
Il y a quarante ans, le 9 octobre 1967, Ernesto Rafael Guevara de la Serna disparaissait à La Higuera, sous les balles de l'armée bolivienne. Le mythe du Che était né. Quarante ans après, il est toujours vivace.
Né en 1928 dans une famille de la petite aristocratie argentine, le futur médecin se convertit très jeune au marxisme puis à la révolution armée au cours d'un voyage dans le sous-continent latino-américain, en 1951.
Compagnon de route des premières heures du Cubain Castro, qu'il rencontre au Mexique en 1955, il occupera divers postes de premier plan après la prise du pouvoir à La Havane. Procureur puis initiateur de camps de travail, il est l'un des principaux partisans de la répression des opposants, signant l'exécution de centaines de personnes.
Mais ce sont surtout ses diatribes anti-américaines qui marquent le monde et, très vite, l'image du plus célèbre des « Barbudos » devient un symbole universel d'anti-impérialisme, comme lors de son voyage en Algérie, dont l'avocat Tienno Grumbach a été l'un des initiateurs :
En 1965, il quitte brusquement Cuba pour exporter la révolution en Afrique et dans toute l'Amérique latine. Il est donné plusieurs fois mort, avant d'être capturé, le 8 octobre 1967, par les troupes du dictateur bolivien Barrientos. Il sera exécuté le lendemain :

17 octobre 1967. Extrait du JT, une semaine après sa disparition.





















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De LB
10H32 | 09/10/2007 |
Coucou,
Les deux liens pointent sur le même extrait..
L'extraordinaire avec le « mythe » du Che et de Castro a été de faire de dictateurs tortionnaires des idoles…
Quand l'image prime sur les faits…
à LB
De
10H53 | 09/10/2007 |
ouais, en face c'était des agneaux…
De
04H50 | 15/10/2007 |
..Le Che est mort,crevé et enterré,bande de nazes ! …Il est même bouffé aux « mythes » ! …Quand vous passerez à autres choses,prévenez-moi..ah,c'est vrai,ils vous restent le « bovin » du Larzac.J'oubliais…
à LB
De Arnaud Aubron
(auteur)
Rue89 | 12H47 | 09/10/2007 |
L'erreur est réparée. Le coupable (en l'occurrence moi) sera condamné à regarder la même vidéo du Che en boucle.
à LB
De
14H25 | 09/10/2007 |
oui vous avez raison, mais l'homme passe toujours en premier par l'image…on en sait quelque chose non ? de plus les français en raffolent !
De cooper59
pour la decroissance ! | 11H17 | 09/10/2007 |
bon bah la prochaine fois qu'il faudra lutter co ntre des dictateurs style Batista Stroesner Somoza etc . . soutenus par les barbouses romantiques de la CIA on le fera donc sans violence , on leur demandera juste de partir gentiment ! je ne comprends vraiment pas que les revolutionnaires cubains n'y ait pas pensé !
De
11H26 | 09/10/2007 |
boaf, les gens qui admirent le che l'admire pour le symbole. il est vrai qu'il représente la protestation, la révolution, et à juste titre, c'était un professionel de la révolution. mais ça n'empêche pas de dire qu'il a commis beaucoup beaucoup de crimes et que parfois ils s'est avéré pire que les gens qu'il combattait..
j'admire le ché pour son message de résistance, pas pour ses méthodes.il faut faire la part des choses..
De
13H56 | 09/10/2007 |
C'est curieux de voir comme les leçons de l'Histoire ne servent à rien.
On a connu le Grand Soir terminé dans le goulag et les chambres de torture, Mao et la Révolution Culturelle, les fumées tiers-mondistes, les fiestas Cubana se terminant en dictature Castriste, les Khmers rouges, le « laïque et démocratique “ Arafat, maintenant Chavez… et on voit les mêmes reprendre les mêmes antiennes avec la même absence de pensée critique…
Et il y a une nouvelle réponse à la mode : ce n'est pas parce que ça a raté partout et que ça n'existe nulle part, que ce régime merveilleux ne sera pas un jour instauré…
Alviano
De moulinette
Peintrice Illustrateuse | 09H40 | 10/10/2007 |
Hum, Alviano, tu oublies La Révolution Française avec Danton et Robespierre !
Mais, sans eux, que serait-il advenu de cette révolution ? Une simple jacquerie réprimée dans le sang… Un retour au bon vieux ancien régime qui se vote les lois qui l'arrangent, qui lèvent les impôts chez les pauvres, qui instaure une justice à deux vitesses…
C'est vrai que c'est énervant, cette absence d'esprit critique ! Il est si bien que ça, le monde, pour qu'on ait rien à changer ?
Parlons de ces quelques dictatures pourries qui auraient bien besoin de quelques activistes n'ayant pas froid aux yeux, car il me semble que les gentils dictateurs ne partent pas à la première injonction, et qu'ils se tapent comme d'une guigne des opposants non-violents… Y a plein d'exemples, en ce moment.
Et c'est marrant comme notre époque ressemble à ce bon vieux ancien régime… Une petite révolution semble bien nécessaire !
Allez, français, encore un effort pour être républicain (comme disait le divin marquis).
à moulinette
De
16H40 | 10/10/2007 |
Danton…Robespierre…Barras…Bonaparte ! ! !
Allons…allons…
Alviano
De
15H21 | 09/10/2007 |
Il ne se fatigue pas le mec, vous savez hisse et haut, Santiano, il connaît même des mots savants « antiennes »…
Mao sait tout.
De
17H42 | 09/10/2007 |
Non, je ne me fatigue pas de dénoncer la tyrannie, l'oppression et la bestialité de personnages du type de Guévara, qui cigare au bec assistait en joyeuse compagnie aux éxécutions quand il ne commandait pas le peloton lui-même…
Alviano
De Alain-Raphaël
18H44 | 09/10/2007 |
Ernesto « Che » Guevara, Ange ou Démon ?
Le 9 octobre 1967, plusieurs salves de mitraillettes retentissent dans le tranquille hameau de La Higuera perché sur la montagne bolivienne provoquant la mort d'Ernesto Rafael Guevara de la Serna plus connu sous le nom de « Che guevara ». Cette mort va donner naissance à un mythe, le mythe du « Che », icône incontournable de toute sorte de révolution et symbole des luttes pour le droit des personnes opprimées aussi bien par les excès du dirigisme que par certaines politiques mercantiles. Mais qui était le « Che », un véritable individu altruiste comme il peut apparaître dans le film de Walter Salles « Carnets de voyage », ou un monstre sanguinaire tel que peut le raconter Jacobo Machover dans son livre « La face cachée du Che ».
Derrière l'image charismatique de l'homme au béret noir étoilé, on découvre un personnage féroce, intransigeant, terrible, imprégné d'un esprit révolutionnaire plus proche du totalitarisme outrancier que du combat idéologique nécessaire aux droits fondamentaux des personnes. On peut dès lors se demander si la force de communication castriste n'a pas été le corollaire de ce « mouvement che-guevariste » que des millions de personnes traduisent à travers la photo immortalisé d'Alberto Korda, et si malheureusement la réalité n'a pas rattrapé la nature de l'homme, aveuglé par le combat idéologique qui pouvait être mené.
Message politique pour les uns, produit marketing pour les autres, « El commandante » n'a laissé personne indifférent, partagé autour de visions vertueuses et sublimes sans chercher à connaître les défauts de l'homme engagé dans la spirale insurrectionnelle au formes bien souvent brutales. Certes les révolutions appellent malencontreusement à la violence, certes le combat pour les libertés et la Liberté sont difficiles sans souffrances et sans haines, mais elles ne doivent pas se transformer à leur tour en autoritarisme décalé de leur cause. La situation cubaine en est un exemple éclatant, la révolution castriste s'étant transformée en régime autocratique implacable et pénible pour les habitants de ce pays promis à des jours plus heureux. S'interroger sur le masque du pouvoir, sur la mutation individuelle nous montre que si certaines vérités ne sont pas toujours bonnes à dire, elles sont malgré tout salutaires à faire mieux vivre, à comprendre les dessous de la nature humaine qui semble devenir dangereuse lorsqu'elle est investie de trop de passion, de trop d'ardeur.
Ce contraste saisissant entre l'icône libérale du « Che » et le comportement humain d'Ernesto que lui prêtent certains témoignages démontre qu'au delà des apparences demeure toujours une incroyable réalité sombrant trop souvent dans une occultation situationnelle. On peut imaginer que l'itinéraire révolutionnaire a apporté son lot de mutation métamorphosant le bon et le brave en mal et en cruauté. En effet, Machiavel dans le Prince, analysait déjà cette obligation à se comporter durement en indiquant « Il faut comprendre ceci : un prince, surtout un prince nouveau, ne peut observer toutes les qualités pour lesquelles les hommes sont reconnus bons, parce qu'il est souvent contraint s'il veut préserver ses possessions d'agir contre la parole donnée, contre la charité, contre l'humanité, contre la piété. Ainsi, il faut qu'il ait l'esprit disposé à se tourner dans le sens que commandent les vents de la fortune et les variations des choses, et, comme je l'ai dit plus haut, ne pas s'écarter du bien s'il le peut, mais savoir entrer dans le mal, s'il y est contraint ».
En conséquence, le héros libéral que pouvait représenter le « Che » n'était pas exempt de comportement illégitime ou de faits d'exaction en décalage avec son amour envers le genre humain puisque ne l'oublions pas il était médecin de formation, et non un vulgaire militaire ou un triste guérillero. Il est donc intéressant de voir la part d'ombre qui peut régner en chaque individu, et qu'il existe un certain nihilisme dans les causes les plus profondes et les plus respectables.
Loin de porter un jugement iconoclaste et sectaire, il faut tout de même regarder les agissements des grands hommes en dissociant l'apport positif de l'apport négatif qu'il on pu développer, car affronter la réalité dans un monde où tout est façonné, où tout est fabriqué, où tout est supposé peut s'interpréter comme une bonne chose, la limite entre le mythe et la mystification étant très mince, et réservant des surprises quelquefois désagréables pour les combattants de l'ordre et de la liberté.
à Alain-Raphaël
De
13H54 | 13/10/2007 |
j'avais compris la part d'ombre qu'il peut regner en toi cher juriste
De
18H59 | 09/10/2007 |
Ouaip, dans 40 ans on parlera de Sarkozy et on dira que quand il lachait une louise ca passait au JT de 20h.
De
11H09 | 10/10/2007 |
Encore un mythe qui s'écroule ,le « boucher de la Havane“comme l'appellent les cubains n'est pas le guerrier révolutionnaire fantasmé par les révolutionnaire de salon occidentaux
De
12H18 | 10/10/2007 |
c'est marrant.
Les révolutionnaires de gauche sont des monstres.
et les dictateurs de droite sont des anges (pinochet,…)
Il y aura toujours des gens pour dire que le Che était un monstre et que les dictateurs d'amérique latine étaient des anges.
Quels cubains l'appellent « le boucher de la havane » ?
Les cubains de Miami ?
De
16H46 | 10/10/2007 |
Mais qui a dit que Pinochet était un ange sur cet article ?
Ne faites pas les demandes et les réponses svp.
Alviano
De
17H57 | 10/10/2007 |
De quels Cubains parles-tu ?
De LB
02H16 | 11/10/2007 |
Coucou,
E. Guevara, a présidé un « tribunal » révolutionnaire qui a exécuté nombreuses personnes (des anciens militaires).. Il a aussi fondé des « camps de travail » et des « camps de rééducation »…
Cela ne vous rappelle rien ? ? ?
PS : la révolution cubaine semble avoir été soutenue par la CIA, qui voulait détroner Batista…
Il parle peut-être des familles des cubains « jugés » (exécutés) par Guevara, de ceux qui sont passés par les différents camps, ou de ceux qui ne sont plus là pour en parler ? ?
De xfan
10H51 | 11/10/2007 |
effectivement Le Che etait un bel humaniste.. ses paroles :
« Les Noirs, ces magnifiques exemplaires de la race africaine qui ont gardé leur pureté raciale grâce à leur peu de goût pour le bain, ont vu leur territoire envahi par un nouveau type d'esclave : les Portugais »
« Le Noir, indolent et rêveur, dépense ses sous en frivolité et en »coups à boire' : l'Européen a hérité d'une tradition de travail et d'économie qui le poursuit jusque dans ce coin d'Amérique et le pousse à progresser ».
« Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort. »
« Les exécutions sont non seulement une nécessité pour le peuple de Cuba mais également un devoir imposé par ce peuple. »
« La haine comme facteur de lutte ; la haine intransigeante de l'ennemi, qui pousse au-delà des limites naturelles de l'être humain et en fait une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer. »
« Les travailleurs cubains doivent petit à petit s'habituer à un régime de collectivisme. En aucune manière les travailleurs n'ont le droit de faire grève. »
De
14H14 | 13/10/2007 |
il n'y aura pas de fin de l'histoire …
nous reviendrons et nous devrons être sans pitié envers ceux qui pronent le liberalisme , cette machine a asservir les peuples cette machine froide qui ne fait aucun cas des individus
nous haîssons cette ideologie et notre haine sera facteur de lutte nous ne devrons avoir aucue pitié pour l'ennemi et notre lutte sera une lutte a mort