L'implication de la firme Blackwater dans la mort de 17 civils irakiens relance le débat sur les sociétés militaires privées.
Pour le gouvernement irakien, qui a publié son rapport dimanche, Blackwater s'est rendue coupable de « massacre délibéré », le 16 septembre. Les employés de la société, qui assuraient la protection d'un convoi diplomatique américain, ont ouvert le feu sur la foule, place Nisour, à Bagdad. Au moins 17 morts et 22 blessés, tous civils.
L'enquête, ouverte à la demande du Premier ministre Nouri al-Maliki, a montré que ces tirs ont été déclenchés sans aucune justification, contrairement aux déclarations des gardes de Blackwater, qui affirment avoir riposté à d'autres tirs. Le gouvernement irakien exige une indemnisation de 8 millions de dollars par victime. Avec la mort de deux femmes sous les balles de gardes d'une compagnie australienne basée à Dubaï, mardi, la pression monte sur les « nouveaux mercenaires ».
Le deuxième contingent militaire en Irak
Fondée en 1997 par un ancien commando de marine (les fameux « Navy SEALS »), Erik Prince, et basée en Caroline du Nord, aux Etats-Unis, Blackwater est aujourd'hui une des principales Sociétés militaires privées (SMP) dans le monde. Selon l'agence Reuters, elle emploie en Irak 1000 agents chargés de la protection de fonctionnaires du département d'Etat américain. Mais comme les autres sociétés de ce type, apparues sur la scène internationale au début des années 90, Blackwater est aussi active dans la protection des installations pétrolières, la logistique, la préparation ou l'exécution de combats, les interrogatoires, ou l'entraînement des policiers et militaires. Il y aurait environ 200 SMP en activité sur tous les continents, majoritairement américaines ou britanniques.
Un récent rapport du Congrès américain a montré qu'entre le 1er janvier 2005 et le 12 septembre 2007, Blackwater a été impliquée dans 195 fusillades en Irak. Ses agents ont tiré les premiers dans 163 cas. De son côté, le Los Angeles Times a révélé lundi que la mort d'un Irakien, le 13 août à Hillah, venait s'ajouter à ce bilan.
En Irak, les contractuels privés constituent le deuxième contingent en nombre, derrière l'armée américaine (168000 soldats) et avant les Britanniques (5500) : entre 30000 et 50000 personnes, selon les sources. Les « contractants » sont principalement le Pentagone, mais aussi, comme on l'a vu, le département d'Etat américain.
« Leur rôle est appelé à se développer »
Pour un Etat impliqué dans un conflit à l'étranger, le recours à des SMP comporte de nombreux avantages. « Pour cette raison, leur rôle est appelé à se développer dans les années à venir », estime Philippe Moreau-Defarges, chercheur à l'Ifri.
Atout politique majeur : la mort d'un garde privé choque moins que celle d'un soldat. Le recours aux SMP est donc un excellent moyen de se défausser. Quitte à leur laisser une large liberté d'action, qui peut conduire à des dérapages comme celui du 16 septembre. Auparavant, deux autres SMP américaines, CACI et DynCorp, ont été mêlées aux tortures à Abou Ghraib. Une troisième, Triple Canopy, a renvoyé deux employés qui en avaient dénoncé un autre pour avoir tiré sans raison sur des civils irakiens…
Autre motivation pour les Etats, l'aspect financier. Même si les contractuels sont très bien payés -en Irak, les soldes tournent autour de 1000 dollars par jour-, pas de pension à reverser aux éventuelles familles en cas de décès. Les proches ont en effet souvent du mal à faire valoir leurs droits. L'ONU s'en est émue, à travers son Groupe de travail sur l'utilisation de mercenaires comme moyen de violer les droits de l'homme et empêcher l'exercice du droit des peuples à l'autodétermination, en constatant un recrutement massif de combattants dans les pays du Sud, particulièrement en Amérique latine.
« L'industrie du fromage est mieux régulée que l'industrie de la sécurité privée »
Ce n'est qu'un des problèmes posés par ces « nouveaux mercenaires » : la « dilution » de la responsabilité étatique dans les actions militaires, l'absence de statut légal clair qui rend difficiles les poursuites en cas de dérives, la guerre et l'insécurité comme « business » lucratifs… Et les accusations de conflits d'intérêts.
La firme KBR, très active dans la surveillance des installations pétrolières, était jusqu'à peu une filiale de Halliburton, groupe dirigé par Dick Cheney jusqu'à son arrivée à la Maison Blanche. En 2006, l'ensemble des contrats alloués à des sociétés militaires ou de sécurité privées était estimé entre 10 et 100 milliards de dollars, selon les sources.
Ce flou arrange les grandes puissances, qui ne se pressent pas pour y mettre un terme en adoptant des règles, malgré les demandes du Haut commissariat aux droits de l'homme de l'ONU. « L'industrie du fromage est mieux régulée que l'industrie de la sécurité privée », constatait il y a quelques mois un chercheur américain, Peter Singer.
Si le scandale provoqué par la récente bavure de Blackwater a poussé les autorités américaines à réagir, on peut rester sceptique quant aux résultats concrets de ces annonces. A l'heure actuelle, seul un site Internet, Private Military, s'inquiète des dérives provoquées par les SMP. Mais son action à destination des victimes du nouveau mercenariat est desservie par des traductions automatiques calamiteuses. Là où le portail du lobby des SMP, doté d'un nom très politiquement correct -International Peace Operations Association-, propose son « code de conduite » en cinq langues.





















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De
10H50 | 10/10/2007 |
http://fr.news.yahoo.com/chappatte/20071008/dessin/pen-privatisation-de-…
De
11H42 | 10/10/2007 |
Excellent résumé ,celui de droite c'est Bob Denard ? ? ? ?
De grabouillie
11H03 | 10/10/2007 |
Mais oui mais oui, c'est comme cela maintenant, mais il ne faut pas oublier non plus que les américains ont un réel problème de recrue pour leur armée, la norme dorénavant étant d'aller chercher les petits jeunes dans la population candidate à l'immigration au us (tu pars en Irak et après je te donne tes papiers de citoyen américain) ou bien mieux, des prisonniers, des malfrats, des délinquants à qui ont peut promettre des remises de peine…. entre les privés dégueu dépénalisés d'avance et les autres à qui on fait du chantage à la misère…. le choléra ou la peste ?
à grabouillie
De
14H33 | 10/10/2007 |
C'est la même chose en France.
La légion recrute des étrangers qui veulent changer de vie et fuyent leur pays et une fois qu'ils sont fait leur 5 ans, on leur donne la nationalité française.
Quant à l'armée française, depuis sa profesionnalisation après CHIRAC, elle a du mal à recruter et vise aussi les « sans-grade », les mecs en galère qui n'ont pas d'avenir profesionnel.
De
16H20 | 10/10/2007 |
Vos informations datent un peu en ce qui concerne les hommes qui « fuient leur pays ». c'est devenu de l'ordre de la légende exceptionnelle. Sachez également que la sélection est sévère et n'entre pas qui veut à la Légion. La nationalité n'est pas donnée, elle est accordée à ceux qui demandent.
enfin il y a une énorme différence entre un Légionnaire qui est militaire dans un régiment français et un mercenaire qui appartient à une société privée.
LPN
De
16H51 | 10/10/2007 |
Non mes informations ne datent pas, d'ailleurs il ne peut pas y avoir de statistiques puisque l'engagé volontaire dans la légion n'a qu'a déclarer une identité et il n'y a aucune enquête sur la réalité de sa nationalité d'origine ni sur ses antécédents.
La sélection est sévère sur le physique et les qualités morales demandées pour faire un bon légionnaire et un bon militaire et éviter les dingues ou tordus.
Sur la nationalité, le site précise lui-même que la nationalité française est (je cite) « généralement » donnée, ce que je trouve parfaitement normal pour des gars qui ont sué pour la France pendant des années.
La différence entre un légionnaire et un mercenaire est le statut, l'un est employé officiel de l'Etat, l'autre un employé officieux.
Enfin, je ne compare nullement dans mon post mercenaires et légionnaires, je dis que ce qui choque c'est que les USA filent la nationalité à des mecs qui risquent de se faire butter sous leur uniforme et que çà existe chez nous (légion étrangère) et que ce qui coque aussi c'est que les USA recrutent parmi les mecs en galère et que çà aussi chez nous çà existe, Monsieur Le PeN.
De
18H47 | 10/10/2007 |
LPN = Legio Patria Nostra
De
19H18 | 10/10/2007 |
s'il n'y a ni statistiques ni enquête, comment pouvez vous affirmer que ces hommes fuient leur pays ?
De
10H38 | 11/10/2007 |
S'il y n'y a ni statitstiques ni enquête, comment pouvez-vous initialement affirmer que c'est de « l'ordre de la légende exceptionnelle » ?
De
12H08 | 11/10/2007 |
Penser qu'il n'y a pas d'enquête sur les engagés de la Légion étrangère c'est purement et simplement débile. Ces hommes manipulent des matériels militaires les plus sophistiques (viseurs laser, écoutes électroniques, positionnement, codage et transmission) confier ce type de matos au premier venu c'est prendre nos armées pour des imbéciles.
La sélection à l'entrée est très difficile moins de 10% de reçu. Il est plus difficile d'être légionnaire que polytechnicien.
La nationalité de chaque homme est connue de la légion. Seuls les français sont enregistrés comme étrangers. Le légion ne pouvant recruter que des étrangers. Aucune nationalité ne peut être supérieure à 50% des effectifs les français formant une grosse minorité.
La nationalité est donnée à ceux qui la réclame mais il faut demander et avoir fait 5 ans de service soit un engagement. C'est à l'honneur de la France que de permettre à des hommes qui l'ont loyalement servie d'avoir la nationalité française.
La position d'un légionnaire n'est aucunement celle d'un mercenaire. Le légionnaire fait parti d'une armée d'un état internationalement reconnu. Il est soumis à une chaine de commandement militaire qui est elle même sous l'autorité d'un pouvoir politique démocratiquement élu. Les responsabilités et les responsables sont facilement identifiables ce qui n'est pas le cas avec des mercenaires.
L'amalgame souvent fait entre légionnaire et mercenaire n'est qu'une posture gauchiste bien connue pour discréditer et affaiblir la France. D'ailleurs ni la droite ni la gauche ne se sont passées de ce formidable instrument qu'est la légion.
De
12H31 | 11/10/2007 |
Il n'y a pas d'enquête sur la réalité de ce qu'avancent lors des entretiens les engagés de la Légion étrangère, c'est la réalité et le site de la Légion le confirme :
http://www.legion-recrute.com/fr/chronologique.php
« La nationalité de chaque homme est connue de la légion » : c'est faux, chaque engagé DECLARE sa nationalité d'origine sans qu'il soit exigé la présentation d'une pièce d'identité ou d'un justificatif, ils peuvent donc mentir.
« Seuls les français sont enregistrés comme étrangers » : Là encore c'est faux, pour contourner l'ouverture de la Légion aux seuls étrangers, les français francophones se déclarent belges ou québecois. Les autres candidats sont enregistrés sous la nationalité qu'ils déclarent.
« C'est à l'honneur de la France que de permettre à des hommes qui l'ont loyalement servie d'avoir la nationalité française » : entièrement d'accord.
« La position d'un légionnaire n'est aucunement celle d'un mercenaire » et sur le reste de votre discours qui révèle votre fascination pour « formidable instrument qu'est la légion le légionnaire », vous avez tout faux.
Il n'y aurait pas de différence entre un légionnaire qui participe avec l'armée française à l'entraînement des troupes centrafricaines qui pillent et volent leur populations civiles et un salarié de Blackwater qui flingue des civils irakiens pour le compte de son employeur lui-même payé par son client, l'Etat américain.
De
14H48 | 12/10/2007 |
Pour la nationalité des engagés il y a une enquête et même plus d'une. La très discrète Sécurité Militaire (SM) la DGSE et la Gendarmerie sont très fortes dans ce domaine. Ne pas comprendre cela c'est faire preuve d'angélisme ou d'aveuglement idéologique. Pour exemple un militaire français ne peut pas épouser une étrangère sans l'autorisation de sa hiérarchie. A cette occasion il y a une enquête très poussée.
» les français francophones se déclarent belges ou québécois. »
En principe les français sont francophones, lol ! Si les français sont déclarés étrangers par la légion c'est bien ce que j'ai écrit. Belge c'est pas encore français quoi que… Quant à Québécois c'est pas une nationalité hélas pour eux - peut être. La nationalité d'un Québécois c'est Canadien. Vous mélangez tout.
Je persiste aussi la position d'un légionnaire n'est pas celle d'un mercenaire. Les légionnaires bénéficient des lois de la guerre et des conventions internationales. Il sont reconnus comme des combattants réguliers d'une armée régulière.Même les nazis qui n'étaient pas prompts à reconnaitre les conventions internationales ont respecté cette position pendant la 2ème guerre mondiale.
Quant à votre comparaison entre la France état souverain et Blackwater société privée américaine elle est purement et simplement ridicule.
De
16H04 | 12/10/2007 |
Vous savez ce que fait la Sûreté de l'Etat ?
Vous êtes bien renseignés, dites-donc !
A moins d'en faire partie ou d'en avoir fait partie, vous ne savez pas ce que fait la DGSE, même un parlementaire ne sait pas exactement ce qu'elle fait.
La seule enquête qui est menée l'est par les services de la sécurité de la Légion étrangère.
La « SM » çà n'existe pas, en tout cas pas dans ce domaine……
Je ne mélange pas tout, je t'explique que les candidats DECLARENT une nationalité sans en fournir la preuve, ce qui explique que la légion incorpore des titulaires d'une CNI française alors qu'elle en peut en principe pas, ce qui signifie qu'il n'y a pas de vérification de l'identité.
Enfin les personnes qui ont la nationalité françaises ne parlent pas toutes le français.
Enfin BLACKWATER a pour principal client l'Etat US, lui aussi souverain. Ce que j'essaie de te démontrer c'est que derrière des belles notions qui rassurent les maniaques schizophrènes comme toi (les notions d'Etat de milices privés) se cachent parfois une seule et même réalité.
Quant au respect par les nazis de la Convention de Genève, là j'abandonne, tu es définitivement perdu pour la raison.
Mais continue à te rassurer, c'est moi qui suis « ridicule » et « débile » et mets toi bien au garde-à-vous devant ton drapeau, çà n'a aucun sens mais çà fait propre et çà doit sûrement permettre à ton cerveau de bien rester dans le petit carré dans lequel il se sent bien propret, Monsieur Le Pen…
Je suis sur que ta chambre est bien rangée.
De
19H49 | 12/10/2007 |
Une dernière et ultime réaction.
La Sécurité Militaire n'existe pas ?
Pour toutes les personnes qui ont eu à faire à la conscription la sécurité militaire était une organisation très bien informée et très crainte. Elle savait et sait toujours tout ce qui se passe au sein des forces armées.
C'est l'ancienne appellation de ce qui aujourd'hui est la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD)
Ce qui prouve une bonne fois pour toutes votre ignorance tant dans les domaines des armées et de l'histoire que dans celui du droit international public.
Maintenant vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas. Une personne charitable - moi- vous aura prévenu.
De
11H28 | 17/10/2007 |
Ca n'existe pas la DPSD
De
00H17 | 18/10/2007 |
http://fr.wikipedia.org/wiki/DPSD
connard !
De
17H50 | 14/10/2007 |
parce que l'armée a recruté un jour autre chose que des mecs en galère…
hors sujet 15h33 la légion et les mercenaires ça n'a rien a voir la légion c'est une l'armée
à grabouillie
De
16H20 | 10/10/2007 |
» C'est dans ce contexte que sont apparus au mois d'octobre dernier (le 14 octobre 2005 selon la radio « Programas del Peru ») des offres d'emplois publiées dans des journaux de la capitale. Ces encarts s'adressaient aux ex-fonctionnaires de police ou des forces armées et proposaient en plus d'un salaire mensuel de 1 000 USD, l'alimentation, une assurance-vie, et des indemnités journalières pour travailler comme agent de sécurité en Iraq. L'auteur de cette annonce était la firme 3D Global Solutions au travers de sa filiale péruvienne Gestion de Seguridad SAC (GESEGUR SAC). Des centaines de Péruviens se sont alors ruées aux portes de cette entreprise… »
Pour en savoir plus :
http://www.lebouffon.org/spip.php ? article102&var_recherche=p%E9rou
Témoignage collecté par le Bouffon (Caen) en janvier 2006. Texte d'un avocat péruvien, traduit de l'espagnol.
De Cataphracte
11H12 | 10/10/2007 |
Voilà comment les investissements de l'État étasunien sont dilapidés pour des gens qui ne comprennent pas les souffrance d'un peuple. Ces investissements ne profitent ni aux États-Unis ni à l'Irak. Mais c'est la direction que prennent les guerres : le mercenariat. Les pays se privatisent. Pour que cela profite aux vendeurs d'armes. Comme toujours. Ne vous inquiétez pas : ça va aussi arriver en France.
De
11H24 | 10/10/2007 |
Dommage, le sujet n'est qu'effleuré, il mériterait de grands développements.
Vous ne parlez que des mercenaires étrangers sans évoquer les mercenaires locaux, irakiens, embauchés par ces sociétés, qui seraient d'un nombre non inférieur à 110000. Ce qui propulse le total des mercenaires devant celui de l'armée américaine.
Vous ne dites pas que les salaires dépendent en grande partie de la nationalité (un sud américain coûte moins qu'un Sud Afrcain), que d'anciens militaires chiliens de Pinochet ont été embauchés, tout comme d'anciens des forces Libanaises.
Vous vous focalisez sur Blackwater, mais il y a aussi Vinel Corp et BDM international, toutes deux filiales du Groupe Carlyle.
Des sociétés israéliennes, Interop ou Colosseum, entraînent des miliciens Kurdes, ou Lev Dan chargée de la sécurité du commerce du diamant en Angola et Zaïre travaille directement avec le Shin Beth en Irak.
Les EU sous-traitent les interrogatoires et tortures à ces sociétés permettant ainsi de conserver une « virginité » au pays.
Le peuple américian - au final – paye ces contractants, combattants sans uniforme, comme ceux que les EU enferment à Guantanamo profitant de ce terme pour ne pas appliquer les Conventions de Genève.
Enfin que faites vous du trafic d'armes auquel ces sociétés s'adonnent, puisqu'elles conservent – par contrat - les prises de matériel lors d'interventions.
Quid des armes légères perdues par l'armée américaine entre 2003 et 2005 et dont certaines ont été retrouvées aux mains des activistes Kurdes du PKK ?
De
12H43 | 10/10/2007 |
Que de questions dont les reponses…apparaitront surement dans 50/70 ans quand le moment sera venu donc de « de-couvrir » le scandale de cette commercialisation de la mort…
Ou quand suffisament de temoins seront de l'autre cote, et que les versions du vainqueur ne pourront etre contester…
Reste encore les journalistes pour nous ouvrir les yeux…du moins ceux qui « couchent » (les « embedded ») pas avec les troupes/brigades sur place…
espoir…
…
Kawaayi
De
13H10 | 10/10/2007 |
oui, les vainqueurs écrivent toujours l'histoire qui les arrange et mettent ensuite l'interdiction de la contester (ou même d'étudier comme certains événements de la IIe guerre mondiale).
mais je doute que les américains - cette fois-ci - aient à écrire l'histoire des vainqueurs, que ce soit en Irak ou en Afghanistan. Ce nest pas plus rassurant, seulement plus juste.
De
11H34 | 10/10/2007 |
L'article annonce un salaire de 1000$ par jour, mais on a avancé, il y a quelques semaines, des rémunérations de 1000$ par mois pour les mercenaires péruviens en Irak. Le mercenaire africain serait à 700$ par mois. La différence va dans la poche des organisateurs. Il y a là une logique multi millénaire. Les citoyens des pays « riches » ne veulent pas faire la guerre. Ils paient des mercenaires qui mènent des sales guerres, commettent les exactions dont ils ont envie contre l'ennemi d'abord, contre leurs commanditaires ensuite et finissent par prendre le pouvoir. L'Empire Romain a fini comme cela.
Qui se souvient que le premier pillage de la ville de Lyon a été réalisé par les mercenaires de l'armée romaine, avec l'accord de leurs chefs qui ne pouvaient payer leurs soldes,et non pas par des envahisseurs barbares ?
De Infovite
Plébéien. | 11H42 | 10/10/2007 |
Des mercenaires,des intérêts liés au pétrole,une occupation…
Toutes ressemblances avec…
http://info-espress.over-blog.com/
De
11H45 | 10/10/2007 |
L'ambassadeur Polonais en Irak doit la vie à l'une de ces boites, il y a quelques jours, après l'attaque de son convoi, il a été récupéré assez rapidement par hélicoptère et évacué de ce piège (il me semble que cela en était un) et ainsi sauvé. Bon d'accord, maigre victoire à côté de ces nombreux civils tués sans raisons… Bon à savoir tout de même.
De
12H02 | 10/10/2007 |
Blackwater (ainsi que les anglais d'Aegis) terrrorisent les rues de Baghdad. Ces videos sont terrifiantes, il n'y a plus aucune inhibition pour les adeptes des jeux video hyper-violents :
http://youtube.com/watch ? v=3wh2HF03qYs http://youtube.com/watch ? v=uHZ4pvCEQAo
ces mercenaires s'entrainent en Californie
http://www.youtube.com/watch ? v=r0MIYEwG1lQ&NR=1
et menent force campagnes de recrutement
http://www.youtube.com/watch ? v=vsDNa-wFanM&NR=1
Vous remarquez que la musique est la meme dans le vehicule qui terrorise les rues de Baghdad et la video de propagande …
De
12H04 | 10/10/2007 |
On revient à la guerre telle qu'on la fasait au bon vieux temps. Les hordes de mercenaires sévissaient en Europe et se payaient sur les populations civiles. Qui a dit que l'humanité progressait ? Le capitalisme sait nous rappeler que tout s'achète.
D'autre part, il faut aussi bien comprendre que s'il y avait que des mercenaires en Irak, l'administration BUSCH ne serait pas ennuyé pour son approbation de la torture.
kassis01
De sinclair
13H29 | 10/10/2007 |
Merci a Rue89 d'evoquer cette situation qui est quasi pase sous silence en particulier dans les journaux televise
Effectivement c'est scandaleux c'est la privatisation de la guerre. Voyez la différence entre prive et publique.
C'est pas cher, c'est responsable de rien, la victime on s'en fout
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 13H30 | 10/10/2007 |
Ne nous leurrons pas, personne et aucun pays n'est à l'abri d'une telle dérive, tels les Blackwater.
C'est une excellente reconversion pour tous les « salopards de la terre ».
Oui car « Leur rôle est appelé à se développer » ainsi que l'article le précise.
« International Peace Operations Association“- dont le nom frise le comique s'il n'était tragique, s'il n'était une tentative de gérer cette triste ‘Foire de l'horrible’.
‘L'industrie du fromage est mieux régulée que l'industrie de la sécurité privée’, constatait il y a quelques mois un chercheur américain, Peter Singer.
C'est un connaisseur qui s'exprime et quand on sait qu'en France disait De Gaulle on compte 252 sortes de fromages, il y a de l'espoir.
Surtout qu'a cette époque bien précise se sont multipliées les exemples de reconversions de tous les soldats perdus issus de la guerre d'Algérie, des sinistres ‘SAC’ (services d'action civile), autre OAS, et personnages en voie de rédemption.( excusez l'humour de cette remarque).
Ils sont plus de 7 , et j” imagine qu'un paquet de bons petits soldats Français, du “para” au légionnaire, en passant par le commando de marine, en fin de soldes, sont attirés par ce “marché” luxuriant en voie d'extension.
Il y a tout pour les appâter tous ces “sans cervelles”, les “tueurs nés légaux”, les psychopathes, etc…
Ils peuvent exercer un instinct naturel et inhérent à l'espèce humaine, qui sevrée d'un environnement éducationnel, social constructeur, assouvissent leurs pulsions primaires de mort violente, exactions diverses, viols, vols, assassinat, mais enfin ce n'est pas moi qui ait inventé les “7 pêchés capitaux”,
à évaluer avec les “7 mercenaires”.
à adaunis
De
16H24 | 10/10/2007 |
et encore !