Focus 15/10/2007 à 18h39

Marcel Bigeard : « Torture ? Evitez ce mot là ! »

Pascal Riché | Cofondateur Rue89


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Dans une interview au quotidien suisse la Liberté, partenaire de Rue89, Marcel Bigeard, chargé de conduire, sous les ordres de Massu, la bataille d’Alger (1957), lorsqu’il était colonel, reconnaît que le chef du réseau algérois du FLN (Front de libération nationale), Larbi Ben M’Hidi (en photo) a été exécuté.

Selon la version officielle, Ben M’Hidi s’est suicidé. Une version qui a volé en éclat lorsqu’en 2001 le général Aussaresses a raconté au Monde, dans ses moindres détails, l’exécution par pendaison de Ben M’Hidi, qui avait refusé de parler sous la torture.

Marcel Bigeard ne dément pas l’exécution de celui qui était, soutient-il, devenu son “ ami” :

“ Après l’avoir arrêté et interrogé durant huit jours, on lui a présenté les armes quand il a quitté mon poste de commandement. J’en avais fait un ami. Je lui ai dit : ’Si j’étais Algérien, j’aurais agi comme vous. Mais je suis Français, para et le gouvernement m’a chargé de vous arrêter.

‘ Moi, j’étais prêt à organiser un truc avec lui pour éviter de faire verser plus de sang. Il aurait sûrement accepté parce qu’en fait, il voulait vivre libre. On aurait pu s’entendre.’

Las, il n’a pas organisé le ‘ truc’ en question, et ne nie pas que le gouvernement français a ordonné la disparition de Ben M’Hidi :

‘ Mes prisonniers étaient vivants quand ils quittaient mon quartier général. Et j’ai toujours trouvé dégueulasse de les tuer. Mais c’était la guerre et on devait trouver les bombes qui tuaient des civils.’

Interrogé par la Liberté sur ce qu’il pense du général Aussaresses, Bigeard répond :

‘ Aussaresses était un gars sans scrupule. Il était payé pour cela. Mais c’est aussi un con. Il aurait dû se taire. (...)

Moi, tuer un type sans arme, comme Aussaresses, je ne pouvais pas. Lui, il pouvait.’

Lorsque les journalistes de la Liberté, Patrick Vallélian et Sid Ahmed Hammouche, abordent le sujet de la torture, Marcel Bigeard, 90 ans, sort de ses gonds. ‘ Il se braque sur sa chaise, les yeux en larmes’ , décrivent les deux journalistes suisses . ‘ Vous voulez parler de torture. C’est un mot que je déteste (...) Evitez ce mot là ! Il préfère, lui, que l’on parle d’interrogatoires musclés’ :

‘ Vous savez, nous avions affaire à des ennemis motivés, des fellaghas, et les interrogatoires musclés, c’était un moyen de récolter des infos. Mais ces interrogatoires étaient très rares et surtout je n’y participais pas. Je n’aimais pas ça. Pour moi, la gégène était le dernier truc à utiliser.’

Mais à la différence du général Massu, qui a regretté l’usage de la torture, il n’a aucun remord :

‘ Je ne regrette rien ! Nous avons fait face à une situation impossible.’

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  • Anonyme

    la torture sans prononcer le mot, être touché à ce point maintenant. Il a du être très travaillé par ces actes en tant qu’homme.

    L’age très certainement.

    Rien avoir avec le potage mais tres instructif
    Le MEDEF fait le ménage :

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    • Anonyme

      Le para grassouillet à gauche de la photo, ça serait pas neneuil de Saint Cloud ? Il lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Il sourit et tient dans sa main la cordelette qu’il va bientôt nouer autour des baloches de ce sale fellouze. Ca ferait une belle affiche électorale pour la prochaine campagne de neneuil.

      • Anonyme

        Ce fellouze n’est pas sale du tout.Qui que tu sois,tu ne devrais pas insulter la mémoire de ce grand homme que tes généraux tortionnaires n’ont pu vaincre.Toi,ton neneuil , tous les nostalgiques de l’Algérie française et ton Sarkosy devriez plutôt demander pardon aux Algériens pour toutes les exactions commises.

    • Anonyme

      C’est beau au fil des ans de ne se souvenir que de ce qu’ont fait les autres et de charger ceux qui ne sont plus là pour répondre. En un mot si j’ai bien lu, le créateur des bisounours c’est lui, encore quelques années et il arrivera à nous dire qu’à Alger il n’y était pas............

      • kst
        kst
        keep-smiling-through.typepad.com
        • Posté à 08h48 le 16/10/2007
        • Internaute 12032
          keep-smiling-through.typepad.com

        Apparemment Bigeard avait moins de problèmes avec le vocabulaire quand il était sur le terrain :

        « Dès son retour au pouvoir, le général de Gaulle interdit le recours à la torture. Lors de ses tournées des popotes, il répète que les téléphones doivent servir pour parler, non pour faire parler.

        En vain. Sur le terrain les militaires font la sourde oreille.

        En visite au PC de Bigeard, De Gaulle lui demande que cesse la torture.

        Plus tard, Bigeard confie à ses officiers : “ De Gaulle a dit : plus de torture ; alors Messieurs, je vous dis : plus de torture, mais torturez quand même. ” »

        (extrait du documentaire de Patrick Rotman : « L’ennemi intime » (2001) - Episode 3 : « Lien “ à 58 : 15)

        Lien

        –-

        La première demi-heure du documentaire comporte également les interviews des différents protagonistes de l’arrestation et de l’exécution de Ben M’hidi — notammment Aussaresses (à partir de 10 : 30) qui précise son rôle dans la décision ainsi que le type de compte-rendu qu’il faisait quotidiennement à Massu, Lacoste et Salan (à 23 : 10).

  • Bonobo35
    • Posté à 19h15 le 15/10/2007
    • Internaute 4205

    Ah, le bon temps des colonies de vacances !

    Rien de mieux que huit jours passés ensemble dans une franche et virile camaraderie pur se forger de nouveaux amis....

    Ce temps où tu « respectais“un mec qui ne donnait même pas le nom de son chat, sous la torture, pardon ! des entretiens musclés...

    Des amis comme ça, monsieur, on n’en trouve plus !

    Aujourd’hui, ça bave à la première tapette sur la joue, au premier ongle arraché, on appelle sa mère !

    On balance , on dénonce....

    Pauvre France ! ! !

    Heureusement qu’il reste des couillus, des Aïwass, des Simius....qui te payent le champ aprés la gégène...

    • Anonyme répond à Bonobo35

      oui heureusement qu’il y en a sinon vous ne pourriez pas vous exprimer librement.
      Votre hypocrisie vous pousse à critiquer ceux qui se salissent les mains pour vous.

      • Anonyme

        Qui leur a demandé de se salir les main ?

         
        • Anonyme

          les gouvernements successifs dont à cette époque précise les socialistes et les communistes.

          • Anonyme

            Beh vous pouvez préciser là ? ?

            • Anonyme

              reportez vous à la composition du gouvernement de l’époque qui a ordonné à Massu d’entrer à Alger le 7 janvier 57. Les pleins pouvoirs, etc...

              En vouloir aux militaires, pourquoi pas, mais en démocratie ils sont aux ordres des politiques qu’il ne faut jamais oublier et derrière les politiques il y a le peuple.
              S’en prendre uniquement aux éxécutants est certes facile mais forcément partial et incomplet.

              • Jean-Jacques Louis
                • Posté à 21h20 le 15/10/2007
                • Internaute 2277

                Aux ordres des politiques : c’était aussi l’excuse des bourreaux nazi.

                Le peuple derrière les politiques ? Jamais ! Le peuple n’a jamais choisi ses élus qu’en fonction des mensonges qu’on lui a raconté. Seul le peuple est excusable.

                • Anonyme répond à Jean-Jacques Louis

                  trop facile de se blanchir à bon compte !
                  non le peuple n’est pas excusable il est complice.

                • Anonyme répond à Jean-Jacques Louis

                  Bah on va encore avoir droit a la même rengaine :

                  Le peuple n’est pas assez intelligent pour comprendre ce qui est bon pour lui... Patati Patata l’ordre (et nos compagnies pétrolières) nécessite des sacrifices... Blah Blah dormez brave gens on s’occupe de tout...

                  Tout ca pour finir par : quelle bande d’ingrats !

                  On connait le discours ;)

                • Anonyme répond à Jean-Jacques Louis

                  Que les débutants de l’élection soient excussables, c’est possible, mais il arrive un âge et un niveau d’expérience où on ne devrait plus se faire couillonnern systématiquement : à ce stade, ce ne sont plus les politiques !

                  • Anonyme

                    a ce jour en France, peut etre un peu moins, mais quand même

            • Anonyme

              Aucun problème :

              Le Président du Conseil était Guy Mollet - SFIO
              Le Ministre d’Etat, chargé de la Justice, était François Mitterand UDSR
              Le Ministre de l’Intérieur était Jean Gilbert-Jules PRS et son secrétaire d’Etat Maurice Pic SFIO
              Le Minsitre de la France d’Outre-Mer était Gaston Defferre SFIO
              Le Ministre de la Défense Maurice Bourgès-Maunoury PRS
              Mendès France (PRS) était ministre d’Etat et Houphouët-Boigny (RDA) Ministre délégué à la Présidence du Conseil.

              Et il y en avait d’autres, mais je n’ai pas réussi à trouver lequel a ordonné l’exécution du Capitaine Ben M’Hidi.

              A la guerre comme à la guerre...

        9 autres commentaires
      • Anonyme

        « critiquer ceux qui se salissent les mains pour vous »
        Euh... Loin de moi l’idée de remettre en cause l’implication de militaires musclés et souvent peu scrupuleux dans certaines guerres qui ont permis l’émergence ou la sauvegarde de la démocratie et de ses valeurs (dont, je vous l’accorde, la liberté d’expression fait partie) mais là, j’ai beau chercher, je ne vois pas le rapport...

        Depuis quand la guerre d’Algérie (qui n’était rien d’autre qu’une guerre de colonisation et donc, de pouvoir) a servi a défendre notre belle république et ses valeurs fondamentales ? Joli patchwork d’idées que vous nous faites là.

         
        • Anonyme

          en terme de droit et d’histoire, l’Algérie de l’époque était la France (des départements) c’est pour cette raison qu’il n’était question que de maintien de l’ordre et de police, pas de guerre.
          La défense de la République passait par la lutte contre ceux qui la remettait en question.

          • Anonyme

            non monsieur elle n’etait pas la france, elle etait illegalement occupee par la force et la mort et le terrorisme de l’etat francais

            • Anonyme

              vous avez mal lu j’ai mis deux mots importants au début

              • Anonyme

                ils sont jolis ces deux mots, seul problème on voit très mal ce que le droit vient foutre là dedans, quelquesoit le sens qu’on donne à ce terme, et l’histoire c’est un mot à peu près aussi valide dans ce cas là que pour l’occupation de l’Alsace par les allemands pendant la seconde guerre mondiale.

                • Anonyme

                  Vous êtes du genre à vous servir du droit international quand ça vous arrange.

        5 autres commentaires
    • Riverain qui a déménagé le 5-8
      • Posté à 20h46 le 15/10/2007
      • Internaute 14534

      on se connaît ? ? c’est quoi ce mec sérieux ? je paye ma corde si tu veux ...

    • Anonyme répond à Bonobo35

      Vous devriez aller tirer un coup dans la forêt tropicale : il paraît que c’est bon pour le stress

    • Anonyme répond à Bonobo35

      Désolé d’être vulgaire, mais c’est un sujet très difficile qu’il est aisé de traiter avec dérision dans son fauteuil en France et en 2007.

      • Anonyme

        Entièrement d’accord avec vous : bien malin celui qui donne des leçons sur la guerre sans en avoir connu les affres : peur, souffrances, violences, viol ...
        Je n’aime pas particulièrement les militaires, mais en aucune façon je ne me permettrai de juger 50 ans après des événements que je n’ai pas vécu - et pour cause - je n’était pas né.

         
        • Anonyme

          Exactement. Facile ceux qui critiquent et jugent alors qu’ils auraient probablement fait pareil après deux ou trois amis assassinés.

        • Anonyme

          Pourquoi vous ne pourriez pas juger ? je pense que les travaux des historiens en la matière sont édifiants ! ! dailleurs à l’époques des gens ( connus et inconnus) se sont élevés contre la torture ! ! et je trouve dégueulasse que des ex résistants français aient agi comme des nazi ! !
          je n’étais pas né non plus mais avec des réactions pareilles Hitler sera dans 20 ans un simple Chef D’etat qui a fait ce qu’il a pu pour son peuple.....

        2 autres commentaires
  • Anonyme

    Est-il apparenté au copain de Sarko,Jean-Marie ?
    Simple question d’une personne qui n’ignore pas que les noms
    de famille peuvent être modifiés...
    Tout comme ils peuvent devenir à rallonge...
    Moyennant quelques euros,bien sûr...

  • Anonyme

    A rue 89.
    C’est un numéro spécial « crevures » sur rue 89 ?
    Et pourquoi vous laissez des fachos ouvertements revendiqués s’exp^rimer sur le site, comme dans la colonne de gauche.(Mort de Denard).
    Il y un nommé Aiwss qui est horrible et qui menace ouvertement.
    je ne comprends pas.pouvez vous me l’expliquer ?

    Hélène Piron ,de Niort.

    • Anonyme

      calme toi ! les crevures comme tu les appelles font le travail que tu n’as pas le courage de faire.

      • Anonyme

        Les « crevures » qui pratiquent la torture sont des sous-hommes ; effectivement je n’en fais pas partie !

    • Anonyme

      ça vous gêne que des « fachos » s’expriment à gauche ? pourtant c’est là que le fascisme est né

  • Anonyme

    Contrairement à ce que vous écrivez, Bigeard n’a jamai été chargé de conduire la « bataille d’Alger » qui a démarré le 7 janvier 1957 avec l’entrée de 8000 parachutistes de la 10e D.P. dans la ville. (l’opération ne portait pas ce nom là d’ailleurs).

    C’est au Général Jacques Massu, que Robert Lacoste a donné les pleins pouvoirs, votés par le Gouvernement SFIO de Guy Mollet et les communistes.

    Sous les ordres de Massu se trouvaient les colonels Marcel Bigeard, Roger Trinquier et Yves Godard (chef d’état-major de Massu).

    dommage

    • Anonyme

      « pleins pouvoirs votés par le gouvernement SFIO »
      Vous avez pas l’impression d’être dans la confusion là ?
      Depuis quand le gouvernement vote ?

      Les pleins pouvoirs à Guy Mollet c’était pour qu’il mette fin à la guerre... Ce qu’il n’a pas fait ... Au contraire.

      • Anonyme

        durant l’été 1956, les négociations ont échoué et sont rompues, le gouvernement de Guy Mollet (SFIO) met un terme à la politique des négociations et fait passer une loi par le parlement sur les pouvoirs spéciaux en Algérie. Il est alors décidé d’une intervention militaire dans la capitale.

        pas voté d’accord (c’était un raccourci) mais proposé...

    • Anonyme

      Sur l’aspect politique monsieur, vous dérapez, mais sur l’aspect militaire vous avez raison de corriger les approximations de l’article (et ce qui se dit en général).

      Sans doute aussi sur le rôle de Bigeard y aurait-il à dire ...
      Y compris sur son rapport à la torture. Surement pas simple. Mais lui-même n’aide pas à approcher de la vérité.

      Il est probable aussi que la position des militaires sur le terrain était réellement un enfer. Les politiques (la SFIO en particulier, l’ancêtre du PS et Mollet l’inspirateur de Mitterand, et Mitterand, ministre de l’intérieur... Un ange passe) n’ont pas contribué à la simplifier. Non ?

      On a tendance à oublier (à gauche, dont je fais partie) que les militaires obéissent à des missions qui leurs sont confiées par la nation.

      Trop facile de les rendre ensuite seuls responsables de ce qui se passe.

      Que faisiez vous bel gens au même moment ?

    • Pascal Riché
      Pascal Riché
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 21h10 le 15/10/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Cofondateur

      Bigeard commandait le régiment de parachutistes chargé de ramener le calme dans la ville. Sous les ordres de Massu, certes : je l’ai rajouté pour qu’il n’y ait pas d’ambiguité.

      • Anonyme répond à Pascal Riché

        pinailler en Histoire n’existe pas.
        le régiment (3e RPC) de Bigeard faisait partie de la 10e division parachutiste qui revenait d’Egypte (Port Saïd).

        Massu dispose de ses quatre régiments parachutistes (en gros 800 par régiment), des troupes de la garnison du Grand Alger (zouaves, CRS, gendarmes départementaux et mobiles) et des services de police urbaine et judiciaire.
        Les quatre régiments parachutistes sont affectés chacun à un secteur d’Alger et de sa banlieue. Ils constituent un quadrillage dans quatre quartiers à majorité musulmane. L’officier de renseignements de chaque régiment est chargé de diriger la collecte d’informations qui permettra d’identifier les responsables du FLN, de ses groupes armés. Il existe une équipe - assez clandestine pour ne jamais apparaître dans l’organigramme de la 10e DP. Dirigée par le commandant Aussaresses et composée de sous-officiers choisis par lui, c’est l’équipe qui, par tous les moyens, cherche le renseignement et se charge des basses oeuvres.

         
        • Pascal Riché
          Pascal Riché
          Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
          • Posté à 22h31 le 15/10/2007
            éditeur
          • Journaliste 7
            Cofondateur

          Source :

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        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Non seulement, ce triste sire ne regrette rien, mais en plus, ils ont fait école...

    « C’est en enquêtant sur l’organisation transnationale dont s’étaient dotées ces dictatures — le fameux “ Plan Condor ” — que Marie-Monique Robin a découvert le rôle majeur joué secrètement par des militaires français dans la formation à ces méthodes de leurs homologues latino-américains (et en particulier argentins). Des méthodes expérimentées en Indochine, puis généralisées au cours de la guerre d’Algérie, pendant laquelle des officiers théoriseront le concept de “ guerre révolutionnaire ”.

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    • Anonyme

      sauf aux Etats-Unis ou avant d’envahir l’Irak l’état major s’est fait projeter « la bataille d’alger » de Pontecorvo... Au vu du merdier actuel, il faut croire qu’ils n’ont rien compris au film.

  • Anonyme

    « Mais à la différence du général Massu, qui a regretté l’usage de la torture, il n’a aucun remord »

    Aucun remord qui dit cela ? Interpretation facile et abjecte ; incomprehensible conclusion, indigne d’un journaliste.

    Citation presque aussi pompeuse et diffamatoire que le titre est racolleur. Bigeard ne parle que pour lui lorsqu’il recommande l’emploi du terme « interrogatoirs muscles ». Pour preuve il se demarque d’Aussaresses et evoque des executions sommaires qu’il n’a jamais pratiquees lui.

    Pourquoi pas faire dans le sensationnel, mais pour qui s’est penché un minimum sur l’histoire de la torture en Algerie et de ses protagonistes, c’est simplement ridicule de charger Bigeard...

    Un catho pratiquant, qui respectait les leaders du FLN (selon leurs propres temoignages dans certains cas), qui n’a jamais nié la torture mais a été un des premiers a la denoncer. Pour qui l’a interviewe, ses larmes ne resistent pas la simple evocation de cette periode, il cite systematiqement ce digne et charismatique ennemi qu’etait pour lui Ben M’Hidi.

    A l’opposé justement de paras dégénérés tels que Massu ou Aussaresses pour qui les fellagahs etaient des animaux, des bougnoules qu’il fallait nettoyer. Laches tortionnaires qui se contentent d’exhiber des Lacoste et Mollet aux avant-gardes de leur morbides actions.

    C’est de l’amateurisme cette presse.

  • Anonyme

    C’est nous les Africains
    Qui revenons de loin
    Nous venons des colonies
    Pour sauver la Patrie
    Nous avons tout quitté
    Parents, gourbis, foyers
    Et nous avons au cœur
    Une invincible ardeur
    Car nous voulons porter haut et fier
    Le beau drapeau de notre France entière
    Et si quelqu’un venait à y toucher
    Nous serions là pour mourir à ses pieds
    Battez tambours, à nos amours
    Pour le pays, pour la Patrie
    Mourir au loin
    C’est nous les Africains.

    Nous étions au fond de l’Afrique
    Gardiens jaloux de nos couleurs,
    Quand sous un soleil magnifique
    A retenti ce cri vainqueur
    En avant ! En avant ! En avant !

    Pour le salut de notre empire
    Nous combattons tous les vautours
    La faim, la mort nous font sourire
    Quand nous luttons pour nos amours
    En avant ! En avant ! En avant !

    De tous les horizons de France
    Groupés sur le sol africain
    Nous venons pour la délivrance
    Qui par nous se fera demain
    En avant ! En avant ! En avant !

    Et lorsque finira la guerre
    Nous reviendrons dans nos gourbis ;
    Le cœur joyeux et l’âme fière
    D’avoir libéré le pays
    En criant, en chantant : en avant !

  • Anonyme

    La version du journal le « Monde » a volé en éclat, lorsque le sinistre Aussares etc.....etc.....
    Franchement, ils pensaient nous faire gober, le truc ?
    Ben-M’hidi se serait suicidé ?
    Il n’ya que les laches, les vils, les pleutres pour faire ca, Ben M’hidi est mort en héros !

  • Anonyme

    Une pensée pour Roger Degueldre.

    In memoriam.

    • Anonyme

      et pour bastien thiry

      ad honores

  • Anonyme

    Bigeard catho pratiquant ? Non pas lui,Massu l’était,et d’ailleurs il a dit que apres la bataille d’Alger,il ne pouvait pas rentrer dans une église tant le « remord le rongeait ». Sachons tout de même que Massu avait adopté deux petites Kabiles. Ce qui ne le dédouane absolument pas. Maintenant il est sur que l’armée n’agit que sur ordre, ses ordres étaient de ramener le calme. Pourquoi lui a-t-on donné cet ordre ? Tout simplement parceque les effectifs de police à Alger était nettement insuffisants pour faire face à la situation. Des officiers des politiques,tout simplement des hommes ont refusé et ont dénoncé cet état de fait.
    Labollardiere pour ne citer que lui fut un de ces hommes. Moi je pense que la composition du gouvernement d’alors n’a rien avoir avec la situation politique telle qu’elle existait.J’aurais bien voulu voir un gouvernement qui n’aurait pas pris de telles mesures affronter l’opinion publique. Souvenons nous de Mendes-France quand il dut l’affronter cette opinion publique suite à la fin de la guerre d’indochine.
    Et nous même,soldats du contingent qui avons du nous salir les mains quand nous sommes rentrés après 28 mois de « service » et que nous disions ce qu’il se passait, on nous disait de fermer nos gueules.
    Parceque L’OPINION PUBLIQUE FRANCAISE ETAIT MAJORITAIREMENT D’ACCORD AVEC CELA. Encore Aujourd’hui à 71 ans, j’ai à la fois honte et je suis désabusé de voir comment des j’en foutre qui n’ont pas vécu ce qui s’est passé osent donner des leçons.

    • Anonyme

      Bigeard est un catho pratiquant je maintiens. Voir l’interview qui’il donne a P. Rotman dans l’ennemi intime.

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