Film Industry: la "nouvelle vague" marocaine se fait les dents

Sur le tournage de Fanida, un film d'horreur de Younes Reggab (Ali N' Prod.)

(De Casablanca) Pendant deux ans, les touristes d'Agadir ont vu défiler les réalisateurs, les comédiens, les techniciens et les danseurs. Ils n'étaient pas là pour participer au tournage du dernier Ridley Scott, mais à une petite révolution cinématographique nommée "Film Industry".

Un projet mené tambour battant par le cinéaste marocain Nabil Ayouch, 38 ans, auteur du très beau conte urbain "Ali Zaoua, prince de la rue", et dont le prochain long-métrage, "Whatever Lola Wants", sort début 2008.

Mais l’homme est aussi producteur, et sa société Ali n’ Productions mise gros sur la formation et la professionnalisation du 7e art marocain. Après des ateliers axés sur le court-métrage, l’art vidéo et le tandem scénariste/producteur, Film Industry voit grand: booster l'industrie cinématographique marocaine, avec l'aide de la télévision publique du royaume (SNRT).

En deux ans, trente films mis en boite par douze jeunes réalisateurs

Le concept: réaliser, en deux ans, trente films de genre en numérique haute définition, avec quinze jours maximum de tournage pour chacun, et des budgets limités (100 000 euros en moyenne par film sur un budget total de 3,3 millions d’euros). A la caméra, douze jeunes cinéastes de 27 à 42 ans, dont neuf signent là leur premier long métrage. Et au casting, des dizaines de comédiens quasi anonymes.

Une folie? Un défi, répond la jeune garde de réalisateurs et acteurs, qui se souviennent des journées de vingt heures, chèche sur la tête dans la fournaise d’Agadir. Ils sont unanimes pour saluer l’émulation suscitée par ces conditions industrielles de tournage, vécues comme un baptême du feu. Sur les plateaux arides du Souss se cultive le sens de la débrouille.

"On voulait prouver des choses", lance l’acteur Mourad Zaoui, premier rôle dans "El Guerrab", une histoire de sabres et de vengeance signée Ali El Majboud. Notamment, se plier aux règles du cinéma de genre -comédie, drame, horreur, fantastique, action, policier, comédie musicale, historique-, pour "créer nos propres référents en matière d’audiovisuel", souhaite Nabil Ayouch, et ne plus se contenter des films indiens, américains ou égyptiens.

"Un bon exercice", selon Nabil Ayouch, "par lequel même Scorsese et Coppola sont passés." Et de quoi, selon le cinéaste Ali El Majboud, 28 ans, assouvir une réelle "rage de tourner" tout en sortant des sentiers battus. Le réalisateur de La Vague blanche, un "délire post-adolescent" narrant un trafic de coke sur les plages marocaines, s'amuse des clichés de la production actuelle:

"Au Maroc, où les films sont faits avec l’argent de l’Etat, on ne voit que des drames sociaux trop sérieux, trop lisses. Malheureusement, l’Europe aussi semble attendre ça de nous"

"Malgré les contraintes, on a joui d’une réelle liberté", assure Hicham Lasri, 31 ans, directeur artistique et réalisateur de "L’Os de fer", l’odyssée de trois jeunes qui braquent un receveur de bus pour payer les études d’un pote, mais aussi de "TiphinaR", une histoire de schizophrénie et de fantômes sans un village paumé. Une intrigue qui révèle une envie de "faire des films violents", pour mieux dépoussiérer un septième art marocain trop conventionnel, dans un pays où l’on fait si peu confiance aux jeunes.

Révéler des gens vierges et plus vrais

Film Industry se veut aussi un réservoir de talents, qu’ils soient cadreurs, cascadeurs, costumiers, éclairagistes, décorateurs, scénaristes ou breakdanseurs, et bien sûr, comédiens, la plupart issus du théâtre amateur ou universitaire. "Nous on est fans de gueules à la Charles Bronson, de western spaghetti", s’exclame Ali El Majboud, blasé de toujours retrouver, dans les films marocains, "les mêmes visages, les mêmes voix, les mêmes manière de jouer".

Un fkih (devin) et les élèves d'une école coranique: tournage de Squelette (Ali N' Prod.).

Plutôt que des têtes d’affiche, Film Industry entend révéler des gens vierges, plus vrais. Ainsi Mohamed Quatib, 36 ans et qui, pas rasé, se fonderait parfaitement dans un Sergio Leone. "Ce mec, il a tout fait dans le cinéma, sauf jouer", s'étonne Hicham Lasri, qui le met en scène dans L’Os de fer. Ou encore Hicham El Joudoudi, 29 ans, chanteur de chaâbi au physique comme "tout droit sorti du Bronx", comme le décrit Yassine Fennane, qui en a fait le héros de sa comédie "Squelette".

"Des images et des visages auxquelles ont peut s’identifier", telle est la valeur ajoutée Film Industry selon Hicham Lasri. Des films vrais, populaires, accessibles, personnels, que l’équipe envisage de projeter en milieu rural, carcéral et associatif, comme, récemment, pour des prostituées, avec l’aide de l’Association de lutte contre le sida.

Des sélections dans les festivals, mais pas de salles au Maroc

Dans un paysage audiovisuel marocain gangrené par le piratage, la Film Industry, c'est aussi la première tentative de marché formel de distribution vidéo. Chacun des trente longs-métrages est voué, un an avant leur diffusion sur la première chaîne Al Aoula, à sortir en DVD, vendus 39 dirhams (3,50 euros) dans des bureaux de tabac. Un projet qui a permis de jeter les bases d’une industrie du doublage, pour que les films soient visibles aussi bien en darija (arabe marocain), qu’en dialectes amazighs (tachelhit, tarifit, tamazight), et bientôt en hassani.

Au Maroc, où l’on se méfie tant de la nouveauté, Film Industry soulève critiques et polémiques: ces longs-métrages se réduiraient à des téléfilms pas chers, bouclés sur le dos d’un staff mal payé et qui ne mériteraient pas de passer au cinéma.

Au Centre cinématographique marocain (CCM), on évoque même le risque de "nigérianisation de l’industrie marocaine du cinéma". Au Nigéria en effet, la production de films bon marché, distribués uniquement en DVD, a pris le pas sur l'industrie du cinéma traditionnelle

Et les deux premières demandes de dérogation pour décrocher un visa d’exploitation et sortir en salles (une fois convertis en 35 mm), viennent d’être refusées par le CCM aux "Arêtes du coeur", de Hicham Ayouch, et à "La Vague blanche". Deux films qui, avec "L’Os de fer" et "Squelette", se sont pourtant offerts plusieurs sélections dans des festivals entre Le Caire et Montréal, Los Angeles et Istanbul, Ouagadougou et Calcutta.

Dans l’équipe, on balaie la critique d’un ton agacé. Le projet pourrait bien s’exporter à Damas, et une Film Industry II est déjà en phase d’écriture à Casablanca. D’autant qu’une réelle attente des spectateurs de se retrouver sur grand écran est là: en 2006, dans le royaume, trois films tournés dans le royaume -"Marock", de Laila Marrakchi, "La Symphonie marocaine", de Kamal Kamal, et "Les Ailes brisées", de Majid Rchich- ont ravi la tête du box-office aux blockbusters américains.

Rectifié le 10/10 à 11h30: auteur du film "El Guerrab".

Sur le tournage de Squelette, comédie de Yassine Fennane (Ali N' Prod.).


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Courageux anonyme
22H14 09/10/2007

Comme le papier le mentionne, le cinéma marocain est en effet gangrené par le piratage, qui est ici une véritable industrie. La production musicale connaît le même sort. Ainsi, l’avenir économique de ces films est compromis d’avance. Dans le même temps, on peut se poser la question de savoir à quel niveau se situerait la culture cinématographique de ces jeunes talents s’ils n’avaient eux-mêmes usé de ce marché parallèle pour se gaver de ces films qu’il est impossible de visionner autrement qu’en achetant une copie pirate 8 dirhams dans les commerces dédiés…
Où est l’issue ? Si l’on interdit le piratage, et que l’on ferme les boutiques, alors le cinéma marocain pourra vivre. Mais dans le même temps, la source d’inspiration de ces jeunes, si elle doit de ce fait s’en tenir aux seuls films diffusés à la télévision ou dans les quelques rares salles, risque fort de donner des résultats douteux…

Adam, Rabat.

 
Courageux anonyme
15H22 11/10/2007

L'art est un moyen de communication

A l'origine, un artiste est dit artiste lorsqu'il est capable de faire passer une idée un point de vue un message avec autre chose que le verbe seul

Les plus grands artistes n'ont jamais gagné beaucoup d'argent de leur oeuvres

today, le fric le fric le fric

Je ne pende pas que l'argent soit le réel objectif d'un vrai artiste

 
Courageux anonyme
22H45 09/10/2007

Bon ok, étant réalisateur et marocain, je pense être bien placé pour commenter cet article qui comprte malheureusement beaucoup d’erreur, mais en même temps, dans un pays où l’on a du mal à décrypter ce qui se passe sur son propre territoire, cela ne m’étonne pas beaucoup. (meme si la Cerise sur le gâteau est bien installé au Maroc, mais bon de la à que ce soit une caution… il y’a du chemin)
D’abord parlons d’Ayouch, Nabil, fils de Nourredine Ayouch, le Jacque Seguela Marocain, ce cinéaste de « Talent » avait tout d’abord essayé d’avoir une carrière en France, où malheureusement, par manque de talent justement, n’y est pas arrivé (pourtant il avait tout pour réussir, l’appart dans le 16e, la voiture… le tout payé par Papa). Il s’est alors rabattu sur le Maroc, où ses débuts était pour le moins raté, d’abord un premier film, Mektoub, était une sombre m…., mal filmé, incohérent, bref un bon film marocain à l’ancienne avec de gros problèmes scénaristiques. Chose qu’il décida de régler un an plus tard avec le Prix Reggab, sorte de concours où il centralisa un max de scenario, promettant à certains de les produire, ce qu’il ne fit qu’après une grosse pression de la presse qui avait senti le coup fourré. Vient alors Ali Zaoua, je vais vous citer les ingrédients comme une recette de cuisines, ca passera mieux :
- Scenario calqué sur un documentaire canadien sorti quelques années plutôt. Ce qui n’a pas empêché le film d’avoir encore une fois des lacunes immense au niveau de l’histoire.
- Gros moyens puisé entre autre de chez Papa, des sponsors de Papa, du Centre cinématographique Marocain, du CNC et de quelques associations française de protection de l’enfance (il devait payer 150 euro/ jour à chaque enfant participants au projet grâce à cette dernière subvention, ce n’en fut que 5)
- Un budget casting entièrement passé dans le cachet de Said Taghmaoui, grand ami du réal (c’est une star vous voyait) et sinon le reste de bétail (les enfants) livré gracieusement par un foyer pour enfant de la rue associé au film.
- Une équipe techniquo-artistique entièrement composé de technicien étranger (Français, italien, espagnol…) ce qui me fais bien marrer quand il parle de promouvoir le savoir faire marocain.
-Des plans aériens super beau super onéreux un peu mal placé (à mon gout) quand on parle d’enfants de rues.
Voila pour Ali Zaoua… 2 ans plus tard il sort « UNE MINUTE DE SILENCE EN MOINS » passé inaperçue partout !!! Tellement mauvais, tellement insipide, il n’eu droit qu’a une diffusion tardive sur ARTE. Normal, la chaine l’avait produit à plus de 25%, mais n’assumait pas du tout le résultat.
Alors Nabil du haut de sa grande carrière marocaine a décidé de produire. D’abord de la pub, en héritant des commandes de Papa (il revient souvent celui la) et spots qu’il réalisait lui-même (enfin en vrai il les sous traiter à des nègres étrangers trop content de venir se dorer la pilule au Maroc à prix d’or). Puis ce fut de la Sitcom, bien populos, bien calibré, Lala Fatima.
Et puis lui est venue cette glorieuse idée de faire La film industry. Pour vous résumer ce projet je vais faire simple, prenait de jeunes réal sous payer (en s’engageant avec Nabil tu vend ton scenario, ton travail, environ 2 mois de ton temps pour environ 1200 euros tout compris et en cédant les droit d’exploitations à vie… chouette), des technicos sous payé aussi (ils se sont rebellé il y’a quelques mois et on les sommé de retourner aux charbons s’ils voulaient pas qu’on les remplace sur le champ) , des moyens de m…, (genre une grue pour 5 tournages en parallèle), un casting « imposé » de gens qui n’on jamais tourné (c’est moins chers que des pros) et enfin les même décors pour tous le monde, bah oui Agadir quoi… 30 films à Agadir… c’est une belle ville, pas trop petite, mais bon c’est pas Paris non plus.
Quand à la qualité de ces films, bon vous les verrais et les jugerais, ca reste des films, sauf que les jugeais au nombre de festival, ne veut rien dire… beaucoup de manifestation instaure des quotas, il y’a des connivences partout, surtout dans les festivals cités dans l’article. J’en ai vu quelques uns pour ma part… du telefilms ouais, de qualité, mais telefilms point !
Bon j’étais long, je résume ce que je pense du reste de l’article, Ni Marock", de Laila Marrakchi (encore une qui reve de France), Ni "La Symphonie marocaine", de Kamal Kamal, et Ni "Les Ailes brisées", de Majid Rchich n’on ravi quoique ce soit au box Office marocain, c’est FAUX, les plus grands succès sont des comédies potaches genre Bronzés faient par des humoristes issue de la télé, comme Said Naciri avec son double holdup « les bandits » et « Je sais plus qui chez les Almohades », le cinéma marocain est loin d’être gangréné que par le piratage, mais aussi par d’autre problèmes, genre immaturité technique, manque de culture d’image etc… et sinon cet article est tout simplement un papier plein de connivence comme on en voit ici avec le pouvoir en place… et oui, au Maroc aussi on a un problème de journalisme…
Yalla, je suis énervé maintenant, je vais fumer une clope…

 
Courageux anonyme
23H05 09/10/2007

c'est bien de cracher sur un mec en public, mais c'est dommage de pas signer, je connais pas le réalisateur, mais il a le mérite de faire avancer des choses là où il n'y en a pas… ou pas beaucoup… je suis sûr que tous ces gens se sont éclater à faire leur film, et apparemment… ils se sont éclaté sans toi ! Tu sembles aigre, jaloux et plein de frustration !

 
Courageux anonyme
00H19 10/10/2007

Désolé, ni aigri, ni jaloux, ni frustré, je ne suis pas de ses artistes prêts a accepté n'importe quel conditions pour soit disant faire vivre leurs œuvres, j'ai un minimum de dignité, ca existe. Sinon tous ce que j'ai dis est vérifiable et vérifié...
Et si je ne signe pas c'est parce que j’en vois pas l’utilité. Je ne suis rien à part quelqu’un au courant. Je n’ai pas besoin de pub. De toute façon je suis maintenant loin de tous ca... dans un autres pays.
Et d'ailleurs, si tu ne connais ni le real, ni le Maroc, ne fais pas ton bœuf à croire aveuglement ce que raconte un article... c'st ce qui a fait de la France la dictature bananière qu'elle est aujourd'hui.

 
Courageux anonyme
23H25 10/10/2007

réponse à Courageux Anonyme de 0h19 (début de la polémique). Pour tout te dire, je n'ai jamais dit que je croyais ce que dis cet article, j'ai juste vu que des gens avaient fait des choses ensemble, et que c'est toujours un bon début ! La vérité, c'est qu'on jugera sur les films, et ni sur l'article positif, ni sur tes dénigrements, et finalement tout ça n'aura été que des petits clapotis dans une bassine, car s'il y a du cinéma, alors le projet aura raison contre toi, et s'il n'y a que de la daube… tu auras raison contre le projet… mais dénigrer à l'avance en accusant l'autre d'être un fils à papa, c'est un peu bas… on a quand même le droit d'être un fils à papa et de faire du cinéma, non ?! pas besoin d'être pauvre, misérable et connu de personne pour avoir une légitimité ?! Révise tes classiques !

et pas de procès d'attention !

 
Courageux anonyme
11H00 11/10/2007

si t'avais relis ma critique, tu te rendrais compte qu'il n'y avais pas que ca... alors petit recapitulatif... Exploitation abusive d'enfants, detournement de fonds, exploitation abusive de ressources humaines, vols de scenarii, j'en passe et des meilleurs... ne serait ce que le fait de payer le package (dans le cadre de la film industry) un peu plus de 1000 euro, le réal pour son scenario, son travail, sa passion, et apres revendre le film plusieurs fois, l'exploiter en salle, le sortir en DVD sans que le createur ne touche un kopecs...
à toi de voir pourquoi ca sent pas bon

 
Courageux anonyme
09H05 10/10/2007

Moi qui suis une femme d'âge mûr, je comprend parfaitement la colère de ce courageux anonyme et lui souhaite de parvenir enfin à "liberer" les jeunes talents de son pays encore trop empêtré dans la compromission. Et s'il ne signe pas, il a raison, car il prendrait des risques inutiles.

Yalla, je ne vais pas fumer une clope, c'est pas bon pour mon cancer.

 
Courageux anonyme
11H20 10/10/2007

C'est très connu ce genre de critiques, gratuites et anonymes. Si t'es vraiment réalisateur, pourquoi tu ne signes pas ton commentaire? au moins au pourra vérifier ton "œuvre" et la cohérence de tes critiques. Quant à parler de la vie privée de ce réalisateur (Papa, appart dans le 16° etc.) cela révèle en toi une certaine jalousie... tu dois te dire: si j'étais à la place de ce mec qui a du pognon j'aurais fais mieux que lui.
Ca c'est typiquement marocain comme réflexion :je n'y arrive pas, les autres aussi ne doivent pas y arriver!!
Vas-y bouge un peu toi aussi, fais de la pub, des courts métrages, des docu.
Je ne vois en quoi faire de l'art populaire est mauvais. Quand tu cites le feuilleton "lalla fatima", tu te mets dans une position d'un élite d'une terrasse de café
Allez vas fumer ta clope en espérant que tu puisses trouver l'inspiration

Rachid

 
Cerise Maréchaud | Journaliste
12H10 10/10/2007

Bon si ça peut vous soulager de fumer une clope, tant mieux. Je ne compte pas me justifier outre mesure de mettre en avant le projet Film Industry devant une personne, réalisateur de surcroit, qui semble nourrir une aigreur toute personnelle envers Nabil Ayouch, ça transpire la jalousie, d'autant qu'être issu d'une famille aisée et avoir fait ses études en France n'ont jamais empêché d'avoir un propos et une légitimité cinématographiques. Que certains films de Nabil Ayouch puissent déranger, c'est certain, mais au Maroc quel film (mais aussi quelle musique, quel propos, quel acte, quel individu) un tant soit peu non consensuel ne soulève pas l'ire de tout plein de réacs? C'est de toute façon au spectateur de juger, ainsi pour Ali Zaoua, plébiscité professionnellement et publiquement (et d'où un film sur l'enfance des rues ne pourrait pas contenir des plans aériens???), ou encore pour la sitcom Lalla Fatéma, dont de nombreux téléspectateurs marocains se disent si nostalgiques aujourd'hui au vu de ce qu'on leur sert sur les écrans du ramadan.
Pour ce qui est des résultats des films cités (Marock, La Symphonie marocaine et Les Ailes brisées), bien sûr qu'ils ont raflé les trois premières places du box office marocain en 2006, allez donc jeter un oeil aux résulats publiés par le CCM (Centre cinématographique marocain). Si vous ne les avez pas apprécié, tant pis, mais visiblement ce n'est pas le cas de nombreux spectateurs.
On est au moins d'accord sur les carences techniques et le manque de culture d'image au Maroc, mais de nombreuses initiatives publiques et privées sont en oeuvres pour lutter contre ça, et ça ne me paraît pas très constructif de descendre à coups de polémiques stériles le moindre projet d'envergure qui se met en place : les réalisateurs, comédiens et techniciens de Film Industry n'ont pas participé le couteau sous la gorge à ce que je sache, pour en avoir rencontré plusieurs, qui soulignent au contraire ce que ça leur a apporté en formation, en relations, en émulation, en expériences humaines, en confiance.
Et pourquoi pas Agadir? Et pourquoi pas des jeunes réalisateurs? Et pourquoi pas des comédiens amateurs ou débutants? Pourquoi n'accorder aucun crédit aux intentions du projet de révéler des visages et talents nouveaux, de sortir des sentiers battus, même si c'est fait avec peu d'argent (Film Industry assume le principe d'économies d'échelle)? Le projet avait aussi une dimension expérimentale, à souligner.
Quant au résultat, justement, il se trouve que tous les films sortiront en DVD et à la télé, en plus des festivals pour certains et, peut-être, au cinéma, si des dérogations sont accordées. Donc, aux spectateurs, à nouveau, de juger. D'ailleurs le propos n'a jamais été, à mon sens, de produire 30 chefs-d'oeuvre, mais de mettre de l'huile dans les rouages d'une industrie marocaine du film pour l'aider à produire, elle, plus de films et plus de bons films à l'avenir.
Mes excuses aux internautes pour cette réponse extensive!
PS : je rappelle par contre que le film El Guerrab est signé Ali El Majboud et non Yassine Fennane, mea culpa aux réalisateurs et aux internautes.

 
Courageux anonyme
13H47 10/10/2007

T'es gentille mais bon... sache que je n'ai rien contre toi, à part peut être de la complaisance avec une certaine élite marocaine totalement déconnecté (en même temps ce n’est pas de ta faute, t’habite au centre ville, bien loin du Maroc profond) et aussi le fait que tu sois naïve, mais bon, peut on et demander plus à une courageuse française au Maroc …. Depuis 2 ans voire trois….
Bref je te répondrais poliment …. J’en suis capable.
Je ne suis pas jaloux, je suis entier… je n’aime pas les gens qui collectionne les scandales et les supercheries, c’est tout… mon père est loin d’être pauvre, mais j’ai décidé très jeune de me passer de cet aide parce qu’un homme est celui qui se bâtit lui-même, et si j’ai souligné la richesse ce Sir Nabil c’est pour rappeler qu’on est en Afrique et que ce genre de modèle est répandu et ca fais longtemps qu’on s’en méfie (fils de ministre, fils d’industriel, de dictateur, de général….) Nabil s’inscrit dans cet veine là et tous le monde au Maroc le sait… y compris les journalistes, t’a qu’a te renseigné…
Concernant les scandales « Prix «Mohamed Reggab », « Ali Zaoua », « une minute de soleil en moins », et Film Industry, les journaux et magazines marocains en non fait des pages et de pages… si t’avais un minimum de déontologie, tu l’aurais au moins signalé… ou si tu ne le savais pas… renseigne toi toujours…
Concernant la Film Industry aussi, t’aurais pu signaler le coup de gueule des techniciens se senatant exploités, qui a même fait l’objet d’une réponse dans un grand journal par Ayouch où il leur rappeler que même s’ils étaient sous payer il leur filer du boulot à l’année et qu’il devait s’estimer heureux sous peine de se voir renvoyé.
Toujours la Film Industry, payer un réalisateur 1200 euro pour son travail et son scenario pour après vendre le produit à 3 parties différents et l’exploité en Dvd et en salle sans aucunes contrepartie… c’est de l’arnaque... dixit les réalisateurs de ces films eux même (on est au Maroc, on est pas riche, mais bon faut pas pousser mémé) et ne vas pas demander son avis à Hicham Ayouch… c’est son frère, et lui est intéressé autrement, bien sur…
Par rapport à la Sitcom, ce n’est pas parce qu’il y’a pire aujourd’hui, que c’étais un bon produit, tu dois savoir qu’au Maroc, on marche surtout par manque de production, c’est classique.
Concernant tes infos sur le Box Office, je persiste, les trois films cité ont du faire moins que LES BANDITS de Said Naciri tout seul… c’est un fait. ET sache concernant les chiffres du CCM que la majorité des salles du Maroc déclare de faux chiffres… c’est une tradition, pour payer moins d’impôts.
Et sinon encore une fois, sort de ton ghetto du Maarif pour discuter avec de vrais artisans du cinéma marocain… les vieux technicos, les vieux réals… t’aura un tout autre son de cloche…

Et enfin si je ne veux pas signer… ben M…, je ne veux pas signer !!! C’est ma vie quoi... alors traiter moi de lâche, de jaloux, de je ne sais plus quoi d’autre… mais j’aurais fais ce que quelqu’un qui savait doit faire… le DIRE. Et si tout ce que je dis n’est que conneries… ben n’y répondais pas… :o)

 
Cerise Maréchaud | Journaliste
14H42 10/10/2007

Mon ghetto du Maârif, j'en sorts assez souvent pour aller sur le terrain, et merci.
Les polémiques auxquelles je n'accorde pas de crédibilité, j'estime que c'est pas la peine de m'étaler, du moins dans Rue89 qui donne la liberté à des articles un minimum éditorialisants et personnels, ce qu'on assume par la suite au risque de se faire allumer dans les commentaires, mais toute critique est bonne à prendre, nombreuses sont pertinentes.
Comme je l'ai rappelé dans un commentaire j'ai cherché à joindre des membres de ce communiqué pour mieux comprendre leur point de vue, j'en ai eu un longuement au téléphone, le temps de constater combien la manipulation n'est pas toujours où l'on croit, vu sa confusion et son erreur de cible, car au final il en voulait surtout à la lenteur de réalisation des promesses étatiques quant à une meilleure représentativité de la culture et de la langue amazighes au Maroc ("pourquoi la chaîne amazighe promise n'a toujours pas de budget" etc) qu'à Film Industry et Ali N' Production, et il a terminé notre conversation par un "je n'ai rien contre Nabil Ayouch". Le problème, c'est que comme pas mal de monde, il a (mal) compris que Film Industry était dédié 100% à l'amazighité.
Pour ce qui est de la sitcom, j'ai pas dit que c'était la meilleure de tous les temps, j'ai dit que de nombreux Marocains la regrettent, où est le problème? pour les films marocains, oui, la comédie Bandia de Saïd Naciri a fait un score bien plus grand l'année d'avant, tant mieux! c'est un film marocain! Vous appuyez ma conclusion. Et encore tant mieux si les trois films cités font de bonnes entrées avec des styles totalement différents, avec leurs propres qualités et faiblesses. Pour ce qui est des chiffres du CCM, telle est ma source, a priori carrée, suis pas détective. Vous en avez, vous, des chiffres?
Enfin, pourquoi parler de revanche? On n'est pas en train de se battre.

 
Courageux anonyme
14H57 10/10/2007

Et bien voila... tu n'accorde de crédibilité qu'a ce que tu juge digne de cela... ça c'est honnête, mais ca n'empêche pas que ce que j'ai raconté a existé, existe et a fait l’objet de nombreux articles, n'est ce pas vrai? Libre à toi de jeter aux poubelles le travail de tes confrères, mais bon c'est très français comme attitude je trouve.
Qu'un de tes interlocuteur se débine, ça ne m'étonne pas (ils on peut être pas été encore payés), tu es au Maroc, l'un des pays les plus révérencieux, royaliste, monarchique qui soit... depuis le temps tu devrais être au courant.
Quand au fait que tu ne sois pas détective, et bien je vous répondrais que tu es journaliste madame... et ca demande un minimum de lucidité et de ne pas croire aveuglement des infos étatiques de surcroit... on est sur terre tu sais, tout le monde n'est pas beau, tout le monde n'est pas gentil.

 
Courageux anonyme
21H54 15/10/2007

futile trés futile, petit réalisateur anonyme qui le restera surement , en tout cas pour rappel monsieur je sais tout , Corman tu connais?, je crois pas , alors je t'explique, un producteur fou dans les années soixantes dix qui a réuni des jeunes réalisateurs sous payés et qui tournaient à l'arrache , tous sont maintenat trés connu , coppola , scorcese , de palma et la liste et longue, arrete de jaser , et au lieu de perdre ton temps a écrire des conneries petit anonyme montre nous ton savoir faire , fais des films et bouge ton cul car je suis sure que tant que tu restera chez papa maman entrain de faire de la branlette intelectuelle tes critiques resteront vaines et puis t'es pas si anonyme que ça ducon.

"Livre ta guerre ou rend tes armes"

PS: t'as réalisé quoi ? Des films de cul? je crois pas, c'est meme pas de ton gabari

Je t'aime....

 
Courageux anonyme
16H39 15/10/2007

Bonjour Mr Courageux Anonyme, je m'appelle Hicham Ayouch, frère du grand satan Hicham Ayouch. je suis tombé par hasard sur ton article, ou j'ai découvert par hasard que tu me citais. je te remercie de m'avoir cité mon frère, mais tu aurais pu accentuer ma publicité en citant mon film, il s'appelle " Les arêtes du coeur". Concernant le côté fils à Papa, tu as en partie raison, il est vrai que nabyl a bénéficié du soutien et du réseau de mon père, mais je pense que derrière, il a prouvé qu'il méritait ces coups de pistons, en claire, ce n'est pas un tocard. Autre précision historique, Nabyl et moi avons grandi en banlieue parisienne dans une ville qui s'appelle Sarcelles dans le Val d'Oise, dans une cité HLM où si tu n'est pas du quartier, on te brûle ta caisse, alors si tu veux aller vérifier, appelle-moi, je t'accompagnerai, c'est pour ta propre sécurité.
Il y a plein de choses véridiques dans ton article, oui, on étaient super mal payés, oui, on faisait des journées de 20 h00 et les techniciens étaient crevés et psychologiquement atteints. j'ai moi même touché 1200 euros pour le scénario et 1000 euros pour le scénario, ce qui ne correspond pas aux tarifs habituels auxquesl je travaille. Mais, à l'image de tous les gens qui ont bossé sur ce projet, on ne m'a pas mis de gun sur la tête pour me forcer à accepter, j'ai trente ans, je ne suis pas un gamin pakistanais ou une petite bonne marocaine forcée, voire esclavagisée. Cette aventure m'a donné la possibilité de réaliser mon premier film, certes en onze jours, mais quelle autre production aurait donné sa chanc eà des petits jeunes pré pubères que nous sommes. Grâce à la film Industry, j'ai progréssé, ainsi que tous les autres soldtas qui ont participé à l'aventure, ou plutôt à la bataille. Mon film a participé à une vingtaine de festivals partout dans le monde et je suis fier de l'avoir réalisé avec un budget trés faible et en un minimum de temps.
Pour finir, il faut que je reparte travailler, je te souhaite de réaliser tous les films que tu as envie de faire et d'aller le plus loin possible, la rage est un bon moteur...

Hicham Ayouch le 15/10/07

 
Pascal Riché | Rue89
12H16 10/10/2007

Courageux anonyme en colère de 22h45. Votre message n'est pas inintéressant, mais il est très agressif. Cela ne nous pose pas de problème en soi, mais nous préférons toujours que les auteurs de messages de ce type assument leur responsabilité et les signent.
Sans signature, une critique musclée de ce type ressemble à un simple croassement.

 
15H33 10/10/2007

Monsieur Riché... désolé mais je ne vois pas en quoi avoir signé ou pas mes propos aurait changé quoique ce soit, surtout à ce sujet là. Je ne parle pas de problème personnel entre moi et le Nabil en question, je parle de fait, d'article que j'ai lu, et même d'investigation que j'ai mené suite à beaucoup de rumeurs à l'époque ou j'étais journaliste dans une feuille de choux locale.
Encore une fois, ce serait un simple croassement si ce que je racontais n’étais pas vérifiable. Que l’on peut diverger de point de vue, soit, mais les faits restes des faits. (ce n’est pas à un journaliste que je vais apprendre cela)
Sinon pour vous faire plaisir, je me suis pris un compte, j’espère que mes infos resterons sous bonne garde. Je ne veux pas devenir la nouvelle tète de turc de certains au Maroc. J’en viens et je sais de quoi je parle.

 
Pascal Riché | Rue89
23H26 11/10/2007

Merci Marica.

 
Courageux anonyme
13H38 10/10/2007

Eh bien Mr le realisateur inconnu! parler c trop facile.. anyways.. j'espere que tu n'est pas encore enerve! aurais-tu pas envie d'avoir un papa comme Noureddine Ayouch!je crois que la vie privee des gens n'est pas ton probleme.. iwa asidi fais nous un film cultttttt.. et arretes de critiquer les gens, il faut etre plus inteligent que ces gens pour les critiquer car je n'ai jamais vu des pensees aussi negatives.. allah ihdik 3la rassek.. heuresement pour moi je fume pas!

 
Courageux anonyme
14H01 10/10/2007

houlla, ca sent encore un digne représentants de cet élite marocaine usurpée qui n’aime pas qu’on touche à ces chouchous… mais encore une fois… je ne comprend pas ce qui dérange sur le fait de ne pas signer ? Qu’est ce que ca aurait changé ? Vous avait peur que ce soit l’un de ses proches ? L’un de ses collaborateurs, c’est vrai que je suis bien renseigné mais bon arrêtez votre paranoïa… je ne suis rien… et loin de vous... et en parlant de film culte… Ayouch n’en a fait aucun à ma connaissance :o)

 
popkorn | (_)
14H21 10/10/2007

cher Realisateur!
ta facon de repondre aussi vite!!! me fait penser que CHI HAD KARIK!! au lieu de te planter devant ce site, va nous ecrire ton film culte... a Mr Coppola.. pour nabil ayouch j'aurais bien aimer collaborer avec lui et j'ai des regrets de ne pas faire partie de son projet de film industry

Nadia bendaoued

 
Courageux anonyme
14H33 10/10/2007

Ha ben voila, une envieuse... et bien j'espère que ta cour te servira à approcher ton rêve, et je peut même te dire un truc, ca peut marcher, tient bon, le Nabil adore le cirage de pompe. Bon courage !!!

 
popkorn | (_)
15H04 10/10/2007

Cirage de pompe!! ca veut dire quoi!! je pense que tu connais le terme mieux que moi.. je repondrais plus a tes comentaires car je prefere faire des choses plus interessantes dans la vie.. je vais lire un book et pas fumer!!! allah i3awnek 3la 9walbek

 
Courageux anonyme
22H58 09/10/2007

Je n’avais osé aborder ces questions, faute de compétence, et de vécu. Vive le Grand Maroc ! Merci pour ces utiles précisions !

Adam, Rabat.

 
Courageux anonyme
23H12 09/10/2007

Maroc : les artistes amazighs protestent contre Nabil Ayouch

Suite à la diffusion de l’émission scandaleuse et discriminatoire animée par Hassan El-Fad concernant le « Film industrie » à la première chaîne de télévision marocaine, le 29 septembre 2007, les acteurs, les réalisateurs et les cinéastes du Souss et de Ouarzazate, syndiqués ou non, et le syndicat des artistes plasticiens du Souss :

protestent, vivement et énergiquement, contre « Ali n Production » et son président Nabil Ayouch pour avoir délibérément, probablement dans un accès d’amazighophobie et de racisme, censuré les interviews et les extraits des films en tamazight.

s’insurgent , unanimement, contre la manipulation de « Ali n Production » et la mauvaise foi de son patron, qui a utilisé allègrement l’argent du contribuable du pauvre citoyen marocain pour éliminer, au vu et au su du monde entier, la langue et la culture amazighes dans la bande d’annonce des 30 films réalisés entièrement à Agadir et dans sa région.

- décrient également le manque de respect par rapport aux acteurs amazighs invités à cette même émission produite d’ailleurs par « Ali n Production ». A rappeler qu’ils ont été fait venir, spécialement, d’Agadir à Casablanca par autocar, pour participer à l’enregistrement de la bande d’annonce des films dans lesquels ils ont tourné en langue amazighe.

crient avec véhémence leur colère contre la Maison de Production de Ayouch pour le manque de considération et de respect à leur égard. Pour preuve, ils n’ont même pas eu droit un « ftour », comme tout le monde, pour la rupture du jeûne du ramadan lors du dernier jour d’enregistrement. En fait, une fois que l’on n’a plus besoin d’eux, leur sort n’a plus intéressé personne. Et surtout pas Nabil Ayouch et ses amis.

rappellent aux responsables gouvernementaux qu’il faut absolument contrôler et vérifier, et le cas échéant diligenter une enquête en bonne et dure forme, pour savoir où et comment a été dépensé l’énorme budget alloué à « Ali n Production ». Il faut savoir qu’il y a eu aucune transparence dans la gestion de ce gros pactole d’autant plus que les acteurs, les techniciens et les décorateurs n’ont eu que des miettes parce qu’ils ont été, injustement, sous-payés et parce qu’ils ont travaillé dans des conditions pour le moins lamentables et dégradantes.

lancent un appel pressant et urgent pour protéger notre patrimoine audiovisuel en interdisant, tout simplement, le doublage des films amazighs en arabe ou tout autre langue. Le sous-titrage n’est-il pas fait pour pallier à ce genre de difficultés ? A moins que les sonorités du tamazight n’indispose les oreilles délicates de certains !

demandent, enfin, aux associations et au mouvement culturel amazigh (MCA) de se joindre à eux pour protester contre « Ali n production » et son président Nabil Ayyouch qui ont abusé de leur bonne foi pour mettre en valeur uniquement les films arabes au détriment de ceux produits dans la langue et la culture amazighes. Une inégalité de traitement qui en dit long sur l’intolérance et le racisme chez les responsables médiatiques marocains.

Fait à Agadir le 3-10-2007

 
Cerise Maréchaud | Journaliste
12H20 10/10/2007

Et encore une polémique!
Mais tellement pas crédible selon moi, ça relève plus de la théorie du complot amazighophobe. Ce qui est quand même hallucinant dans le cadre d'un projet qui au contraire a fait l'effort de respecter et mettre en avant la diversité culturelle marocaine, que ce soit dans son staff, dans ses histoires, dans les langues de tournage des films, enfin dans le doublage sur les DVD.
J'ai eu longuement un auteur et signataire de ce communiqué hier au téléphone, qui a quand même fini par reconnaître qu'il n'avait rien contre le projet et semblait tout embarrassé des accusations graves du communiqué, en comparaison avec une histoire d'interview coupée en montage et d'un malentendu d'organisation ayant débouché sur un "ftour" (repas de rupture du jeûne de ramadan) non pourvu...
Je ne m'étends pas, Ali N' Production prépare une réponse à ces attaques qui devrait bientôt être publiée.

 
Courageux anonyme
15H07 10/10/2007

Heu... attend dis moi.. T’es journaliste ou attaché de presse d’Ali N Prod ??? je sais que c’est du déjà vu au Maroc, t’a eu des prédécesseur à ce niveau la… mais bon ca fais quand même pourris !!! fais gaffe, tu te mouille.

 
Cerise Maréchaud | Journaliste
15H32 10/10/2007

no comment, je défends mon point de vue, c'est tout. et en tant que journaliste j'ai les moyens (téléphone, email...) de savoir que untel prépare telle réponse pour réagir à telle accusation. la belle affaire.

 
15H47 10/10/2007

T'a un autre moyen aussi... ton intelligence, mais franchement, je pense que tu l’as mis en veille.... désolé.
ET comment ça NO COMMENT? Tu ne peux même pas te justifier ? Pour moi ça me rassure dans ma pensé que cet article n'est qu'un commande de Nabil... ca serait aussi du déjà vu au Maroc... Nos amis du MONDE l’on déjà fait pour d’autre parties, sans parler de l’histoire M’Rabet qui n‘étais qu’un pantin d’un journal espagnol.
Et juste une petite blague pour détendre l'atmosphère, quand tu sors de ton ghetto du Mâarif pour aller sur le terrain, tu ne parle pas de la corniche j'espère? Pj

 
Courageux anonyme
15H14 10/10/2007

Je suis sûr si les Amazighs qui ont fait de meme aux artistes fassis, on aurait déjà droit à quelques bombes humaines, c’est-à-dire des kamikazes pour venger l’honneur arabe bafoués. Que des artistes amazighs soient été traités comme de la sous-merde relève plus de la théorie du complot amazighophobe alors Vous êtes vraiment pathétiques !!!

En 15 ans, les Amazighs ont produit plus 500 films. Sans attendre la moindre aide du régime amazighophobe de Rabat. Mais alors pourquoi les Arabes ne fassent pas de même, produire leurs films avec leur propre argent ? Ils n’en ont pas besoin parce que le régime prend déjà l’argent du contribuable amazigh pour y produire ses navets arabes que personne ne regarde d’ailleurs. Même les privilégiés arabes à qui ils sont destinés. D’ailleurs, vous savez combien il a empoché ce fils à papa de Ayouch, la somme colossale de 30 millions de dh. Il a produit quelques films amazighs qu’il a vendus illico sur le marché. Et garde à l’Amazigh qui les pirate, il risque des années de prison.

Mais pourquoi n’a-t-il pas fait de même avec les Arabes, c’est-à-dire lancer ces films en DVD ? Vous savez pourquoi ? Parce que les Arabes sont et resteront toujours les maîtres. Ces films tournés à la base en tamazight sont doublés en aroubia (arabe campagnard marocain) vont être présentés gratuitement sur les télévisions arabes du régime ? Qu’ils ont mignons nos amis du Makhzen... Ils n’oublient jamais les leurs. Quant aux berbères barbares (comme ils appellent dans leur langue arabe), qu’ils aillent voir ailleurs !
Mais la question qui se pose : pourquoi l’Amazigh, lui, doit acheter des films produits avec son propre argent et l’Arabe, lui, va les voir gratuitement sur la télévision ? Ce n’est pas bien de faire des traitements de faveurs, vous savez. L’égalité, vous connaissez au moins ? Je ne pense pas. Et c’est cela qui énerve de plus en plus les Amazighs et ils ont raison de l’être. D’ailleurs, ce communiqué de protestation des artistes amazighs du Sud, traités comme des rien par ce suceur de l’argent du contribuable de Ayouch, en est une preuve.

Mais dénoncer cette injustice ne sera jamais au goût de certains écervelés qui vont encore s’amuser à jouer les Cassandre, à nous rappeler l’Irak, la Palestine, le Pakistan, l’Afghanistan, le Maynamar et toutes sortes de malheurs pour faire peur. Parce que tout simplement un Amazigh qui revendique ses droits sur sa terre, chez lui, ne relève pas et ne relèverait jamais de la norme.
Ils sont habitués les bourgeois fassis des décennies durant à ne pas entendre ses doléances, c’est normal qu’ils soient étonnés, surpris même, qu’ils revendique non pas un traitement de faveur, mais juste l’égalité, lui qui souffert de toutes les exclusions pendant plus 60 ans. Même cela, ce n’est pas de leur goût. En fait, ils veulent les Amazighs toujours domptables et silencieux...

 
Cerise Maréchaud | Journaliste
11H18 10/10/2007

Bonjour à tous, avant de réagir, une correction importante : le film "El Guerrab" est signé Ali El Majboud et non Yassine Fennane, lui-même étant par contre auteur, entre autres, de "Squelette".
Mes excuses!
Cerise

 
Yann Guégan | Rue89
11H35 10/10/2007

C'est rectifié dans l'article.

 
Courageux anonyme
12H05 10/10/2007

M'ouais. Connaissant un peu (pour un françaoui) le pays, et même quelques professionnels de la profession, je dois avouer que le commentaire de 'Pfffff' sonne, comment, dire… crédible.

Papa Ayouch, c'est quequ'chose. Il se prétend, en effet le Séguela local —j'ai rencontré de (bons) publicitaires qui n'ont pas tenu 3 mois à bosser avec ce type qui prétendait leur apprendre leur boulot ; et ce qui sort de son agence, relève de la Réclame, pas de la com' (les avertis comprendront) —. De plus, et là on a le droit de le trouver très crispant, il se la joue BHL local, maintenant. Genre, il s'implique dans la société civile et le fait savoir à hauts cris. C'est que c'est tendance, depuis le nouveau règne —ce qui est bien, mais quand on voit ce genre de numéro s'aligner sur la ligne du Palais comme feu les staliniens sur celle de Moscou, on est parfois pris d'une grande tristesse pour ce magnifique pays qui n'en mérite pas tant.

Bref, n'ayant pas vu les films du fiston, je me gardais bien d'émettre une quelconque opinion. En l'absence de véritables critiques, parfois le lourd silence fait autour d'un film en dit plus long que les Cahiers. Du coup, je dois avouer que 'Pffff' s'inscrit dans une continuité assez logique, hélas.

C'est vrai que devant ce genre d'initiative on est pris d'espoir (et ce fut sûrement le cas de Cerise —bonjour Cerise !).
Alors, après tout, même si c'est raté, même si c'est pas tout bien clair partout, au moins ça existe, et cela ouvrira peut-être la porte à d'autres initiatives du genre, mais mieux menées ? Sait-on jamais ?
Les décideurs marocains n'aiment rien tant que l'on puisse leur dire d'un projet qu'on essaye de leur vendre des trucs comme "vous savez ? c'est un peu comme…" (Ne jamais dire un représentant de l'establishment que personne n'a jamais fait ce que vous leur proposez de financer, que c'est une première, c'est la garantie que votre dossier finira parmi les autres dans les tiroirs.)

Alors, si quelqu'un d'autre arrive derrière, avec de vraies idées et arrive à (bien) mener une Digital Celluloïd Party à Ouarzazate, à Oujda ou à Tanger, en l'ayant prévendue en faisant valoir à son sponsor que c'est un truc un peu comme ce qu'ont fait les Ayouch (tout le monde sait qu'ils grnouillent dans les fossés du Palais…), eh ben, on aura tout gagné, non ?

PS. Marock, a eu son heure de gloire quand même. Et, de plus, sans aller embêter les buralistes, elle allé voir le Derb (le "maché aux pirates") directement. Elle leur a filé le DVD à copier. Histoire que les Marocains voient le film…
Ça se défend, aussi, comme approche.
(On l'a vue dans la musique avec Bigg, dont le CD, du coup, était vendu un peu plus cher que les pirates-pirates. Et si les artisans graveurs étaient des hommes de paroles ?)

PS2. Et puis, l'important, ne serait-ce pas que ça bouge enfin, après tout ?

Pfiou.

 
Cerise Maréchaud | Journaliste
12H31 10/10/2007

Bonjour! mais bonjour qui?

 
Courageux anonyme
13H10 10/10/2007

Juste bonjour ;-)

J'ai eu plaisir à vous (re)lire.

 
12H33 10/10/2007

Après toutes ces informations qui viennent enrichir l'article, j'ai envie de dire que finalement Film Industry semble être une bonne idée dans le fond, vis-à-vis de l'expérience que ça a apporté à ceux qui y ont participé, maintenant peut-être la forme, la manière de faire des producteurs, reste à revoir.

En France aussi on a des producteurs véreux avec de bonnes idées...

 
Courageux anonyme
13H07 10/10/2007

Eh ben voilà !

Et encore… "véreux"… Dans le cas de Nabil, faut tenir compte que tout ça se passe au pays de la débrouille… Quand même.

 
Courageux anonyme
18H45 10/10/2007

Les commentaires de PFFF nous ennuient. Oui Nabil Ayouch est un fils de riche, mais quel réalisateur marocain ne l'est pas? Même Pfff qui l'avoue... De Nabil Ayouch je n'ai vu que Ali Zaoua que j'ai beaucoup apprécié, ensuite la façon dont se font les films est histoire de cuisine. Chaque film a ses problèmes, ses scandales, ses mécontents. Pfff dit que le scénario d'Ali Zaoua est copié sur un doc canadien, ça n'enlève rien au fait que ce soit un bon film. Combien de films copiés sur d'autres films ou sur des docus sont-ils nazes?
Mais je trouve que Pfff exagère, la Film Industry est un bon projet. Si sur les 30 films il y en un de bien et un réalisateur découvert, ce sera une bonne chose pour le Maroc et pour le cinéma. Et ça ne coûte vraiment pas cher: 1 million de Dirhams le film, soit moins de cent mille euros! C'est donné. Je ne pense pas que ce soit sur ce coup-là que Nabil Ayouch va se faire des couilles en or, même s'il réussit à faire des économies d'échelle.
Pfff arrêtez de tout dénigrer, le Maroc est le seul pays d'Afrique à soutenir sa cinématographie. Tout n'est pas rose, mais tout n'est pas pourri.

Ahmed Bouchaala

 
Courageux anonyme
18H58 10/10/2007

Alors petit calcul.... 30 x 1 000 000dh fait 30 millions de dirhams... avec des economies d'echelle, Nabil se fais quelque millions de dirhams et ca c'est des couille en or, surtout au Maroc que vous connaissez si bien.

QUe ce soit un plagiat.. alors qu'il le reconnaisse!! au lieu de se faire passer pour le plus grand cineaste de la terre!!!

des realisateurs issue du prolétariat.... Mohamed Reggab dont on a parlé, Ahmed Boulane, gamin modeste de Salé, Ismael Feroukhi, fils d'émigrés lambda... et j'en passe.. et encore une fois c'est le fait de s'appuyer sur la fortune et le reseau de Papa qui gene dans cette histoire.

Et oui le Maroc encourage ca cinématographie... mais ne me dites que ce sera grace à des operation financiere orienté essentiellement profit...

et si il n'y en a qu'un de film sur 30 qui est bon... c'est qu'il faudrait confier cette mission à d'autre, ayant plus de talents et plus de jugeote

c'est bon je ne vous ennuirais plus msieur

 
Courageux anonyme
22H28 12/10/2007

je vois qu'un acteur ayant 700 dh pour role secondaire,ou méme jusqu'à 1500 dh,tres bon exemple pour l'exploitation!surtout quand il s'agit d'un jeune talent,qui ne veut que montrer ses competences!!!!!LES DROITS DE L'HOMME svp! aidez les!!!!et ne profitez pas!oui,t'as raison!!!!confier cette missions aux autres!

 
Courageux anonyme
09H58 11/10/2007

mais d ou vient cet argent??? du CCM qui donne tant a un seul homme?????
des fonds européens que connait bien monsieur Nabil Ayouch (son programme MEDA d aide a l'ecriture financé par l'Europe) ????

un connaisseur anonyme ( et oui ! ) du Cinema et du maroc

 
11H06 11/10/2007

Le scandale Meda j'ai meme pas eu envie d'en parler tellement y'a à dire sur ce mec... mais bon laissons les gens croirent ce qu'ils veullent apres tout... et aux journalistes de les intoxiquer... dedicace à la cerise... c'est leur droit.

 
Courageux anonyme
14H41 11/10/2007

salut
je tiens jsute a soutenir le courageux anonyme , e, effet connaissant le projet de l interieur, je peux vous dire que meme ce projet il l a piquer a des jeune gars de belgique venue au maroc pour le lancer et avce la complicité du pouvoir public (donc papa et le palais ) il se le sont fait voler
d ailleurs il ya aun real qui a bosser avce lui sur le projet qui aurait fait 10 film sur les 30 , on en parle pas car il est mis de coté etant donné que c'est un des gars spolier par l 'escro Ayouch

au depar c'est un projet amazigh pour le cinema amazigh il l a detourner de son but initial encor une fois pour faire du fric
en conclusion tant qu au maroc persiste cette mafia qui pille ce beau pays il resterat un pays du tiers monde sans avenir
ps il semble que les gars porteur au depart du projet on quittre le maroc pour s'installer sous d'autre cieux et cela grace a monsieur Ayouch et sa bande (encor des compence qui quitte le pays)
merci monsieur ayouch

 
Courageux anonyme
17H35 11/10/2007

attention honorable anonyme ils essayent de te piéger pour que le makhzane ai ta peau et celle de ta famille ne donne pas ton nom.
en tout cas pour ce monsieur realisateur et producteur connais pas maintenant si ma conclusion c'est qu'il n'a pas de merite puisque papa fournie tout et les associations française qui se font pieger pour subventionner avec l'argent publique les fils et filles de la cour de sa majesté M6 on vois "ou va l'argent à ceux qui ont vraiment besoin ?"

 
18H38 11/10/2007

T'inquiete.. je sentais le piege gros comme un bateau ...

 
Courageux anonyme
21H43 12/10/2007

j'ai vu autres films!je tiens d'abord à dire chapeau à Mr nabil ayouch!il a realisé idée d'enfer;30 films en deux ans! et avec des acteurs purement marocains!tres bien! aussi je vois qu'il a evité la monotonie!!!!cool;pas les mémes visage! bravo de donner des chances aux jeunes talents!!!bravo hicham elasry, qui est un realisateur sympa,à abdaoui,à gherbal,et à tous ceux qui aiment travailler le cinema marocain!!!bravo à ali'N!!!et viiive la film industrie! et j'oublie pas biensur de dire à notre grand acteur marocain que t'es un exemple pour les jeunes talents!vous étes acteur de diamande!!!

 
Courageux anonyme
15H28 15/10/2007

Vous avez été très prompts à publier les attaques de certains vis à vis de nous. Ces attaques sont totalement dénuées de sens et le racisme anti-amazigh dont nous sommes affublés est tout simplement ridicule. Nous espérons que vous serez aussi rapides pour publier notre réponse à ces attaques. Nous pensons que dans un souci de justice et d'équité, il est normal que notre voix soit également entendue."

Ali n’ Productions tient, par la présente, à exprimer sa vive surprise face au contenu du communiqué de presse publié samedi 6 octobre en première page du quotidien Libération.
Nous tenons à préciser que les artistes invités à participer à la soirée télévisuelle de présentation de la Film Industry sur Al Aoula ont été traités avec le plus grand respect, de la même manière que la culture Amazigh, mise à l’honneur, pendant une partie de cette soirée.

Simplement, les contraintes inhérentes à la diffusion nous ont obligés à réduire la durée de l’émission, en passant de 2h30 à 1h30. En faisant cela, nous respections nos obligations vis-à-vis de la SNRT, notre partenaire, à qui nous devions dès le départ livrer une émission de 1h30 maximum. Nous avons d’ailleurs appelé les participants à cette émission, un à un, pour leur expliquer ces contraintes et les prévenir avant la diffusion.
Comme nous leur avons dit, rien dans ce qui a été coupé au montage ne l’a été en fonction de critères liés à l’Amazighité. Bien au contraire, au final, la culture Amazigh est restée très présente dans l’émission avec deux chansons sur les quatre chantées en Amazigh. Le reste de l’émission a vu la diffusion de bandes annonces de films tantôt en arabe, tantôt en tachelhit et il fut largement question de l’amazighité de nos participants tout au long de l’émission. Trop même, pour certains, qui nous l’ont reprochés.

En ce qui nous concerne, nous ne regrettons rien car cette émission fut saluée par beaucoup pour son originalité et sa diversité culturelle, symbole d’un Maroc pluriel.
Mais nous avons toujours été clairs également : la Film Industry n’est pas un projet Amazigh, c’est un projet marocain qui appartient à tous les Marocains. C’est bien pour cela que nos films ont été tournés, pour certains en Amazigh et pour d’autres en arabe, mais dans tous les cas doublés en arabe dialectal, tachelhit, tarifit et tamazight, ce qui est une grande première au Maroc.
La SNRT s’est d’ailleurs engagée à diffuser les films dans les quatre dialectes et ils le sont déjà.
Pour le reste, il est inutile de préciser que jamais nous n’aurions laissé quiconque sans ftour, un jour de ramadan, et le retard à l’arrivée du ftour du dernier soir a été expliqué à tous et excusé par l’ensemble des participants.
La majorité de la population du Souss Massa Drâa, ainsi que beaucoup d’acteurs et de techniciens, nous ont remerciés pour « tout ce que nous leur avons apporté avec ces tournages dans leur région », à plusieurs reprises. Et c’est notre meilleur réconfort.

Nous trouvons simplement dommage que tant d’amalgames soient faits par quelques uns, et que la défense d’une langue et d’une culture –qu’encore une fois nous respectons au plus haut point- soit pour certains l’occasion de revenir sur des arguments d’ordre économique. Car, une chose est sûre, tous ceux qui ont participé à la Film Industry l’ont fait de leur plein gré et en acceptant les conditions financières qui leur étaient proposées, compte tenu de nos budgets qui –une fois la post-production de tous les films terminée- seront audités en toute transparence.

Pour finir, nous souhaitons vivement que ce type de polémiques laisse enfin la place aux films et que chacun puisse juger de leur qualité, dans la langue qui lui plaira.

 
Courageux anonyme
22H22 15/10/2007

Que de commentaires !, ça fait plaisir , je m'apelle El mejboud ali et j'ai bossé dans La FI j'ai fait deux films "la vague blanche" et "el guerrab" .

Que dire ? Bravo a notre valeureux journaliste en herbe qui a su braver les interdits et nous éclairer de sa sagesse , qu'elle source d'informations intéressante , de la belle branlette intelectuelle , aucun interet , je voulais juste te dire qu'on a fait ces films avec nos couilles, on est partit en guerre et on a enfanté nos monstres , et puis on s'attednait a ces critiques de merde, normal , tout ce qui est nouveau dérange , je pense que tu ne crois meme pas en ce que tu écris , c'est juste pour faire chier , juste pour passer le temps derrière tes lumette chromés , la bouches baveuse , je te vois déja derrière ton petit portable au coin d'un bureau minable travaillant pour un hebdo qui se veut a contre courant , mais malheureusement tu es le système , tu es la médiocrité mais c'est interessant on a besoin de chien qui aboient pour annoncer notre arrivée et on est plusieurs , une belle bande de salopard.

Je t'aime mon amour....

 
Courageux anonyme
22H31 16/10/2007

Sympa les victimes monte au front...
C'est bon les gars, tout a été presque dit, surtout dans les commentaire, ca sert a rien de vous prendre la tete.

PS : La vulagrité est tres revelatrice aussi... ça montre les niveau.

PS 2 : Heu... faut aterrir les mecs, c'est pas demain que vous serez des coppola.

PS 3 : Hicham, pas la peine de te justifier.. c'est rop dur

 
Courageux anonyme
15H56 17/10/2007

Bonjour,

J'ai bossé sur la FI et apres avoir lu tout cet échange de propos, je veux insister sur une chose:

Laissons les films parlés d'eux mêmes.

Oui Bill Gates a vole le mac a mac.
Oui Gandhi a bravé les forces de l'ordre en silence.

Allons ensemble voir les 4 films au festival de Casa:

La Vague Blanche (Ali Mejboud)
Le Squelette (Yassine Fennane)
Les Aretes du Coeur (Hicham Ayouch)
L'Os de Fer (Hicham Lasri)

Festival du 1 au 6 novembre.

JFou