Grenelle comme un élément-clé de la politique de réinsertion des seniors. La France émarge en effet parmi les plus mauvais élèves en la matière, avec seulement 36% des 55-64 ans encore en activité. Mais le dispostif a fait chou blanc : lundi, le ministère du Travail a confirmé que seuls « une vingtaine » de ces CDD ont été signés depuis son entrée en vigueur.
« Peu importe le chiffre, que ce soit 18 ou 22 : de toutes façons, on n'a pas fait de stastiques car ça n'en valait pas la peine », précisait lundi après-midi le cabinet de Xavier Bertrand. Invité sur les ondes de France Inter lundi matin, le ministre du Travail a d'ailleurs volontiers ironisé sur le CDD senior, « un brillant succès ».
Les plus de 45 ans ne représentent que 3% des cadres recrutés en 2006
D'après les statistiques de l'Apec, 3% à peine des cadres recrutés l'an dernier avaient dépassé 45 ans. Les pouvoirs publics se sont bien fixés pour objectif d'atteindre le ratio d'un quinqua sur deux dans l'emploi. Mais la pyramide des âges rend cet objectif plus improbable encore… Or on estime qu'un candidat, entre 48 et 50 ans, reçoit trois fois moins de réponses, à diplômes comparables, qu'un concurrent âgé de 28 à 30 ans.
A l'heure du rehaussement de l'âge de la retraite, à quarante annuités pour tout le monde dès l'an prochain, ces difficultés à l'embauche pour les plus de 45 ans posent problème compte tenu de l'interruption des parcours professionnels, et notamment de la multiplication des périodes de chômage. En clair : difficile d'espérer une retraite à taux plein si l'on perd son emploi à 47 ans et qu'on éprouve les plus grandes difficultés à retrouver du travail.
Pour Xavier Bertrand, l'impasse du dispositif souligne la nécessité de remanier la législation actuelle. Les partenaires sociaux sont en effet en pleine négociation sur le contrat de travail. Les discussions, ouvertes en septembre, portent justement sur « la modernisation du marché du travail en début, en cours et en fin de parcours professionnel ». Soit, entre autres, la refonte du contrat de travail. Un dossier sur lequel Nicolas Sarkozy met la pression : il a fait savoir, dès l'entame des négociations, que tout devrait être bouclé « à la fin de l'année »… sous peine de voir l'Elysée et Matignon passer en force.
L'offensive du gouvernement contre ce « contrat spécial séniors » -quoique voulu par la même famille politique- ne serait-elle qu'un préambule à une déréglementation plus poussée du marché du travail ? Possible, alors que les syndicats s'attendent à être consultés « en fin de semaine » sur un plan détaillé de refonte du droit du travail. Jeudi soir, le Medef doit ainsi soumettre un document de travail aux syndicats, précise la CFTC.
Patronant et syndicats unis contre le « CDD senior »
Syndicats et patronat s'accordent en tous cas pour ne pas verser de larmes sur ce contrat. Côté syndicats patronaux, on réclame un effort accru sur la formation continue pour inverser la tendance. Le Medef prône aussi une politique de communication massive : « En Finlande, une telle campagne a permis de faire baisser de 10% en un an le chômage des seniors. »
Toujours au Medef, où l'on affirmait lundi midi à Rue89 que « personne ne travaille actuellement sur l'emploi des seniors », on déplore un contenu trop faible « dès les fonds baptismaux ». « Il faut que l'Etat agisse avec les outils qui lui sont propres. A lui de proposer davantage de bonus pour qu'il y ait un intérêt à embaucher des seniors », botte en touche le syndicat patronal, qui fait valoir que seul « un changement culturel » sera à même de bousculer les statistiques.
A la CGPME, Jean-François Veysset fait valoir que « les PME sont citoyennes et responsables socialement »… mais n'y va pas par quatre chemins pour justifier la préférence des recruteurs pour les jeunes. Le vice-président du syndicat patronal de petites et moyennes entreprises estime que les seniors doivent « se remettre en question » et « faire un effort pour justifier leur salaire en actualisant leurs compétences ».
Adopté après un accord avec la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, le contrat spécial seniors ne sera pas davantage réhabilité par les syndicats. La CGT et Force ouvrière n'avaient pas signé l'accord mettant en place le dispositif.
En charge du chantier de la « modernisation » du contrat de travail pour le compte de la CFTC, Gabrielle Simon arguait lundi soir auprès de Rue89 que le syndicat avait « hésité à signer » à l'époque du gouvernement Villepin dans la mesure où « le contrat de travail n'est pas une baguette magique ». Le syndicat chrétien s'exprimait par ailleurs pour « une responsabilisation des entreprises », qui pourrait passer par un système de bonus-malus.
Un système vanté par le ministre lundi matin sur France Inter, soit trois jours après la journée de grève contre la réforme des régimes spéciaux :
« Pour l'an prochain, je réfléchis à un système sur l'emploi des seniors plus structurant, plus ambitieux, avec un système de bonus-malus pour encourager les entreprises qui jouent le jeu. Ce sujet est aussi lié aux régimes spéciaux : si je demande de travailler plus longtemps il faut que je pense aux évolutions de carrières. »





















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De
14H23 | 23/10/2007 |
Des apprentis sorciers ou des aigrefins, je vous laisse le choix. Ces gens sont très bien placés pour savoir qu'en France non seulement le rapport au travail est soumis à un critère d'âge depuis la fin des 30 Glorieuses, mais en plus dans le cas du contrat Senior c'est une fumisterie.
Je m'explique, le contrat Senior devait inciter les salariés du baby-boom ayant atteint l'âge de la retraite à 56/57 ans sans pouvoir la percevoir puisque l'âge plancher est 60 ans pour le privé, à travailler jusqu'à 60 ans donc, soit 3 ou 4 ans de façon à les sortir des stats du chômage d'une part et d'autre part de renflouer les caisses santé. Ces seniors en CDD ne pouvaient contribuer que temporairement à l'économie, puisqu'un CDD par définition est limité dans le temps.
C'est pourquoi peu de contrats ont été signés. Mon dernier employeur a embauché 2 seniors, 1 en CDD et 1 en CDI. Je vais vous dire : il n'a pas fait une affaire. Les deux sont perclus de rhumas et bons pour la retraite mais l'un n'a que 57 ans donc encore 3 ans à attendre pour toucher sa retraite et l'autre a 62 ans et il lui manque 2 ans pour toucher une retraite à taux réduit du fait qu'il a eu 2 années à l'étranger qui n'ont pas compté pour le calcul. Donc pratiquement, c'est par pitié qu'ils sont embauchés et au niveau valeur ajoutée, ça se réduit à peanuts.
De mon côté, j'ai 50 ans cette année, je ne trouve des emplois que précaires depuis 6 ans et j'ai de moins en moins de réponses.
Pour vous dire, que ce n'est pas 47 ans qui vaudrait pour être explicite dans votre exemple, mais plutôt 43 ans, l'âge fatidique auquel les employeurs vous ferment la porte.
D'un autre côté, on voudrait bien travailler mais les cheveux blancs ça répugne, pourtant tout le monde en sera là un jour. De l'autre on voudrait bien faire l'effort d'embaucher mais à tarif réduit. Les deux parties ne peuvent ni se rencontrer ni s'entendre puisque le deal est basé sur une escroquerie.
Un Senior se paye, son expérience doit être justement rétribuée, de même ses compétences mais au jour où l'entreprise cherche à être moins-disante pour ristourner ses charges fixes, vous pensez bien que les Seniors ne sont guère intéressants.
De
20H09 | 23/10/2007 |
Merci CA pour la piqûre de rappel (zut ! je suis pas pro-vaccin ! ) concernant la situation. Je te souhaite que des bonnes choses !
Je rajouterai même que les employeurs de plus de 50 ans avouent avoir du mal à « parier sur » …les plus de 50 ans…Cherchez l'erreur….
Mais pour positiver un peu on peut observer l'exemple d'un pays européen ou la population comprend qu'une cliente de plus de 50 ans préfère être conseillée par quelqun de son âge, du coup les patrons aussi trouvent normal d'embaucher la tranche de la population stygmatisée dans l'article.
Alors ça bloque à quel niveau en France ? Au niveau de l'égo ?
De
20H41 | 23/10/2007 |
Je le vois au moment des entretiens et au moment des embauches (car 6 ans de précarité suppose des embauches).
Chaque situation est différente mais globalement, quand je suis à l'entretien avec des personnes de mon âge voire un peu plus âgées ça se passe correctement.
Avec les trentenaires ou les quadras ça se passe en moyenne assez mal car vous « plombez la moyenne d'âge » et on ne se gêne pas pour vous le dire.
Vous renvoyez à vos interlocuteurs une image à laquelle ils n'ont pas envie d'être confrontés : chômage, précarité en dépit des compétences, un physique un peu moins frais et en même temps une image à laquelle ils ne sont pas habitués : un mental plus endurci qui vous permet de dire « ce job est pour une petite pointure, je vous dépanne mais ça ne m'emballe pas ».
Pour eux c'est carrément l'horreur, vous devriez leur cirer les pompes et au lieu de ça vous faites le délicat.
De
12H07 | 24/10/2007 |
Non, c'est un problème formation. En France, les gens sortent de l'école avec leur diplôme et croit qu'ils peuvent vivre sur ces acquis jusqu'à la retraite. Il y a rien de plus sclérosé qu'un ingénieur français qui est persuadé que son diplôme le protège de tout. Il est consternant de constater que ces gens ne font jamais de formation. Ils savent tout. Cette attitude est profondément ancrée, même chez les techniciens, alors qu'on sait bien que la technique évolue très vite.
La seule assurance possible contre le chômage c'est son employablité qui continuellement confrontée à l'évolution de la société.
Entre un vieux qui n'est plus employable et un jeune qui ne l'est pas encore, le choix est vite plié.
kassis01
De JP_JP
12H51 | 24/10/2007 |
Toutes les fonctions et particulièrement les fonctions d'encadrement impliquent une remise en cause quasi permanente.
Je suis informaticien (études) et je puis te dire que mon travail n'a strictement plus rien à voir avec ce qu'il était lorsque je suis arrivé sur le marché du travail.
Tout est constamment remis en cause et pas des broutilles, arrangements, mais des changements majeurs.
Et l'informatique n'est pas le seul domaine où tout bouge très vite.
Dormir sur ses lauriers, à part la police peut-être, je ne vois pas qui.
De
22H33 | 23/10/2007 |
Pas d'argument à développer…
Le libéralisme Français est celui de l'absolu
La perversion des Lumières : Ici, on taxe un max
Le client, on l'exploite
Le salarié, on l'exploite
L'état, on le gruge
Commerçants et artisants : 20% de la population active
Commerçants et artisants : 60% de la fraude fiscale CONSTATEE
Et que dire des Gautier-mes-genoux ?
Des Parisot-fleur-de-nave ?
Des Notat-nique-les-pauvres ?
Ah, ça ira, ça ira, ça ira
(Sur un air oublié)
De
12H20 | 24/10/2007 |
Bah faut faire de la politique a cet age là.
C'est vrai c'est le seul secteur d'emploi ou la moyenne d'age est supperieur a 45 ans.
De là a penser que nos dirigeants ne sont pas en phase avec les dirigés …
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 17H09 | 24/10/2007 |
CA 9h23 N'est-il pas évident que toute la gestion du travail et de la main-d'oeuvre est en retard de plusieurs générations.. ? Il y a déjà deux générations que je le dis ! Et je sais de quoi je parle.
http://nouvellesociete.org/701.html
http://nouvellesociete.org/cv.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De
18H51 | 24/10/2007 |
Conseil de graphiste senior et genial malgre son age : vos ecrits blancs sur fonds couleurs sont absolument illisibles au bout de dix lignes ! ! !
De
15H49 | 23/10/2007 |
J'ai 50 ans, je suis en pleine forme, belle et toujours désirable, mais j'ai un patron de 25 ans à qui, tous les jours j'ai envie de dire : « retourne à la crèche ! Tu sais colorier, empiler des boîtes ? Alors passe à l'étape supérieure qu'est l'apprentissage du verbe et des mots ! L'illusion de croire que l'affirmation de soi-même passerait par le mépris des autres me semble une faute professionnelle de haute voltige ! !
N'ayant ni les facultées intellectuelles ni l'assurance de ces facultées, j'attends sa chûte…
La valeur ajoutée de l'âge est une hérésie ! On est bon ou mauvais, à 20 ans comme à 50 !
De pablico
16H29 | 23/10/2007 |
quelle hérésie ! en France, les sociétés privées ne font pas de social, mais des profits ! !
Quand on aura compris cela on se laissera plus raconter de salade ! !
qui veux d'un ancien pour travailler ? PERSONNE
Qui a déjà travaillé avec un ancien de + de 50ans ? ?
C'est plein de vieux principes, et ils ne s'adaptent pas vite aux nouvelles technologie.
(j'ai 60 ans et j'étais dans l'informatique)
moi je l'ai fait et ce n'est pas marrant tous les jours.
Sans parler du stress qu'il faut tenir à bout de bras, ni du fait de travailler avec des jeunes qui réfléchissent et agissent à 100 à l'heure, ni celui de se recycler à tout bout de champ.
L'age c'est un problème d'échelle entre les jeunes et les séniors.
on nous raconte des salades et ceux qui nous les racontent n'ont jamais travaillé dans la technique.
à pablico
De
19H26 | 23/10/2007 |
Mais quand est-ce qu'on va se décider à faire des retraites petites mais raisonnables pour les gens qui auront envie d'arrêter ? Les grosses retraites, qui permettent de s'acheter trois maisons ou d'aller tous les ans aux bahamas ou aux antilles sont à supprimer.
quand est-ce qu'on va fabriquer des choses qui dureront longtemps et qui n'auront pas besoin de tant de gens à la production et surtout dans les bureaux ?
Quand allons-nous arrêter de remplir les décharges avec nos vieux frigo, quand allons-nous acheter un frigo à basse consommation pour la vie ?
Quand allons nous arrêter de nous rendre malades avec de soi-disant innovations (merci l'amiante ! ) !
quand va-t-on simplifier la comptabilité pour pouvoir mettre plein de comptables à la retraite ?
Ce monde de compétition est idiot…foutons le en l'air avant qu'il exige que nous nous foutions en l'air !
De
11H48 | 24/10/2007 |
Bien vu ; vous cernez le fond du problème :
à savoir que l'on a l'impression depuis maintenant quelques decennies, de TRAVAILLER non plus pour produire ce qui est nécessaire, mais POUR SE DONNER et donner à d'autres DU TRAVAIL ! ! ! ! !
LE TRAVAIL EST DEVENU UNE FIN EN SOI, alors que depuis l'origine de l'homme, il n'était et n'aurait du rester qu'un moyen.
Cette perversion est corroborée par la « réhabilitation » de la valeur travail, chère au Président Sarko.
C'est très grave, car avec cette logique tordue, on signe la fin du progrès ; il faut en effet bien comprendre que si l'homme a progressé, au cours de l'histoire, c'est parce qu'il a en permanence cherché à faciliter sa tâche, dans le but de faire moins d'efforts et donc de moins souffrir dans la réalisation de ses besoins.
Faire l'apologie du travail en tant qu'activité créant du travail est une absurdité intégrale.
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 17H16 | 24/10/2007 |
CA 6h48
J'ai beaucoup écrit sur cette question. Si ça vous intéresse.. http://nouvellesociete.org/701.html
Si vous lisez l'anglais, ceci a été publié bien avant Rifkin : http://nouvellesociete.org/300.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 17H33 | 24/10/2007 |
le lien ci-dessus vous mène à un texte trop long. Voyez plutôt : http://nouvellesociete.org/3127.html
Breakthroughs would happen by the grace of technology and education, but they would just trickle in at the convenient pace that - you guessed it ! - would keep manpower at work and wealth productive. From the Seventies and on, this would mean no more increase of our standard of living ; in terms of new goals, manpower and wealth would be sent to parking orbits of null-production, and it would look at time like our society was out of its collective mind, for we would not work to produce anymore but… PRODUCE TO WORK ! (1982)
Pierre JC allard
De
16H09 | 23/10/2007 |
et vous êtes bonne, apparemment…
De
16H56 | 23/10/2007 |
Oui je suis bonne mais pas à tout faire quoique (couac ! ) je fasse le métier de femme de ménage ! C'est la solution d'emploi la plus valorisante ! ? que m'ait proposé l'ANPE et encore je ne travaille qu'à temps partiel… suis-je toujours aussi bonne ?
Mon métier c'est la peinture mais là aussi, il régne un consensus honteux et mortifère qui sublime l'acheteur (Arnault for exemple) et dénigre l'artiste ou le pille !
Il n'y a plus aucune mesure, il n'y a plus aucun respect élémentaire, il n'y a plus d'idéal et plus d'avenir… faute à tous ces groupes politiques que certains élisent !
« A porter ma vie sur mon dos
J'ai déjà mis soixante berges
Sans être un saint ni un salaud
Je ne vaux pas le moindre cierge
Marie maman voilà ton fils
Qu'on crucifie sur des affiches
Un doigt de scotch et un gin, fils
Et tout le reste je m'en fiche
Ils ont voté… et puis, après ?
J'ai la mémoire hémiplégique
Et les souvenirs éborgnés
Quand je me souviens de la trique
Il ne m'en revient que la moitié
Et vous voudriez que je cherche
La moitié d'un cul à botter ?
En ces temps on ne voit pas lerche…
Ils n'ont même plus de cul, les français !
Ils ont voté… et puis, après ?
C'est un pays qui me débèqu'te
Pas moyen de se faire anglais
Ou suisse ou con ou bien insecte
Partout ils sont confédérés…
Faut les voir à la télé-urne
Ces vespasiens de l'isoloir
Et leur bulletin dans les burnes
Et le mépris dans un placard
Ils ont voté… et puis, après ?
Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
A fumer le scrutin de liste
Jusqu'au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans le gosier
Ils chanteraient la Marseillaise
Avec des cartes perforées
Le jour de gloire est arrivé »
Léo Férré
De
16H26 | 23/10/2007 |
Je travaille depuis 30 ans.Embauchée comme cadre consultante, il y a moins de 2 ans, licenciée le mois dernier, j'ai répondu a 50 offres d'emploi, j'ai eu 14 réponses negatives, 2 entretiens pour lesquels j'attends une réponse. Ma retraite est dans 12 ans, si tout va bien, j'aurai travaillé 42 ans. A 30 ans déjà, je téléphonais pour postuler aux offres d'emploi, lorsque je donnais mon age, on me disait que j'étais trop vielle ! ! ! Malgré tout, j'ai trouvé, mais non sans mal. Ou va-t-on ? Je n'ai pas le choix, il faut que je travaille, mais que fait le gouvernement pour les quadras et les quinquas ? Il faut pénaliser les entreprises qui ne recrutent pas les quadra et les quinquas.
De abas50
parisdailleurs.canalblog.com | 16H30 | 23/10/2007 |
Et oui, une idée lumineuse, un élément-clé de la politique de réinsertion des seniors qui tombe à l'eau !
Tant que les responsables d'entreprises ne changeront pas d'état d'esprit en France, on avancera pas. Mais avec la pénurie de cadres à venir sur le marché du travail , ils vont y être forcer…
Abas 50
http://parisdailleurs.canalblog.com/
à abas50
De pablico
16H37 | 23/10/2007 |
que nenni ! ! ils feront comme dans le médical, ils iront chercher les jeunes cadres hors de France ! !
j'ai vu une émission édifiante hier sur la 5 ! !
les médecins, infirmières et autres kiné venaient de partout sauf de chez nous ! !
à abas50
De
09H24 | 24/10/2007 |
Quelle pénurie de cadre, ont en fabrique, des jeunes à qui ont a basiné qu'à la fin de leur étude ils gagneraient des fortunes, et la triste réalité ont les colles à des postes de manager à 25 ans sans aucunes experiences du monde réel du travail. Résultat des courses les personnes plus agés à qui le poste aurait pu être confié se retrouve à la rue et comme cela les entreprises font baisser les salaires.
Et oui 1+1 a toujours fait 2.
1/ stopper l'évolution de carrière
2/ embaucher des jeunes
= plus de profit pour les sociétés et surtout baisse des salaires.
Au chomage depuis pas mal de temps j'ai pu me rendre compte que les salaires ont pris un petit - 20% dans les dents depuis 2005.
Et on parle de pouvoir d'achat ! ! ! ! ! ! !
chercher l'erreur
De
17H02 | 23/10/2007 |
C'est Raffarin, De Villepin, Sarkozy et d'autres à droite qui critiquaient les 1 million d'emplois créé sous l'air Jospin de 1997 à 2002. L'autre bon à rien de Raffarin à tout détruit lorsqu'il était 1er ministre, et maintenant, il passe son temps à nous parler de social ! Cela fait 30 ans dans la Vienne et Poitou-Charentes que l'ont supporte ce Nul ! Dans la région nous ne le voyons pas lorsqu'il y a des conflits sociaux dans les entreprises et des licenciements tels que chez SFR, AUBADE, MICHELIN, MARIE, ces entreprises ont licenciés à tour de bras, pour faire plus de profit !
J'étais satisfait hier soir lorsque sur Canal+ Augustin LEGRAND a remis en place Raffarin !
Au final, beaucoup de quinquagénaires ont vraiment du mal à retrouver du boulot suite à un licenciement, à 45ans nous sommes considérés comme des Séniors(je le vis actuellement)Et Parisot et son syndicat de corrompus, nous disent qu'il faudra travailler jusqu'à 62 / 65 ans ? ? ?
PS : Que le MEDEF pioche dans la caisse noire (+ de 600 millions d'euros) pour aider ceux qui sont dans la mouise passé 50 ans !
De Chipek
10H28 | 24/10/2007 |
Je ne pense pas que le fond du probleme soit de nous faire travailler jusqu'à 61 62 ….65 ans , on sait que c'est impossible (age d'entree sur le marché du travail, moyenne de cessation d'activité comprise entre 57 et 58 ans public et privé confondus)
par contre , l'interet de ce rallongement du temps de cotisation est à mon avis autre
comme personne n'arrivera à l'age legal de depart, nous serons tous assujetis aux decotes, alors retraite egalera peau de chagrin
n'oublions pas que la valeur de l'année est passée de 2 à 1.7/1.8 en 2003
pour peu qu'en plus on ne puisse plus toucher sa retraite qu'au nouvel age defini………….. des années de misere en perspective
De
18H47 | 23/10/2007 |
Il vaut mieux 20 CDD qu'un seul DCD ! ! !
http://jeremyhoareau.canalblog.com/
De
22H37 | 23/10/2007 |
Mieux vaut la torture que la mort
Selon les tortionnaires
Mieux vaut l'esclavage que la mort
Selon les esclavagistes
LE MIEUX QUI VAUT C'EST AUCUN CDD ET AUCUN DCD
Selon moi
De Chipek
10H30 | 24/10/2007 |
oté !
ca fait plusieurs fois que vous me faites rigoler
merci ami réunionnais
De
19H23 | 23/10/2007 |
La recherche d'un travail.
Je ne sais que penser,
j'ai 54 ans élevé 4 enfants, réussi une formation de responsable de formation niveau 2, coach certifié et management, j'arrete de me plaindre je ne suis pas la seule, une leçon pour les femmes !
investissement dans la vie professionnelle et pour les enfants « le plus tard possible et le moins possible »
Amicalement
Anna
De romeotan
4 juin 1989 : je n'oublie pas. | 19H38 | 23/10/2007 |
A 25 ans, on envoie plein de lettre de motivation, on ne reçoit pas de réponse. Finalement de stage en CDD, on arrive parfois à trouver une place, mais on met bien en évidence que vous n'avez aucune expérience et donc que c'est chance pour vous d'obtenir ce travail, en conséquence, il est évident que vous aurez un bas salaire.
A 50 ans, on envoie plein de lettre de motivation, on ne reçoit pas de réponse. Finalement, de relations en connaissances exhumées, on arrive parfois à trouver une place, mais on met bien en évidence que votre expérience ne fait pas le poids face à la crise, en conséquence, il est évident que vous aurez un bas salaire.
Jeunes ou vieux, j'ai le sentiment que c'est un peu le même combat, arrêtons de diviser les gens pour mieux regner. Le turnover permanent a changer la mentalité des embaucheurs qui, me semble-t-il, privilégient le profit à la croissance et au respect (de soi-même et des autres). Je ne suis donc pas certain qu'en adoptant des mesures favorisant le profit (bonus/malus), on obtienne cette fameuse croissance et puis surtout « un peu de respect ».
De
19H39 | 23/10/2007 |
si on veut favoriser l'emploi des séniors et réduire de manière générale le temps passé à retrouver un travail après un licenciement, il faudra déjà qu'il y ait une véritable formation continue tout au long de la vie professionnelle, or on a que des mesures gadget à ce niveau en France
mettre de l'argent dans la formation continue n'est pourtant pas à perte puisque cela réduirait le chômage et auguementerait de manière mécanique les impôts et taxes perçus par l'Etat
signé Warp
De
20H08 | 23/10/2007 |
Un Senior n'a pas grand besoin de formations, précisément parce que lui a profité toute sa vie professionnelle des formations internes.
Petite précision à apporter ici, comme le disait une intervenante plus haut, on compte un Senior en entreprise à partir de 40 ans, non pas de 55 ans comme on a tendance à le croire.
Le Senior est en pleine possession de ses compétences, je parle des Seniors quadras et quinquas. Il est souvent expert en bureautique, informatique, technique, bilingue.
Après pour les sextas, il conviendrait plutôt de les appeler Grands Seniors, ça ne les rend pas plus incompétents mais comme le disait le collègue ci-dessus, ce sont les possibilités physiques qui sont moindres comparées à celles d'un Junior, ça n'a rien à voir avec les compétences.
Logiquement, un Senior vaut plus cher car il est déjà formé, et connait parfaitement le mécanisme de l'entreprise ainsi que son métier. C'est pour cette raison que les entreprises rechigent à les embaucher, ils valent cher et sont moins malléables (voire pas du tout).