
La crise politique qui agite le pays n’est pas sans précédent : retour en images sur trois décennies d’affrontements.
Une crise sérieuse agite nos voisins belges depuis le 10 juin : quatre formations politiques sorties des urnes tentent, en vain, de former un gouvernement. Au coeur du problème, la fameuse rivalité entre communautés francophone et néerlandophone. Histoire en images d’un pays au bord de la rupture.
Le gouvernement introuvable ? Déjà vu en Belgique. En 1979, après 106 jours de négociations, Wilfried Martens (social-chrétien) forme son gouvernement. Dans un entretien, l’homme politique Lucien Outers récuse le seul facteur linguistique pour expliquer la crise et va plus loin : "Le problème belge, c’est deux peuples dans un même Etat."
En dépit de la division en trois régions (Wallonie, Flandre et Bruxelles), les tensions continuent d’agiter le pays. Bizarreries géographiques, certaines communes à majorité francophones sont situées en Flandre et vice-versa. En 1986, la télévision s’intéressait au cas de Linkebeek, petite commune flamande avoisinant Bruxelles la francophone : "Les limites de Bruxelles ne sont pas négociables."
Un an plus tard, la situation des Fourons, à majorité francophone mais situé en Flandre, interpelle les médias. Les Wallons dénoncent : "On flamandise de force la région."
En 1991, les élections législatives sont remportées par les partis protestataires (écologistes en Wallonie, extrémistes en Flandre). A quelques jours du scrutin, les hommes politiques interviewés dressaient un constat inquiétant : "Plus le temps passe, plus les communautés se divisent."
Pour beaucoup, fédéraliser était l’unique solution au problème belge. C’est chose faite en 1993 : la Belgique unitaire n’existe plus. En 1995, la dernière province unifiée, le Brabant, se constitue en deux entités. L’incompréhension entre les deux communautés semble définitive : "Entre Flamands et Wallons, ça a toujours été la pagaille."
Depuis juin dernier, les voix évoquant la séparation des régions néerlandophone et francophone se font de plus en plus entendre. Usés par les crises politiques à répétition et la difficulté manifeste à gouverner ensemble, Wallons et Flamands ont de plus en plus de mal à contenir leurs humeurs. Mercredi dernier, les députés francophones quittaient le Parlement. En cause, les droits des francophones de la périphérie (flamande) de Bruxelles…















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@ Zineb Dryef (Rue89)
Oui, il n’y a pas de « région néerlandaise " en Belgique (enfin plus depuis plusieurs siècles…, ils s’en souviennent encore…) : il y a une " région flamande » qui est officiellement néerlandophone, ce qui n’est pas vraiment la même chose (surtout quand on sait les sentiments pas forcément très cordiaux que nourrisssent les Flamands envers les Néerlandais).
Corrigez svp, sinon on va encore avoir des ennuis avec le Canada… ;-)
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Bonjour,
Merci de l’avoir signalé. Je précise.
Beaucoup d’internautes semblent touchés par une curieuse manie : la suppression des majuscules et une ponctuation aléatoire. Or majuscules et ponctuation servent à la présentation des faits et des idées ……
Cher(e) anonyme, vous avez omis trois majuscules en début de phrase et celles des deux noms propres. Même si vous, on vous comprend parfaitement (vos passages à la ligne gomment les difficultés), il arrive très souvent que ces dérèglements rendent la lecture plus difficile et cela gêne les lecteurs et dessert le message.
Je me permets d’ouvrir le bec car vous recommandez de faire attention aux fautes d’orthographe(s).
Quand au s final du mot « orthographe », 99 fois sur 100, le singulier est préférable (de lapin) mais peut-on imaginer un cas de figure autorisant la pluralité des orthographes ce qui légitimerait d’écrire des fautes d’orthographes ? Il faudrait prendre en compte l’existence d’une orthographe académique à côté d’une orthographe autonome, ou d’une orthographe simplifiée …
Ceci dit pourquoi parler encore de faute ?
Mais pas de haro sur l’arroseur arrosé.
En Belgique, ce sont les flamands qui demandent plus d’autonomie. Mais le problème des francophones, c’est qu’il y a des communes à majorité francophone en Flandre. La Flandre ne respecte pas le droit des minorités. Je ne connais pas de cas où il y a des communes à majorité flamande en Wallonie ou à Bruxelles. Pourriez-vous éclairer ma lanterne ? De plus, je vous informe que le problème se radicalise parce que la Flandre, contrairement à la Wallonie ou à Bruxelles, est de plus en plus extrémiste (1 Flamand sur 3 vote extrême droite). La Flandre a un sentiment national aigu, alors qu’en face, à la table des négociations, il n’y a pas de véritable nationalisme wallon ou bruxellois. La Flandre a décidée de sa frontière sans tenir compte des gens qui habite chez elle. Cette frontière a été négociée récemment et elle ne veut plus en rediscuter dans le cadre de sa revendication autonomiste. ça peut devenir une poudrière. Attention !
Dans le Hainaut, près de Mouscron, Tournai, il y a des communes wallonnes ou les flamands sont plus nombreux.
Il ne faut pas oublier que les flamands sont plus anglo-saxons, donc basés sur le droit du sol, tandis que les wallons, en bons latins, sont basés sur le droit des gens.
Ajoutez à cela le repli communautaire, partout palpable en Europe, avec en plus une des régions les plus riches cotoyant une région pauvre d’Europe!
Mea maxima culpa!
« Communauté arabophone »…
J’aime beaucoup ce concept qui ne tient à rien. Un turc = 1 marocain = 1 algérien? Tous des frères arabophones!
Les italiens sont assez intégrés pour vous pour ne plus paraître comme « communauté italophone »?
Chaussée de Haacht, à Bruxelles, certain panneaux sont rédigés non seulement en Néerlandais et en Français mais aussi en Turc et en Arabe.
un turc n’est pas un arabe!! d’ailleurs il ne veut pas etre classé comme ca!! c’est vraiment avec des yeux d’européen que vous classez ca comme ca!!
Excellente rétrospective. Pour être complète, vous auriez éventuellement pu inclure un reportage sur la crise de Louvain en 1968, qui a conduit à la partition de cette ville universitaire (création de Louvain-la-Neuve en Wallonie). Car la crise belge remonte à bien au-delà de 30 années, comme on le rappelle dans le premier reportage.
Petite question. L’actuel probable éclatement de la Belgique n’est-il pas aussi à mettre en relation avec la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide? Je m’explique. Les guerres Franco-Allemandes incessantes durant des siècles faisaient de la Belgique un pays frontière nécessaire qu’il fallait préserver. Aujourd’hui, et en vue d’un rapport nouveau entre Paris et Berlin, cette frontière est semble-t-il, devenue obsolète. La Belgique n’est-elle donc pas en train de payer les derniers spasmes d’une nouvelle paix européenne?
Bien sur, ce n’est qu’une question qui pourrait-être commentée.
Ce qui revient au même. Les familles royales britanniques et allemandes étaient liées, de même famille. Les alliances entre la Prusse et l’Angleterre sont bien à l’origine de cet état. Si je parlais des guerres Franco-Allemandes, c’était pour situer sur un plan géographique et politique la position de ce pays. La Belgique a été un état tampon que l’on avait construit « neutre " pour séparer les deux grandes puissances continentales ennemies: La France et la Prusse. Aujourd’hui son rôle géopolitique européen n’a plus lieu d’être d’où, certainement, son éclatement " normal », à la différence par exemple de la Suisse qui n’a jamais eut à jouer ce rôle.
et aussi ca été fait pour grouper les catholiques ensemble. la grâve erreur!!!
Monsieur de la palisse je crois que les belges n’ont pas besoin de leurs voisins pour se créer leur problèmes ils s’en chargent très bien tous seuls et ce depuis très très longtemps à savoir au moins plusieurs décenies voir siècles.
——A LAPALISSE——-
-1- Les guerres francos-allemandes n’ont pas duré des siècles mais les guerres francos-anglaises ont durée 1000 ans. Autant que je le sache contre les allemands il y a eu les guerres de 1870,1914 et 1939 et c’est tout. Par contre nous on a dû les envahir une bonne dixaine de fois.
-2- La Belgique a été surtout Espagnole et Hollandaise et a servi de bouclier à la France en 1940.
-3- La division entre flamands et wallons n’est devenue imaginable que lorsqu’il y a eu la crise du charbon et de l’acier qui faisaient la richesse de la Wallonie. Cette richesse ayant disparue, certains flamands extrémistes ont demandé la séparation des deux ‘provinces’,comme en Italie la « ligua del norte » demande la séparation d’avec le sud (pauvre) de l’Italie.
-4- C’est un problème purement politique car les particuliers belges s’entendent trés bien entre eux.
ils n’ont qu’à se mettre à l’anglais comme langue communautaire et le tour sera joué!!
brj
je suis Français et frontalier de la Belgique.
que désirent réellement nos voisins Belges ?
quelle est la solution permettant un consensus entre les Flamands et les Wallons. ou quelles sont les pistes?
Bonjour,
A titre personnel, je n’ai aucune envie de participer au découpage de la Belgique. Je suis désolée pour les dizaines de milliers de Belges germanophones mais les francophones et néerlandophones sont ceux qui occupent le devant de la scène lors des crises politiques.
Si vous souhaitez apporter votre expertise, rien ne vous empêche d’écrire un éclairage et de nous l’envoyer par mail. zdryef@rue89.com
Bien cordialement,
Je suis Bruxellois et fier de l’être. Je n’envisage pas un district européen pour Bruxelles. Je n’en vois pas l’intérêt si nous pouvions accéder à l’indépendance. Une indépendance complète nous profiterais plus. Quitte à appliquer à la lettre la législation européenne et à être une sorte de modèle législatif européen. Si nous avions notre autonomie financière et fiscale, nous serions une région prospère, même dans notre carcan flamand. Mais comme la majorité des francophones de la capitale, je ne peux pas croire à notre indépendance sans une extension de la région. L’intégration des communes à majorité francophone de la périphérie coule de source selon moi. Malgré l’opinion flamande.
Et s’il vous plaît, arrêtez de considérer Bruxelles comme l’enfant des deux autres Régions. Bruxelles est n’est ni flamand ni wallon. Bruxelles est une ville cosmopolite, multilingue, et n’a que faire des nationalités. Bruxelles a son histoire et souffre que les décisions la concernant soient prises par des non-Bruxellois. Au cours des 50 dernières années, Bruxelles a été architecturalement démoli par des décideurs extérieurs à la Ville. Des quartiers habités habités ont été entièrement rasés par des promoteurs et des hommes politiques peu scrupuleux. Bruxelles renaît depuis la création de la Région Bruxelloise ou enfin certaines décisions reviennent à ses habitants. Il n’y a malheureusement pas encore de parti politique bruxellois. Il se fait attendre. La Flandre a beaucoup d’appétit pour Bruxelles, et ce sont des Wallons qui négocient pour les Bruxellois, des Wallons demandeurs sur d’autres dossiers qui ne concernent pas Bruxelles …
Je suis un BELGE dans l’âme. Je suis francophone vivant depuis 15 ans en région flamande ( oostende - en bord de mer )
Je n’ai jamais eu le moindre soucis. Ni la moindre remarque. Naturellement, je m’adapte en parlant flamand, mais bien souvent mon interlocuteur me réponds en français.
Le peuple belge est uni. Il y a des séparatistes, mais ils sont en minorité. Ils s’appèlent ‘les flamingants’.
La presse belge manipule la situation actuelle afin de faire de l’audience. le politique aime y placer sa petite phrase afin de voir sa tête dans le journal papier ou télé.
Mais le belge qui s’éveille dans la nuit, part au travail à l’aurore, pense Belgique et aime son pays !
La Belgique vivra car le peuple le souhaite.
Il suffit de voir les pétitions qui fleurissent sur le net et les drapeaux qui ornent les facades du pays !
La Belgique est un pays rempli de ressource et de talents…
Je vais conclure en disant que je suis fier de mon pays !
Même réaction. Je suis d’origine francophone mais je vis en Campine où je parle Néerlandais ou Flamand ce qui est tout à fait normal. Et, comme dans votre cas à Oostende, on me répond souvent en Français.
Le problème linguistique n’est qu’une affaire de politiciens qui profitent de cela pour se multiplier comme des lapins et caser leurs aparachiks et leurs maîtresses à des postes juteux créés pour la circonstance. Plus en Belgique que dans d’autres pays, la classe politique est un véritable cancer encore aggravé par une famille royale qui, elle aussi, est loin d’être en voie d’extinction.
Pour le reste, les Belges s’entendent bien et la plupart font preuve de bonne volonté. Les deux communautés sont complémentaires et ce serait dommage qu’à cause des politiciens, les gens en arrivent à se chercher querelle.
Cher CA, savez-vous combien il y a de langues nationales en Belgique?
Trois, dites-vous.
Désolé, mais le flamand est la seule langue nationale.
Le français et l’allemand sont des langues internationales.
Notre problème à nous, les Belges, c’est que la politique intérieure nous indiffère : il y a un décalage terrible entre le discours politique et la volonté populaire.
Les Wallons continueront d’aller en week-end à la Côte, et les Flamands continueront d’aller prendre l’air dans les Ardennes.
Aujourd’hui j’ai honte des mes élus et, à voir le nombre de drapeaux qui fleurissent à gauche et à droite… je ne dois pas être le seul.
Notre problème à nous, les Belges, c’est que la politique intérieure nous indiffère : il y a un décalage terrible entre le discours politique et la volonté populaire.
Les Wallons continueront d’aller en week-end à la Côte, et les Flamands continueront d’aller prendre l’air dans les Ardennes.
Aujourd’hui j’ai honte des mes élus et, à voir le nombre de drapeaux qui fleurissent à gauche et à droite… je ne dois pas être le seul.
Vous faites comme si nos politiques étaient les seuls responsables de ce qui se passe … et vous faites l’autruche. Les drapeaux belges qui fleurissent, ils ne fleurissent que chez les francophones qui n’ont pas les mêmes revendications communautaires que les flamands, et y en a pas tant que ça. ça aussi c’est de la manipulation médiatique. La dernière manifestation pour l’unité du pays a rassemblé 100 ou 200 personnes à Bruxelles. Le Voorpost, extrémistes flamands, a rassemblé 300 flamingands à Waterloo. Arrêtez de vous voiler la face. 1/3 des flamands votent extrêmes droites ! Ils vous faut quoi comme signal, les nostalgiques du « tout va bien, c’est la faute aux autres » ?
Bonjour,
Arrêtez de m’appeler Monsieur.
S’agissant d’une rétrospective faite à partir de vidéos INA, il était difficile de remonter à 1940. L’article ne se veut pas exhaustif.
Je ne suis pas un garçon!
Dans un ouvrage publié au début des années 2000 avant de devenir Ministre du Roi, M. De Gucht (membre du VLD, parti libéral flamand) écrivait : « La Belgique est un pays en voie d’évaporation … et elle n’apporte plus de valeur ajoutée à la Flandre. » En 2006, Yves Leterme(candidat Premier Ministre, ex Président de la Région flamande) tenait à peu près les mêmes propos. Aujourd’hui, devenu Ministre des Affaires Etrangères, Karel De Gucht se fait un devoir d’envoyer des « pense-bêtes » aux ambassadeurs de Belgique en poste à l’étranger. Il s’agit de leur expliquer la bonne manière de répondre aux questions que le monde entier se pose sur l’avenir incertain et douteux de l’Etat belge. Si maintenant la Belgique est défendue par des De Gucht, c’est plutôt mal parti …