(De Milan) Les évêques italiens noyautent le foot. Le Centrosportivo italiano (CSI), une organisation très proche de la Conférence épiscopale italienne, cogère en effet le club de troisième division d'Ancône. En échange d'une enveloppe financière de cinq millions d'euros, réunie avec d'autres sponsors, le CSI impose au AC Ancona » un nouveau modèle de gestion du club conjuguant résultats sportifs et valeurs humaines » .
A la suite du vaste scandale des matchs truqués de l'an dernier (le » Calciopoli » ), ces catholiques ont » élaboré un code éthique très pragmatique pour montrer au football comment retrouver la juste voie et pour démontrer qu'il est encore possible pour un club professionnel de refuser certaines dérives surprenantes » . L'accord à peine signé, l'équipe est allée au Vatican pour faire allégeance au pape Benoît XVI. Le Saint-Père s'est vu offrir, par le capitaine, Giovanni Langella, le maillot rouge et blanc du club d'Ancône, orné du numéro 16.
» La foi est ce que nous avons tous en commun » , s'est ému le dit capitaine, avant de souligner que ses équipiers et lui essaieront » d'être de bons exemples » . Bien que supporter déclaré de la Juventus de Turin, Joseph Ratzinger n'a pas été bégueule et a encouragé les joueurs d'Ancône » à œuvrer afin que le football devienne un instrument d'éducation aux valeurs éthiques et spirituelles de la vie » (voir la vidéo, en italien, sur le site de la Reppublica).
On ne sait si les joueurs ont convenu de faire le signe de croix au début de leurs matchs, à la manière de Maradona, mais ils ressentiront directement cette incursion de l'Eglise dans leur activité. Le » projet soccer » mis au point par les cathos bon teint du CSI plafonne en effet leurs salaires et prévoit des primes liées au » respect de règles précises de comportement » . Les membres de l'équipe d'Ancône s'obligent aussi à encadrer attentivement les jeunes pratiquant le foot dans le club. Chaque joueur consacrera six heures par mois à un » projet de solidarité » .
Le but ultime des évêques est de ne pas laisser le monopole du dimanche après-midi aux tifosi sans foi ni loi : » Le stade doit redevenir un lieu de rencontre des familles durant leur temps libre » , stipule ainsi le code éthique.
» Cette opération ouvre les portes du XXIe siècle au foot » , juge Monseigneur Carlo Mazza, évêque de Fidanza. Et d'ajouter : » Ce sera un grand résultat si, dans un an, les gens disent : « Faites comme Ancône'. »
Pour le moment, l'équipe semble bénie des dieux, puisqu'elle est encore invaincue après sept rencontres et caracole en tête de son groupe. Reste à voir si les » etigol » , les » buts éthiques » , attendus par ses nouveaux gérants seront au rendez-vous des prochains matchs. Premier test contre Sorrento à 15 heures ce dimanche.



















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De Val201
13H39 | 14/10/2007 |
Je me demande bien à quoi peut ressembler un but éthique…
à Val201
De
14H49 | 14/10/2007 |
Ignorant ,un but éthique c'est quand la bonne équipe évidemment soutenue par Dieu met la balle dans la cage de l'équipe adverse qui n'a pas eue la précaution de se mettre sous sa protection ! ! !
à Val201
De
19H22 | 14/10/2007 |
C'est un but CANON dans le cadre du dogme
De Alexad
14H57 | 14/10/2007 |
La photo est bien prise sur la Place Rouge ? ?
à Alexad
De Arnaud Aubron
Rue89 | 15H02 | 14/10/2007 |
La Place Rouge du Vatican.
à Alexad
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 15H38 | 14/10/2007 |
Oui Alexad, c'est cela même, et le mec en blanc c'est Nathalie déguisée en « guide ad hoc » pacem in terris, et le gonze a qui elle parle c'est Gilbert Bécaud ad pâtre !
Merci tu m'a bien fait rire !
à adaunis
De Alexad
16H30 | 14/10/2007 |
Zut, je suis grillée chez rue89.. Arnaud Aubron m'a prise pour une idiote ! …
Quant à Nathalie, ça me fait plaisir de la revoir, elle a dû faire fortune, t'as-vu les bijoux ? ? ?
à Alexad
De pointilleur des lilas
17H28 | 14/10/2007 |
Je crois en me mêlant de ce qui ne me regarde pas, qu'Arnaud Aubron ne vous a pas pris pour une idiote, mais pour le lire régulièrement, fait lui aussi du second degré, enfin j'espère !
à pointilleur des lilas
De Alexad
17H29 | 14/10/2007 |
Ouf ! ! ! Merci pointilleur des lilas ! !
à Alexad
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 18H25 | 14/10/2007 |
Ouh là, Pointilleur des tilleuls menthe à l'eau, touche pas à ma « meuf », que je partage avec un Breton de mes deux nommé « mouloud », et ne me parle pas de « machisme », à la noix de « Grenoble », tu attends ton tour comme tout le monde sur Rue89, touche pas à Alexad, la nana libérée et touti quanti, tant qu'elle nous fait rire et dit des choses sérieuses mine de rien, comme elle savent souvent si bien le faire, tu prends ton billet d'attente à rue89, et on te fera signe !
Capito ?
à adaunis
De
17H07 | 15/10/2007 |
De qui vous parlez quand vous parlez de « machisme » à la noix de « Grenoble » ?
Mon-Al
De
15H50 | 14/10/2007 |
Cela me rappelle la bénédiction de l'équipe de foot de mon village alsacien dans les années 1990 ou le fait que de nombreux clubs sportifs sont issus de patronages (activités de loisir offertes aux enfants par les paroisses)
Plus de renseignements sur les relations entre sport et christianisme ici : http://unvoyageauliban.bafweb.com/index.php ? 2007/10/08/53-le-sport-est-i…
De
15H51 | 14/10/2007 |
Ben Sixteen, l'avant-centre du « Baderne de Munich » !
Célèbre pour ses courses croisées…
Il crucifiait ses adverses.
Quel joueur, quel meneur d'homme !
Son slogan : « Léves toi et marques ! ! »
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 15H59 | 14/10/2007 |
J'assume…et je me signe ! !
Amen.
De Bonobo35
19H03 | 14/10/2007 |
Il me semmble qu'il fit même ses débuts en Panzerdivision, où ses ailes de pigeons,ses passements de jambes, faisaient fureur dans les stades !
à Bonobo35
De zorglub
insulaire en exil | 20H05 | 15/10/2007 |
sous l'oeil attentif de la petite fille du Duce qui est présidente du fan club fasciste de la Lazio de Rome.
Donnez moi une corde svp.
à Bonobo35
De
22H36 | 15/10/2007 |
Votre allusion à la Panzerdivision est douteuse et m'étonne de vous, Bonobo.
Et Dieu sait que j'ai aucun attachement ni pour Ben sixteen ni pour la religion. Plus athée que moi, on meurt, mais quand même…le passé de l'Allemagne n'a rien à faire ici. Même sur le ton de la plaisanterie…
Mon-Al
De
17H29 | 14/10/2007 |
Pas mal, ça….
Le foot et dieu : deux modes de pensée faciles à comprendre, avec des règles simples.Gagner, perdre, le bien, le mal. Ca a de l'avenir.
De
19H32 | 14/10/2007 |
Y-a-pas de petits profits pour l'église , tout est bon à prendre pour engrenger suffisamment et financer les guerres de religion ; et peut-être pour financer les préservatifs qui font tant défaut en Afrique . Vatican ! premier responsable des morts par sida en Afrique ; c'est pour quand , le Tribunal Pénal International pour les juger ! ! !
De
21H32 | 14/10/2007 |
Chez nous c'est différent. A l'O.M., par exemple, on a décidé de réorienter le terrain du Stade Vélodrome à partir de la saison prochaine dans la direction de La Mecque.
De
22H20 | 14/10/2007 |
Ah non ! Pas ça !
Une supportrice (voilée) de l'O.M.
De
20H15 | 14/10/2007 |
Dommage que la plupart des commentaires donnent la désagréble impression que leurs auteurs n'ont pas réelement lu l'article en question et sasissent juste l'occasion de casser du curé.Quand on voit ce qui se passe dans le milieu du foot, je suis prêt à acceuillir favorablement toute tentative d'y introduire davantage de respect des valeurs ethiques, autrement dit d'un comportement digne et respectueux. Je ne crois pas que l'Eglise catholique soit la seule à s'en soucier, mais je vois mal en quoi elle doit êre condamné pour y participer.
Et oui, je sais, l'Eglise n'est pas meilleure que les autres, mais ce n'est pas une raison pour ne pas essayer.Que propose nos si éloquents commentateurs ? Regarder la victoire de son club à la télé ?
De
20H57 | 14/10/2007 |
Vous pensez qu'associer les dieux du stade aux marchands du temple catho, va faire avancer le scmilblick ?
Vous pouvez faire une croix dessus !
L'Eglise cherche, comme les agences de pub, à s'ouvrir de nouvelles parts de marché.
Un sport éthique ?
C'est fini, ..malheureusement .
Encore possible , et encore ,avec des enfants , en leur permettant de s'épanouir physiquement , de « jouer », de se faire plaisir…sans définir ses adversaires comme des personnes à « battre » , mais comme des compagnons , partageant la même passion.
Dans un monde , où la loi du plus fort, du « gagnant », du mépris du plus faible, du culte de la réussite à tout prix,
il faut être crédule pour croire que l'esprit de conquête evangélique, chère à Ben Sixteen,ne participe pas de la même démarche de « bizness ».
Alors , oui , je préfère , « bouffer » ou « casser“du cureton,c'est un sport passion chez moi…..C'est eux qui m'ont appris les règles du jeu…(truqué)
Athée souhait.
Charles.Mouloud.
De Alexad
23H25 | 15/10/2007 |
But ! ! !
De
21H35 | 14/10/2007 |
Relisez l'histoire
De
20H56 | 14/10/2007 |
Ecr. l'inf. (comme disait François Marie Arouet)…
» »« L'Angleterre, la Nouvelle-Zélande et l'Australie
n'ont qu'à bien se tenir :
la France dispose d'une arme secrète
pour la Coupe du monde de rugby.
Il ne s'agit ni d'une tactique révolutionnaire,
ni d'un joueur miraculeux
dont l'existence aurait été dissimulée.
Non. C'est une force,
pour ceux qui croient en elle,
plus puissante
que tout ce qui peut se déployer sur le terrain :
la Vierge Marie en personne.
En plein cœur du Sud-Ouest,
le rugby, dit-on souvent, est une religion.
Tracez une ligne qui va en gros
de Bordeaux à Marseille
et englobe les anciennes régions
de la Gascogne et du Languedoc,
ainsi que les endroits où l'on parle basque et catalan,
et vous obtiendrez les frontières
de ce que beaucoup appellent tout simplement
l'“ovalie”.
Dans le sud-ouest de la France,
le jeu incarne encore ce qu'il était autrefois
dans les vallées du sud du pays de Galles
ou à la frontière écossaise.
Rendez-vous dans un café du centre-ville,
et vous comprendrez vite
qu'il sert également de quartier général
à l'équipe locale.
Cherchez un hôtel à Saint-Vincent-de-Tyrosse,
à une demi-heure en voiture de Biarritz,
et vous tomberez sur le seul de la ville,
baptisé Le Twickenham
[le célèbre stade de rugby de la banlieue londonienne].
Mais y a-t-il preuve plus parlante
de cette fougueuse passion régionale
que cette petite chapelle romane,
nichée dans une clairière
accrochée au flanc d'un coteau
au-dessus du village de Larrivière,
dans la vallée de l'Adour [dans les Landes] ?
Extérieurement, rien ne la distingue,
mais en bas de la route étroite
qui monte du village
se dresse un panneau qui vous indique
la direction de Notre-Dame du Rugby.
Sur le plan architectural,
la chapelle se pare de l'austère simplicité
de l'art roman.
Sa décoration intérieure,
en revanche, n'a rien d'austère.
Dans des vitrines sont exposés
des centaines de maillots de rugby
soigneusement pliés.
Dans leur grande majorité,
ils viennent de clubs français.
Mais en y regardant d'un peu plus près,
on découvre des tenues venues d'aussi loin
que l'Argentine, Tahiti ou le Cameroun.
Certaines ont appartenu à des internationaux français.
Quelques-unes sont accompagnées
d'une note rédigée à la main.
Derrière l'autel, une armoire vitrée abrite
des maillots ornés de photographies,
reliquaire consacré aux jeunes gens de la région
morts sur le terrain ou des suites de leurs blessures.
Dans les années 60,
c'est d'ailleurs parce qu'il a pris conscience
des terribles dangers de ce sport
qu'un prêtre local, Michel Devert,
a décidé de restaurer la chapelle,
alors à l'abandon,
et de la dédier à son sport préféré.
Les joueurs de l'équipe voisine
se sont chargés des travaux de terrassement,
l'évêque de Dax a apporté son soutien,
les clubs d'élite de tout le Sud-Ouest
ont organisé des matchs de charité,
et les dons ont afflué de toute l'ovalie.
Le père Devert, énergique octogénaire,
monte à la chapelle au moins une fois par semaine
pour vérifier que tout est en ordre,
remplir le présentoir à cartes postales et,
espère-t-il,
croiser quelques visiteurs avec qui parler rugby.
Il ne sort jamais sans son béret basque.
La messe qu'il célèbre une fois par mois
à Notre-Dame du Rugby
est dite en gascon.
Quand on lui demande
pourquoi il a consacré
une si grande partie de sa vie
à la restauration d'une ruine,
il répond simplement :
» Parce que j'aime le rugby,
et que j'aime la Vierge Marie. «
Il l'énonce dans cet ordre-là…
avant de se reprendre rapidement.
Sur l'autel est posé un vieux cahier
où les visiteurs peuvent coucher leurs pensées
et leurs prières.
À en juger par les quelques exemples qui suivent,
ils partagent visiblement
les sentiments du père Devert.
» Notre Dame, protégez notre nouvelle équipe « ;
» Notre Dame, étends ta miséricorde à notre fils,
gravement blessé dans un match « ;
» En mémoire de mon grand-père, joueur de rugby « ;
» Si le rugby avait existé dans l'Antiquité,
Jésus aurait été un grand joueur « .
Et, résumant toute l'atmosphère du lieu :
» Le rugby est une véritable religion « .
Mais la merveille de Notre-Dame du Rugby,
ce sont les quatre vitraux.
Sur l'un d'entre eux,
la Vierge se tient au centre,
et, à ses pieds s'écroule une mêlée.
Un petit garçon
(Jésus en demi de mêlée, peut-être ? )
présente la balle à Marie.
Sur un autre,
la Vierge tient dans ses bras un joueur blessé.
Ou encore, le tableau le plus dynamique de tous,
Marie tenant l'enfant Jésus dans ses bras,
lui-même brandissant un ballon,
et, à leurs pieds, les joueurs
prêts à recevoir le lancer de touche.
Le plus amusant, dans tout cela,
c'est que la conquête culturelle du Sud-Ouest
par le rugby,
dans les vingt premières années du XXe siècle,
doit beaucoup à la farouche opposition
de l'Église catholique à ce sport.
Jean Lacouture m'a ainsi raconté
que ses professeurs jésuites, à Bordeaux,
dans les années 20 et 30,
refusaient de laisser leurs élèves jouer au rugby.
» Ils trouvaient qu'il y avait quelque chose de honteux,
de presque sexuel dans le rugby
- tous ces corps enlacés dans la mêlée,
c'était trop pour eux. «
L'enseignement était au cœur
de la grande bataille culturelle
qui a opposé l'Église à l'État en France
au début du XXe siècle.
Si les écoles religieuses jouaient au football,
les établissements publics pratiquaient le rugby.
Et les villages traditionnellement républicains
et anticléricaux du Sud-Ouest
se sont mis à chérir le ballon ovale.
Tout comme l'Église, du moins à Larrivière,
non sans un certain retard.
Mark Whitaker, in The Guardian
(article paru dans Courrier International, 06/11/03) » » »
journal télé AD 2025 :
1re nouvelle : le mercenaire du club parisien de foot/rugby s'est cassé le petit orteil…
2e nouvelle : la Terre est sur le point d'exploser (détail)
Al Gore méritait-il le prix Nobel ? La Terre mérite-t-elle d'être sauvée ? NON !
De skalpa
actif et militant ? | 06H33 | 15/10/2007 |
et vous aurez un super homme sandwich, rasé de près et éventuellement secrétaire d'état…
Bon faudra pas s'attendre à des miracles…
Mais ça, l'Eglise ça la connait !
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De zorglub
insulaire en exil | 20H08 | 15/10/2007 |
ça le connait tellement que Laporte va à Lourdes tous les jours.
De
07H09 | 15/10/2007 |
Ancône a gagné hier !
Comme quoi !