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Film Industry : la « nouvelle vague » marocaine se fait les dents

Sur le tournage de Fanida, un film d'horreur de Younes Reggab (Ali N' Prod.)

(De Casablanca) Pendant deux ans, les touristes d'Agadir ont vu défiler les réalisateurs, les comédiens, les techniciens et les danseurs. Ils n'étaient pas là pour participer au tournage du dernier Ridley Scott, mais à une petite révolution cinématographique nommée « Film Industry ».

Un projet mené tambour battant par le cinéaste marocain Nabil Ayouch, 38 ans, auteur du très beau conte urbain « Ali Zaoua, prince de la rue », et dont le prochain long-métrage, « Whatever Lola Wants », sort début 2008.

Mais l'homme est aussi producteur, et sa société Ali n » Productions mise gros sur la formation et la professionnalisation du 7e art marocain. Après des ateliers axés sur le court-métrage, l'art vidéo et le tandem scénariste/producteur, Film Industry voit grand : booster l'industrie cinématographique marocaine, avec l'aide de la télévision publique du royaume (SNRT).

En deux ans, trente films mis en boite par douze jeunes réalisateurs

Le concept : réaliser, en deux ans, trente films de genre en numérique haute définition, avec quinze jours maximum de tournage pour chacun, et des budgets limités (100 000 euros en moyenne par film sur un budget total de 3,3 millions d'euros). A la caméra, douze jeunes cinéastes de 27 à 42 ans, dont neuf signent là leur premier long métrage. Et au casting, des dizaines de comédiens quasi anonymes.

Une folie ? Un défi, répond la jeune garde de réalisateurs et acteurs, qui se souviennent des journées de vingt heures, chèche sur la tête dans la fournaise d'Agadir. Ils sont unanimes pour saluer l'émulation suscitée par ces conditions industrielles de tournage, vécues comme un baptême du feu. Sur les plateaux arides du Souss se cultive le sens de la débrouille.

« On voulait prouver des choses », lance l'acteur Mourad Zaoui, premier rôle dans « El Guerrab », une histoire de sabres et de vengeance signée Ali El Majboud. Notamment, se plier aux règles du cinéma de genre -comédie, drame, horreur, fantastique, action, policier, comédie musicale, historique-, pour « créer nos propres référents en matière d'audiovisuel », souhaite Nabil Ayouch, et ne plus se contenter des films indiens, américains ou égyptiens.

« Un bon exercice », selon Nabil Ayouch, « par lequel même Scorsese et Coppola sont passés. » Et de quoi, selon le cinéaste Ali El Majboud, 28 ans, assouvir une réelle « rage de tourner » tout en sortant des sentiers battus. Le réalisateur de La Vague blanche, un « délire post-adolescent » narrant un trafic de coke sur les plages marocaines, s'amuse des clichés de la production actuelle :

« Au Maroc, où les films sont faits avec l'argent de l'Etat, on ne voit que des drames sociaux trop sérieux, trop lisses. Malheureusement, l'Europe aussi semble attendre ça de nous »

« Malgré les contraintes, on a joui d'une réelle liberté », assure Hicham Lasri, 31 ans, directeur artistique et réalisateur de « L'Os de fer », l'odyssée de trois jeunes qui braquent un receveur de bus pour payer les études d'un pote, mais aussi de « TiphinaR », une histoire de schizophrénie et de fantômes sans un village paumé. Une intrigue qui révèle une envie de « faire des films violents », pour mieux dépoussiérer un septième art marocain trop conventionnel, dans un pays où l'on fait si peu confiance aux jeunes.

Révéler des gens vierges et plus vrais

Film Industry se veut aussi un réservoir de talents, qu'ils soient cadreurs, cascadeurs, costumiers, éclairagistes, décorateurs, scénaristes ou breakdanseurs, et bien sûr, comédiens, la plupart issus du théâtre amateur ou universitaire. « Nous on est fans de gueules à la Charles Bronson, de western spaghetti », s'exclame Ali El Majboud, blasé de toujours retrouver, dans les films marocains, « les mêmes visages, les mêmes voix, les mêmes manière de jouer ».

Un fkih (devin) et les élèves d'une école coranique: tournage de Squelette (Ali N' Prod.).

Plutôt que des têtes d'affiche, Film Industry entend révéler des gens vierges, plus vrais. Ainsi Mohamed Quatib, 36 ans et qui, pas rasé, se fonderait parfaitement dans un Sergio Leone. « Ce mec, il a tout fait dans le cinéma, sauf jouer », s'étonne Hicham Lasri, qui le met en scène dans L'Os de fer. Ou encore Hicham El Joudoudi, 29 ans, chanteur de chaâbi au physique comme « tout droit sorti du Bronx », comme le décrit Yassine Fennane, qui en a fait le héros de sa comédie « Squelette ».

« Des images et des visages auxquelles ont peut s'identifier », telle est la valeur ajoutée Film Industry selon Hicham Lasri. Des films vrais, populaires, accessibles, personnels, que l'équipe envisage de projeter en milieu rural, carcéral et associatif, comme, récemment, pour des prostituées, avec l'aide de l'Association de lutte contre le sida.

Des sélections dans les festivals, mais pas de salles au Maroc

Dans un paysage audiovisuel marocain gangrené par le piratage, la Film Industry, c'est aussi la première tentative de marché formel de distribution vidéo. Chacun des trente longs-métrages est voué, un an avant leur diffusion sur la première chaîne Al Aoula, à sortir en DVD, vendus 39 dirhams (3,50 euros) dans des bureaux de tabac. Un projet qui a permis de jeter les bases d'une industrie du doublage, pour que les films soient visibles aussi bien en darija (arabe marocain), qu'en dialectes amazighs (tachelhit, tarifit, tamazight), et bientôt en hassani.

Au Maroc, où l'on se méfie tant de la nouveauté, Film Industry soulève critiques et polémiques : ces longs-métrages se réduiraient à des téléfilms pas chers, bouclés sur le dos d'un staff mal payé et qui ne mériteraient pas de passer au cinéma.

Au Centre cinématographique marocain (CCM), on évoque même le risque de « nigérianisation de l'industrie marocaine du cinéma ». Au Nigéria en effet, la production de films bon marché, distribués uniquement en DVD, a pris le pas sur l'industrie du cinéma traditionnelle

Et les deux premières demandes de dérogation pour décrocher un visa d'exploitation et sortir en salles (une fois convertis en 35 mm), viennent d'être refusées par le CCM aux « Arêtes du coeur », de Hicham Ayouch, et à « La Vague blanche ». Deux films qui, avec « L'Os de fer » et « Squelette », se sont pourtant offerts plusieurs sélections dans des festivals entre Le Caire et Montréal, Los Angeles et Istanbul, Ouagadougou et Calcutta.

Dans l'équipe, on balaie la critique d'un ton agacé. Le projet pourrait bien s'exporter à Damas, et une Film Industry II est déjà en phase d'écriture à Casablanca. D'autant qu'une réelle attente des spectateurs de se retrouver sur grand écran est là : en 2006, dans le royaume, trois films tournés dans le royaume -« Marock », de Laila Marrakchi, « La Symphonie marocaine », de Kamal Kamal, et « Les Ailes brisées », de Majid Rchich- ont ravi la tête du box-office aux blockbusters américains.

Rectifié le 10/10 à 11h30 : auteur du film « El Guerrab ».

Sur le tournage de Squelette, comédie de Yassine Fennane (Ali N' Prod.).

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Portrait de Courageux anonyme

De

21H14 | 09/10/2007 | Permalien

Comme le papier le mentionne, le cinéma marocain est en effet gangrené par le piratage, qui est ici une véritable industrie. La production musicale connaît le même sort. Ainsi, l'avenir économique de ces films est compromis d'avance. Dans le même temps, on peut se poser la question de savoir à quel niveau se situerait la culture cinématographique de ces jeunes talents s'ils n'avaient eux-mêmes usé de ce marché parallèle pour se gaver de ces films qu'il est impossible de visionner autrement qu'en achetant une copie pirate 8 dirhams dans les commerces dédiés…
Où est l'issue ? Si l'on interdit le piratage, et que l'on ferme les boutiques, alors le cinéma marocain pourra vivre. Mais dans le même temps, la source d'inspiration de ces jeunes, si elle doit de ce fait s'en tenir aux seuls films diffusés à la télévision ou dans les quelques rares salles, risque fort de donner des résultats douteux…

Adam, Rabat.

Portrait de Courageux anonyme

De

14H22 | 11/10/2007 | Permalien

L'art est un moyen de communication

A l'origine, un artiste est dit artiste lorsqu'il est capable de faire passer une idée un point de vue un message avec autre chose que le verbe seul

Les plus grands artistes n'ont jamais gagné beaucoup d'argent de leur oeuvres

today, le fric le fric le fric

Je ne pende pas que l'argent soit le réel objectif d'un vrai artiste

Portrait de Courageux anonyme

De

21H45 | 09/10/2007 | Permalien

Bon ok, étant réalisateur et marocain, je pense être bien placé pour commenter cet article qui comprte malheureusement beaucoup d'erreur, mais en même temps, dans un pays où l'on a du mal à décrypter ce qui se passe sur son propre territoire, cela ne m'étonne pas beaucoup. (meme si la Cerise sur le gâteau est bien installé au Maroc, mais bon de la à que ce soit une caution… il y'a du chemin)
D'abord parlons d'Ayouch, Nabil, fils de Nourredine Ayouch, le Jacque Seguela Marocain, ce cinéaste de « Talent » avait tout d'abord essayé d'avoir une carrière en France, où malheureusement, par manque de talent justement, n'y est pas arrivé (pourtant il avait tout pour réussir, l'appart dans le 16e, la voiture… le tout payé par Papa). Il s'est alors rabattu sur le Maroc, où ses débuts était pour le moins raté, d'abord un premier film, Mektoub, était une sombre m…., mal filmé, incohérent, bref un bon film marocain à l'ancienne avec de gros problèmes scénaristiques. Chose qu'il décida de régler un an plus tard avec le Prix Reggab, sorte de concours où il centralisa un max de scenario, promettant à certains de les produire, ce qu'il ne fit qu'après une grosse pression de la presse qui avait senti le coup fourré. Vient alors Ali Zaoua, je vais vous citer les ingrédients comme une recette de cuisines, ca passera mieux :
- Scenario calqué sur un documentaire canadien sorti quelques années plutôt. Ce qui n'a pas empêché le film d'avoir encore une fois des lacunes immense au niveau de l'histoire.
- Gros moyens puisé entre autre de chez Papa, des sponsors de Papa, du Centre cinématographique Marocain, du CNC et de quelques associations française de protection de l'enfance (il devait payer 150 euro/ jour à chaque enfant participants au projet grâce à cette dernière subvention, ce n'en fut que 5)
- Un budget casting entièrement passé dans le cachet de Said Taghmaoui, grand ami du réal (c'est une star vous voyait) et sinon le reste de bétail (les enfants) livré gracieusement par un foyer pour enfant de la rue associé au film.
- Une équipe techniquo-artistique entièrement composé de technicien étranger (Français, italien, espagnol…) ce qui me fais bien marrer quand il parle de promouvoir le savoir faire marocain.
-Des plans aériens super beau super onéreux un peu mal placé (à mon gout) quand on parle d'enfants de rues.
Voila pour Ali Zaoua… 2 ans plus tard il sort « UNE MINUTE DE SILENCE EN MOINS » passé inaperçue partout ! ! ! Tellement mauvais, tellement insipide, il n'eu droit qu'a une diffusion tardive sur ARTE. Normal, la chaine l'avait produit à plus de 25%, mais n'assumait pas du tout le résultat.
Alors Nabil du haut de sa grande carrière marocaine a décidé de produire. D'abord de la pub, en héritant des commandes de Papa (il revient souvent celui la) et spots qu'il réalisait lui-même (enfin en vrai il les sous traiter à des nègres étrangers trop content de venir se dorer la pilule au Maroc à prix d'or). Puis ce fut de la Sitcom, bien populos, bien calibré, Lala Fatima.
Et puis lui est venue cette glorieuse idée de faire La film industry. Pour vous résumer ce projet je vais faire simple, prenait de jeunes réal sous payer (en s'engageant avec Nabil tu vend ton scenario, ton travail, environ 2 mois de ton temps pour environ 1200 euros tout compris et en cédant les droit d'exploitations à vie… chouette), des technicos sous payé aussi (ils se sont rebellé il y'a quelques mois et on les sommé de retourner aux charbons s'ils voulaient pas qu'on les remplace sur le champ) , des moyens de m…, (genre une grue pour 5 tournages en parallèle), un casting « imposé » de gens qui n'on jamais tourné (c'est moins chers que des pros) et enfin les même décors pour tous le monde, bah oui Agadir quoi… 30 films à Agadir… c'est une belle ville, pas trop petite, mais bon c'est pas Paris non plus.
Quand à la qualité de ces films, bon vous les verrais et les jugerais, ca reste des films, sauf que les jugeais au nombre de festival, ne veut rien dire… beaucoup de manifestation instaure des quotas, il y'a des connivences partout, surtout dans les festivals cités dans l'article. J'en ai vu quelques uns pour ma part… du telefilms ouais, de qualité, mais telefilms point !
Bon j'étais long, je résume ce que je pense du reste de l'article, Ni Marock », de Laila Marrakchi (encore une qui reve de France), Ni « La Symphonie marocaine », de Kamal Kamal, et Ni « Les Ailes brisées », de Majid Rchich n'on ravi quoique ce soit au box Office marocain, c'est FAUX, les plus grands succès sont des comédies potaches genre Bronzés faient par des humoristes issue de la télé, comme Said Naciri avec son double holdup « les bandits » et « Je sais plus qui chez les Almohades », le cinéma marocain est loin d'être gangréné que par le piratage, mais aussi par d'autre problèmes, genre immaturité technique, manque de culture d'image etc… et sinon cet article est tout simplement un papier plein de connivence comme on en voit ici avec le pouvoir en place… et oui, au Maroc aussi on a un problème de journalisme…
Yalla, je suis énervé maintenant, je vais fumer une clope…

Portrait de Courageux anonyme

De

22H05 | 09/10/2007 | Permalien

c'est bien de cracher sur un mec en public, mais c'est dommage de pas signer, je connais pas le réalisateur, mais il a le mérite de faire avancer des choses là où il n'y en a pas… ou pas beaucoup… je suis sûr que tous ces gens se sont éclater à faire leur film, et apparemment… ils se sont éclaté sans toi ! Tu sembles aigre, jaloux et plein de frustration !

Portrait de Courageux anonyme

De

23H19 | 09/10/2007 | Permalien

Désolé, ni aigri, ni jaloux, ni frustré, je ne suis pas de ses artistes prêts a accepté n'importe quel conditions pour soit disant faire vivre leurs œuvres, j'ai un minimum de dignité, ca existe. Sinon tous ce que j'ai dis est vérifiable et vérifié…
Et si je ne signe pas c'est parce que j'en vois pas l'utilité. Je ne suis rien à part quelqu'un au courant. Je n'ai pas besoin de pub. De toute façon je suis maintenant loin de tous ca… dans un autres pays.
Et d'ailleurs, si tu ne connais ni le real, ni le Maroc, ne fais pas ton bœuf à croire aveuglement ce que raconte un article… c'st ce qui a fait de la France la dictature bananière qu'elle est aujourd'hui.

Portrait de Courageux anonyme

De

22H25 | 10/10/2007 | Permalien

réponse à Courageux Anonyme de 0h19 (début de la polémique). Pour tout te dire, je n'ai jamais dit que je croyais ce que dis cet article, j'ai juste vu que des gens avaient fait des choses ensemble, et que c'est toujours un bon début ! La vérité, c'est qu'on jugera sur les films, et ni sur l'article positif, ni sur tes dénigrements, et finalement tout ça n'aura été que des petits clapotis dans une bassine, car s'il y a du cinéma, alors le projet aura raison contre toi, et s'il n'y a que de la daube… tu auras raison contre le projet… mais dénigrer à l'avance en accusant l'autre d'être un fils à papa, c'est un peu bas… on a quand même le droit d'être un fils à papa et de faire du cinéma, non ? ! pas besoin d'être pauvre, misérable et connu de personne pour avoir une légitimité ? ! Révise tes classiques !

et pas de procès d'attention !

Portrait de Courageux anonyme

De

10H00 | 11/10/2007 | Permalien

si t'avais relis ma critique, tu te rendrais compte qu'il n'y avais pas que ca… alors petit recapitulatif… Exploitation abusive d'enfants, detournement de fonds, exploitation abusive de ressources humaines, vols de scenarii, j'en passe et des meilleurs… ne serait ce que le fait de payer le package (dans le cadre de la film industry) un peu plus de 1000 euro, le réal pour son scenario, son travail, sa passion, et apres revendre le film plusieurs fois, l'exploiter en salle, le sortir en DVD sans que le createur ne touche un kopecs…
à toi de voir pourquoi ca sent pas bon

Portrait de Courageux anonyme

De

08H05 | 10/10/2007 | Permalien

Moi qui suis une femme d'âge mûr, je comprend parfaitement la colère de ce courageux anonyme et lui souhaite de parvenir enfin à « liberer » les jeunes talents de son pays encore trop empêtré dans la compromission. Et s'il ne signe pas, il a raison, car il prendrait des risques inutiles.

Yalla, je ne vais pas fumer une clope, c'est pas bon pour mon cancer.

Portrait de Courageux anonyme

De

10H20 | 10/10/2007 | Permalien

C'est très connu ce genre de critiques, gratuites et anonymes. Si t'es vraiment réalisateur, pourquoi tu ne signes pas ton commentaire ? au moins au pourra vérifier ton « œuvre » et la cohérence de tes critiques. Quant à parler de la vie privée de ce réalisateur (Papa, appart dans le 16° etc.) cela révèle en toi une certaine jalousie… tu dois te dire : si j'étais à la place de ce mec qui a du pognon j'aurais fais mieux que lui.
Ca c'est typiquement marocain comme réflexion : je n'y arrive pas, les autres aussi ne doivent pas y arriver ! !
Vas-y bouge un peu toi aussi, fais de la pub, des courts métrages, des docu.
Je ne vois en quoi faire de l'art populaire est mauvais. Quand tu cites le feuilleton « lalla fatima », tu te mets dans une position d'un élite d'une terrasse de café
Allez vas fumer ta clope en espérant que tu puisses trouver l'inspiration

Rachid

Portrait de Cerise Maréchaud

De Cerise Maréchaud (auteur)

Journaliste | 11H10 | 10/10/2007 | Permalien

Bon si ça peut vous soulager de fumer une clope, tant mieux. Je ne compte pas me justifier outre mesure de mettre en avant le projet Film Industry devant une personne, réalisateur de surcroit, qui semble nourrir une aigreur toute personnelle envers Nabil Ayouch, ça transpire la jalousie, d'autant qu'être issu d'une famille aisée et avoir fait ses études en France n'ont jamais empêché d'avoir un propos et une légitimité cinématographiques. Que certains films de Nabil Ayouch puissent déranger, c'est certain, mais au Maroc quel film (mais aussi quelle musique, quel propos, quel acte, quel individu) un tant soit peu non consensuel ne soulève pas l'ire de tout plein de réacs ? C'est de toute façon au spectateur de juger, ainsi pour Ali Zaoua, plébiscité professionnellement et publiquement (et d'où un film sur l'enfance des rues ne pourrait pas contenir des plans aériens ? ? ? ), ou encore pour la sitcom Lalla Fatéma, dont de nombreux téléspectateurs marocains se disent si nostalgiques aujourd'hui au vu de ce qu'on leur sert sur les écrans du ramadan.
Pour ce qui est des résultats des films cités (Marock, La Symphonie marocaine et Les Ailes brisées), bien sûr qu'ils ont raflé les trois premières places du box office marocain en 2006, allez donc jeter un oeil aux résulats publiés par le CCM (Centre cinématographique marocain). Si vous ne les avez pas apprécié, tant pis, mais visiblement ce n'est pas le cas de nombreux spectateurs.
On est au moins d'accord sur les carences techniques et le manque de culture d'image au Maroc, mais de nombreuses initiatives publiques et privées sont en oeuvres pour lutter contre ça, et ça ne me paraît pas très constructif de descendre à coups de polémiques stériles le moindre projet d'envergure qui se met en place : les réalisateurs, comédiens et techniciens de Film Industry n'ont pas participé le couteau sous la gorge à ce que je sache, pour en avoir rencontré plusieurs, qui soulignent au contraire ce que ça leur a apporté en formation, en relations, en émulation, en expériences humaines, en confiance.
Et pourquoi pas Agadir ? Et pourquoi pas des jeunes réalisateurs ? Et pourquoi pas des comédiens amateurs ou débutants ? Pourquoi n'accorder aucun crédit aux intentions du projet de révéler des visages et talents nouveaux, de sortir des sentiers battus, même si c'est fait avec peu d'argent (Film Industry assume le principe d'économies d'échelle) ? Le projet avait aussi une dimension expérimentale, à souligner.
Quant au résultat, justement, il se trouve que tous les films sortiront en DVD et à la télé, en plus des festivals pour certains et, peut-être, au cinéma, si des dérogations sont accordées. Donc, aux spectateurs, à nouveau, de juger. D'ailleurs le propos n'a jamais été, à mon sens, de produire 30 chefs-d'oeuvre, mais de mettre de l'huile dans les rouages d'une industrie marocaine du film pour l'aider à produire, elle, plus de films et plus de bons films à l'avenir.
Mes excuses aux internautes pour cette réponse extensive !
PS : je rappelle par contre que le film El Guerrab est signé Ali El Majboud et non Yassine Fennane, mea culpa aux réalisateurs et aux internautes.

Portrait de Courageux anonyme

à Cerise Maréchaud Portrait de Cerise Maréchaud De

12H47 | 10/10/2007 | Permalien

T'es gentille mais bon… sache que je n'ai rien contre toi, à part peut être de la complaisance avec une certaine élite marocaine totalement déconnecté (en même temps ce n'est pas de ta faute, t'habite au centre ville, bien loin du Maroc profond) et aussi le fait que tu sois naïve, mais bon, peut on et demander plus à une courageuse française au Maroc …. Depuis 2 ans voire trois….
Bref je te répondrais poliment …. J'en suis capable.
Je ne suis pas jaloux, je suis entier… je n'aime pas les gens qui collectionne les scandales et les supercheries, c'est tout… mon père est loin d'être pauvre, mais j'ai décidé très jeune de me passer de cet aide parce qu'un homme est celui qui se bâtit lui-même, et si j'ai souligné la richesse ce Sir Nabil c'est pour rappeler qu'on est en Afrique et que ce genre de modèle est répandu et ca fais longtemps qu'on s'en méfie (fils de ministre, fils d'industriel, de dictateur, de général….) Nabil s'inscrit dans cet veine là et tous le monde au Maroc le sait… y compris les journalistes, t'a qu'a te renseigné…
Concernant les scandales « Prix “Mohamed Reggab ”, “ Ali Zaoua ”, “ une minute de soleil en moins ”, et Film Industry, les journaux et magazines marocains en non fait des pages et de pages… si t'avais un minimum de déontologie, tu l'aurais au moins signalé… ou si tu ne le savais pas… renseigne toi toujours…
Concernant la Film Industry aussi, t'aurais pu signaler le coup de gueule des techniciens se senatant exploités, qui a même fait l'objet d'une réponse dans un grand journal par Ayouch où il leur rappeler que même s'ils étaient sous payer il leur filer du boulot à l'année et qu'il devait s'estimer heureux sous peine de se voir renvoyé.
Toujours la Film Industry, payer un réalisateur 1200 euro pour son travail et son scenario pour après vendre le produit à 3 parties différents et l'exploité en Dvd et en salle sans aucunes contrepartie… c'est de l'arnaque… dixit les réalisateurs de ces films eux même (on est au Maroc, on est pas riche, mais bon faut pas pousser mémé) et ne vas pas demander son avis à Hicham Ayouch… c'est son frère, et lui est intéressé autrement, bien sur…
Par rapport à la Sitcom, ce n'est pas parce qu'il y'a pire aujourd'hui, que c'étais un bon produit, tu dois savoir qu'au Maroc, on marche surtout par manque de production, c'est classique.
Concernant tes infos sur le Box Office, je persiste, les trois films cité ont du faire moins que LES BANDITS de Said Naciri tout seul… c'est un fait. ET sache concernant les chiffres du CCM que la majorité des salles du Maroc déclare de faux chiffres… c'est une tradition, pour payer moins d'impôts.
Et sinon encore une fois, sort de ton ghetto du Maarif pour discuter avec de vrais artisans du cinéma marocain… les vieux technicos, les vieux réals… t'aura un tout autre son de cloche…

Et enfin si je ne veux pas signer… ben M…, je ne veux pas signer ! ! ! C'est ma vie quoi… alors traiter moi de lâche, de jaloux, de je ne sais plus quoi d'autre… mais j'aurais fais ce que quelqu'un qui savait doit faire… le DIRE. Et si tout ce que je dis n'est que conneries… ben n'y répondais pas… : o)

Portrait de Cerise Maréchaud

De Cerise Maréchaud (auteur)

Journaliste | 13H42 | 10/10/2007 | Permalien

Mon ghetto du Maârif, j'en sorts assez souvent pour aller sur le terrain, et merci.
Les polémiques auxquelles je n'accorde pas de crédibilité, j'estime que c'est pas la peine de m'étaler, du moins dans Rue89 qui donne la liberté à des articles un minimum éditorialisants et personnels, ce qu'on assume par la suite au risque de se faire allumer dans les commentaires, mais toute critique est bonne à prendre, nombreuses sont pertinentes.
Comme je l'ai rappelé dans un commentaire j'ai cherché à joindre des membres de ce communiqué pour mieux comprendre leur point de vue, j'en ai eu un longuement au téléphone, le temps de constater combien la manipulation n'est pas toujours où l'on croit, vu sa confusion et son erreur de cible, car au final il en voulait surtout à la lenteur de réalisation des promesses étatiques quant à une meilleure représentativité de la culture et de la langue amazighes au Maroc (« pourquoi la chaîne amazighe promise n'a toujours pas de budget » etc) qu'à Film Industry et Ali N » Production, et il a terminé notre conversation par un « je n'ai rien contre Nabil Ayouch ». Le problème, c'est que comme pas mal de monde, il a (mal) compris que Film Industry était dédié 100% à l'amazighité.
Pour ce qui est de la sitcom, j'ai pas dit que c'était la meilleure de tous les temps, j'ai dit que de nombreux Marocains la regrettent, où est le problème ? pour les films marocains, oui, la comédie Bandia de Saïd Naciri a fait un score bien plus grand l'année d'avant, tant mieux ! c'est un film marocain ! Vous appuyez ma conclusion. Et encore tant mieux si les trois films cités font de bonnes entrées avec des styles totalement différents, avec leurs propres qualités et faiblesses. Pour ce qui est des chiffres du CCM, telle est ma source, a priori carrée, suis pas détective. Vous en avez, vous, des chiffres ?
Enfin, pourquoi parler de revanche ? On n'est pas en train de se battre.

Portrait de Courageux anonyme

à Cerise Maréchaud Portrait de Cerise Maréchaud De

13H57 | 10/10/2007 | Permalien

Et bien voila… tu n'accorde de crédibilité qu'a ce que tu juge digne de cela… ça c'est honnête, mais ca n'empêche pas que ce que j'ai raconté a existé, existe et a fait l'objet de nombreux articles, n'est ce pas vrai ? Libre à toi de jeter aux poubelles le travail de tes confrères, mais bon c'est très français comme attitude je trouve.
Qu'un de tes interlocuteur se débine, ça ne m'étonne pas (ils on peut être pas été encore payés), tu es au Maroc, l'un des pays les plus révérencieux, royaliste, monarchique qui soit… depuis le temps tu devrais être au courant.
Quand au fait que tu ne sois pas détective, et bien je vous répondrais que tu es journaliste madame… et ca demande un minimum de lucidité et de ne pas croire aveuglement des infos étatiques de surcroit… on est sur terre tu sais, tout le monde n'est pas beau, tout le monde n'est pas gentil.

Portrait de Courageux anonyme

De

20H54 | 15/10/2007 | Permalien

futile trés futile, petit réalisateur anonyme qui le restera surement , en tout cas pour rappel monsieur je sais tout , Corman tu connais ? , je crois pas , alors je t'explique, un producteur fou dans les années soixantes dix qui a réuni des jeunes réalisateurs sous payés et qui tournaient à l'arrache , tous sont maintenat trés connu , coppola , scorcese , de palma et la liste et longue, arrete de jaser , et au lieu de perdre ton temps a écrire des conneries petit anonyme montre nous ton savoir faire , fais des films et bouge ton cul car je suis sure que tant que tu restera chez papa maman entrain de faire de la branlette intelectuelle tes critiques resteront vaines et puis t'es pas si anonyme que ça ducon.

« Livre ta guerre ou rend tes armes »

PS : t'as réalisé quoi ? Des films de cul ? je crois pas, c'est meme pas de ton gabari

Je t'aime….

Portrait de Courageux anonyme

De

15H39 | 15/10/2007 | Permalien

Bonjour Mr Courageux Anonyme, je m'appelle Hicham Ayouch, frère du grand satan Hicham Ayouch. je suis tombé par hasard sur ton article, ou j'ai découvert par hasard que tu me citais. je te remercie de m'avoir cité mon frère, mais tu aurais pu accentuer ma publicité en citant mon film, il s'appelle « Les arêtes du coeur ». Concernant le côté fils à Papa, tu as en partie raison, il est vrai que nabyl a bénéficié du soutien et du réseau de mon père, mais je pense que derrière, il a prouvé qu'il méritait ces coups de pistons, en claire, ce n'est pas un tocard. Autre précision historique, Nabyl et moi avons grandi en banlieue parisienne dans une ville qui s'appelle Sarcelles dans le Val d'Oise, dans une cité HLM où si tu n'est pas du quartier, on te brûle ta caisse, alors si tu veux aller vérifier, appelle-moi, je t'accompagnerai, c'est pour ta propre sécurité.
Il y a plein de choses véridiques dans ton article, oui, on étaient super mal payés, oui, on faisait des journées de 20 h00 et les techniciens étaient crevés et psychologiquement atteints. j'ai moi même touché 1200 euros pour le scénario et 1000 euros pour le scénario, ce qui ne correspond pas aux tarifs habituels auxquesl je travaille. Mais, à l'image de tous les gens qui ont bossé sur ce projet, on ne m'a pas mis de gun sur la tête pour me forcer à accepter, j'ai trente ans, je ne suis pas un gamin pakistanais ou une petite bonne marocaine forcée, voire esclavagisée. Cette aventure m'a donné la possibilité de réaliser mon premier film, certes en onze jours, mais quelle autre production aurait donné sa chanc eà des petits jeunes pré pubères que nous sommes. Grâce à la film Industry, j'ai progréssé, ainsi que tous les autres soldtas qui ont participé à l'aventure, ou plutôt à la bataille. Mon film a participé à une vingtaine de festivals partout dans le monde et je suis fier de l'avoir réalisé avec un budget trés faible et en un minimum de temps.
Pour finir, il faut que je reparte travailler, je te souhaite de réaliser tous les films que tu as envie de faire et d'aller le plus loin possible, la rage est un bon moteur…

Hicham Ayouch le 15/10/07

Portrait de Pascal Riché

De Pascal Riché 7

Rue89 | 11H16 | 10/10/2007 | Permalien

Courageux anonyme en colère de 22h45. Votre message n'est pas inintéressant, mais il est très agressif. Cela ne nous pose pas de problème en soi, mais nous préférons toujours que les auteurs de messages de ce type assument leur responsabilité et les signent.
Sans signature, une critique musclée de ce type ressemble à un simple croassement.

Portrait de Marica

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De Marica

14H33 | 10/10/2007 | Permalien

Monsieur Riché… désolé mais je ne vois pas en quoi avoir signé ou pas mes propos aurait changé quoique ce soit, surtout à ce sujet là. Je ne parle pas de problème personnel entre moi et le Nabil en question, je parle de fait, d'article que j'ai lu, et même d'investigation que j'ai mené suite à beaucoup de rumeurs à l'époque ou j'étais journaliste dans une feuille de choux locale.
Encore une fois, ce serait un simple croassement si ce que je racontais n'étais pas vérifiable. Que l'on peut diverger de point de vue, soit, mais les faits restes des faits. (ce n'est pas à un journaliste que je vais apprendre cela)
Sinon pour vous faire plaisir, je me suis pris un compte, j'espère que mes infos resterons sous bonne garde. Je ne veux pas devenir la nouvelle tète de turc de certains au Maroc. J'en viens et je sais de quoi je parle.

Portrait de Pascal Riché

à Marica Portrait de Marica De Pascal Riché 7

Rue89 | 22H26 | 11/10/2007 | Permalien

Merci Marica.

Portrait de Courageux anonyme

De

12H38 | 10/10/2007 | Permalien

Eh bien Mr le realisateur inconnu ! parler c trop facile.. anyways.. j'espere que tu n'est pas encore enerve ! aurais-tu pas envie d'avoir un papa comme Noureddine Ayouch ! je crois que la vie privee des gens n'est pas ton probleme.. iwa asidi fais nous un film cultttttt.. et arretes de critiquer les gens, il faut etre plus inteligent que ces gens pour les critiquer car je n'ai jamais vu des pensees aussi negatives.. allah ihdik 3la rassek.. heuresement pour moi je fume pas !

Portrait de Courageux anonyme

De

13H01 | 10/10/2007 | Permalien

houlla, ca sent encore un digne représentants de cet élite marocaine usurpée qui n'aime pas qu'on touche à ces chouchous… mais encore une fois… je ne comprend pas ce qui dérange sur le fait de ne pas signer ? Qu'est ce que ca aurait changé ? Vous avait peur que ce soit l'un de ses proches ? L'un de ses collaborateurs, c'est vrai que je suis bien renseigné mais bon arrêtez votre paranoïa… je ne suis rien… et loin de vous… et en parlant de film culte… Ayouch n'en a fait aucun à ma connaissance : o)

Portrait de popkorn

De popkorn

(_) | 13H21 | 10/10/2007 | Permalien

cher Realisateur !
ta facon de repondre aussi vite ! ! ! me fait penser que CHI HAD KARIK ! ! au lieu de te planter devant ce site, va nous ecrire ton film culte… a Mr Coppola.. pour nabil ayouch j'aurais bien aimer collaborer avec lui et j'ai des regrets de ne pas faire partie de son projet de film industry

Nadia bendaoued

Portrait de Courageux anonyme

à popkorn Portrait de popkorn De

13H33 | 10/10/2007 | Permalien

Ha ben voila, une envieuse… et bien j'espère que ta cour te servira à approcher ton rêve, et je peut même te dire un truc, ca peut marcher, tient bon, le Nabil adore le cirage de pompe. Bon courage ! ! !

Portrait de popkorn

De popkorn

(_) | 14H04 | 10/10/2007 | Permalien

Cirage de pompe ! ! ca veut dire quoi ! ! je pense que tu connais le terme mieux que moi.. je repondrais plus a tes comentaires car je prefere faire des choses plus interessantes dans la vie.. je vais lire un book et pas fumer ! ! ! allah i3awnek 3la 9walbek

Portrait de Courageux anonyme

De

21H58 | 09/10/2007 | Permalien

Je n'avais osé aborder ces questions, faute de compétence, et de vécu. Vive le Grand Maroc ! Merci pour ces utiles précisions !

Adam, Rabat.

Portrait de Courageux anonyme

De

22H12 | 09/10/2007 | Permalien

Maroc : les artistes amazighs protestent contre Nabil Ayouch

Suite à la diffusion de l'émission scandaleuse et discriminatoire animée par Hassan El-Fad concernant le « Film industrie » à la première chaîne de télévision marocaine, le 29 septembre 2007, les acteurs, les réalisateurs et les cinéastes du Souss et de Ouarzazate, syndiqués ou non, et le syndicat des artistes plasticiens du Souss :

protestent, vivement et énergiquement, contre « Ali n Production » et son président Nabil Ayouch pour avoir délibérément, probablement dans un accès d'amazighophobie et de racisme, censuré les interviews et les extraits des films en tamazight.

s'insurgent , unanimement, contre la manipulation de « Ali n Production » et la mauvaise foi de son patron, qui a utilisé allègrement l'argent du contribuable du pauvre citoyen marocain pour éliminer, au vu et au su du monde entier, la langue et la culture amazighes dans la bande d'annonce des 30 films réalisés entièrement à Agadir et dans sa région.

- décrient également le manque de respect par rapport aux acteurs amazighs invités à cette même émission produite d'ailleurs par « Ali n Production ». A rappeler qu'ils ont été fait venir, spécialement, d'Agadir à Casablanca par autocar, pour participer à l'enregistrement de la bande d'annonce des films dans lesquels ils ont tourné en langue amazighe.

crient avec véhémence leur colère contre la Maison de Production de Ayouch pour le manque de considération et de respect à leur égard. Pour preuve, ils n'ont même pas eu droit un « ftour », comme tout le monde, pour la rupture du jeûne du ramadan lors du dernier jour d'enregistrement. En fait, une fois que l'on n'a plus besoin d'eux, leur sort n'a plus intéressé personne. Et surtout pas Nabil Ayouch et ses amis.

rappellent aux responsables gouvernementaux qu'il faut absolument contrôler et vérifier, et le cas échéant diligenter une enquête en bonne et dure forme, pour savoir où et comment a été dépensé l'énorme budget alloué à « Ali n Production ». Il faut savoir qu'il y a eu aucune transparence dans la gestion de ce gros pactole d'autant plus que les acteurs, les techniciens et les décorateurs n'ont eu que des miettes parce qu'ils ont été, injustement, sous-payés et parce qu'ils ont travaillé dans des conditions pour le moins lamentables et dégradantes.

lancent un appel pressant et urgent pour protéger notre patrimoine audiovisuel en interdisant, tout simplement, le doublage des films amazighs en arabe ou tout autre langue. Le sous-titrage n'est-il pas fait pour pallier à ce genre de difficultés ? A moins que les sonorités du tamazight n'indispose les oreilles délicates de certains !

demandent, enfin, aux associations et au mouvement culturel amazigh (MCA) de se joindre à eux pour protester contre « Ali n production » et son président Nabil Ayyouch qui ont abusé de leur bonne foi pour mettre en valeur uniquement les films arabes au détriment de ceux produits dans la langue et la culture amazighes. Une inégalité de traitement qui en dit long sur l'intolérance et le racisme chez les responsables médiatiques marocains.

Fait à Agadir le 3-10-2007

Portrait de Cerise Maréchaud

De Cerise Maréchaud (auteur)

Journaliste | 11H20 | 10/10/2007 | Permalien

Et encore une polémique !
Mais tellement pas crédible selon moi, ça relève plus de la théorie du complot amazighophobe. Ce qui est quand même hallucinant dans le cadre d'un projet qui au contraire a fait l'effort de respecter et mettre en avant la diversité culturelle marocaine, que ce soit dans son staff, dans ses histoires, dans les langues de tournage des films, enfin dans le doublage sur les DVD.
J'ai eu longuement un auteur et signataire de ce communiqué hier au téléphone, qui a quand même fini par reconnaître qu'il n'avait rien contre le projet et semblait tout embarrassé des accusations graves du communiqué, en comparaison avec une histoire d'interview coupée en montage et d'un malentendu d'organisation ayant débouché sur un « ftour » (repas de rupture du jeûne de ramadan) non pourvu…
Je ne m'étends pas, Ali N » Production prépare une réponse à ces attaques qui devrait bientôt être publiée.

Portrait de Courageux anonyme

à Cerise Maréchaud Portrait de Cerise Maréchaud De

14H07 | 10/10/2007 | Permalien

Heu… attend dis moi.. T'es journaliste ou attaché de presse d'Ali N Prod ? ? ? je sais que c'est du déjà vu au Maroc, t'a eu des prédécesseur à ce niveau la… mais bon ca fais quand même pourris ! ! ! fais gaffe, tu te mouille.

Portrait de Cerise Maréchaud

De Cerise Maréchaud (auteur)

Journaliste | 14H32 | 10/10/2007 | Permalien

no comment, je défends mon point de vue, c'est tout. et en tant que journaliste j'ai les moyens (téléphone, email…) de savoir que untel prépare telle réponse pour réagir à telle accusation. la belle affaire.

Portrait de Marica

à Cerise Maréchaud Portrait de Cerise Maréchaud De Marica

14H47 | 10/10/2007 | Permalien

T'a un autre moyen aussi… ton intelligence, mais franchement, je pense que tu l'as mis en veille…. désolé.
ET comment ça NO COMMENT ? Tu ne peux même pas te justifier ? Pour moi ça me rassure dans ma pensé que cet article n'est qu'un commande de Nabil… ca serait aussi du déjà vu au Maroc… Nos amis du MONDE l'on déjà fait pour d'autre parties, sans parler de l'histoire M'Rabet qui n« étais qu'un pantin d'un journal espagnol.
Et juste une petite blague pour détendre l'atmosphère, quand tu sors de ton ghetto du Mâarif pour aller sur le terrain, tu ne parle pas de la corniche j'espère ? Pj

Portrait de Courageux anonyme

à Cerise Maréchaud Portrait de Cerise Maréchaud De

14H14 | 10/10/2007 | Permalien

Je suis sûr si les Amazighs qui ont fait de meme aux artistes fassis, on aurait déjà droit à quelques bombes humaines, c'est-à-dire des kamikazes pour venger l'honneur arabe bafoués. Que des artistes amazighs soient été traités comme de la sous-merde relève plus de la théorie du complot amazighophobe alors Vous êtes vraiment pathétiques ! ! !

En 15 ans, les Amazighs ont produit plus 500 films. Sans attendre la moindre aide du régime amazighophobe de Rabat. Mais alors pourquoi les Arabes ne fassent pas de même, produire leurs films avec leur propre argent ? Ils n'en ont pas besoin parce que le régime prend déjà l'argent du contribuable amazigh pour y produire ses navets arabes que personne ne regarde d'ailleurs. Même les privilégiés arabes à qui ils sont destinés. D'ailleurs, vous savez combien il a empoché ce fils à papa de Ayouch, la somme colossale de 30 millions de dh. Il a produit quelques films amazighs qu'il a vendus illico sur le marché. Et garde à l'Amazigh qui les pirate, il risque des années de prison.

Mais pourquoi n'a-t-il pas fait de même avec les Arabes, c'est-à-dire lancer ces films en DVD ? Vous savez pourquoi ? Parce que les Arabes sont et resteront toujours les maîtres. Ces films tournés à la base en tamazight sont doublés en aroubia (arabe campagnard marocain) vont être présentés gratuitement sur les télévisions arabes du régime ? Qu'ils ont mignons nos amis du Makhzen… Ils n'oublient jamais les leurs. Quant aux berbères barbares (comme ils appellent dans leur langue arabe), qu'ils aillent voir ailleurs !
Mais la question qui se pose : pourquoi l'Amazigh, lui, doit acheter des films produits avec son propre argent et l'Arabe, lui, va les voir gratuitement sur la télévision ? Ce n'est pas bien de faire des traitements de faveurs, vous savez. L'égalité, vous connaissez au moins ? Je ne pense pas. Et c'est cela qui énerve de plus en plus les Amazighs et ils ont raison de l'être. D'ailleurs, ce communiqué de protestation des artistes amazighs du Sud, traités comme des rien par ce suceur de l'argent du contribuable de Ayouch, en est une preuve.

Mais dénoncer cette injustice ne sera jamais au goût de certains écervelés qui vont encore s'amuser à jouer les Cassandre, à nous rappeler l'Irak, la Palestine, le Pakistan, l'Afghanistan, le Maynamar et toutes sortes de malheurs pour faire peur. Parce que tout simplement un Amazigh qui revendique ses droits sur sa terre, chez lui, ne relève pas et ne relèverait jamais de la norme.
Ils sont habitués les bourgeois fassis des décennies durant à ne pas entendre ses doléances, c'est normal qu'ils soient étonnés, surpris même, qu'ils revendique non pas un traitement de faveur, mais juste l'égalité, lui qui souffert de toutes les exclusions pendant plus 60 ans. Même cela, ce n'est pas de leur goût. En fait, ils veulent les Amazighs toujours domptables et silencieux…

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