(De Buenos Aires) Réclusion à perpétuité. Mardi, le tribunal fédéral de La Plata (capitale de la province de Buenos Aires), qui jugeait depuis juillet Christian von Wernich pour crimes contre l'humanité, a rendu son verdict au terme d'un procès sous tension, le premier contre un prêtre impliqué dans les crimes d'une dictature en Amérique latine.
L'ancien aumônier de la police de la province de Buenos Aires a été reconnu coupable de 7 homicides, 32 cas de torture et 42 cas de détention arbitraire pendant la dernière dictature militaire argentine (1976-1983). Lundi, le ministère public avait réclamé la prison à perpétuité.
Pendant ces quatre mois de procès, plus de 70 témoins, anciennes victimes ou parents de disparus, ont dépeint un prêtre devenu » le diable » . » Ce n'était pas un participant mais un auteur et un élément-clé, un engrenage d'une machine répressive qui agissait dans tout le pays » , a affirmé Miryam Bregman, avocate du collectif Justicia Ya qui représente plusieurs victimes.
L'église argentine a attendu la fin du procès pour s'exprimer
L'Eglise ne s'est pas exprimée, ni avant ni au cours du procès, alors que Von Werlich était mis en cause par le rapport Nunca Más de la Commission nationale sur les disparus. Le curé, aujourd'hui âgé de 69 ans, est resté en poste dans une paroisse jusqu'en 1998, date à laquelle il est parti officier au Chili sous un faux nom. Il a été retrouvé et arrêté en 2003, après l'abrogation des lois d'amnistie.
Mardi soir, après l'annonce du verdict, la Conférence épiscopale argentine a déclaré dans un communiqué que » l'Eglise est bouleversée par la douleur que lui cause la participation d'un prêtre à de très graves délits » , soulignant que les décisions de justice doivent » nous éloigner autant de l'impunité que de la haine et de la rancœur » .
Von Wernich a suivi le procès vêtu d'un gilet pare-balles sur l'habit ecclésiastique et derrière une vitre blindée, sans dire un mot, niant toutes les accusations, sa défense tentant de démontrer que sa présence dans les centres de détention ne visait qu'à apporter » un soutien spirituel aux détenus » .
Les victimes, elles, ont expliqué que le curé essayait de leur soutirer des renseignements pour les tortionnaires. Von Wernich était un proche du général Ramón Camps, chef de la police provinciale, et du commissaire Miguel Etchecolatz, condamné à perpétuité il y a un an pour crimes contre l'humanité.
Des manifestations de soutien au prêtre, et des témoins sous pression
Un groupe catholique d'extrême droite est venu apporter son soutien au prêtre aux portes du tribunal, pour » l'accompagner dans son martyre » . Le prix Nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel a précisé lundi » que, malheureusement, il y a eu des évêques et des prêtres complices de la dictature. D'autres, en revanche, ont donné leur vie pour le peuple » . L'un des prêtres appelés à témoigner, Rubén Capitanio, avait » demandé pardon pour l'Eglise qui n'a pas fait ce qu'elle devrait faire : être du côté des crucifiés et non des crucificateurs » .
Plusieurs victimes ont exprimé leur peur de venir témoigner à ce procès, le troisième mené à son terme depuis l'abrogation des lois d'amnistie. En septembre 2006 disparaissait Julio López, qui venait de témoigner dans ce même tribunal de La Plata au cours du procès Etchecolatz.




















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De
10H23 | 10/10/2007 |
Tony Henrion (Belgique)
Je suis catholique et horrifié de la réaction de groupes intégristes qui se réclament de ma religion.
L'Eglise a encore du travail à faire, même si l'on doit, heureusement, constaté que d'autre religieux respectent la parole du Christ, mais cela ne va-t-il pas de soi ?
De
11H38 | 10/10/2007 |
vous êtes donc horrifié du soutien apporté par Jean Paul II ou son sbire de l'Opus Déi, Escriva de Balaguer, à la famille Pinochet.
De
20H15 | 10/10/2007 |
Evidemment
De merle-moqueur
10H34 | 10/10/2007 |
y a des precedents…si on parlait de la sainte inquisition et autres zinzins religieux.les religions,quelles qu'elles soient,sont responsables des plus grands massacres dans l'histoire du monde…tu ne tueras point,qu'il disait l'autre…. ah ! ah ! ah !
à merle-moqueur
De orion1
14H15 | 10/10/2007 |
bonjour
il y a mieux, pendant la derniere guerre 39 : 45
sur le ceinturon des waffen ss etait marque
« dieu est avec nous…. »
à orion1
De
18H28 | 10/10/2007 |
le ceinturon était celui de la Wehrmacht et c'était « Gott mit uns », je ne vois pas pourquoi cela aurait été écrit en Français, et cela ne datait pas de la 2e GM mais de la Prusse qui avait mis une croix chrétienne.
la devise Waffen SS : « Meine ehre heisst treue » (mon honneur est(s'appelle) la fidelité »
aux états-unis c'est toujours : in god we trust
et en GB : dieu et mon droit
souvenez vous en France de l'expression « le sabre et le goupillon'
en Flandre : La devise AVV-VVK (tout pour la Flandre - la Flandre pour le Christ)
ailleurs :
“Je crois en Dieu - Je crois en ma patrie - Je crois en une justice divine et éternelle - Je crois en la résurrection de la Hongrie”.
à orion1
De
15H40 | 13/10/2007 |
Dieu est toujours de tous les camps.
à merle-moqueur
De zorglub
insulaire en exil | 20H24 | 10/10/2007 |
Contre les Cathares et ceux qui les protégeaient à Béziers en juillet 1209, Arnaud Amaury, légat du pape, eu cette phrase tristement célèbre « Tuez les tous, dieu reconnaitra les siens » ou comment distinguer les hérétiques des catholiques.
Le massacre par l'église continuait…
De ras-la-patience
10H46 | 10/10/2007 |
bonne nouvelle, mais combien vont réussir à passer à travers les mailles du filet ? mais bon, une ordure qui paie, ne boudons pas ce réconfort.
De
10H48 | 10/10/2007 |
Seule une minorité de religieux s'est trouvé au coté des démocrates lorsque la peste brune arrive.
Hitler, Mussolini,Pétain, Franco, Pinochet, Vidéla … et bien d'autres du même acabit ont eu le soutien de la grande masse du clergé.
Les églises ont ainsi obtenu une plus grande place pour diriger les consciences avec de substantiels avantages matériels.
Aujourdhui en Espagne, l'Eglise a main lié avec le Parti Populaire contre les socialistes espagnols pour conserver des privilèges acquis sous Franco et Aznar.
De catpat95
10H56 | 10/10/2007 |
c'est vrai qu'ilfut un temps où le progrès était interdit par la religion où le fait de fabriquer un médicament amenait au bûcher. Au fond certains religieux ne sont pas sortis de cette logique…
à catpat95
De Cataphracte
11H28 | 10/10/2007 |
Le progrès amène le changement. Le progrès est donc un ennemi des dictatures. Limitez le progrès, limitez les libertés, vous obtiendrez une société d'ordre et de mort.
à Cataphracte
De
18H34 | 10/10/2007 |
au hasard : les Etats-Unis ?
De Cataphracte
11H56 | 11/10/2007 |
si je ne me trompe pas c'est Jefferson qui disait : « une société qui sacrifie une part de sa liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre et finira par perdre les deux ».
De
10H53 | 10/10/2007 |
Pour plus d'informations et sur le rôle passablement négatif de l'Eglise, on peut lire le livre fort bien documenté paru en mai dernier « Les Folles de la Plaza de Mayo » de Loup d'Osorio, aux éditions de l'Harmattan
De
11H13 | 10/10/2007 |
L'institution de l'Eglise catholique a très rarement été du côté des pauvres, des démunis et des oppressés, on la retrouve plus souvent derrière les pires régimes réactionnaires et anti-démocratiques de notre récente histoire (Chili, Argentine, Espagne, Allemagne nazie…) qui sous couvert d'anti communisme a légitimé les excès en tout genre (torture, dictature et tutti quanti ! )
Ca donne vraiment des motivations pour être athée tout ça !
Le nouveau pape n'est pas mieux, vivement que les gens ouvrent les yeux !
Dieu a créé les hommes, et pour le remercier, les hommes ont crée Dieu : )
De Cataphracte
11H27 | 10/10/2007 |
Les dieux n'existent pas mais pourtant ils perdurent. Et les religions ne sont qu'un perpétuel fantasme de domination. Sans offense pour les SM.
De
12H58 | 10/10/2007 |
Désolé, mais ce commentaire est ridicule et preuve d'une grande inculture historique…
De
18H34 | 10/10/2007 |
Sur le site, il y a un bon nombre de collégiens formés par notre éducation nationale si compétente, cela explique en partie.
De
12H22 | 11/10/2007 |
Ridicule certes, mais pour l'histoire je ne vois pas.
Serait-ce que notre très sainte mère l'église ne peut être que d'amour ?
De
14H22 | 10/10/2007 |
très rarement ? Et toutes les institutions créées
pour les pauvres ? Et tous les prêtres qui ont donné leur vie pour les pauvres ? Votre inculture et malhonnêteté intellectuelle est tout à fait le reflet de notre société sectaire et haineuse.
De
13H24 | 11/10/2007 |
les cathos aiment tellement les pauvres qu'ils votent a droite pour en avoir +
De
13H15 | 11/10/2007 |
Je peux vous garantir qu'au Brésil l'église catholique était aux côtés du peuple pendant la dictature ; c'est peut-être pour çà que la dictature brésilienne a été moins brutale que l'argentine.
L'église brésilienne a defendu et caché pas mal des personnes et l'évêque de São Paulo a même écrit un livre avec les noms de morts et disparus … ce n'est pas rien !
De
11H21 | 10/10/2007 |
J » attends avec impatience les réactions du vatican !
De
11H27 | 10/10/2007 |
Une affaire de plus pour une église de plus en plus douteuse sur les valeurs morales. Ce cas n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan des collaborations diverses et des complicités avec les didactures. N'oublions pas que l'église à « collaboré » avec le régime fasciste en Italie et surtout avec le régime de Franco en Espagne, le genre de ceux que l'on retrouve en tête des manifestations contre la politique familiale (au côté de la droite réactionnaire), mais jamais pour dénoncer les injustices ou lutter contre la pauvreté. Et cette politique des valeurs douteuses ne va pas disparaître avec le Pape actuel, bien au contraire.
De
11H45 | 10/10/2007 |
Comme en Islam, il y aura toujours différentes visions de la religion, dans le meilleur comme dans le pire que nous pouvons voir ici.
De
12H55 | 10/10/2007 |
Un professeur en Histoire à la Sorbonne nous disait dans son premier cours : « 1/ commencez par oublier tout ce que vous avez appris au lycée. 2/ fuyez les amalgames et les anachronismes. »
L'histoire n'est en effet jamais blanche ou noire, comme le laisserait penser certains de vos commentaires : elle est grise. les actes de torture et autres assasinats sont ignobles, quels que soient leurs auteurs. Mais sans doute auriez vous préféré une dictature marxiste en Espagne et au Chili, qui ont démontré partout dans le monde, leur grand respects de la personne humaine…
De
14H12 | 10/10/2007 |
Vous prétendez qu'il faut oublier ce qu'on a appris au lycée et fuir les amalgames etc. mais votre réaction ne fait que reprendre des faits historiques appris à l'école et des amalgames, alors… Evidemment que rien ni personne n'est ni noir ni blanc, mais vous admettrez tout de même qu'une Eglise qui se pose en représentant suprême des valeurs morales, penche plutôt vers le noir à certains moments de l'histoire, les preuves historiques sont là, indégnables. Evidemment il est facile d'opposer le marxisme qui n'est pas mieux, d'ailleurs il n'est pas question de choisir entre différents types de dictatures, la question ici est la remise en cause du rôle « moral » de l'Eglise catholique (et des religions de manière générale) et de sa complicité active ou passive quand elle ferme les yeux volontairement.
De
14H38 | 10/10/2007 |
Au CA de 13h55, « les actes de torture et autres assasinats sont ignobles, quels que soient leurs auteurs. Mais sans doute auriez vous préféré une dictature marxiste en Espagne et au Chili, qui ont démontré partout dans le monde, leur grand respects de la personne humaine… »
Pourquoi faudrait-il qu'on préfère une dictature à une autre ? Voulez-vous dire que les dictatures de droite ont « sauvé » l'Espagne ou le Chili de la dictature marxiste ? En supposant que ce fût vrai (ce que je ne pense absolument pas), ce serait un peu comme sauver de la poêle à frire par le gril.
D'ailleurs, j'ai souvent entendu ces discours-là au Brésil, de la part de nostalgiques du régime militaire : « au moins les militaires ont sauvé le Brésil du communisme ! » La répression, les tortures, les assassinats, le bâillonnement de la presse, tout ça c'était pour notre bien. Quelle ingratitude envers les dictatures de droite !
N'importe quoi.
Carolina
De
14H37 | 10/10/2007 |
Non, j'aurais prefere une republique en Espagne et une democratie sociale au Chili. C'est ce qui aurait du rester sans les coups d'etat militaires.
Do