« Prise d'otage » ou défense du service public, salariés de la SNCF, élus, « entreprenautes » ou syndicalistes prennent position.

Sur le blog de Digiboy, deux unes de journaux. Sur celle du Figaro de mercredi on peut lire : « Une large majorité de Français contre la grève ». « 54% des Français soutiennent la grève », lit-on a contrario à la Une de l'Humanité du même jour. Entre ces deux France « majoritaires » qui s'affrontent par blogs et forums interposés à propos de la journée nationale d'action contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, Digiboy, lui, a choisi son camp : « Personnellement, je suis contre cette grève. La France ne se réforme pas, elle fait la révolution. Réservez vos pavés ! “
Illustration d'une querelle entre pro et anti-grève qui ne brille pas par sa modernité. Le blogueur Christophe Courtois rappelle d'ailleurs ce qu'écrivait Le Monde d'une grève des transports, le 17 octobre… 1957, il y a cinquante ans jour pour jour :
‘Le droit de grève (…) devient dans les services publics une épreuve de force entre les serviteurs de la collectivité publique mécontents de leur sort et tous les citoyens qui, bon gré mal gré, ont recours à leurs services, et qui n'en peuvent plus.Cette opposition est d'autant plus paradoxale que les secteurs en grève ont été enlevés à la gestion privée pour être nationalisés, là où la concurrence pouvait en atténuer les effets. La France est un pays qui préfère aujourd'hui s'accommoder de ses maux plutôt que d'avoir le courage d'en supporter les remèdes.’
Christophe Courtois a également lu le rapport de la Cour des Comptes sur le sujet des régimes spéciaux, qui l'a convaincu que cette grève était injustifiée. Pour la pénibilité invoquée par certains grévistes, il cite par exemple cet extrait du rapport : ‘L'âge moyen de décès masculin à la SNCF est de 82,8 ans, remarquablement supérieur à l'âge moyen de décès des français (77,2 ans)’ Conclusion sans appel, donc :
‘Dans ces régimes, on part à la retraite à 55 ans, on vit plus vieux que l'ensemble des Français, et on se fait financer sa retraite, soit directement par vos impôts (5 milliards), soit par des taxes supplémentaires que vous acquittez sur vos factures.’
‘La grève de demain résonne comme un troisième tour de la présidentielle chez ceux qui ne digèrent toujours pas le résultat’, résume de son côté ‘l'entreprenaute’ Ulrich Jambrin-Rozier dans un billet intitulé : ‘Demain, je suis pris en otage.’
Plus doux sur la forme mais non moins ferme sur le fond, Thiery a, lui, titré son billet de mercredi : ‘Privilèges ? :
Les cheminots ne sont pas des aristocrates’, ne serait ce que parce qu'ils travaillent pour vivre. Mais, à voir avec quelle âpreté ils s'attachent à une rente de situation qui n'a plus de raison d'être (il est sans doute beaucoup moins pénible de conduire un train électrique que de remplir la chaudière d'une machine à vapeur), on peut se demander s'ils n'aspirent pas à le devenir ? ‘
Plus concret, Thierry Guilmart, conseiller municipal UMP de Malakoff, s'agace particulièrement sur son blog du fait que, dans sa ville, les enfants scolarisés devront jeûner jeudi, les employés de la ville (communiste) ayant été encouragés à faire grève pour soutenir ce mouvement politique’. Et de conclure ainsi :
‘Résumons : ils cotisent moins, moins longtemps et touchent plus, plus longtemps. Alors que nous devons faire des efforts pour sauver nos retraites, leur régime est totalement épargné par les réformes. En vertu de quoi ? De quels privilèges ? (…) Le droit de paralyser une partie du pays serait-il inscrit dans le règlement de la SNCF et de la RATP ? Vivement un service minimum du service public !
Même exaspération face aux conséquences de la grève pour les non-grévistes sur hellotipi, le blog de mrboo :
Nous le savons tous, l'équilibre de notre système de prévoyance et de retraite est de plus en plus fragile. Dans ce type de situation nous sommes obligés de nous serrer les coudes, se planter la tête dans le sol en attendant que ça passe’ ne mène nul part (surtout que cela ne risque pas de passer sans rien faire).‘Résultat : la nounou d'Héloïse va essayer de venir à pied, mais j'ai bien envie de lui dire de rester chez elle. Ma formation risque d'être annulée. Certains m'ont annoncé ne pas pouvoir venir à notre diner d'entrepreneurs.’
Version plus franchement militante, dans cet appel à contre-manifestation de Florian sur Auféminin.com :
‘Il est temps que ça change. Demain, nous devons tous huer et insulter ces nantis qui ne vivent que par et grâce à notre argent. Demain 18 octobre, soyons tous contre ces nantis ! ! ! Ensemble, nous gagnerons !
Une grève qui ne fait chier personne…’
Gagner demain, c'est aussi l'intention de Didier, 39 ans, sauf que lui est salarié de la SNCF, encarté à la CGT et qu'il explique, dans une interview audio au Monde.fr, pourquoi il fait grève. Bien sûr pour sauver sa retraite, justifiée par les contraintes de service public (travail la nuit, le week-end…), mais aussi pour le maintien de l'emploi et des conditions de travail.
Or, rappelle Guillaume sur le blog des Jeunes socialistes du XVe arrondissement de Paris, ‘Une grève qui ne fait chier personne ça ne sert à rien’ :
‘Cet adage qui me sert de titre, certes provocateur, n'est pas dénué de vérité. Avouons que si les grévistes ne gênaient personne, ils n'auraient aucune chance que leurs revendications soient écoutées par le gouvernement. Le brassard en grève’ à la japonaise, je n'y crois pas ! ‘Le dialogue social, dans une démocratie, ce n'est pas réunir les syndicats et les obliger à entériner des décisions prises par d'autres, mais d'aboutir par la négociation à un compromis acceptable par tous. Le gouvernement joue la provocation.’
Même volonté de rétablir une vérité qui serait mal relayée par les médias sur Le coin du corbeau :
Ces régimes ont été mis en déficit volontairement depuis cinquante ans, et au passage ils ont servi de pompe à fric pour le patronat et parfois pour le budget de l'Etat.
Sur son blog, illustré par des cerises (comme le temps des…) ce qui peut sembler bizarre compte tenu de son prénom, Clémentine Autain, conseillère municipale de Paris apparentée communiste, rêve, elle, d'un nouveau ‘1995’ et donne rendez-vous pour cela à ses lecteurs à 14h30 Place de la République, à Paris :
‘Les syndicats ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils se battraient jusqu'au bout, jusqu'au retrait de la réforme. Cheminots, traminots, gaziers, électriciens… mais c'est plus globalement l'ensemble de la fonction publique -avec son corps enseignant notamment- qui participera à cette grande mobilisation nationale pour la défense d'un service public de qualité et de proximité.’
D'autres enfin, ne perdent pas le sens pratique. Xuoan rappelle ainsi, en commentaire sur Auféminin.com :
Si vous comptiez acheter un vélo, faites le aujourd'hui, car demain, toutes les boutiques seront en rupture de stock ; ) Ou alors il ne restera que de beaux et coûteux hollandais…
Ou encore Fansolo, blogueur d'Orléans, qui s'interroge : ‘A quand le calcul par les scientifiques de l'impact sur l'environnement d'un jour de grève ? Toutes les pistes de réflexion sur ce dernier sujet sont les bienvenues.
Arnaud Aubron et Pascal Riché




















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De
04H21 | 18/10/2007 |
Les nantis de la république vont manifester aujourd'hui, non pas le patronat et ses valises de billet, pas nos élus à multiples casquettes, pas les journaleux proche du politique et tous a fait aussi corrects, pas les financiers rapaces, pas les banquiers profiteurs, pas les stocks optionnés passionnés, pas les délocalisateurs voyageurs, non les méchants nantis de notre beau pays, ceux du service public, qui ruinent nos caisses, cause de tous nos maux… bonne journée à tous et vivement ce soir pour avoir notre dose de propagande gouvernementale.
De
06H29 | 18/10/2007 |
Mille Bravos ! !
De
08H36 | 18/10/2007 |
Moi, aujourd'hui je m'éclate ! Patron, remettez-moi un ballon de rouge !
Marcel Leboffe, conducteur de rame (CGT-RATP)
De
09H47 | 18/10/2007 |
Ouais !
De
17H46 | 18/10/2007 |
je ne repond pas aux imbéciles donc ,je choisi un sans vote
pourquoi défendre l'un des 40 régimes spéciaux ( celui de la sncf ) plus tot que celui des parlementaires , parceque cela ne me coute rien , le financement des retraites de la sncf ,edf, gdf ou des ouvriers d'états (qui ont un fond de pension géré par la caisse des dépots et consignations )mais ils sont le dernier rempart contre le modèle anglosaxon ( emron , et autres spoliations : faire payé par les retraités et les actifs ,les saloperie des iniciés )
et parcequ'il devient évident pour les cons que le « très petit » après leurs avoir promis ,par exemple : vous allez tous avoir ,pour vos heures au dessus de 35 , 25 pour cent , l'ont dans le cu la balleyette ,« RIEN ne change “,ils ont élus un règent de France ,bientot les assignats et autres coquetteries de la nouvel court de France
pas d‘état d'ames , les longs il faut les racccourcir
si les vieux de cinquantes ans , ne sont pas dans la rue pour No passaran qu'ils ne viennent pas pleurer lorsque la soupe populaire ,qu'ils aurront ne sera pas à leurs gouts
l'histoire aurrat ete ecrite , et ils ne seront pas les héros , mais les coquins qui par lacheté n'auront pas su dire NON
avant de penser à vous penser à vos enfants
François
De turonuscivis
18H02 | 18/10/2007 |
A part dire NON et nous réciter des pages entières des journaux écrits par tes petits camarade, tu fais quoi ? ou plutôt tu sais faire quoi ? je te demande pas ce que tu veux faire tu va répondre NON ! !
c'est le seul discourt que j'ai entendu dans ta bouche et celui de tes petits copains NON NON et NON
Le poing tendu ! !
au fait tu sais ce que signifie No passaran ? ? non.
à turonuscivis
De
07H00 | 19/10/2007 |
Heureusement qu'il y a des gens qui ont le courage de dire non ! Heureusement pour toi, car sans ces gens là, tu serais encore un cerf. Certainement tu y trouverais du plaisir. Il y en a de plus en plus comme toi qui aiment se faire mettre ! Aller bonne journée et suce bien ton patron, tu auras sa reconnaissance.
De
13H20 | 19/10/2007 |
en effet merci aux syndicalistes qui se sont toujours sacrifiés par leurs luttes pour défendre les droits du travail ceci
pour les autres bien contents ensuite d'en profiter : congés payés, dimanche etc…..
en défendant leurs régimes les cheminots loin de défendre des droits égoïstes se battent pour la sauvegarde des droits à tous pour une retraite qui n'augmente pas encore la masse des pauvres.
Car la politique libérale à l'américiane (qui elle est du chacun pour soi) c'est bien le démentelement
de la solidarité ,des services publics
les enjeux de société sont bien là
merci aux cheminots
De isadora78
10H54 | 24/10/2007 |
Dehors les syndicats de merde ils ne defendent que les privilégiés (sncf, ratp, et les très grosses entreprises).
Pour le reste vous travaillez dans une entreprise moyenne, vous voulez vous investir dans le CE vous devez vous syndiquer et quand arrive un plan de licenciement même si il est abusif comme vs n'êtes qu'une petite boîte et bien demerde-toi
Merci les cheminots mais de qui se moquent-on
Ils nous basinent avec « nous faisont grêve aussi pour les travailleurs du privé », foutaise lorsqu'ils obtiennent gain de cause le privé ils s'en foutent.
J'ai aussi entendu « nous gagnons moins que dans le privé » OK il y a 20 ans, aujourd'hui si on prend le salaire d'un employé de base dans le privé et dans le public les différences les voici :
Public :
ils peuvent évoluer, des augmentations tous les ans (coût de la vie), des primes,puis les 6 derniers mois une petite évolution de carrière et 90% de son salaire à la retraite.(et j'en passe)
privé :
Pas ou très peu d'évolution (mieux vaux embaucher des jeunes ils coutent moins cher), pratiquement plus d'augmentation (coût de la vie), des primes pour certains, la précarité de l'emploi fini les 20 ans dans une entreprise aujourd'hui maxi 5 ans (il faut que les entreprise fassent des economies cela coute cher a viré un employé avec 20 ans de boite)puis Chomage (si agé de plus de 40 ans soit grosse baisse de salaire soit plus de boulot). pour finir une retraite de 700 euros. si l'employé du privé a de la chance.
à turonuscivis
De
10H19 | 19/10/2007 |
Oui, heureusement qu'il existe encore des personnes qui savent dire NON, c'est ce qui nous permet d'espérer !
Personnellement j'ai travaillé presque 17 ans dans une même entreprise, donnant le meilleur de moi-même pour un travail de qualité ; lorsque j'ai pris ma retraite, à 63 ans, et bien personne et le patron en premier ne m'a remerciée pour mes « bons et loyaux services ! ». A vrai dire, réflection faite cela m'a permis de n'avoir pas à dire merci mais une fois mon solde de tout compte en mains, je me suis permis, moi l'employée, la collaboratrice de 17 ans au fait de tous les petits secrets, de dire à ce patron ni n'était plus le mien ma façon de penser et je suis partie le coeur léger, bien dans ma peau et mes baskets, voilà c'est un peu avoir dit NON Merci patron !
à turonuscivis
De
17H35 | 19/10/2007 |
pour turonuscivis (non productif) 19H02 18/10/2007
La phrase espagnole ¡No pasarán ! , signifiant « Ils ne passeront pas ! », a été prononcée par les partisans de la Seconde République Espagnole (1931-1939) , le camps d'en face s'appellait les fascistes
ils sont morts le poing tendu , contre, en autre les nazis ( que le chancelier hitler avait à la disposition de Franco )
ils sont mort ,sans que les cinquantenaires de l'époque « français , anglais ,made in usa “ ne lèvent le petit doigt
alors oui , je suis fière d'appartenir à cette classe , elle au moins elle en a ( des couilles )
François
De
18H25 | 18/10/2007 |
pour Courageux anonyme 18H46 18/10/2007
a par les fotes d'ortograf
et puis après tous phonètiquement c'est pas si mal
camarade l'or to graf on s'en fou
pour le contenu entièrement d'accord
lorsque le petit sera très petit un espace de libertée , en france s'ouvrira
Yvan
De
20H08 | 18/10/2007 |
erratum : liberté
De
10H36 | 19/10/2007 |
C'est pas si « con » ce qu'il dit François et puis moi cela m'arrange bien, m'évite une colère dans laquelle je n'aurais pas fait mieux.
merci François, que les inconditionnels du « ouais…mais moi ! » arrètent d'emmerder le monde à longueur d'année dans leurs lourdeurs, leurs incompétences serviles, qu'ils ferment leurs « becs affamés » et laissent ceux qui veulent se battre encore le faire. Car à y réfléchir, la bétise, le sectarisme, c'est pas aussi une forme de prise en otage !
max
De
10H02 | 18/10/2007 |
Entendu ce matin sur Culture un certain Jacques je ne sais plus qui énoncer ce propos ahurissant de cruauté : les régimes spéciaux (retraite à 5O ans) furent créés car l'espérance de vie des cheminots était de 50, 52 ans. Alors bien sûr payer deux ans ces types là, ce n'était pas grand-chose. Déjà à l'époque il eût été plus « honnête » de les mettre à la retraite à 40 ans. Je vous indique que le gars en question disait cela en toute froideur, en toute psychose mathématique, sans aucun référent émotionnel. Il l'a répété deux fois, et Castel Robert que j'apprécie infiniment n'a pas relevé. On devient sourd à force de causer dans les radio, semble-t-il.
A France Culture toujours ils ne purent s'empêcher de toujours ajouter le mot « privilège » à côté du mot régimes spéciaux. Bien. Qu'est-ce qu'un type qui bosse en horaire décalé 70 % de son temps (ce qui réduit l'espérance de vie, chacun sait que le travail de nuit nuit gravement à la santé mais ce n'est pas écrit en grosses lettres sur le contrat de travail). Ce n'est pas un paquet de clopes, un contrat de travail. Donc ce type dont je vous parle, le cheminot lambda, moyen, avec ses 1300 e avec primes ou pas primes, il va attendre 40 ans, bosser 40 ans, pour toucher une retraite qui ne sera pas miraculeuse du tout, s'il change de boulot, rentre dans le privé, il perd tout, même s'il gagne un peu plus. 40 ans dans la même boîte, les gars, les filles, moi, respect, total respect. Surtout en horaires décalés etc.
Vous me direz dans le privé, c'est la même chose dans le privé, ils bossent dans les même boîtes toutes leurs vie, pas cool. Et bien oui : alignons les régimes « normaux » sur les « spéciaux ».
Premier point : Qui croit vraiment que de faire bosser les gens deux ans de plus va sauver les retraites en général ? Cela me semble une goutte d'eau dans la mer des pertes et profits de l'économie française et européenne en général. Moi je serai pour dix ans de plus, cela serait plus sérieux. En fait je ne veux pas cela bien sûr, travailler c'est affreux pour 90% des gens qui bossent uniquement pour gagner leur croûte. Vu la situation pourquoi mégoter sur deux ans et demi ?
Deuxième point : l'affaire est bien bien plus catastrophique. Là les gars, les techniciens de surface du gouvernement font semblant de s'occuper de vous en prenant des mesures dures, travailler deux ans de plus (sans augmentation de salaire vous l'avez remarqué). Mais il est très envisageable que ce petit bouleau cache les marronniers atroces : le capitaliste de base n'a plus besoin de ressources humaines, surtout pas des françaises, pour faire du fric.
A / l'industrie financière, boursière est une source de revenus bien plus intéressante. Et pas taxée, super. Touche pas à mes revenus boursiers sinon je ne fais plus transiter mes sous par la France. Ou l'Europe.
B / la ressource humaine française coûte « cher » à ces gros radins qui décidément la société divisée en deux classes, à l'ancienne, les riches, les pauvres. Apparemment pour eux le prix du baril d'énergie humaine française est trop chère donc ils se barrent, ils délocalisent, avec un effet pervers de dominos assez comique). Ils vont le tour de la planète comme ça, peut-être qu'un jour les usines reviendront en France mais moi je ne serais plus là. (Je tourne mais dans l'autre sens).
C / Le chômage dingue de la France, bien plus important que celui qu'indique les statistiques montre bien que les pauvres, moyens pauvres, moyens tout court, ont intérêt à s'entretuer pour trouver un travail convenable. L'ascension économique par le boulot, c'est terminé. Ca a duré ce que cela a duré, grâce à la guerre, reconstruire, dans des conditions dégoûtantes de travail mais maintenant on les appelle privilèges, et c'est fini. La « fête » elle est finie.
Si personne n'investit fortement dans la recherche, la décroissance est à l'horizon ; elle est déjà là. Si le français, l'Europe, le chercheur n'arrive pas à trouver des trucs à vendre pour relancer l'industrie, les emplois dans l'industrie, c'est mort. Et dans quelques années, on se demandera comment on a laissé faire ça. Laisser le chef nettoyeur voler les français de 10 milliards et plus d'euros pour quelques copains et ces milliards auraient été parfaits si investis dans la recherche dont en tant que citoyen bossant et votant, il a besoin pour continuer.
Attali est marrant : mettons des hyper partout cela fera baisser les prix ! Comme si cela allait changer quoique ce soit. Si c'est tout ce que les gars ont trouvé, on est très mal partis. Tout ce que nous vivons aujourd'hui nous semblera dans quelques années des moments de paradis infini. Vu que tout est au jour le jour, au mois le mois, que de la petite tactique électorale pour que les potes de tous bords se sucrent. Aucune stratégie, aucun plan à long terme, de la broutille pour faire croire que la télé est devenue intelligente parce qu'elle parle d'Attali qui lui est devenu complètement butor et benêt. Pour faire croire qu'il se passe quelque chose, style l'ouverture, la proportionnelle, le prix Nobel à Al Gore (vu l'effet que les autres Nobel ont eu sur le sort du monde ou leur sort personnel, voir la Birmanie), ça fait froid dans le dos.
Voilà, encore plein de choses à décortiquer, à plus tard,
Pascale Mir
De
10H13 | 18/10/2007 |
Pascale,
Tu pourrais nous la faire plus court qu'on aurait rien contre ! T'as dû encore picoler sec ce matin au bistrot pour nous ramasser toutes ces élucubrations de comptoir !
Un collègue de « Culture »
De
10H23 | 18/10/2007 |
Vous pourriez être plus aimable et moins méprisant tout de même… permettez-moi de penser que ce n'est pas digne d'un auditeur de FC. Argumentez donc un peu en lieu et place d'insulter !
Un autre auditeur de FC
De Alice77
14H30 | 18/10/2007 |
J'ai insulté qui ? attali ? Mais qu'il se défende ! Ou Jacques Machin, avec son cynisme de comptable ? ! Ou est le problème ?
De
10H36 | 18/10/2007 |
Toujours plus de moins : plus court, plus vite, plus efficace.
Toujours plus con…
De Alice77
18H55 | 18/10/2007 |
NADA, Jean-Pierre Manchette
Je me souviens, pour ce qui touche à l'économie, les statistiques, la démographie, la sociologie, des mots de Jean-Claude DUBOIS : « si une sanction était infligée aux “ experts ” internationaux et/ou nationaux à cause des dégâts déclenchés, provoqués par toutes les décisions prises en fonctions de leurs avis, rapports, expertises, il y aurait beaucoup de professeurs, docteurs, obligés de quitter le monde des affaires. Il invoquait avec un ami l'absolue nécessité pour ces “ experts ” de se responsabiliser. Un débat avait été ouvert dans Libé il y a quelques années. Tout est resté en l'état. Dommage.
Du reste même les assureurs parient sur l'aléa. Comment parier sur les vingt ans à venir du monde européen ? Qui a vu arriver les attentats du 11 septembre 200 ? , par exemple ? De même, qui avait prévu le sida, dans les années 70 ? Et ses ravages, qui a décimé une génération dont il semble qu'il manque une partie, la partie des risque tout. Qui avait imaginé l'arrosage systématique (par qui, aidé par qui ? ) d'héroïne et de cocaïne dans ces mêmes années ? Et la “ chute du mur ” ? Qui aurait pensé qu'un jour des femmes se promèneraient avec un foulard sur la tête et qu'un Théo Van Gogh se ferait tuer par des islamistes ? Qui aurait pensé à des rangées de mômes de six ans à 35 ans cramponnés à des écrans sur des jeux de guerre avec les “ terroristes, des flingues, des scénarios de guerre complètement débiles ? Qui savait que le religieux ferait retour d'une façon tout à fait séculière et odieuse (oubliez Malraux ! ) ? Pensais-je que ce que je disais, parce que je suis une femme, serait à peu près très trop souvent récusé de manière insultante et sexiste ? Alors que le féminisme passait et jamais je n'aurais imaginé cette régression ? Aurais-je cauchemardé dans les années 70 que Ségolène se ferait emmerder par les mecs comme je vois qu'il est possible de se faire emmerder aujourd'hui ? A partir du moment où on commence à déplacer le débat avec l'interlocuteur (trice) au niveau de la race, du sexe, de l'âge, le débat n'advient pas, tout se crispe. Retournons 30 ans en arrière. Jamais je n'aurais pensé que les choses tourneraient ainsi. Je me souviens de Nada, de Jean-Pierre Manchette, livre publié en 1973 : ‘ on ne va pas passer notre temps à lire le Canard Enchaîné ’. Et bien si, très cher Manchette, on en est toujours là. On lit le Canard Enchaîné. Comme des cons. Et le Monde. Et Libé. Et trois petits tours et rien ne se passe, en vrai. On a des jolis ordinateurs. Des cybercafés aussi. Et la misère s'incruste plus profond. Salut Manchette !
Pascale MIR
à Alice77
De
02H26 | 19/10/2007 |
…Prêchi-prêcha de la station MIR…
De Alice77
09H17 | 19/10/2007 |
Tellement bêta que vous ne vous êtes pas aperçu que j'ai fait une erreur sur le prénom de l'écrivain Manchette en question : c'est bien de Jean Patrick qu'il s'agit.
à Alice77
De
09H03 | 19/10/2007 |
Bien évidemment !
De
10H58 | 18/10/2007 |
On ne dit pas on en impliquant les autres, on assume.
Moi je trouve que votre remarque est désobligeante. Inutile d'en rajouter et comme vous dites les plus courtes…
ça vaut pour vous aussi.
De Alice77
14H33 | 18/10/2007 |
Vous serez gentil de ne pas me tutoyer, je déteste ça.
à Alice77
De
15H20 | 18/10/2007 |
TU disais ? … Ha oui, le tutoiement.
C vrai ça, quelle impudence ! …. TU fais quoi ce soir ?
à Alice77
De
05H11 | 19/10/2007 |
Alice n'aime pas con la tutoie. Alice aime con la vouvoie… Ecrire 77 fois. Que le vouvoiement va de paire Alice… avec l'amour de son prochain Alice. A bonne pisseuse, Alice, je vous salue bien court, Alice.
De
17H34 | 18/10/2007 |
le mépris sans le moindre argument n'est pas bien glorieux. Vous insinuez que Pascale dit n'importe quoi, alcoolisme oblige. Alors vous qui êtes à jeun, démontrez-nous point par point le caractère erroné de sa démonstration. Insulter les gens est à la portée de n'importe qui. C'est une forme de lâcheté assumée, bien plus triste que l'alcoolisme, que vous semblez avoir étudié pour en reconnaître aussi clairement les symptômes.Allez, à la vôtre !
De
21H58 | 18/10/2007 |
« S'il n'y a pas de truc c'est fort, mais s'il y a un truc, c'est encore plus fort »
De
10H28 | 18/10/2007 |
Quelques commentaires chère Pascale
Dans le privé, il y a énormément de job en horaires décalées payés au lance pierre. Pourquoi les cheminots seraient-ils plus avantagés que les autres ?
A/ L'industrie financière emploie beaucoup de travailleurs et a même des difficultés à recruter actuellement.
B/ Effectivement, pour certains job la main d'œuvre française n'est pas compétitives et délocalisables. Par contre, on cherche du monde dans les services, activité bien souvent non délocalisables, il a énormément d'emploi à pourvoir dans le commerce de proximité, les services à la personne et le sanitaire.
C/ Pas d'accord sur l'ascension sociale par le travail mais difficile d'argumenter par contre je suis d'accord sur le fait que nous investissons pas assez dans la recherche. Le vrai problème est le goût du risque permettant de transformer les résultat de la recherche en business et donc en emplois. Est-ce que Google aurait pu voir le jour en France ? ? ? Question fondamentale selon-moi.