Aujourd’hui 16 octobre, nous fêtons la première édition de « La Journée de l’Entrepreneur », initiée par Ernst & Young, l’Afic et CRM Company Group, une journée qui se veut être un point de rendez-vous entre les entrepreneurs et les Français.
Dans ce contexte, je voudrais faire passer un message à tous les actuels et futurs entrepreneurs: prenez garde à vos belles-mères!
Que vous décidiez de créer une entreprise, une association, ou d’inventer quelque chose d’inédit, un conseil: ne le dites pas aux parents de votre conjoint ou conjointe, vous risqueriez de tout faire rater.
Les beaux-parents, souvent empreints de la morale française qui préfère les fonctionnaires et les cadres d’entreprises internationalement reconnues, peuvent constituer un obstacle des plus gênants pour quiconque projette la création de quelque chose d’entièrement inédit.
Quel dommage à la fois pour notre économie et pour le bonheur familial du plus audacieux d’entre nous qui aura été obligé, par amour, de rejoindre les rangs communs du conformisme!
En effet, quel que soit son âge, l’entrepreneur qui part à l’aventure créer ce qui n’existe pas a toujours 20 ans dans sa tête.
Et c’est à la découverte de différentes « terra incognita » qu’il se lance, non pas ces zones floues au centre de l’Amazonie et de l’Afrique, mais toutes ces entreprises qui n’ont pas encore été inventées.
Qu’on se le dise: les salariés de Google et de Meetic sont aussi exotiques pour votre belle-mère que les pygmées l’étaient pour sa propre grand-mère!
Comment faire alors pour inciter les plus talentueux d’entre nous à se lancer dans la « grande aventure » à l’instar des marins malouins du XVIIe siècle? Comment donner envie aux étudiants des meilleures écoles de rejoindre le clan des créateurs libres plutôt que le joug des conglomérats mondiaux? Comment faciliter la tâche à tous ceux qui ont 20 ans dans leur tête mais sont bridés par les mille liens que tisse la société pour les rattacher au mode de vie ordinaire?
Pour moi, tout commence par l’acceptation du hors-norme et du risque, et par le respect de ce qui n’est pas dans la moyenne. Habituellement, lorsqu’on prône la diversité, c’est généralement une déclaration anti-raciste pour faire cohabiter de grandes communautés, mais notre réalité est tout autre, puisque l’entrepreneur est différent et seul.
L’entrepreneur du troisième millénaire agit différemment mais n’entre pas pour autant dans le stéréotype du grand patron de multinationale: quand il se lance, il prend le risque de tout rater, il oublie le principe de précaution, il mélange volontiers le temps de travail et les loisirs, confond souvent au début les biens sociaux et ses biens propres (pas dans le sens répréhensible), il n’a pas de stock-options mais espère bien un jour mettre en place ce dispositif afin d’en faire profiter ceux qui auront bien voulu le suivre… enfin, l’entrepreneur n’achète pas non plus la paix sociale avec des valises de liquide!
La France doit donc apprendre à respecter, aider voire aimer les gens qui souhaitent créer leur propre entreprise et rester professionnellement indépendants.
Quid de l’idée d’inciter les étudiants des grandes écoles à consacrer leur énergie à la création d’entreprise, comme les Polytechniciens servent les armes ou les énarques l’administration?
Ils découvriraient qu’entreprendre est un moyen enthousiasmant de donner aux autres, notamment en leur offrant un emploi, une perspective de carrière, des idées…
C’est aussi un moyen moderne pour les rebelles de changer le monde: les anarcho-utopistes du troisième millénaire sont à la tête des entreprises d’Internet comme ils étaient à la Sorbonne en 68.
L’ère des loisirs, de la culture et du divertissement dans laquelle nous entrons va créer pour la France un champ d’opportunités qu’il serait dommage de ne pas moissonner. Le tourisme, les services à la personne, la communication, les technologies de l’information s’ouvrent à tous les aventuriers, les poètes, les amoureux, les différents, les audacieux…
Tout cela ne mérite-t-il pas que l’on fasse un peu peur à nos belles-mères?






En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.
Entrepreneur (prononcer « intriprinour »), c’est un slogan du néolibéralisme américain pour justifier les défaillances de l’Etat: l’éducation payante, pas de RMI, pas de pensions, pas d’assurance maladie, démerdez-vous, chacun pour soi! C’est tout le contraire d’une société juste pour tous et solidaire les uns des autres.
Non et Non
A la base un entrepreneur c’est quelqu’un qui dispose de l’envie de créer et de faire.
On lui facilite la tache, c’est tout. Car tout le monde en profitera.
Je vois d’ailleurs mal en quoi l’entrepreneur s’oppose à l’éducation, à la santé et aux autres fonctions étatiques.
Bien entendu, en France nous sommes arrivés à une abération : Tout le monde veut être fonctionnaire, la fonction publique est devenue surabondante, innéficaces et aux méthodes de travail d’un autre age (papier, procédures inutiles et couteuses).
Alors aujourd’huis les entrepreneurs sont trop taxés, découragés, tondus… et plus personne ne veut le devenir (pas fous les gens, hein).
Le résultat, c’est… le chomage.
Continuez ainsi, triste France à « défendre les intérets des peuples » en leur ouvrant la belle perspective d’être RMIste à vie….
Donc pour vous le profil de l’entrepreneur est jeune, marié(e ?) et sortant d’une grande école. Et vous plaidez pour la diversité ? tsss.
Je trouve aussi cet article bourré de stéréotypes. Dès les premières lignes, le parti pris semble bien prononcer pour ces gentils entrepreneurs qui sont percecutés par toute une société, même les belles mères.
Presque une caricature…
Stouve
Ben, ne riez pas: ma belle-mère a dit à mon mari: « Ne le dis pas à ta grand-mère, elle mourrait d’inquiétude! » Et il a fallu expliquer, rassurer pendant des mois et des mois et mes beaux-parents sont toujours angoissés: des années que ça dure!
Pas du tout une caricature, au contraire! Bravo à l’auteur.
sans oublier qu’on est toujours redevable d’une pension alimentaire aux beaux-parents si ceux-ci sont dans la dèche. Oui, Oui, c’est vrai.
C’est les bisounours au MEDEF et Peter Pan se marie avec Blanche Neige
Jolie théorie, mais il faudrait peut-être que les « entrepreneurs » montrent ce qu’il savent faire plutôt que d’éternellement se lamenter sur leur image….
signé : un jeune « entrepreneur » fatigué des discours lénifiants sur l’entreprise
Pas de belles-mères en vue pour moi !
Juste une belle mer démontée en Sarkoland.
Moi, de toute façon c’est une belle sirène que je cherche !
Au final, si je ne la trouve pas, je trouverai en revanche la sirène d’alarme de Sarkoland !
Christophe.
Entrepreneur sans parachute mais palmé !
En apnée pour 5 ans maximum.
En 2012, je remonte avec une des 2 sirènes…
Je remonte vite fait pour vous dire que l’ère du baril de brut à 85 dollars le baril et l’ère de l’euro fort pénalise les entrepreneurs qui traitent avec les us.
L’ère de l’innovation, je la vois avec du plomb dans l’aileron…
Je replonge dans cette mer démontée donc…
Le Christophe palmé…
Sous prétexte d’humour, un condensé de stéréotypes :
1-les entrepreneurs sont bridés. Il me semble qu’ils le sont plus par les banques (allez emprunter pour vous installer quand vous n’avez pas un rond…) que par leur famille…
2- l’entrepreneur sort d’une grande école. C’est bien connu, la fac ne forme que des glandus, et en dessous de bac+5, on est artisan, pas entrepreneur… Je connais pourtant des boites en informatique montées par des gars qui avaient le bac, plein d’idées et beaucoup de volonté. Et qui ont réussi.
3- dire qu’entreprendre est plus difficile que d’être salarié est enfoncer des portes ouvertes… mais résumer cela à une question de « desamour » de la France me semble un peu rapide. Qu’est ce que souhaite l’auteur ? plus d’aide à l’innovation ? à l’installation ? de la pub dans les ecoles ? qu’on lance la médaille en chocolat de l’entrepreneur de l’année ? on n’en sait rien.
(enfin, il y a belle lurette que les Polytechniciens ne servent plus exclusivement les armes, on les retrouve dans toutes les grosses entreprises…)
En quoi consiste le désamour de la France vis à vis des entrepreneurs par rapport aux autres pays ?
C’est simple :
(1) On te rase tout ton pognon AVANT même que tu ne gagne le moindre centime. Cela rime t’il vraiment à quelque chose ? Cela a t’il un interet ? En fait, on est bien mieux quand on est RMIste…
(2) On te prends tout ton temps en démarches administratives complexes et inutiles. Pendant ce temps, qui fait le travail qui est censé faire vivre l’entrprise ?
(3) Les soit disant aides accordées nécéssitent la encore de perdre un temps temps non négligeable au lieu de travailler. Elles sont souvent accordées (ou non) des mois après le démarrage de l’entreprise. Finalement on s’en passerait bien.
(4) La majorité des entreprises en France se soldent par de cuisants échecs dont les entrepreneurs mettront le plus souvent des années à se remettre. Les suicides ne sont d’ailleurs pas rares. Mais pour chaque échec, l’état aura quand même empoché, lui pas mal de pognon.
(5) En France, nous sommes tellement obsédés par le fait qu’un entrepreneur puisse s’enrichir ou puisse profiter d’un quelconque petit avantage que nous avons presque légiféré sur le moindre détail de fonctionnement de l’entreprise. Pour être en conformité avec toutes ces lois, pas d’autre choix que de faire appel à des spécialistes… et cela coute cher, c’est compliqué et la encore, cela prends du temps de travail.
Bref, si vous voullez vraiment savoir pourquoi l’entreprise en France, c’est pas la joie, regardez juste ailleurs.
J’ai un ami qui a fait faillite en France. Il a fait le bon choix de s’expatrier aux USA ou il a reussi presque immédiatement. Le con, il aurait pu rester au RMI ici… lol.
Dirigeant de deux entreprises de moins de 20 salariés, je pense que la France devrait tordre le cou à trois idées reçues:
1) Cessons de chanter les louanges de ces « champions nationaux » dont on a rien à cirer. Pour compenser des exportations réduites, limitons nos importations de pétrole, de matières premières et de produits manufacturés en favorisant l’essor d’une économie locale réellement « durable ». Arrêtons de penser qu’une société de 20000 salariés est plus utile, rentable, efficace que 1000 entreprises de 20 salariés:
- Des emplois non délocalisables, des entreprises à taille humaine, où patrons et salariés se croisent et se parlent tous les jours
- Des capitaux stables, qui ne partent pas à la première fluctuation du cours du dollar, du pétrole ou de l’IS
- Des marchés locaux, une distribution moins gourmande en énergie, plus écologique, plus proche du client
- Une plus grande diversité, et in fine une « vraie » concurrence, pas la loi du plus fort
2) Cessons de dire qu’on paie trop de charges et/ou d’impôts. On paie en effet trop de charges au démarrage, quand on a moins de 10 salariés, et en général avant d’être à l’équilibre.
Mais ceux qui font des bénéfices (c’est mon cas) n’en paient pas assez. Je suis scandalisé de voir ma feuille d’impôts s’alléger d’année en année. Du coup je réinvestis, déductible d’impôts, c’est autant de moins pour ce gouvernement et ce président qui ne veulent que favoriser les plus gros/les plus gras/les plus riches/les plus bling-bling.
3) Cessons de dire que la croissance crée l’emploi! Ce discours relève de l’incantation. Je ne vais pas détailler ici, mais si l’Etat et la politique servent à quelque chose, c’est bien à définir ce qui est bon et ce qui est nuisible socialement et écologiquement. Hors, on a laissé tomber cet aspect des choses en déclarant simplement: la croissance du PIB, c’est bien, point. Même si ça se fait au détriment de la société, de l’emploi et de l’avenir de la planète: on veut créer des emplois idiots (fabriquer des gadgets inutiles), mais on supprime des emplois utiles, car non rentables « dans les conditions actuelles ». Et si on changeait les « conditions actuelles »?
Les belles-mères n’ont rien à voir là-dedans. D’ailleurs, la mienne aurait plutôt tendance à m’encourager…
1 - Tout à fait d’accord. Je me demande combien de temps on mettra à réaliser qu’il n’est pas possible d’importer en masse et sans aucune taxes des produits manufacturés par des grands pays ou les conditions humaines sont déplorables et qui font du dumping social. Il y a des pays ou les charges sociales sont presque inexistantes, ou la protection sociale est minimaliste et ou le droit du travail n’existe pas. Aucun politique n’a encore répondu à la question à 100 balles : Pour être compétitif, devra t’on s’aligner sur ces conditions ? A moins qu’on nous ressorte l’idée des « produits évolués » qu’on serait soit disant les seuls à savoir faire, dommage que nos dirigeants n’aient pas encore réalisé que la France n’était pas le seul pays ou l’on nait avec un cerveau.
2 - La encore, je suis absolument d’accord avec ta précision. Le niveau de charge en France n’a absolument rien d’abérant quand une entreprise a atteint son rythme de croisière et qu’elle gagne de l’argent. Je suis totalement d’accord que c’est un faux problème. En revanche, pour une entreprise en difficulté ou en période démarrage, même si les dirigeants ne se versent aucun salaire, il payeront des charges, c’est totalement abérant et tue beaucoup d’entreprises dans l’oeuf. On préfère sans doute que ces gens cessent de se battre et aillent au RMI ou non seulement ils ne payeront plus rien, mais ou on leur payera tout. Quand on regarde la différence avec les autres pays, ça se joue à ce niveau la et sur la complexité administrative.
Payer des « experts » pour remplir les documents administratif ou il faut couper les cheveux en 400, ce n’est peut être rien pour une entreprise de 20 salariés, mais pour une entreprise individuelle, ça pèse très lourd.
3 - Tout à fait d’accord la encore. La croissance, dans quel but ? Y a t’il seulement un projet de société, à part de jouer à celui qui mettra le plus de gens en esclavage pour produire le plus de merdouilles en plastique ?
Bravo pour le 2)!
On voit peu de gens avoir le courage d’admettre qu’ils devraaient payer plus d’impôts. Petit rectificatif, cependant: « Autant de moins pour ce gouvernement » et pour les infirmières, postiers, maîtres d’école, etc… que cet argent aurait du servir à conserver.
A pat cela, merci de montrer qu’il existe des entrepreneurs soucieux du bien commun sans entendre par là surtout le leur, qui envisagent un « changer la vie » autre que d’accélérer l’USsification.
Un salarié (dont les impôts ne baissent pas).
Prenons le problème à la base, et laissons notre chère belle mère de côté, bien que dans l’esprit, ce qui est exposé est loin d’être faux.
A quand une bonne et sérieuse enquête sur l’innovation en France, réel moteur de richesses et d’emplois ?
Pourquoi, c’est de notoriété publique, les meilleurs innovateurs français finissent quasiment tous par s’expatrier ?
Sommes nous aussi « mauvais » que nous sommes incapables d’en découvrir les raisons?
Je pense à une enquête qui sortirait elle aussi des sentiers battus ! Que de choses à exposer, alors qu’il n’y a qu’à se baisser pour ramasser les explications.
Pourquoi n’est-ce pas fait ?
;)
En fait, c’est pas l’innovation qui manque en France.
Malheureusement il ne suffit pas de créer des innovations, encore faut t’il qu’elles puissent avoir des débouchés.
J’ai connu beaucoup de gens qui ont innové et créé des produits intéressants… ils se sont tous vautrés.
- Déja en France tu te vautre en créant une entreprise. Ici c’est d’une complexité administrative sans nom et il faut beaucoup de pognon pour démarrer parce que tout le monde veut te taxer même si tu ne gagne pas un radis. Certaines caisses sont de véritables escrocs.
D’une manière générale, le système français favorise nettement les grandes boites au détriment des petites. Mais personne n’a réalisé que toutes les grandes boites ont été un jour des petites. Ici une startup comme Google serait morte dans l’oeuf.
- Les canaux de distribution sont vérouillés par des grandes centrales d’achat qui préfèrent acheter des produits connus… et étrangers.
- Il y a très peu de business angels, ces gens qui ont reussi et qui financent les projets innovants. Et pour cause, ceux qui ont le niveau de fortune suffisant pour cela sont tellement taxés qu’ils préfèrent généralement se barrer ailleurs… et aller financer ailleurs.
Alors ici on se retrouve avec des agences de l’innovation plus ou moins étatiques, des gens qui préfèrent en pratique mettre leur argent dans des sociétés qui en ont déja beaucoup afin… d’éviter les risques.
Le problème d’un projet innovant, c’est qu’il a l’air parfois un peu farfelu. J’imagine les deux fondateurs de Google qui seraient allé en France se faire financer avec leur serveur construit avec des… légos.
J’ai essayé de résumer les premiers temps de création pour un entrepreneur chômeur.
C’est pas gagné, mais on y arrive.
http://anthropia.blogg.org
Ah, ca fait plaisir ! Merci à l’auteur de rappeler que l’esprit d’entreprise n’est pas (encore) mort en France. J’apprécie, à titre personnel, de lire que certains de mes concitoyens ont cessé de gémir sur leur propre sort pour enfin regarder les constructions positives autour d’eux. Ca change.
Je dois tout avoir pour couler mon entreprise… pas de grande école, pas de surdiplôme, et je suis une femme.
Très simpliste sur bien des points cet article.
Finalement, le plus compliqué, ce sont les sommes de papiers à remplir et à reremplir parce qu’ils sont trop souvent « égarés » dans les différentes administrations. Après, c’est défendre son travail et se vendre bien pour se développer. Être salariée m’étant beaucoup plus frustrant. Oser le faire n’a rien de tabou, ni de choquant. Aujourd’hui, le risque de perdre son emploi est aussi vivace que celui de faire faillite.
Je voudrais revenir sur le discours souvent par des entrepreneurs qui y sont arrivés « c’est compliqué, mais on y
arrive ».
Pourtant, les statistiques sont claires, la plupart des apprentis entrepreneurs se plantent et avec des conséquences
personnelles souvent catastrophique.
Vous allez me dire qu’entreprendre, c’est risquer. Mais comme disait un ami parti faire fortune ailleurs, en France ce
n’est même plus du risque, c’est carrément du suicide.
Ne vous faites pas d’illusions, le métier de salarié ne prépare pas du tout au métier d’entrepreneur.
L’état pousse aujourd’huis des chômeurs à se lancer. Des gens qui n’ont aucune expérience dans la gestion d’entreprise
et qui n’ont le plus souvent pas du tout les reins assez solides.
Bien sûr, quelques uns auront de la chance, les bonnes opportunités et/ou le talent pour reussir la ou la majorité aura
échoué. Mais pour tous les autres, la majorité, ce sera la misère noire, les huissiers de justice et des dettes qui ne
peuvent même pas faire l’objet d’une procédure de surendêtement car le législateur à décidé que monter une entreprise
était une faute inpardonnable. (Multipliez les crédits pour acheter voitures de luxe et écrans plats, on vous
pardonnera. Si vous prenez un crédit pour investir dans une entreprise, vous êtes absolument inpardonnable).
Mais le plus grave, c’est que sur votre échec, l’état se sera bien goinfré d’argent en vous laissant toutes les dettes.
Alors non, je serais tenté de dire, ne crééz SURTOUT PAS une entreprise dans ce pays. Du moins pas tant que l’état
n’aura pas changé de comportement.
Il faut des entreprises ? Que l’état fasse donc les efforts qu’il faut pour cesser d’être la première cause de faillite
dans ce pays.
Car il n’est pas normal que des citoyens prennent des risques inconsidérés jusqu’a risquer de ruiner leur vie alors que
l’état lui ne veut en prendre absolument aucun risque et qu’il ne fait aucun effort pour simplifier la tache de ceux qui
font la reussite du pays.
A bon entendeur…