L'idée de l'UFC-Que Choisir de passer la TVA à 19,6% sur « les produits de grignotage » fait son chemin.

Faut-il rehausser la fiscalité sur la malbouffe pour lutter contre l'obésité ? C'est la revendication avancée par l'UFC Que-Choisir, qui demande qu'on passe à une TVA à 19,6% sur les « produits de grignotage » (contre 5,5% aujourd'hui). L'UFC réclame cette « TVA sociétale alimentaire » sur l'ensemble des « produits les plus riches en matières grasses, sucre ou sel ». En France, les coûts de la junk food en termes de santé publique sont en effet énormes, alors que 5% des adultes sont obèses… et 12% des moins de 18 ans, selon l'Inserm.
François Carlier, responsable d'études à l'association de consommateurs, explique que, selon ses calculs, augmenter de 10% le prix de produits comme les sodas, le chocolat ou les barres énergétiques ferait baisser de 15% leur consommation » :
Pour l'UFC Que choisir, cette hausse est légitime dans la mesure où elle ne grèverait pas le pouvoir d'achat des consommateurs « puisqu'ils ne sont pas captifs et peuvent modérer leur consommation en la matière, contrairement par exemple à la TVA sur les produits pétroliers ». François Carlier va même plus loin et réclame qu'on supprime, a contrario, la TVA sur les produits d'alimentation les plus sains, comme les fruits et légumes. « La Norvège et l'Allemagne y songent de plus en plus sérieusement, alors pourquoi pas nous ? “, lance Que-Choisir, qui créait mi-septembre un site consacré à l'obésité.
Les plus pauvres sont les plus touchés
Aujourd'hui encore, la fiscalité réduite sur les produits à forte valeur glycémique ou lipidique est officiellement justifiée par le besoin d'aider les populations défavorisées à se nourrir. Or, ce sont justement les plus pauvres qui sont touchés au premier chef par l'obésité. Une réalité statistique qui pousse peu à peu les pouvoirs publics à changer de discours sur cette question.
Tandis que démarre ce mardi l'examen du projet de loi de finances 2008 au Palais Bourbon, cette idée d'une hausse de la fiscalité pourrait cependant bien faire pschitt cette année encore… alors qu'elle n'a jamais été tant plébiscitée. Député (Nouveau centre) de la Marne, Charles-Amédée de Courson a renoncé in extremis, en fin de semaine dernière, à un amendement destiné à faire passer la TVA de 5,5% à 19,6%.
Bien qu'actif sur ce thème depuis longtemps, le député, qui se fait fort d'interdire les barres chocolatées dans les distributeurs des collèges de son département, estime lui-même aujourd'hui ‘pas très astucieuse’ son intention initiale : ‘A la réflexion, il faut mieux éviter de procéder par pointillisme.’ Etrange revirement qui n'a officiellement ‘rien à voir’ avec quelque discussion que ce soit avec les industriels du secteur… mais qui tombe mal à l'heure où l'idée d'une fiscalité accrue commence à faire son chemin. Par exemple chez les économistes, qui soulignent que la facture de l'obésité ne cesse de plomber les finances publiques en augmentant, notamment, le nombre de maladies cardiovasculaires.
Au parti socialiste, les députés sont de plus en plus nombreux à exiger une fiscalité spécifique sur des produits dont on sait qu'ils favorisent la surcharge pondérale. L'an dernier, Dominique Strauss-Kahn s'était déjà prononcé en faveur d'une majoration de la TVA sur les fast food. Mais personne, au groupe socialiste de l'Assemblée, n'était visiblement en mesure de confirmer à Rue89, jusqu'à mardi matin, début de la discussion budgétaire à l'Assemblée, qu'un amendement avait été déposé sur ce sujet.
Remarqué sur ce front, le socialiste Jean-Marie Le Guen n'a pour sa part pas déposé d'amendement en ce sens, préconisant à son tour ‘plutôt une politique plus globale qu'une taxe punitive qui jouerait sur l'effet prix’.
Interdire ces produits de publicité dans les programmes pour enfants
En septembre, Martin Hirsch reprenait pourtant lui aussi à son compte, parmi une batterie d'alternatives aux franchises médicales, cette idée de plus en plus populaire. En suggérant d'avancer sur le terrain des taxes nutritionnelles, le Haut commissaire aux solidarités actives a fait à la rentrée un pas à contre-sens des industriels du secteur, partisans du statu quo.
Les produits comme les barres chocolatées et autres sodas hypersucrés ‘échappent à la vigilance parentale’, avancent les promoteurs de cette taxe. C'est l'étape suivante dans la croisade de l'UFC Que Choisir contre ‘le harcèllement alimentaire’ à l'égard des enfants.
Selon l'Inserm, l'obésité infantile a doublé depuis 1980. Pour inverser la tendance, Que choisir réclame en effet l'interdiction de la publicité pour les produits de grignotage dans les programmes télévisés pour enfants. Un combat qui n'a pour l'instant porté ses fruits que partiellement : depuis le début de cette année, le nouveau Plan national nutrition santé (PNSS) a introduit des messages sanitaires préventifs (‘Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour’, ‘Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé’, par exemple) sous forme de bandeaux dans les publicités. Mais, pour l'UFC, on ne va pas assez loin car les enfants sont moins poreux à la prévention que les adultes.
D'après le décryptage par l'UFC des spots publicitaires diffusés dans les programmes pour enfants, le tour de vis législatif est insuffisant : ‘87% des publicités alimentaires diffusées lors des programmes pour enfants portent sur des produits très gras ou sucrés.’ L'UFC-Que Choisir accuse d'ailleurs les industriels d'‘engagements en trompe-l'œil’ et d'hypocrisie, le nombre de spots incriminés n'ayant pas baissé ces dernières années en dépit des engagements publics. Contactée par Rue89 à maints reprises, l'Ania(Association nationale des industries agroalimentaires) n'a pas souhaité répondre.



















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De Tophee
en haut a gauche | 11H38 | 16/10/2007 |
Une taxe plus eleve sur la malbouffe, acompagnee d'une detaxe sur les fruit et legumes frais me parait aller dans le bon sens.
Quand a la pub pour les enfants, pourquoi ne pas interdire toute publicite dans les emmissions pour enfants. De ce fait, ces emmissions disparaitraient en grandes partie des ecrans et les enfant se tounerons vers des loisirs plus actifs. Car l'allimentation n'est qu'une partie du probleme, le manque d'activitee physique est aussi a prendre en compte.
à Tophee
De
11H42 | 16/10/2007 |
Avec une surtaxe sur les fautes d'orthographe là tu aurais la ligne !
De
20H09 | 16/10/2007 |
et alors j ai pas ecouter a l ecole
ca va m enpecher de donne mon avis
tu ns em….
signer un cancre
De Berrybelle
08H26 | 17/10/2007 |
Sympa l'ambiance. L'essentiel dans le débat c'est le fond et le RESPECT des autres. Les fautes d'orthographe c'est secondaire.
à Tophee
De
11H55 | 16/10/2007 |
arrêtons un peu d'assister les français : ne pas fumer, ne pas boire, ne pas rouler vite, ne pas boire enceinte, ne pas manger trop gras,… ! de toute façon comme d'hab les personnes visées seront les seules à ne pas se sentir concernées !
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 12H21 | 16/10/2007 |
Parce que c'est pas bien de taxer le tabac, l'alcool, les excès de vitesse, les produits alimentaires malsains, etc…Pour financer la recherche sur les maladies qui en découlent ou pour la santé publique en général ? C'est le principe des vases communiquants. Plus il y a de gens qui mangent mal, plus il y a de cas de cancers, de problèmes cardio-vasculaires, d'obésité, donc plus on taxe, plus les gens vont se pencher sur d'autres manières de manger, en attendant on obtient des recettes pour financer les conséquences du problème et traiter les cancers, les problèmes cardio-vasculaires, l'obésité, etc… C'est le même principes pour les cancers du fumeur, du foie, pour les accidentés de la route, etc… Il faut prendre le mal à la racine. Si les gens mangent mal, c'est avant tout car ils prennent ce qu'il y a de moins cher dans les rayons (c'est mon cas avec ma petite paye). Si je pouvais je mangerais des bonnes choses. C'est de l'assistanat ? Oui. Tant mieux ? Oui.
à Dominique MAMERE
De
13H56 | 16/10/2007 |
Un hamburger et des chips coûtent plus chers que deux carottes et une poire.
L'argent manque pour bien manger ? Fausse excuse.
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 14H44 | 16/10/2007 |
Comparaison malsaine de droite. On va aller loin avec ça. Un grain de caviar coûte aussi peut-être moins cher qu'un big mac. Va donc faire les courses et achète autant de carottes et de poires qu'il faudra pour te rassasier de la même manière qu'un hamburger riche en carbohydrates. Ensuite tu fais les comptes et on en reparle. Et puis il faut les peler les carottes et la poire, il faut cuisiner les carottes (gaz). Alors que le big mac est prêt à manger (pas de perte de temps), et pas de frais supplémentaires (cuisson). Enfin, pour couronner le tout, les jeunes d'à cette heure ne savent pas cuisiner.
à Dominique MAMERE
De
15H34 | 16/10/2007 |
CARTON ROUGE ! Un menu Mc DO c'est 6 euros, une portion de nouille c'est 15 centimes, une tomate 30 centimes et un steack 1 euros : moins de 2 euros le repas …
Si on se fait un Mc Do tous les jours c'est un problème d'éducation pas d'argent ! ! ! ! ! !
RA.
De
16H17 | 16/10/2007 |
Le steack a un euro ? Vite, dites-moi où.
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 20H13 | 16/10/2007 |
Moi aussi ! Je sais pas où il fait ses courses mais là où j'habite, les fruits et légumes et la viande sont particulièrement chers, surtout si c'est le rayon « bio ». Et une portion de frites ou un hamburger de chez Mac Do c'est sacrément moins cher. Sinon, tout le monde se paierait le restau, LOL.
--
Dominique MAMÈRE
http://dmamere.blogspot.com
à Dominique MAMERE
De
12H37 | 17/10/2007 |
SOMBRES IDIOTS, faites vos courses dans tous les magasins discount pour vous rendre compte qu'un steack surgelé coute même moins que cela … au lieu de trainer dans vos quartiers bobos, à manger bio et en donnant des lecons de vie.
RA.
De merle-moqueur
23H16 | 16/10/2007 |
le steack a 1 euro : tu fais tes courses au resto du coeur ? ou c'est des steacks de mouches ?
à merle-moqueur
De Alice77
10H03 | 17/10/2007 |
Ce sont des steacks démarqués de chez Tati.
à Dominique MAMERE
De
16H25 | 16/10/2007 |
La comparaison n'est pas de droite.
Si on est futé et qu'on a un couteau affuté on peut éplucher les légumes.
Si tu veux des carbohydrates, achete des patates.
Mais les gens à petit revenus sont souvent mal éduqués (lien statistique)
à résister à la publicité. Les parents les collent devant la télé pour avoir la paix.
Les profs font lire que choisir à leurs gosses (ex. moi fils de prof et prof moi même)
et leur apprenne tôt les conneries marketing.
C'est absurde que la puissance publique ne se permette pas d'interdire ce qui doit l'être.
La politique d'intérêt général n'a t-elle vraiment plus de marge de manoeuvre ?
La suède prenait ce genre de liberté, mais se fait rappeler à l'ordre par l'europe.
Il faut interdire la pub pour les conneries !
De
21H05 | 16/10/2007 |
« Les profs font lire que choisir à leurs gosses (ex. moi fils de prof et prof moi même)
et leur apprenne tôt les conneries marketing. »
Les profs ont le temps et surtout un égo susmentionné. Je connais pas mal de profs et de fils de profs qui ne suivent pas ton exemple…donc évite de généraliser stp car les profs et les fils de profs sont loin d'être des exemples…suffit de regarder le nombre incalculable de vannes dont ils sont sujets et la réputation qu'ont les profs (suffit de demander à un restaurateur…).
à Dominique MAMERE
De
09H55 | 17/10/2007 |
Amalgames sur amalgames … Pouvions-nous seulement nous attendre à mieux de la part d'un professeur ?
D'accord, mille excuses c'était gratuit. Pour en revenir au sujet initiale, je ne crois pas que surtaxer le McDo et les chips empêcheront l'obésité, ça fera juste plus d'obèses riches que d'obèses pauvres. Arrêtons de toujours sanctionner le français au niveau du porte-feuil, c'est malsain comme comportement (l'UFC que choisir est une organisation malsaine de toute façon).
Je ne pense pas détenir non plus la solution, peut être qu'il faudrait des campagnes choc, ou peut être obliger les fabricants de produits « obésiants » à apposer sur leurs produits « ATTENTION ! Grignoter tue ! » ou peut être « Grignoter peut entrainer une mort lente et douloureuse ! ».
De catpat95
16H18 | 16/10/2007 |
Et vous vous êtes déjà nourri avec 2 carottes et une poire ?
à catpat95
De
20H02 | 16/10/2007 |
oui , tu fais des carottes rapées ( ah , il faut raper ) ensuite tu y mets de l'huile du vinaigre , un peu d » ail , tu les mange avec du pain , idem pour la poire et je suis sure que tu « as plus fain
De Dominique MAMERE
Professeur d'Histoire-Géographie) (... | 20H16 | 16/10/2007 |
Pour moi tu peux multiplier la ration par dix.
--
Dominique MAMÈRE
http://dmamere.blogspot.com
De
23H14 | 16/10/2007 |
C'est sur qu'une poire qvec de l'huile, du vinaigre et un peu d'ail sa doit couper la faim…..
De
18H14 | 16/10/2007 |
Deux carottes et une poire, c'est moins cher ! Oh c'est vite dit !
Au prix des carottes, il faut rajouter le prix de 100 grammes de mayonnaise ou de pesto au basilic ou de crème d'anchois.
Et la poire, tu vas pas la manger comme ça. Alors tu la plonges dans le pot de nutella ou tu la découpe en cubes que tu immerges dans un bol de crème anglaise.
L'addition est salée.
Finalement c'est cher les fruits et légumes !
Oui mais la santé ça n'a pas de prix !
De merle-moqueur
23H15 | 16/10/2007 |
oui, mais le hamburger et les chips sont prets a l'emploi : pas d'epluchage et de cuisson…,.,
à Dominique MAMERE
De
13H52 | 16/10/2007 |
Un hamburger et des chips coûtent plus chers que deux carottes et une poire.
L'argent manque pour bien manger ? Fausse excuse.
à Dominique MAMERE
De
13H52 | 16/10/2007 |
Un hamburger et des chips coûtent plus chers que deux carottes et une poire.
L'argent manque pour bien manger ? Fausse excuse.
De
14H18 | 16/10/2007 |
Oui mais quand on a faim, deux carottes et une poire ca ne « cale » pas. Les légumes, il faut en manger 400 g pour être rassasié, tandis nque le mac Do ca « bourre ». C'est d'ailleurstout le pme alimentaire des pauvres : consmmer trop de calories bourratives pour en avoir pour son argent dans le rapport dépense/apaisement de la faim
De
08H58 | 17/10/2007 |
C'est un leurre ! Effectivement, on a l'impression d'être « bourré » avec un menu fast food mais ce n'est pas vrai ! Les produits utilisés sont tellement trafiqués que les sucres lents que l'on est censés trouver dans le pain est transformé en sucre plus rapide qui fait que deux heures après ce repas très calorique, on a encore la faim qui se fait sentir.
De
11H31 | 17/10/2007 |
C'est faux !
Avec mon ami on s'offre un mcdo ou autre une fois par mois environs et au sortir de la table, on est rassasiés jusqu'au soir, et sans avoir pris trois menus chacun !
La sensation de faim varie de toute façon d'un individu à un autre et si un famélique sera comblé avec une poire et une carotte, une personne normale aura de nouveau faim une ou deux heures après.
De
09H50 | 17/10/2007 |
Salauds d'pauvres ! En france, non contents d'avoir inventé la malbouffe, ils prennent avec leur gros derrière toute la place dans les transports en commun (puisqu'ils n'ont pas les moyens d'avoir une voiture),ils éduqent mal leur gamins, ils n'ont aucune conscience politique (ils ne font pas grève, ils n'ont pas de boulot), et en plus quand ils ont besoin des tentes (euh pardon, je voulais dire « de détente »), ils squattent les meilleurs emplacements le long du canal saint martin). Heureusement 7 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, ça laisse un certain espoir… Il doit bien en rester quelques uns qui font régulièrement la diète. Sans compter ceux qui dans le reste du monde soignent leur ligne en crevant de faim…
à Dominique MAMERE
De
14H05 | 16/10/2007 |
Tout à fait d'accord, mais je maintiens néanmoins le terme d'assistanat ! Je suis comme tous les français, je regarde aussi ce que j'ai dans mon porte monnaie, et le problème c'est que je ne suis pas sûre pour autant que les produits « sains » (au moins les fruits et légumes) - sans pour autant parler de bio - soint moins taxés pour autant !