De l'état-major général de l'armée américaine au commandement central, la plupart des chefs militaires américans ont exprimé au minimum leur réserve, sinon leur opposition catégorique, à une action armée contre l'Iran. Si le président Bush commence à préparer -et a fortiori donne l'ordre- une telle attaque, que devraient faire les généraux ? Se retirer sans faire de bruit, ou se mettre au garde à vous et accomplir la mission ? La légitimité de la dissension militaire est un sujet brûlant, en ce moment, dans des conférences, documents internes, et discussions de coulisses, générant une forte émotion et une sincère introspection. « Qu'aurions nous dû faire dans la période qui a conduit à la guerre d'Irak ? “ demandent les généraux. ‘Que devrais-je faire la prochaine fois ? est le non-dit qui agite leurs consciences.
Un conflit entre deux principes fondamentaux
Ce qui est jeu, c'est le conflit entre deux principes fondamentaux des officiers supérieurs : le devoir de fournir aux responsables politiques civils des conseils militaires objectifs, et l'obligation d'obéir à tous les ordres légaux de leurs supérieurs. Selon la Constitution [des Etats-Unis], le Président est hiérarchiquement supérieur au général ou à l'amiral le plus gradé.
Au cours des dernières années, de nombreux officiers en ont voulu à leurs officiers supérieurs pour ne pas s'être opposés de manière plus forte pendant la période de préparation de la guerre en Irak. Le secrétaire à la Défense d'alors, Donald Rumsfeld, avait insisté pour envahir l'Irak avec entre un tiers et la moitié des effectifs qui avaient été demandés par les généraux. Ils savaient qu'un désastre se préparait, mais se sont tus après un premier round de désaccords.
En avril 2006, trois ans après le début de la guerre, six généraux à la retraite ont exprimé publiquement leur désaccord avec les plans qui avaient été élaborés, et ont demandé la démission de Rumsfeld. Les opposants à la guerre ont applaudi à cette révolte des généraux’.
Cependant, de nombreux officiers d'active -particulièrement dans les échelons intermédiaires engagés dans la guerre- ont été choqués. Ils demandaient : où étaient ces généraux lorsqu'ils portaient encore l'uniforme, lorsque leur dissidence aurait pu servir à quelque chose ? Comment ont-ils pu nous conduire à la guerre en doutant à ce point des plans de bataille ? L'obligation d'obéir aux ‘ordres légaux’
Certains officiers supérieurs estiment toutefois qu'il ne peut pas y avoir de place à la dissidence, surtout une fois que la décision a été adoptée. D'autres ne vont pas aussi loin, mais les règles sont floues sur le moment où il faut s'abstenir. Le code pénal militaire est clair : tous les militaires, y compris les officiers, se doivent d'obéir aux ‘ordres légaux’. Et c'est même un crime de ne pas obéir, passible de cour martiale.
Mais le qualificatif -‘ordres légaux- est important : il rejette par avance les arguments des nazis accusés de crimes de guerre (j'obéissais aux ordres’ n'est pas recevable si l'ordre n'est pas ‘légal’). Et c'est un moyen légitime pour soldats en proie à des problèmes de conscience de ne pas participer à des arocités comme My Lai (massacre au cours de la guerre du Vietnam, ndt) ou les séances de torture comme celles d'Abu Ghraib (en Irak, ndt).
C'est une chose pour un sergent de désobéir à son lieutenant dans le feu de l'action. C'en est une autre pour un général de pouvoir qualifier un ordre du Président d'‘illégal’. Ce n'est plus un geste de sa conscience, c'est un coup d'Etat. Il existe toutefois des circonstances qui peuvent troubler le plus loyal des officiers, comme lorsque Richard Nixon, au cours des dernières semaines de sa présidence, s'est mis à boire abondamment, et à s'égarer mentalement. Le secrétaire à la Défense d'alors, James Schlesinger, avait demandé aux chefs d'état major de confirmer avec lui tout ordre provenant de la Maison Blanche. Mais dans ce cas, l'autorité du Président était mise en cause par un autre civil, pas par le chef d'état major.
Neuf options pour éviter la désobéissance
Désobeir ouvertement à un ordre présidentiel est donc une situation qu'aucun officier d'active ne veut avoir à affronter -et nous devons les en remercier. Mais, dans un article qui a beaucoup circulé, intitulé ‘Knowing when to salute’ (savoir quand saluer) et publié en juillet dernier dans la lettre d'information de l'Institut d'études stratégiques de l'école militaire de l'armée, le général à la retraite Leonard Wong et le colonel à la retraite Douglas Lovelace, ont fait la liste des neuf options qui, sans aller jusqu'à la désobéissance, sont à la disposition des officiers supérieurs pour faire face à des dirigeants politiques qui n'écoutent pas leurs conseils.
Si la situation n'implique aucune menace à la sécurité nationale, ou faible, l'officier peut d'abord demander à être affecté à un autre poste, refuser une promotion ou partir en retraite anticipée, écrivent-ils. S'il existe une menace à la sécurité nationale, ils peuvent choisir la voie de l'‘information publique’ (un euphémisme pour l'organisation de fuites à la presse…), l'écriture d'un texte académique, le témoignage au Congrès, organiser une ‘action collective’ (un complot ? ), et si rien de tout cela ne fonctionne, il peut toujours démissionner.
Il existe une grande différence entre prendre sa retraite et démissionner. Lorsqu'un officier prend sa retraite, il garde tous ses avantages sociaux et reste dans la grande famille militaire. Lorsqu'il démissionne, il dit adieu à tout ça. Voilà pourquoi aucun général n'a démissionné aux Etats-Unis depuis plus de quarante ans, et le dernier à l'avoir fait a ensuite demandé, sans succès, à réintégrer le rang.
Démissionner ou prendre sa retraite ?
Wong et Lovelace estiment que le départ à la retraite ‘ne peut pas être une option dans les cas de forte menace à la sécurité nationale : cela peut être personnellement satisfaisant de laisser derrière les aspects les plus déplaisants de la bataille politique, mais c'est ignorer le sens des responsabilités des militaires vis à vis de la nation’.
Les généraux qui s'abstiennent de démissionner ne sont pas nécessairement des égoïstes. Car il faut distinguer entre la révolte des généraux à propos de l'Irak, et l'hypothétique révolte à propos, par exemple, d'un bombardement de l'Iran. Les généraux à la retraite qui se sont exprimés en 2006 ne critiquaient pas tant la décision d'envahir l'Irak que la manière dont cette guerre a été planifiée et menée. Pour beaucoup d'offiers, ces généraux avaient le droit, et même l'obligation d'exprimer leur avis sur le niveau des troupes prévu, la tactique ou la stratégie suivie. Mais ces officiers estiment que lorsque leur désaccord est sur le fond de la politique suivie, ils n'ont pas à s'exprimer publiquement, ils n'ont pas à s'exprimer du tout.
Le colonel à la retraite Don Snider, professeur à l'école militaire et qui a écrit abondamment sur les rapports civils-militaires, estime qu'il existe peu de cas permettant aux officiers d'entrer en dissidence. ‘Les officiers sont les serviteurs, pas les maîtres’, m'a-t-il dit. ‘S'ils ne sont pas d'accord, ils doivent partir’. Mais il a insisté qu'ils doivent partir tranquillement, c'est-à-dire prendre leur retraite, car démissionner serait les projeter dans l'arène du débat politique et diplomatique, au-delà leur expertise et éthique militaire.
Un officier qui réfléchit souvent à ces questions, mais a demandé de ne pas être identifié, accepte la position de Snider jusqu'à un certain point : dans leur dissension, les officiers ne doivent pas sortir de leur domaine, mais il estime que la frontière est parfois très étroite entre questons politiques et militaires. Par exemple : si un président déclare une guerre sur la base de renseignements erronés, cete décision n'est pas strictement politique et la nature des renseignements fait partie du champs de compétence de l'officier.
Comment s'opposer à une guerre désastreuse avec l'Iran ?
Voilà la sorte de débats avec lesquels se débattent aujourd'hui les officiers. Et il y a fort à parier que si la séquence conduisant à la guerre en Irak se répétait aujourd'hui, il y aurait un ou deux généraux pour démissionner — ou pour prendre sa retraite, mais aussi prendre la parole plus rapidement qu'ils ne l'ont fait (Le général Greg Newbold, le directeur des opérations à l'état-major au début de l'administration Bush, a pris sa retraite juste avant l'invasion de l'Irak, mais ne s'est exprimé publiquement que trois ans plus tard, un délai qu'il a regretté).
S'il y a un compte à rebours pour une opération contre lIran, que feront les généraux ? Ce n'est pas une question facile. Mais voici ma proposition (on pourra me dire, à juste titre, que le conseil est aisé puisque je ne suis pas militaire) : si les officiers supérieurs à tous les niveaux de la chaîne de commandement estiment tous qu'une attaque de l'Iran serait un désastre, ils doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire changer d'avis le Président. Ils devraient s'arranger pour être convoqués par des commissions du Congrès et se faire poser des questions délicates, qui susciteraient des réponses critiques. Et, au dernier moment, ils devraient menacer de démissionner ou de prendre leur retraite en masse, et, si la menace ne suffit pas, de la mettre à exécution (même s'ils le faisaient en silence, le départ de six ou huit généraux aurait un impact certain).
Il s'agit d'une affaire dangereuse. Elle ne doit pas être utilisée trop souvent (et en coordination avec des civils qui sont d'accord avec eux, si possible le Secrétaire d'Etat et le Secrétaire à la défense). Mais si un tel bombardement conduit à un désastre, comme le pense actuellement de nombreux officiers, ils doivent réaliser —et le précédent de l'Irak le leur montre- qu'ils en seront aussi responsables. La vraie question est donc : est-ce que l'anticipation de cette responsabilité sera suffisante pour les amener à agir de manière préventive, ne serait-ce que pour compenser le fait d'en avoir fait si peu avant le désastre irakien.
En partenariat avec





















114
(Pour réagir, connectez-vous)
De
14H37 | 20/10/2007 |
« Knowing when to salute »
Savoir quand obéir / obtempérer
De kst
keep-smiling-through.typepad.com | 19H20 | 20/10/2007 |
On peut également constater que le titre « traduit » diffère assez sensiblement (dans les mots et dans l'intention) du titre original de l'article :
« Resign, Retire, Renounce
What should generals do if Bush orders a foolish attack on Iran ?
By Fred Kaplan - Posted Wednesday, Oct. 17, 2007 »
http://www.slate.com/id/2176122/
… auquel on ne saurait trop conseiller de se reporter directement, si on le peut, pour échapper à une traduction française approximative (ou orientée ? ) qui réussit le tour de force de baigner dans le franglais tout en ne rendant pas compte du texte anglais original.
Après le titre « réinventé », ça commence très fort dès la première phrase : y a-t-il une raison pour transformer « the idea of bombing Iran » (qui peut se traduire directement sans problème) en « une action armée contre l'Iran », ce qui est incorrect, aussi bien du strict point de vue de l'action militaire que du point de vue de la morale et de l'imaginaire collectif, auquel l'énoncé original fait inévitablement référence ?
---
http://keep-smiling-through.typepad.com/bgemp/
à kst
De Pierre Haski
Rue89 | 19H43 | 20/10/2007 |
et si vous nous aidiez à traduire ? Seriez vous disposé à traduire des papiers de Slate de temps en temps ? …
à Pierre Haski
De kst
keep-smiling-through.typepad.com | 21H09 | 20/10/2007 |
Non merci.
Dans le sens dans lequel vous poussez les choses sur ces sujets je n'ai de plus vraiment aucune intention de vous aider… : )
Vous faîtes un journal d'opinion, et je fais tout simplement partie de ceux qui viennent ici vous porter la contradiction, dans l'espace prévu à cet effet.
Si vous souhaitez exclure ce type de commentaires, il vous suffit de le dire et de ne pas les publier ; pour ma part je ne crierai même pas à la censure, considérant que chacun est bien libre de publier ce qu'il veut chez lui.
Sur le fond et sur le long terme, je crois que vous aurez de toute façon un jour à faire des choix entre : d'une part l'efficacité du journal d'opinion et d'influence que vous essayez d'imposer avec beaucoup de constance et de cohérence — et d'autre part la liberté de débat qui vous plaît beaucoup dans son principe mais semble aussi beaucoup vous irriter dès qu'elle produit ses effets pratiques.
Je ne sais pas de quel côté vous pencherez en définitive, mais je suivrai certainement ça avec beaucoup d'intérêt…
---
http://keep-smiling-through.typepad.com/bgemp/
à kst
De
22H30 | 20/10/2007 |
Bien vu sur toute la ligne ; RUE89 m'apparaît bien comme vous le décrivez !
à kst
De
08H22 | 21/10/2007 |
ah bravo ! Vous basculez entre l'ironie, une apparence d'impartialité, et une sympathie feinte. Tout ça pour leur faire la leçon. Il est un peu évident que vous les suivrez avec un oeil essentiellement critique…
Attitude destructive oh combien française. Changez un peu !
De
08H54 | 21/10/2007 |
et si au contraire le changement devait venir d'ailleurs ?
si pour une fois dans la presse on avait à lire des textes d'analyse et non d'opinion… Des textes de réflexion honnête et non des idées prêtes-à-porter pour gens du même bord, du type « argumentaire commercial permettant de répondre à toutes les questions »
à kst
De
09H04 | 21/10/2007 |
kst
vous avez embrayé sur mon message concernant le « Knowing when to salute » et je suis en phase avec ce que vous avez écrit par la suite.
Un traducteur doit avoir totale liberté pour faire vivre un texte : les seules orientations politiques auxquelles il doit se soumettre sont celles présentes dans l'original.
Il ne peut en aucun cas faire passer ses idées ou celles du demandeur de la trad. Enfin, il doit donner son accord sur la version finale publiée (après concertation).
Toutes choses qui rendent la tâche proposée on ne peut plus irréaliste compte tenu de la ligne Rue89
De Redab
09H28 | 21/10/2007 |
@CAT 10h04
Rue89 n'étant pas un site de traducteurs, pourriez vous nous faire comprendre le sens que vous donnez à
« Knowing when to salute »
« Savoir quand obéir / obtempérer » comme vous le proposez
et non « savoir quand saluer » comme des francophones simplistes oseraient le penser (avec l'aide de Collins…), bien sûr dans le contexte du sujet abordé.
Merci
à Redab
De
11H18 | 21/10/2007 |
dans la tradition, quand un ordre est donné le soldat salue* pour montrer qu'il a compris et qu'il se soumet à l'ordre reçu donc qu'il va faire ce qui lui a été demandé = obtempérer.
Le salut n'est donc pas ici le « bonjour respectueux » mais la marque de l'obéissance.
* dans l'armée américaine on peut saluer tête nue alors qu'en France ce nest pas autorisé : en l'absence de béret, képi, casque, etc… le soldat se met au garde à vous pour faire comprendre qu'il a bien reçu / compris.
De
12H07 | 22/10/2007 |
Bonjour,
Dans l'armée française il existe un type se salut que l'on pratique tête nue ou lorsque l'on porte une arme. Il s'agit d'un hochement de tête de haut en bas.
PP.
à Redab
De
11H40 | 21/10/2007 |
Pur s'en persuader il suffit de lire le 2e paragraphe :
« what should the generals do ? Disobey ? Rally resistance from within ? Resign in protest ? Retire quietly ? Or salute and execute the mission ? »
même en traduisant littéralement c'est évident :
« que devraient faire les généraux ? Désobéir ? Rallier l'opposition (la résistance) ? Démissionner en signe de protestation ? Prendre “tranquillement” leur retraite ? Ou bien saluer (donc obéir/accepter) et éxécuter la mission »
De
19H53 | 21/10/2007 |
merci.
explication claire qui justifie.
à Pierre Haski
De php62
10H25 | 21/10/2007 |
mon épouse, agrégée d'Anglais, est intéressée.
à vous de voir
à kst
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 23H59 | 20/10/2007 |
@ Kst
Avant de vous lire j'allais intervenir sur ce site car le titre ne correspond pas au texte,j'y trouvais quelque chose de bizarre.Merci.
à Servais-Jean
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 00H11 | 21/10/2007 |
@ Kst et Rue89
J'ai entièrement confiance dans Rue89 et je sais que les traductions ne sont pas toujours faciles, à moins d'être traducteur professionnel.Aussi je vous ai remercié pour votre éclairage et je soutiens Rue89 qui ne peut pas se payer un traducteur.
à Servais-Jean
De
08H44 | 21/10/2007 |
partant de votre raisonnement on peut tout vous faire avaler, des contresens ou même de l'invention pure vous n'y trouverez rien à dire !
De
17H48 | 21/10/2007 |
cause toujours.
à kst
De
02H35 | 23/10/2007 |
Cher KST,
Merci, très grand merci pour votre commentaire qui, ce qui est rare dans les médias français (et pas seulement dans les médias), appuie là où ça fait mal : une traduction imcomplète et mal faite, car l'on ne confie quasiment jamais à des professionnels ce travail, c.a.d. à des personnes formées pour cela.
Il manque, au début de l'article, un mot très très fort pour les militaires US (pour les autres aussi, comme en Birmanie) : « […] désobéir ? […]
Ou alors l'auteur de l'article “interprète”, et ceci d'une manière partielle (partiale ? ).
Question à Rue89 : avez-vous “juste” traduit, où avez vous “interprété” ?
Marc Meier-Maletz
Traducteur/Interprète diplômé DIHK (CCI)
LEA Anglais/Allemand
De kst
keep-smiling-through.typepad.com | 07H42 | 23/10/2007 |
>> « Il manque, au début de l'article, un mot très très fort pour les militaires US (pour les autres aussi, comme en Birmanie) : “[…] désobéir ? […]” »
Effectivement cette disparition (qui m'avait échappé) est assez instructive…
Et la comparaison mot à mot vaut le détour.
---
Le 2ème paragraphe du texte original :
« So, if President George W. Bush starts to prepare—or actually issues the order—for an attack, what should the generals do ? Disobey ? Rally resistance from within ? Resign in protest ? Retire quietly ? Or salute and execute the mission ? »
devient, en effet, dans la version reconditionnée par Rue89 :
« Si le président Bush commence à préparer -et a fortiori donne l'ordre- une telle attaque, que devraient faire les généraux ? Se retirer sans faire de bruit, ou se mettre au garde à vous et accomplir la mission ? »
---
Il faut donc croire que les 3 concepts :
« Disobey ? Rally resistance from within ? Resign in protest ? »
n'existent tout simplement pas dans certains dictionnaires, pour certains esprits, ou sous certaines plumes…
A moins bien sûr que tout ça ne soit que l'effet des hasards de la traduction combinés aux aléas du bénévolat…
---
http://keep-smiling-through.typepad.com/bgemp/
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 17H45 | 20/10/2007 |
Je crois que l'on sous-estime l'effet de la propagande fascisante que distille les médias américains. En ramenant la légitimité à une loyauté au Chef… on rend bien facile pour la population américaine qui en a ras-le-bol d'accepter la simple substitution d'un chef à un autre. Il ne serait pas dans la tradition qu'un militaire prenne le pouvoir aux USA, mais le pouvoir militaire pourrait facilement faire en sorte que quelqu'un le prenne. Il y a cent façons discrètes - ou moins discrètes - de le faire. Tout dépend de l'urgence. Quand des armes nucléaires survolent le territoire américain « par erreur » il y a urgence.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5142.html
à pierrejcallard
De
06H18 | 21/10/2007 |
Ca va, t'es sûr ? Sinon, on a une psy du CNRS en ligne. En cas de besoin urgent, n'hésite pas.
à pierrejcallard
De
12H46 | 21/10/2007 |
pas souvent d'accord avec vous mais là je dois vous approuver.
En revanche je pense que vous êtes trop « naïf » en ce sens que les EU sont déjà gouvernés par les militaires (ce fameux complexe militaro-industriel).
Savez vous comment s'intitule le morceau de musique qui accueille le président aux EU ?
« Hail to the Chief »… ça laisse rêveur non ?
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 06H37 | 22/10/2007 |
@ CA 07.46
« Vous apprendrez à m'aimer » comme disait l'évêque à la danseuse… : -)). En attendant, NON, les militaires n'ont pas le haut du pavé, aux USA. Dans le complexe M.I, c'est « industriel » qui est le mot-clef. Les USA ne produisent pas pour faire la guerre, ils font la guerre pour produire. Les maîtres, aux USA, ce sont ceux du TOP 1% qui possèdent 34 % de la richesse totale, 55% de la valeur en Bourse. Si vous entendez un bruit de sabres, en Amérique, c'est un GROS changement. Dans les circonstances, ce serait un bonne nouvelle ! Une attaque contre ce fascisme collégial corporatiste qui, porté par une dictature, était néanmoins celui vers lequel tendait Mussolini lui-même !
http://nouvellesociete.org/5107.html
Pierre JC Allard
De domisyl
09H44 | 21/10/2007 |
une petite gifle est toujours salutaire !
comment se fait il que RUE89 n'ai pas de traducteur objectif sinon « honnète » ?
mais le fond du sujet en eût il été changé ?
De
15H29 | 21/10/2007 |
« Bush évoque la Troisième guerre mondiale »
kouchner er maintenant Bush.. Et si on préparait pas à pas, l'opinion publique, à un conflit inéluctable qui serait à mes yeux une catastrophe pour l'avenir de nos enfants !
D'un coté le bloc Russie Iran , de l'autre Usa Israel et…la France.
One peut se résoudre à un tel scénario , il faut informer les francais de cette possibilité de conflit majeur.
retrouvez l'artcile complet sur http://vigicitoyen.canalblog.com/
De
16H56 | 22/10/2007 |
La question se résume à « etre d'abord citoyen ou executant.
A mon sensl'iran n'est pas une menace pour les USA elle fait comme la coree et instruite par le précédent irakien elle vise en se dotant d'une capacité nucléaire meme modique de tenir à distance l'appétit pétrolier des USA
De
15H02 | 20/10/2007 |
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2007/10/17/010-Bush-I…
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 16H47 | 21/10/2007 |
Des généraux qui commencent à réfléchir, ça m'inquiète. Je ne me souviens pas qu'ils l'aient fait avant les deux guerres du golf.
La premmière était décrite comme une promenade de santé ou un exercice grandeur nature de nos glorieuses armées, en fait, un vrai massacre surtout pour les civils chiites.
La deuxième, comme un jeu vidéo avec le score des morts - 20/200 000 - 25/250 000 - dans le coin de l'écran.
Il a fallu que les boys rentrent par milliers dans des boites et sur des brancards, pour que les américains passent de la fierté nationale à la tristesse familliale. La mort et la désolation passent mieux à la télé que devant sa porte.
Le concept de guerre légale est très intéressant mais difficilement praticable pour le soldat de terrain, vite collé contre un mûrs. Il serait plus normal que ce soit les parlements qui décident après un vrai débat contradictoire, d'abord de la légalité de la guerre puis de sa nécessité.
A l'inverse, le fait que ce ne soit qu'un seul homme qui décide, est véritablement une abérration démocratique. Imaginez un G.W. Bush ou un N. Sarkozy avec un tel pouvoir ? Un cauchemard.
De
15H06 | 20/10/2007 |
http://www.alterinfo.net/Preparation-de-la-guerre-contre-l-Iran-Operatio…