La production d’or noir pourrait commencer à baisser en 2015. Un enjeu absent des débats des assises de l’environnement.
Pour ses besoins en énergie, la population mondiale utilise à 80% des produits fossiles -le pétrole (40%), le gaz (20%) et le charbon (20%). Mais ces sources d’énergies sont en quantités limitées. Les Etats-Unis, la Norvège, l’Iran, la Grande-Bretagne et le Mexique voient déjà leur production baisser, tandis que la demande planétaire est en constante augmentation.
Les groupes d’étude du Grenelle sont restés muets sur le sujet
Ce ne sont pas les rencontres organisées dans le cadre du Grenelle de l’environnement qui aideront à relever ce défi. Certes, un groupe a planché sur le thème "lutter contre le changement climatique et maîtriser la demande en énergie". Mais dans le rapport publié, les économies d’énergie ne sont pas considérées comme une nécessité, simplement comme une solution pour réduire les émissions de dioxyde de carbone.
Ainsi, si la première page du document remis pointe "l’épuisement rapide des ressources énergétiques fossiles", c’est pour expliquer la "nécessité de placer la France sur la trajectoire d’une division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050". En d’autres termes, l’urgence énergétique est évacuée.
La discussion avait-elle lieu dans le groupe 2, qui planchait sur le thème "Préserver la biodiversité et les ressources naturelles"? Même pas! A croire que le pétrole n’est pas une ressource naturelle.
Pourtant, depuis l’an 2000, des géologues et des pétroliers se mobilisent au sein de l’association pour l’étude du pic pétrolier et gazier (Aspo). Les experts étudient et modélisent l’arrivée du pic de production. Pour Jean-Luc Wingert, membre d’Aspo France et auteur de « La Vie après le pétrole », un consensus se dégage entre les experts: il devrait être atteint vers 2015-2020.(Voir la vidéo.)
Pendant longtemps, l’Aspo prêchait dans le désert. Il faut dire que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) présentait en 2006 des prévisions de production croissante jusqu’en 2050… et aucun « pic » à l’horizon. Mais la donne a changé: aujourd’hui, la moitié des quinze premiers fournisseurs de pétrole voit leur production baisser.
Et la résistance s’organise. Premier signe: le rapport sorti en juillet par la même AIE. Pour la première fois de son histoire, elle reconnaît qu’il pourrait y avoir des tensions sur les prix dès 2012, dues au décalage entre l’offre et la demande.
L’ancien président de l’AIE Claude Mandil a qualifié le scénario de production de 2006 d’"inatteignable, irréaliste et intenable"… Enfin, en septembre, Eamon Ryan, ministre de l’Energie irlandais, a été le premier des ministres occidentaux à reconnaître dans une interview l’arrivée imminente du pic. Il avoue que son gouvernement étudie des solutions de rationnement.
Plutôt que le pic, les pétroliers mettent en avant la fin de la production… en 2100
Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps? Les entreprises pétrolières peuvent difficilement admettre le problème publiquement: leur valorisation en bourse dépend des réserves de pétrole qu’elles possèdent (elles sont comptées dans leurs actifs). Elles préfèrent souvent déplacer la discussion sur la dernière goutte de pétrole qui, elle, devrait couler en 2100.
Certains économistes affirment que l’élasticité aux prix résoudra tout. Ce principe économique explique qu’un produit est moins demandé lorsqu’il est plus cher -c’est en suivant ce principe qu’on augmente régulièrement le prix des cigarettes pour diminuer la consommation de tabac.
Dans le cas du pétrole, cette analyse est discutable: nous en sommes trop "pétrodépendants" pour nos besoins primaires (nourriture, chauffage, transport). Ainsi, les hausses récentes n’ont eu qu’un impact très faible sur la consommation.
Le silence le plus assourdissant est celui de nos dirigeants politiques. Pour les pays de l’OCDE (60% de la consommation mondiale pour 17% de la population) les changements vont être colossaux, et ne manqueront pas de bousculer la pensée économique -à commencer par la réflexion sur la croissance elle-même.
Une pénurie prochaine, qui remet en cause le dogme de la croissance
Pour le député vert, Yves Cochet, c’est le modèle occidental de développement qui va s’effondrer. Plutôt que de promouvoir le développement durable, il préfère mettre en avant le concept de « décroissance ». (Voir la vidéo.)
Un exemple de ces transformations: la globalisation économique n’a été possible que parce que les coûts des transports étaient ridiculement bas. La fin du pétrole à bon marché, symétriquement, pourrait impliquer des relocalisations. C’est toute une révolution sociétale qui s’annonce.
► La Vie après le pétrole, De la pénurie aux énergies nouvelles de Jean-Luc Wingert et Jean Laherrere - éd. Autrement, coll. Frontières - 19€.






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Ravi que rue89 aborde ce sujet, bien tabou dans la plupart des médias « autorisés ». Encore plus ravi que des personnalités telles que Yves Cochet commencent enfin à lâcher ce fameux mot de « décroissance », preuve que le concept commence à prendre une dimension palpable.
Rue89 un regret cependant qui concerne ce sous-titre « La production d’or noir pourrait commencer à baisser en 2015 ». « Pourrait » ne me semble pas vraiment approprié lorsqu’on parle de ces choses là sereinement, « devrait » ou « commencera » seraient plus dans le vrai (cf les deux derniers exemplaires de « la décroissance »).
pour ceux qui l’ignorent, le parti de la décroissance existe : http://www.partipourladecroissance.net/
Prochaine AG le 17/11 à Paris
» Sebly : « « devrait » ou « commencera » seraient plus dans le vrai »
Oui sans doute, d’autant plus que, comme le fait très justement remarquer la suite de l’article, le problème est moins la décroissance de la production (qui s’annonce très progressive), que l’écart qui risque de devenir rapidement dramatique entre une demande exponentielle (notamment de la part des pays d’Asie) et une production même simplement plafonnante.
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Colin Campbell (géologue, ancien dirigeant de Fina Exploration, président et fondateur l’Association for the Study of Peak Oil) s’amusait par ailleurs récemment à rappeler sur un mode lapidaire les rapports incontournables entre un stock fini et sa vitesse de consommation :
« C’est une théorie assez simple que tout buveur de bière peut comprendre. Au début, le verre est plein et à la fin il est vide. Et plus vite vous le buvez, plus vite il est vide. »
In : « Tout laisse penser que l’offre mondiale de pétrole s’épuisera plus vite que prévu » (juin 2007)
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Sur la dimension géopolitique du problème on peut aussi conseiller de voir (ou revoir) le remarquable « Oil, Smoke & Mirrors » de Ronan Doyle (2006) - Durée : 50 min - VO (existe aussi en VOSTF)
Ainsi que les récents articles (en anglais) d’Alan Greenspan et de Henry Kissinger qui permettent de bien mieux saisir la logique sous-jacente des conflits en cours (Irak & Iran).
On peut encore y ajouter le passionnant travail d’enquête d’Eric Laurent : « La face cachée du pétrole » (Vidéo 16 min extraite de l’émission « Tout le Monde en Parle » - avril 2006). Il y analyse entre autres la focalisation de l’administration Bush/Cheney sur les questions énergétiques — et les raisons de la très probable surestimation des réserves saoudiennes, notamment à Ghawar, le plus grand champ pétrolier au monde.
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Sur le silence des politiques, Jean-Pierre Dupuy a également produit d’intéressantes réflexions, liées au « principe inverse d’évaluation des risques ».
In : « Cinq minutes avant la catastrophe - Jusque là, tout va bien ….”
—-
http://keep-smiling-through.typepad.com/bgemp/peak_oil/
Moi aussi ça me donne du baume au cœur de voir que le concept de décroissance ne soit pas tourné à la dérision. Ce que l’on devrait tourner à la dérision c’est la croissance ad vitam eternam. On sait pertinemment que la production de pétrole va baisser d’ici une dizaine d’année et pourtant on fait des avions au bon vieux kérozènes, des gouffres: http://rue89.com/2007/10/16/decouvrez-la-premiere-classe-de-lairbus-a380…
Il y en a qui vont se casser les dents face à une grosse masse d’acier trop couteuse à alimenter.
—
Dominique MAMÈRE
http://dmamere.blogspot.com
En ce moment à lire : un dossier hors-série du Monde Diplomatique avec un titre très général : Atlas de l’Environnement. Certes le prix de 7 euros peut rebuter mais il est à lire absolument. Pour ce qui est du pic pétrolier, des chiffres de chez BP (un pétrolier donc) annonce que le pic de pétrole dit « conventionnel » (principalement au Moyen-Orient) a été atteint en … 2005. Et que le pic des autres pétroles (polaires, océaniques, etc) doit se faire autour de 2010.
Mais effectivement, qui en parle ?
Pas les médias en tout cas. Pas Attali non plus. Et le « Grenelle » ? Que Nenni !
Citoyens ! Agissons !
Bien, ceci m’inspire plusieurs réactions.
D’une part, on va dans le mur et c’est inéluctable. Cela ne me réjouit pas et cela n’empêche pas d’agir.
Mais je crois qu’aucun pays n’aura le courage de prendre les décisions qui s’imposent.
Lire Yves Paccalet, L’humanité disparaîtra, bon débarras.
Deuxième réaction : le Grenelle de l’environnement est une belle idée qui n’ira pas au bout des choses. Pour être un peu plus radical je dirais même que c’est du pipeau ce Grenelle.
Troisième réaction : c’est effrayant l’avenir que l’on prépare à nos enfants.
Pour finir : ça me donne envie de vivre dans une maison autonome comme les Baronnet pour faire l’autruche et mettre mes loulous à l’abri de ce monde et des ces politiques que je ne cautionne pas.
Oui c’est vrai, la première réaction est de faire l’autruche, je le concède aussi.
Mais il y a des raisons d’espérer. Il y a des solutions, beaucoup de solutions. La balle est dans le camp des politiques … mais également des citoyens, je le répète. La voiture est LA chose pour laquelle nous avons le plus de pouvoir d’action. Alors attendre en pointant du doigt l’irresponsabilité des politiciens, au prétexte que ceux-ci ne font rien, c’est oublier que tout le monde DOIT agir. Combien parmi nous limitent considérablement l’usage de la voiture ? Combien d’entre nous limitent considérablement la consommation de viande de veau ou de boeuf ? Y a-t-il beaucoup de bloggeurs fidèles à Rue89 ici même, qui ont décidé de réduire la température de son salon à 19°C en rajoutant une petite laine ? Commençons par éteindre la radio et la télé… et nos PC
Pour ma part j’ai commencé à « décroitre » : exit la TV, la voiture, le téléphone portable, et je viens de résoudre le problème du congélateur. La vaisselle se fait bien entendu à la main, avec le minimum d’eau. Etant locataire, aller plus loin me pose problème (sanitaires secs, isolation améliorée, etc…). Ma vie n’en a pas changé pour autant - on s’aperçoit très rapidement que bien des choses sont accessoires et qu’on s’en passe très bien. Le bénéfice retiré est investi dans de la bouffe bio, de préférence végétarienne.
Ce n’ est pas une réponse, mais une question, comment fait il pour se passer de congélateur, et vu les économies d’ échelle qu’il permet de réaliser, est ce une bonne solution?
Bonsoir,
Lorsque vous dites « à nous d’agir! », c’est en effet la meilleure des politiques: la politique du passage à l’acte, sans plus attendre.
À défaut de charité, cette micro-politique est bien ordonnée lorsqu’on s’avise de répondre, pour son propre compte, ici et maintenant, à la lancinante question: Qu’est-ce que je peux faire? J’sais pas quoi faire…
La micro-politique - qui est une sorte de guerre par d’autres moyens - consiste à réviser ses « propres » (si j’ose dire) choix individuels de vie, du matin au soir.
Vous insistez sur la voiture, et vous avez ainsi beaucoup dit. Voiture: poids, volume, vitesse, distance… tout compte. Tout entre en ligne de compte: courses, ravitaillement, domicile-travail-domicile (quand on en a), loisirs aussi (quand on en a), etc. Sur toutes ces affaires quotidiennes, lever le pied, ce n’est pas rien.
Pour le reste, une bonne introduction à la suite dans les idées consiste à se persuader que la notion d’empreinte écologique est un excellent outil d’aide à la décision.
Garder tout de même le sens des proportions.
Il y a certes la théorie des négawatts, version contemporaine de la « chasse au gaspil ». Mais pour un PC éteint, ou une radio, combien d’avions dans le ciel? Combien de bateaux en mer? Combien de camions sur les routes? En gros, si les avions sont en l’air, si les bateaux sont en mer, si les camions sont sur les routes, ce n’est pas qu’on a éteint son PC, c’est qu’on l’a acheté. Idem pour la viande et le reste.
Mais ce sont là des petites réserves pour abonder dans votre sens…
Vous avez raison. Ne pas acheter de PC serait déjà un commencement. ça en fait rigoler plus d’un et râler plus d’un millier, mais au bout du compte, c’est toute la problématique de notre futur : se passer des biens de consommation qui font de notre confort quotidien la raison d’être de notre civilisation.
Certains pointeront le fait que j’ai besoin d’un PC pour débattre aujourd’hui. Mais l’homme n’a pas attendu d’avoir internet pour débattre…
le grenelle de l’environnement tout simplement un effet de com. un tube de vasseline pour facilter le passage.
POUR REMPLACER le pétrole la chine et les usa travaillent déja depuis plusieurs années sur la liquéfaction du charbon, et ca marche par contre ca pollue beaucoup beaucoup beaucoup.
BIZARRE personne n’en parle?
TOTAL doit y bosser dessus aussi?
Encore des potes à des dirigeants.
ON FAIT AVALER UNE COULEUVRE POUR MIEUX NOUS ENFILER UN BOA
C’est nous qui devons changer.
De grosses fortunes se sont faites sur les produits pétroliers et ces dérivés, croyez vous que ces gros là vont changer du jour au lendemain?
Ce sont ces groupes qui investissent sur la liquéfaction du charbon, et sur d’autres matéiaux de substitution.
CE sont ces m^mes personnes qui mettent en place tel ou tel gouvernement en place,
le pouvoir financier est plus puissant que le pouvoir politique. ET ILS COMPTENT BIEN LE GARDER.
POURQUOI EN FRANCE on fait encore venir du tecks ou autres bois exotiques, alors qu’il existe des forets entiére d’un bois qui a les meme qualités. (l’acacia) uniquement parceque cela rapportent plus de pognon. tout simplement.
pourquoi ne pas construire des maisons en bois, avec ce bois là? vous allez vous mettre à dos tout les constructeurs de baraque (bouygues et compagnies) et du coup vous allez toucher à leur monopole et ça pas question, ils ont le pouvoir et ils le gardent.
Quand est ce les gens comprendront qu’ils sont manipuler par ces gros du CAC 40.
bref
allez faire un tour sur un site que l’on ma conseiller www.foestent.free
vous comprendrez un peu mieux dans quel monde nous vivons.
On nous raconte peut-être des bêtises avec le ‘pic pétrolier’ pour méditer je vous conseille de lire cet article méritoire :
La guerre et le « pic pétrolier »
Confessions d’un « ex-croyant » de la théorie du pic pétrolier
Par F. William Engdahl
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7016
Merci pour le lien.
(http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7016)
C’est effectivement un article passionnant (un peu long à lire mais ça vaut vraiment la peine).
Si ce que dit Engdahl est vrai (en principe c’est plutôt un bon auteur), ça recadre complètement le sujet dans une perspective beaucoup plus large, aussi bien scientifiquement que politiquement. Le problème d’approvisionnement des économies occidentales n’étant d’ailleurs pas résolu pour autant…
Ca éclaire aussi les rapports (présents et à venir) avec la Russie de manière assez inédite, la remarque sur l’affaire Yukos valant à elle seule le détour…
—-
http://keep-smiling-through.typepad.com/bgemp/peak_oil/
C’est vrai que l’hydrogène est l’élément le plus abondant de l’univers et que le carbone le suit d’assez près en étant vingt fois plus abondant que le silicium qui est à la base de la plupart des roches. Engdahl a donc probablement raison.
Une origine abiotique des hydrocarbures est aussi confirmée par la découverte par le vaisseau spatial Cassini-Huygens de lacs de méthane liquide sur Titan, endroit où la vie n’a jamais existé. (Dommage pour nous qu’il faudrait un sacré tuyau pour siphonner ce méthane jusqu’ici !)
Ce méthane apporte de l’eau au moulin d’Engdahl mais cela n’exclut pas le pic pétrolier. D’origine biotique ou abiotique, le pétrole existe en quantité limitée. Même si des hydrocarbures abiotiques continuaient à être découverts, les ressources de pétrole exploitable augmenteraient de façon linéaire alors que la demande augmente de façon exponentielle. C’est Malthus appliqué à l’énergie.
Cela dit, je ne pense pas que ce pic soit une catastrophe pour l’Humanité qui a, par le passé, fait face avec succès à d’autres défis. Je pense même que le pic pétrolier pourrait désamorcer certaines guerres.
On peut penser en effet qu’à partir d’une certain prix les gens commenceront à consommer moins d’hydrocarbures et que, l’industrie réagissant, le pétrole cessera d’être la source de richesse qu’il est encore aujourd’hui. Si un tel scénario venait à se produire, il deviendrait inutile de se battre pour posséder devenu inutile.
Les énergies alternatives (éolien, hydrolien, solaire et autres) sont, elles, uniformément réparties et accessibles à tous. Pas besoin d’une guerre pour s’approprier le vent ou le soleil.
Je ne voudrais pas temperer trop fortement votre optmisme mais quand vou sidtes "On peut penser en effet qu’à partir d’une certain prix les gens commenceront à consommer moins d’hydrocarbures", je ne partage pas votre avis. nous dépendandons trop du pétrole pour en consommer moins. C’est comme si je vous disais "si l’air était plus cher vous respireriez moins". Le pétrole n’est pas près de devenir uen source de richesse et je ne crois pas qu’il va devenir "inutile de se battre pour (en) posséder". Ou alors en 2150 ! Mais effectivement, le vent et le soleil sont a tout le monde, c’est un changement important. Malheureusement vous aurez toujours besoin de quelqu’un pour le transformer en énergie "consommable".L’avenir est incertain mais donc aussi ouvert à toutes les possibilites, c’est ça qui est fantastique. A nous de trouver, par le partage des expériences, les solutions.
Attention au boomerang.
Si personne sur la scène internationale ne prend le taureau par les cornes, ça veut ouvertement dire que, à l’heure actuelle, on se dirige vers un merdier planétaire à la hauteur de la connerie de l’homme « occidental ». VOLONTAIREMENT.
Danger. Danger. Danger…
Danger… Danger…Danger…
Il ne faut pas foirer ce p…. de grenelle…
génération.
on aura le temps d’en reparler !
bien dit … et même ici peu de commentaires en une bonne demi-heure alors que les compteurs exploseront lorsque le divorce (antérieur au premier tour de la présidentielle selon certains) de Guignol et sa belle sera rendu public.
Enfin un article de poids sur l’environnement
(qui ne fait pas l’impasse sur la condition sine qua non de notre survie : « C’est toute une révolution sociétale qui s’annonce » ; certes mais ce sera sans aucun doute de force)
Sauver la planète disent si gentiment certains (sans penser que la planète se porterait probablement mieux sans nous). Sans doute parce que la formule « sauver l’humanité » ferait sourire plus encore.
Il est effectivement dommage que le grand raout du Grenelle de l’Environnement n’ait pas envisagé une question aussi cruciale que celle-ci. En même temps, les sujets abordés me donnent l’impression qu’on enfonce des portes ouvertes parfois : pourquoi se poser les bonnes questions lorsque l’on peut organiser des débats spécieux sur des questions auxquelles les spécialistes ont déjà répondu ? Le lobbying de certains a déjà fait son oeuvre…
Plusieurs réflexions me viennent à l’esprit à lire cet excellent article de rue89 : le Grenelle de l’Environnement a ignoré deux questions opposées mais fondamentales à savoir la légitimité du nucléaire et la dépendance à une ressource en déclin - le pétrole. Nos ministres auraient-ils découvert une forme d’énergie infiniment renouvelable et non polluante ? il me semblait que les travaux sur la fusion nucléaire à l’échelle industrielle n’en étaient qu’à leurs balbutiements…
D’autre part, les perspectives d’épuisement des gisements de pétrole vont certainement générer de nombreux changements dans nos sociétés mais comment allons-nous faire sans avions ? En effet, les spécialistes s’accordent à dire que nous pourrons remplacer les dérivés pétroliers dans la plupart de nos produits (bien que j’aie des doutes sur de nombreuses matières plastiques) à l’exception du kérosène : comment ferons-nous voler ces A380 dont nous sommes si fiers sans une goutte de carburant? La recherche a encore de beaux jours devant elle pour répondre à cette question cornélienne…
Bien d’accord. J’ajouterai qu’il n’est pas besoin d’être grand clerc pour raisonner sur ce sujet. Et comprendre que ce n’est pas seulement le mode de vie occidental qui va en être bouleversé mais bien ceui de tous les humains.
La mondialisation actuelle repose sur les échanges maritimes qui permettent aux conteneurs bourrés de produits chinois (asiatiques, etc…) à bas prix d’inonder les pays riches (É-U) en tête. Comment, à quel rythme, et surtout à quels prix se fera le passage des navires à de nouvelles sources d’énergie? Cette hausse engendrera un certain nombre de relocalisations, ce qui améliorera (peut-être) l’emploi dans nos pays (?), mais quid pour les pays ateliers?
En outre, tout ceci s’accompagnera obligatoirement d’une hausse de TOUS les prix, pas seulement ceux de l’énergie (carburants et chauffage) : comment les dirigeants politiques envisagent-ils ces problèmes dont l’échéance est maintenant à 10 ans ou moins (Sarko 1er aura alors fini son 2e mandat…)?
Ce « Grenelle » est non seulement une vaste fumisterie (une de plus), mais une sorte de mensonge d’État que les médias se gardent bien de dénoncer (sauf rue89, merci).En tant que citoyenne de base, j’aimerais, et j’ai le droit de savoir comment le gouvernement de mon pays prépare mon avenir et celui de mes enfants.
Bien d’accord. J’ajouterai qu’il n’est pas besoin d’être grand clerc pour raisonner sur ce sujet. Et comprendre que ce n’est pas seulement le mode de vie occidental qui va en être bouleversé mais bien ceui de tous les humains.
La mondialisation actuelle repose sur les échanges maritimes qui permettent aux conteneurs bourrés de produits chinois (asiatiques, etc…) à bas prix d’inonder les pays riches (É-U) en tête. Comment, à quel rythme, et surtout à quels prix se fera le passage des navires à de nouvelles sources d’énergie? Cette hausse engendrera un certain nombre de relocalisations, ce qui améliorera (peut-être) l’emploi dans nos pays (?), mais quid pour les pays ateliers?
En outre, tout ceci s’accompagnera obligatoirement d’une hausse de TOUS les prix, pas seulement ceux de l’énergie (carburants et chauffage) : comment les dirigeants politiques envisagent-ils ces problèmes dont l’échéance est maintenant à 10 ans ou moins (Sarko 1er aura alors fini son 2e mandat…)?
Ce « Grenelle » est non seulement une vaste fumisterie (une de plus), mais une sorte de mensonge d’État que les médias se gardent bien de dénoncer (sauf rue89, merci).En tant que citoyenne de base, j’aimerais, et j’ai le droit de savoir comment le gouvernement de mon pays prépare mon avenir et celui de mes enfants.
Bien d’accord. J’ajouterai qu’il n’est pas besoin d’être grand clerc pour raisonner sur ce sujet. Et comprendre que ce n’est pas seulement le mode de vie occidental qui va en être bouleversé mais bien ceui de tous les humains.
La mondialisation actuelle repose sur les échanges maritimes qui permettent aux conteneurs bourrés de produits chinois (asiatiques, etc…) à bas prix d’inonder les pays riches (É-U) en tête. Comment, à quel rythme, et surtout à quels prix se fera le passage des navires à de nouvelles sources d’énergie? Cette hausse engendrera un certain nombre de relocalisations, ce qui améliorera (peut-être) l’emploi dans nos pays (?), mais quid pour les pays ateliers?
En outre, tout ceci s’accompagnera obligatoirement d’une hausse de TOUS les prix, pas seulement ceux de l’énergie (carburants et chauffage) : comment les dirigeants politiques envisagent-ils ces problèmes dont l’échéance est maintenant à 10 ans ou moins (Sarko 1er aura alors fini son 2e mandat…)?
Ce « Grenelle » est non seulement une vaste fumisterie (une de plus), mais une sorte de mensonge d’État que les médias se gardent bien de dénoncer (sauf rue89, merci).En tant que citoyenne de base, j’aimerais, et j’ai le droit de savoir comment le gouvernement de mon pays prépare mon avenir et celui de mes enfants.
Le « vrai » Grenelle faisait suite à Mai 68 et des grèves massives, les ouvriers étaient en rapport de force et ont eu des augmentations conséquentes (et un sacré retour de bâton ensuite, vote massif pour la droite).
Je ne vois pas où est le rapport de force ici pour les écolos, on sait déjà que le nucléaire ou la bagnole ne sont pas négociables -voir page 5 du Canard Enchaîné toutes les semaines).
Développement durable : arnaque sémantique, le vrai terme est « sustainable growth » à ma connaissance. Or soutenable n’est pas durable, un soutien est temporaire. Donc cela implique un arrêt de la croissance à un moment ou à un autre. Ce que ne dit pas le dev durable, qui nous fait que la divine croissance peut continuer à tout jamais.
Développement durable : arnaque mathématique. Une croissance durable se traduit graphiquement par une courbe exponentielle, « vers l’infini et au-delà ». Or la Terre est un espace fini. Va y avoir un problème de ressources, comme Thomas Malthus l’a évoqué dès 1798 (je sais, il s’est planté, la technologie nous a sauvés pour plus de deux siècles).
Je ne vais pas aller plus loin, mais pour résumer le modèle de croissance continue, le capitalisme tout simplement (ouh le gros mot !) atteint ses limites. Il faut effectivement parler de décroissance économique -sujet très sensible- et aussi démographique -encore pire, ce qui est contraire à tous nos beaux principes économiques.
Car les solutions nécessaires sont radicales : arrêt de notre mode de vie (donc fin de la publicité entre autres), diminution de notre consommation globale d’un facteur 3-4 (question « d’empreinte écologique », il faut partager avec l’Afrique notamment), etc.
Serge Latouche a déjà bien parlé de tout ça (j’ai encore les notes sur une de ses conférences).
Bref, ce Grenelle est du pipeau : on n’est absolument pas prêts à une telle révolution ; on n’est donc pas dans la merde, sauf révolution énergétique majeure (pour moi, soit fusion nucléaire pas chère, soit solaire spatial -cf. projet Glaser et les derniers bouquins d’Arthur C. Clarke).
Tremex
Merci pour vos nombreux rappels critiques… et pragmatiques.
J’ajouterais volontiers un seul bémol - minime - parmi toutes vos remarques justes.
Il me semble que la question du « developpement durable » n’est pas incompatible avec une certaine « décroissance ». Tout dépend ici de la sémantique, c’est-à-dire de la façon dont on remplit ces termes. Car pour faire durer longtemps le plaisir de vivre sur cette Terre outragée, - et extrêmement inégalitaire -, il est indispensable de développer certaines activités, et d’en renoncer d’autres.
Activités à développer v.s. activités à laisser tomber. Par exemple: l’amour, le jardinage collectif et de proximité v.s. la procréation, l’agro-alimentaire et les openfields.
Mettre en place des dispositifs de sevrage moteur(en particulier des moteurs privés: les avions, les bateaux, les bagnolles, les motos, les tronçonneuses, et tout le toutim des moteurs privés), c’est aussi du développement: se réapproprier ses deux jambes, ses deux bras; reconstruire des écuries, non de course, mais de chevaux de trait; etc.
Développer une nouvelle alimentation - voilà d’où il serait intéressant de partir: on mange tous les jours; on ne tient pas longtemps sans manger. Truisme simple à entendre. Le jour où nos ravitaillements tombent, les écailles de nos yeux aussi…
Le Grenelle de l’environnement ne sera, hélas, qu’un effet d’annonce. Quand bien même ses acteurs songeraient à le prendre au sérieux, il n’aurait aucun impact sur la catastrophe annoncée. Les jeux sont déjà fait et rien n’arrêtera le processus engagé. La décroissance bien sur pourrait être une alternative séduisante à condition toutefois que l’humanité entière s’y engage, ce qui est loin d’être le cas. Mais il faut rassurer les masses, comme dans un avion qui chute irrémédiablement alors que les hôtesses et autres stewards rassurent les passagers en faisant état des qualités du pilote, tout en les priant de bien vouloir attacher leurs ceintures. Toutefois il est rassurant de savoir que dans cet avion certains songent encore à faire les poches des passagers. L’homme est ainsi fait… Diablement optimiste!
Mais bon, si vous avez envie d’y croire, pourquoi pas!
Sans croyance particulière, j’ai, au fond de moi, la vague impression que la nature est d’une force que nous sous-estimons….. Si vous connaissez la mer, la montagne, les plaines américaines et les cyclones……les injustices de la planète tapent au petit bonheur la chance….et pourquoi pas pour réguler nos conneries ? La destruction d’un état, de 30 départements, d’un pays…..histoire de nettoyer un peu ce qui a été sali……c’est un vague espoir que je garde, même si je dois m’y perdre, ou me faire engloutir, mais les décisions politiques…….alors là…je n’y crois pas du tout ! Si ces derniers décident un jour de bouger, c’est uniquement pour éviter le coût des ravages qui seront plus forts que leur économie de merde !!
Parfaitement, vous avez raison: la nature tape peut-être au petit bonheur (malheur) la chance (le risque), mais les dégâts qu’elle inflige sont souvent subis par les plus pauvres (tsunami en Asie, sécheresses en Afrique…), les plus maltraités par la vie (Katrina en Louisianne et autour), les moins hauts placés dans l’échelle sociale (les Américains low class vivant dans des trailers, soufflés comme des fétus de paille par les tornades).Oui, certes, la nature régule nos conneries: si les digues du Mississipi n’avaient pas endigué le fleuve et bridé l’extension de la crue, les ravages n’auraient pas été aussi grands parmi la population afro-américaine. Si l’urbanisation et le bétonnage en France n’avaient pas à ce point étanchéisé les sols, les brusques montées des eaux dues aux orages de plus en plus violents ne seraient pas si dévastatrices.Oui, c’est bien fait pour nous, les hommes, qui avons fait et laissons toujours faire tellement de conneries. Une fois qu’on a dit ça… On peut aussi dire que la pandémie du sida, notamment en Afrique, est une bonne chose pour réguler la population mondiale, non? Franchement, je ne désespère pas des décisions politiques, moi! Quelle autre espoir avons-nous d’influer sur le cours des choses, sinon? Alors, le Grenelle, oui, pourquoi pas? Les décisions qui en sortiront seront toujours bonnes à prendre. Cracher sur tout par principe, c’est du nihilisme: j’ai passé l’âge!
Parfaitement, vous avez raison: la nature tape peut-être au petit bonheur (malheur) la chance (le risque), mais les dégâts qu’elle inflige sont souvent subis par les plus pauvres (tsunami en Asie, sécheresses en Afrique…), les plus maltraités par la vie (Katrina en Louisianne et autour), les moins hauts placés dans l’échelle sociale (les Américains low class vivant dans des trailers, soufflés comme des fétus de paille par les tornades).Oui, certes, la nature régule nos conneries: si les digues du Mississipi n’avaient pas endigué le fleuve et bridé l’extension de la crue, les ravages n’auraient pas été aussi grands parmi la population afro-américaine. Si l’urbanisation et le bétonnage en France n’avaient pas à ce point étanchéisé les sols, les brusques montées des eaux dues aux orages de plus en plus violents ne seraient pas si dévastatrices.Oui, c’est bien fait pour nous, les hommes, qui avons fait et laissons toujours faire tellement de conneries. Une fois qu’on a dit ça… On peut aussi dire que la pandémie du sida, notamment en Afrique, est une bonne chose pour réguler la population mondiale, non? Franchement, je ne désespère pas des décisions politiques, moi! Quelle autre espoir avons-nous d’influer sur le cours des choses, sinon? Alors, le Grenelle, oui, pourquoi pas? Les décisions qui en sortiront seront toujours bonnes à prendre. Cracher sur tout par principe, c’est du nihilisme: j’ai passé l’âge!
Parfaitement, vous avez raison: la nature tape peut-être au petit bonheur (malheur) la chance (le risque), mais les dégâts qu’elle inflige sont souvent subis par les plus pauvres (tsunami en Asie, sécheresses en Afrique…), les plus maltraités par la vie (Katrina en Louisianne et autour), les moins hauts placés dans l’échelle sociale (les Américains low class vivant dans des trailers, soufflés comme des fétus de paille par les tornades).Oui, certes, la nature régule nos conneries: si les digues du Mississipi n’avaient pas endigué le fleuve et bridé l’extension de la crue, les ravages n’auraient pas été aussi grands parmi la population afro-américaine. Si l’urbanisation et le bétonnage en France n’avaient pas à ce point étanchéisé les sols, les brusques montées des eaux dues aux orages de plus en plus violents ne seraient pas si dévastatrices.Oui, c’est bien fait pour nous, les hommes, qui avons fait et laissons toujours faire tellement de conneries. Une fois qu’on a dit ça… On peut aussi dire que la pandémie du sida, notamment en Afrique, est une bonne chose pour réguler la population mondiale, non? Franchement, je ne désespère pas des décisions politiques, moi! Quelle autre espoir avons-nous d’influer sur le cours des choses, sinon? Alors, le Grenelle, oui, pourquoi pas? Les décisions qui en sortiront seront toujours bonnes à prendre. Cracher sur tout par principe, c’est du nihilisme: j’ai passé l’âge!
Parfaitement, vous avez raison: la nature tape peut-être au petit bonheur (malheur) la chance (le risque), mais les dégâts qu’elle inflige sont souvent subis par les plus pauvres (tsunami en Asie, sécheresses en Afrique…), les plus maltraités par la vie (Katrina en Louisianne et autour), les moins hauts placés dans l’échelle sociale (les Américains low class vivant dans des trailers, soufflés comme des fétus de paille par les tornades).Oui, certes, la nature régule nos conneries: si les digues du Mississipi n’avaient pas endigué le fleuve et bridé l’extension de la crue, les ravages n’auraient pas été aussi grands parmi la population afro-américaine. Si l’urbanisation et le bétonnage en France n’avaient pas à ce point étanchéisé les sols, les brusques montées des eaux dues aux orages de plus en plus violents ne seraient pas si dévastatrices.Oui, c’est bien fait pour nous, les hommes, qui avons fait et laissons toujours faire tellement de conneries. Une fois qu’on a dit ça… On peut aussi dire que la pandémie du sida, notamment en Afrique, est une bonne chose pour réguler la population mondiale, non? Franchement, je ne désespère pas des décisions politiques, moi! Quelle autre espoir avons-nous d’influer sur le cours des choses, sinon? Alors, le Grenelle, oui, pourquoi pas? Les décisions qui en sortiront seront toujours bonnes à prendre. Cracher sur tout par principe, c’est du nihilisme: j’ai passé l’âge!
S’il n’y avait que là-dessus que ce « Grenelle » faisait l’impasse … avec Borloo en tête de gondole : c’est dire si c’est sérieux.
Quel trompe-couillons !
Si je comprends bien cet article (mais il ne fait qu’en confirmer d’autres), au lieu de se préparer au pic pétrolier, les instances pétrolières évacuent le problème ou font comme s’il n’existait pas.
Belle politique de l’autruche !
Quoi que… cette réponse leur est peut-être stratégique. Par ailleurs, je ne serais qu’à moitié surpris que la présence du George Bush de la jungle pétrolière de Washington en Irak, et bientôt en Iran, ne soit une conséquence de la prévoyance de ce pic. Quand les réserves s’amenuisent, il faut bien chiper celle du voisin, se doit-il dire.
Enfin, quant au grenelle française de l’environnement, il semble évacuer le sujet aussi, nous écrivez vous. Il évacue le sujet comme si les problèmes écologiques ne sont pas liés à l’usage des ressources énergétiques (en l’occurrence du pétrole). C’est absurde, c’est même bien absurde car comment peut-on trouver une solution à un problème si on ne prend en compte que la moitié des données du dit problème?
Cependant, si c’est absurde du point de vue du problème sensé être traité, ce ne l’est pas forcément du point de vue de l’image. En effet, l’intérêt de ce genre de grenelle ne devient-il alors pas uniquement de faire croire à un peuple crédule mais écologique dans l’âme, que les gouvernements s’occupent de nos soucis en faisant le moins de remous possibles? Belle propagande et gratuite!
En attendant, les problèmes énergétiques et écologiques vont nous tomber dessus et je doute que nous soyons prêt alors à les gérer.
Et vous savez quoi ? Les politiques nous feront croire alors qu’ils ne savaient pas…
Le pic á dejá passé dans la majorité des continents et le pic mondial, em considerant seulement le petróle conventionel, s’est passé em 2005!
Le temps ou les previsions s’éloignaient a passé,
aujourdui elles s’aprochent, ce qui a une signification précise. Le pic de touts les liquids será entre cette anné et 2011.
Afrancezado.
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Besoin d’aliments? On fait d’energie (revolution verte). Besoin d’energie? On fait d’aliments (bio…fous).
Il est trop tard, les mentalités sont trop lentes, les avantages toujours aquis, le dernier des humains tuera le dernier lapin pour le manger…
Ceux qui savent peuvent se préparer, changer de vie ou d’optique et en parler au voisin ;-)
PhG
A entendre trop souvent crier « au loup »……
on va au devant d’un problème bien plus important que des problèmes de pompes d’essence : notre société est entièrement basée sur le transport pas cher
nous avons pris beaucoup de retard : les énergies renouvellables, les voitures et les personnes ne seront pas disponibles en masse au moment où le « pic pétrolier » arrivera
il faut d’urgence former des spécialistes des économies d’énergie car il parait évident que l’électricité et par conséquent le nucléaire va prendre une grande part des demandes énergétiques dévolues actuellement au pétrole
or les matières fissibles utilisables ne sont pas non plus inépuisables
les changements seront profonds aussi au niveau de la société : nous assisterons à des rapatriement d’usines et à une chute des échanges mondiaux et donc à un ralentissement voire à une marche arrière du processus de mondialisation
il faudrait donc que les secteurs de l’industrie et de l’énergie soient considérés autant stratégiques que l’armée peut l’être aujourd’hui et on a plutot fait le contraire ces dernières années avec la privatisation d’EDF par exemple
de même il faudrait lancer dès maintenant des projets à grande échelle de ferroutage afin que nous soyons prêts le moment venu
il existe un seul secteur qui ne sera pas trop touché : les entreprises de logiciels, or la France est proche du zéro absolu dans ce domaine
il faudrait absolument des crédits publics dessus si on veut générer des rentrées d’argent dans le futur et garder notre rang dans le monde
mais hélàs, les français ont les politiques qu’ils méritent : pas d’implication personnelle des électeurs, choix des élus sur leurs belles paroles et non sur leurs actes et/ou projets…
les responsables, c’est NOUS !
signé Warp
Entre les prévisions de guerres pour l’approvisionnement en eau, les multiples tensions pour l’approvisionnement en pétrole qui commande totalement notre quotidien, c’est un avenir radieux qui nous attend. Je préfère ignorer les prévisions de catastrophes climatiques. Et pendant ce temps, les gignols qui nous gouvernent font de la politique spectacle, s’occupent de croissance et de flux financiers et se préoccupent de leurs images médiatiques. Ce monde est complètement fou. La principale cause de mortalité dans les décennies à venir pourrait bien être le suicide.
Je ne sais pas si quelqu’un connait le problème avec suffisamment de précisions pour en parler avec pertinence .Des gisements apparemment trés importants de pétrole ont été récemment découverts au large du plateau des guyanes et les demandes d’exploitation sont en cours.Il y a certainement encore d’autres réserves .La pénurie n’est donc pas peut être pour demain ; il reste bien sur qu’il faut anticiper .
peu importe les nouveaux gisements découverts : les besoins en pétrole explosent du fait du développement de la Chine et de l’Inde
Les nouvelles découvertes de puits sont en fait incluse dans les prévisions de production de pétrole. On ne peut pas tout prévoir bien sûr mais les géologues font des estimations. De plus, en moyenne depuis de nombreuses années, pour un barril découvert, on en consomme trois. La bagnoire se vide plus vide qu’elle ne se remplit. Ce qui compte, ce n’est pas tant la quantité (qui déplace la fin du pétrole) que la difficulté à exploiter les nouveaux gisements. Le problème qui se présente à nous est un problème de débit. Les robinets sont ouverts au maximum et de plus en plus de gens viennent y "boire". Ca va jouer des coudes !
Il y a en permanence des découvertes de nouveaux champs pétroliers. L’Angola, le Congo ont de belles perspectives de production. Il y a aussi l’arctique et l’ensemble des gisements déja présentits en Sibérie mais pas ou peu exploités en raison des conditions qui règnent là bas (pour le moment, mais le réchauffement climatique pourrait bien changer la donne).
Le problème est différent : malgré ces découvertes régulières, on sait aujourd’hui que la croissance de la production ne PEUT PAS suivre celle de la demande dans un système de croissance régulière (hausse exponentielle de la consomation). C’est Mathématique.
Aujourd’hui, même parmi les experts du monde pétrolier lui même, la question de l’existence du Peak Oil ne se pose pas. La seule question qui se pose, c’est l’estimation de sa date.
Pendant longtemps, les compagnies et les économies occidentales ont cru (ou fait semblant de croire) les producteurs saoudiens qui disaient qu’ils pourraient augmenter leur production au premier signe de raidissement des marchés. La situation présente montre qu’ils se sont foutus du monde. De même, les compagnies ont dormi sur leur rente pendant plus d’une décénie en tardant à investir dans la recherche de nouveaux gisement et dans des technologies d’exploitation permettant de serrer un peu plus la serpière en ce qui conserne les champs existants (stimulation des puits etc…).
En effet, pourquoi tout ce petit monde se serait-il bougé ? Les producteurs savent que le monde est accro au pétrole. La hausse des prix consécutive à la baisse relative de l’offre est finalement une bonne affaire pour les producteurs et les compagnies qui, s’il elles investissaient pour augmenter la production verraient la baisse des cours absorber leurs retours sur investissement… Donc…. pourquoi se fatiguer. D’autant plus que les réserves étant finies, il vaut mieux vendre chaque baril le plus cher possible.
L’attitude des producteurs serait différente si on pouvait facilement se tourner vers un concurrent. Seulement voilà. Le pétrole, c’est pas comme la main d’oeuvre ou le cacao. C’est une ressource disponible en quantité finie et il ne suffit pas de travailler plus pour en produire plus. Ce n’est pas un vrai marché, au sens libéral du terme, comme le marché de la patate ou du café qui sont des denrées renouvelables.
Pour l’instant, le libéralisme, reposant sur la notion d’équilibre (donc où le temps n’existe pas !!!) n’a pas encore trouvé de théorie adéquate pour décrire un marché de biens disponibles en quantité finie et où la quantité disponible décroit avec le nombre d’échanges….
C’est tout le problème : « La main invisible » ne sait pas traiter la notion de biens non-renouvelables. Pas plus qu’elle ne sait gérer les phénomènes chaotiques. C’est normal. Elle a été à partir des connaissances physiques et statistiques du 18ième siècle. A cette époque, les scientifiques croyaient pouvoir décrire toute la physique par des équilibres dits « quasi-statiques » dont ont sait aujourd’hui qu’ils ne modélisent qu’une infime partie de ce qui existe dans la nature (en gros, le refroidissement lente d’une patate chaude emballée dans une couverture, ou la dilution lente d’un sucre dans un verre). Ca ne marche que pour décrire des situations comprenants un nombre infiniment grands d’acteurs (les molécules de sucre) dans des configurations statistiquement équivalentes. Cette théorie ne peut même pas décrire ce qui se passe quand vous touillez la tasse ou se dissout le sucre !!! En économie, la « main invisible », cela fonctionne pour le marché de la baguette de pain ou du rouleau de printemps, mais pas pour celui des licences de téléphonie mobile où il n’y a pas plus de 3 acteurs. A ce moment là, la loi de l’offre et de la demande est dans les choux. Le prix finalement obtenu dépend plus des rapports de force entre ces 3 acteurs et la puissance publique que du rapport offre/demande.
Le problème c’est qu’il y a peu d’alternatives pour l’instant car la recherche sur les énergies propres n’a jamais été soutenue financièrement.
Christelle Bertrand http://www.ruedespommiers.com/
Quiconque parle de questions d’energie en terme d’impasse en disant qu’il n’y a aucune alternatives pour le moment est soit ignorant soit hypocrite :
http://www.youtube.com/watch?v=rrZB3R9AEeA
Voici d’ailleur un site très interessant :
http://quanthomme.free.fr/
D’ailleurs c’est pas moi qui dit cela, c’est TF1.
Pourtant on peux s’étonner qu’un truk pareille passe sur le 20H et prime time et ne provoque aucune réaction massive de la part de la population ni des politiques.
pour rajouter une couche, vu sur le site du Figaro, au sujet des matières premières:
http://www.lefigaro.fr/matieres/20070922.FIG000000847_les_matieres_premi…
« Les réserves prouvées sont limitées : 200 ans de production pour le fer, 180 pour l’aluminium, mais seulement 90 ans pour le nickel et 61 ans pour le cuivre »
incroyable d’apprendre le tarissement de certaines matières en quelques dizaines d’années !
Incroyable mais pas étonnant, étant donné l’absence totale d’éthique et de raison dans la production, la consommation et le souci de l’environnement. La finance et l’industrie se moquent complètement de l’environnement mais ils vont être bientôt rattrapé par cette nature et là ce sera le chaos car ces gens qui nous dominent et qui ont fait des choix de société à notre place, grâce à leur fric, n’ont rien anticipé, normal ils n’ont de perspective qu’en chiffres et qu’à court terme. Et ils continuent leur arrogance en affichant leur logo sur des initiatives écologiques ou des publicités mensongères, du genre les voitures écologiques qui ne produisent pas de CO2. Vous en connaissez vous ?
Oui, enfin pour ces matières premières, il y a toujours l’option du recyclage. Le fer ne disparait pas. Le cuivre non plus. Il peut au pire être immobilisé dans une quantité croissante d’objets accumulés autour de nous. Mais on peut toujours le récupérer.
Le problème, c’est que pour recycler ou même pour produire du fer, il faut du pétrole ou du charbon et emettre encore un peu plus de CO2.
C’est d’ailleurs pareil pour le ciment dont la production génère une quantité monstrueuse de CO2.
De toute façon, la vrai question est surtout de savoir dans quel mur on va se bannaner en premier. Est-ce que c’est le réchauffement climatique qui va nous imposer de limiter notre consommation de pétrole ou bien l’épuisement des ressources pétrolières qui va nous éviter la catastrophe du réchauffement ?
J’ai peur que la quantité de combustibles fossiles encore disponibles suffise pour atteindre un réchauffement insupportable avant même la dernière « goutte » de 2100.
Le peak oil n’est pas arrivé assez tôt.
Tout à fait d’accord avec vous. Ce fléau qu’est le pétrole va laisser des traces indélébiles et tellement terribles que, comme vous, je pense que nous risquons d’agoniser avant la dernière goutte. D’ailleurs les recherches sur les particules en suspension dans l’atmosphère et l’impact du traffic aérien sur l’atténuation du réchauffement, commencent à démontrer que le réchauffement est bien plus important que les prévisions actuelles. Mais chuuut, faut pas le dire pour conserver la confiance et l’objectif de croissance.
Ce problème de savoir quel mur on va toucher en premier est un classique : le rapport Meadows du club de Rome (pourtant pas des gauchistes irresponsables …), vers 1973, avait déjà analysé le problème, par des modélisations assez simples (informatique des années 70s).
En gros, soit on crevait de famine suite à la surpopulation, soit de la pollution si on arrivait à produire assez de nourriture, car au prix d’une consommation délirante de combustibles fossiles.
Tapez le terme sur Google, on tombe assez vite sur des sites détaillés.
Au passage, pour répondre à ceux qui disent qu’on trouvera toujours plus de pétrole : c’est tout à fait vrai : il y a des schistes bitumineux, sables bitumineux, etc. Mais il faut plus d’énergie pour extraire ces produits (plus la pollution).
Avec l’énergie d’un baril de pétrole, on peut extraire près de 100 barils de brut léger au Moyen-Orient : très bon rapport « qualité-prix ».
Avec les sables bitumineux de l’Athabasca au Canada, on est à 1:3. Pas terrible. Quand on sera à 1:1, ce sera fini (quoique que le nucléaire ait été envisagé au Canada justement ; par Total) et notre mode de vie avec. Car sans plastiques, sans engrais, sans carburants (les « bio »carburants ne peuvent pas remplacer tout), ce sera dur.