Moussa Kaka, correspondant de RFI et journaliste reconnu, est accusé d'avoir pactisé avec les rebelles touaregs.
» Chasseur d'info » , » excellent journaliste » , » brillant » . » Le meilleur » . Evoquer Moussa Kaka, c'est susciter chez ceux qui le connaissent indignation et admiration. L'admiration parce que depuis quinze ans, ce correspondant historique de RFI au Niger fait son métier : informer. Et l'indignation parce qu'il croupit, depuis près de trois semaines, dans la prison civile de Niamey.
Alors qu'il est dans le collimateur du pouvoir nigérien depuis des années, l'accusation est cette fois-ci de taille : Moussa Kaka serait un traître, puisqu'il aurait pactisé avec les rebelles touaregs. Le ministre de la Communication, Mohamed Ben Omar, a réitéré cette accusation lors d'une conférence de presse à Paris : outre la » complicité d'atteinte contre l'autorité de l'Etat » , Moussa Kaka a » pactisé avec le diable » .
Appuyées sur des écoutes téléphoniques, les preuves qu'avancent la justice démontreraient que Moussa a été payé pour donner des » conseils » en communication aux rebelles, qui ne sont d'ailleurs pas reconnus comme tels au Niger : » Le pouvoir ne veut pas admettre la réalité de la rébellion qu'il considère comme du grand banditisme » , a expliqué son avocat, Moussa Coulibali, qui se démène contre une justice » manipulée » .
Les bandes sonores, rappelle-t-il, ne prouvent rien d'autre que la rigueur de son travail : » Il est journaliste : il appelle tout le monde. » Malgré un dossier que l'avocat décrit comme » vide » et » non étayé » , Moussa Kaka risque la prison à vie : » C'est une première au Niger. Les peines n'excèdent généralement pas six mois. »
» Ils l'ont condamné avant même de le juger »
Associations, journalistes, tous se mobilisent pour la libération de l'un des plus » grands journalistes africains » . Léonard Vincent, responsable de la section Afrique de Reporters sans frontières (RSF) insiste sur l'instrumentalisation faite par le pouvoir des fameuses écoutes :
» Son acte d'accusation tient sur trois pages. On l'accuse d'être un traître parce qu'il a eu des conversations non hostiles avec le chef du MNJ ! C'est juste un gars qui fait bien son travail, qui fait parler les gens qui n'ont pas la parole et qui va les chercher où qu'ils soient. »
Pour RSF, la colère du pouvoir est celle de militaires qui considèrent qu'il faut toujours jouer de leur côté. Pas tout à fait le rôle d'un journaliste indépendant :
» Le discours du gouvernement nigérien est stalinien. Ils l'ont condamné avant même de le juger. On va montrer que le gouvernement se trompe. Ce n'est pas un traître. »
Les arrestations, Moussa Kaka connaît. L'une de ses consoeurs, qui souhaite rester anonyme, raconte :
» Moussa a toujours eu des problèmes. Pas parce qu'il les cherche mais parce qu'il travaille en donnant la parole à tous. Ça lui a valu des mises en garde. Déjà, au début des années 90, lors de la première insurrection au nord du pays, il avait été ennuyé parce qu'il a été le premier, et le seul, à la raconter. »
Henri Perilhou, directeur de l'antenne Afrique de RFI, confirme :
» Il a été menacé en juillet. Ce n'est pas la première fois. Il a toujours été dans le collimateur du pouvoir parce qu'il a le courage de travailler sur des sujets sensibles. Ça déplaît. »
Depuis dix ans, menaces, intimidations ou arrestations se sont enchaînées. A l'occasion de la mutinerie de Diffa en 2002, de l'insurrection touareg de 2004 et de bien d'autres sujets, Moussa a toujours choisi de rester un journaliste malgré les pressions.
Un professionnel jamais à la recherche de gloire ou d'argent. Un de ses amis soupire : « Pfff… Il a toujours été pauvre et le restera. » La quarantaine bien portée, marié et père de cinq enfants, Moussa n'est pas bavard et reste discret sur sa vie privée, ses sentiments. » Digne. C'est le mot qui convient à Moussa » , résume l'une de ses amies journalistes.
Un homme de radio, fin connaisseur du Niger
Diplômé de l'école de journalisme de Niamey, Moussa rejoint la radio nationale à la fin des années 80. Il y fait un bref passage avant de fonder l'hebdomadaire indépendant » Le Républicain » avec Maman Abou :
» Nous avons crée Le Républicain ensemble. Il était dans la première équipe en juin 1991. Il s'est tout de suite occupé de politique. Il travaillait beaucoup pour vérifier ses sources, ses infos. C'est un excellent journaliste qui n'a peur de rien. Il va partout où il se passe des choses, jusqu'au fin fond de la forêt ou de la brousse » .
Davantage homme de radio, Moussa Kaka prend son envol : correspondant de RFI, il lance également sa station, Sarounia. Baptisée du nom d'une reine amazone qui a libéré le Niger, elle plaît aux auditeurs. Elle est aujourd'hui reçue dans cinq ou six villes à travers le pays.
Fin connaisseur de l'histoire de la rébellion et de la politique nigérienne, Moussa a imposé sa marque : une grande liberté et des enquêtes poussées : » Lorsqu'il diffuse une information, c'est qu'elle est vraie. Et ça, les Nigériens le savent » , dit sa consoeur.
Les journalistes indésirables dans le nord du pays
Une vraie épine au pied d'un gouvernement qui veut tout contrôler et qui a décidé de l'inculper pour » trahison » . Une façon de se défendre de vouloir baillonner les médias…
Depuis juillet, Niamey a renforcé la sécurité au nord du pays, où s'affrontent rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) et l'armée. Les journalistes n'y ont pas accès : un réalisateur indépendant, François Bergeron, vient d'en être expulsé après un mois de détention.
Difficile de ne pas voir un lien entre cet acharnement contre Moussa Kaka et la montée de la crispation contre les Français. En juillet dernier, le patron d'Areva au Niger, Dominique Pin, avait été accusé de financer le MNJ avant d'être expulsé du pays. Correspondant historique de RFI, Moussa représente aussi la France.
» La prison ne nous détournera pas de notre objectif »
Sur les ondes de la radio et de la télévision nationale, on répète inlassablement le même discours : Moussa Kaka complice, Moussa Kaka antipatriote. Les indépendants, eux, le soutiennent. Maman Abou a rendu visite à Moussa, dans la prison de Niamey. Il s'emporte :
« Il sont vingt dans une pièce mais peu importe, Moussa n'a pas une ride. Il a le moral de quelqu'un qui n'a rien à se reprocher. Je suis allé en prison plusieurs fois : c'est notre lutte pour la liberté de la presse au Niger.
» La prison ne nous détournera pas de notre objectif, de la démocratie. La prison a le même effet sur nous que l'eau que vous versez sur le caillou. Ils doivent le savoir. »
Pour l'heure, les protestations de la presse internationale n'ont pas eu d'effet sur le pouvoir, qui persiste à le traiter comme un complice des » vulgaires trafiquants » du MNJ » . La date du procès n'a pas encore été fixée. Pour son avocat, le sort de Moussa Kaka, s'il est reconnu coupable, ne laisse pas de doute : ce sera la prison a vie.




















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De
21H07 | 07/10/2007 |
que peut on faire ?
De
10H45 | 08/10/2007 |
S'informer, comprendre, puis informer, c'est déjà quelque chose
Et c'est une chance qu'on en ait le droit
De
21H31 | 07/10/2007 |
Jeudi 11 octobre l'hebdo L'Express consacre 7 pages au conflit qui sévit au Nord Niger.
Le journaliste a passé 3 semaines au Niger parmis les rebelles touareg…
De
21H43 | 07/10/2007 |
c'est le vrai journalisme, pratiqué avec ferveur, sans penser à soi, mais à sa vocation.
tous les régimes ont peur de ce genre d'homme.
De Claude Lebrun
21H49 | 07/10/2007 |
C'est effectivement un journaliste professionnel, compétent et intègre. Ca fait des années que j'entends ses reportages sur RFI Afrique, ici et lors de mes déplacements sur le continent. Le présent régime à Niamey, comme tous ceux qui l'ont précédé, est vénal et corrompu. Le Niger détient le record absolu de ruptures et de rétablissements de ses relations diplomatiques avec la Chine et Taiwan en alternance, sept fois, je crois, à chaque fois en contrepartie d'une « enveloppe » au dirigeant en place. Il va vouloir monnayer de la même manière le sort de Moussa Kaka. Que faire ? Pétitionner l'Elysée, le Quai d'Orsay mais aussi l'ambassade du Niger (Adamou Seydou, ambassadeur, 154 rue de Longchamps, 75016 Paris, ou par mail sur le site ambassadeniger.org)et maintenir la pression au maximum.
De
22H36 | 07/10/2007 |
Une nouvelle mission pour notre couple présidentiel ?
Ah non excusez-moi, on me dit qu'il est noir.
De poincarré
01H28 | 08/10/2007 |
hi hi trop fort, bien envoyé !
mais bon , je suis vréiment triste de ce qui arrive a cet homme qui parrait etre un vrai journaliste d'investigation , mais RSF franchement cette organisation je ne leurs fait pas confiance , d'ailleurs j'aimerai bien les voir aussi engagé quand il s'agit du journaliste d'EL-DJAZEERA qui a été emprisonné a guantanamo , d'ailleurs voici un article trés interessant a propos de RSF : http://www.voltairenet.org/article127332.html
une organisation trés liée aux US.
à poincarré
De
07H33 | 08/10/2007 |
Ouaip, mais la crédibilité du réseau Voltaire est inversement proportionnelle à la notoriété du nom qu'ils ont pris…
à poincarré
De
09H43 | 08/10/2007 |
votre remarque est idiote d'une part parce que RSF est la seule organisation (avec Amnesty) à défendre Sami Al Haj (puisque c'est de lui qu'il s'agit) et que d'autre part Moussa Kaka est leur correspondant (ce qui fait de lui un agent de la CIA ? ). Il serait bon que les commentaires d'un site aussi bon que rue89 évite la diffamation. J'ajoute que pour une organisation « très liée » aux usa comme vous le dites, ils ont quand même publié un rapport accablant intitulé « Quand l'Amérique Emprisonne des Journalistes ». Mais surfer sur le site de RSF semble bien trop compliqué pour ceux qui préfèrent le réseau Voltaire (pour lequel Voltaire doit se retourner dans sa tombe).
à poincarré
De
15H45 | 08/10/2007 |
Al Jazeera perturbe apparemment ton orthographe. Tu ferais mieux de démonter ta parabole !
De
02H42 | 08/10/2007 |
Il faut faire quelque chose en effet pour ce journaliste. Nous devrions créer un arbre sur www.tree-nation.com pour soutenir sa cause, j'essayerai de le créer demain et de vous envoyer le lien.
Je trouverai cela beau de soutenir ce journaliste, par l'intermédiaire d'un site qui a pour objectif de planter 8 millions d'arbre en forme de cœur au Niger (tout le monde peut avoir son propre arbre).
Battons nous pour la liberté d'expression !
De
02H57 | 08/10/2007 |
Voilà l'arbre : http://www.tree-nation.com/community/product.php ? id=5692
Ecrivez-y des messages de soutien ou achetez votre propre arbre !
De Bakima Baliele
03H41 | 08/10/2007 |
C'est avec un coeur serre que j'ai appris l'arrestation de Moussa Kaka par la justice de son pays. Quoique le metier de journaliste et de reporter soit une activiete a haut risque, surtout dans les pays qui apprennent la democratie, comme le Niger, il est tres grave que la justice, qui du reste dans beaucoup de pays africains, n'est pas independante du pouvoir politique, accuse et arrete un journaliste, parce que ce dernier a echange avec les rebelles. C'est pas la faute a M. Moussa si les chefs rebelles lui parlent, alors que les militaires que le gouvernment met a leur recherche sont incapables de les localiser. A chacun fait son metier, pourrais-je repondre aux autorites nigeriennes. C'est pas au journaliste Moussa Kaka de faire le travaille du gouvernment ! Tout comme il n'a pas fait celui des rebelles. Ceux-ci etaient une source Lorsque le ministre nigerien de la Communication, Mohamed Ben Omar accuse Moussa de « complicite d'atteinte contre l'autorite de l'Etat » et d'avoir « pactisé avec le diable », j'ai eu envie de rire. S'il ne s'agissait pas de la liberte d'un confrere, j'aurais pleure de rire. Parce que c'est une aberration que de mettre une personne entre quatre mures pour un probeme qui est connait de tout le monde. La question Touareg est une realite de la vie sociale et politique nigerienne. Un peu comme le nez au milieu du visage, que les autorites semblent refuser de voir…
Libere Moussa ! Libere Moussa ! Libere Moussa ! Toutes mes pensees vont a son epouse et a ses enfants.
Bakima Baliele, Washington, DC.
De
10H17 | 08/10/2007 |
J'éspère de tout coeur qu'il sera libéré…
De Simius
from France | 10H35 | 08/10/2007 |
C'est le genre d'homme qui permet à RFI d'être la deuxième radio mondiale. Le genre d'homme qui permet d'avoir une information francophone libre à travers le monde. Le genre d'homme qui dérange…
L'article à la fin a tout a fait raison, RFI est le premier vecteur francophone dans le monde, à travers ce journaliste et RFI c'est la France qui est visée. A elle de défendre ce correspondant, et à travers lui l'idéal de liberté de pensée Français.
à Simius
De
14H30 | 08/10/2007 |
On enlévra pas à Simius sa liberté de penser… français.
Incurable Simius.
baffie.
De caro
délinquante avérée | 21H49 | 08/10/2007 |
incurable CA qui préfère La Voix de l'Amérique !
RFI est une excellente radio à défendre, ne vous en déplaise, avec tous les journalistes qui y travaillent et apportent une autre vision du monde que « la voix de son maitre ».
De
13H10 | 08/10/2007 |
Bien belle leçon de courage et d « intégrité dont nos chers journalistes français devraient s'inspirer
ici,c'est inversement proportionnel , moins tu risques ta peau et plus tu te couches devant le pouvoir
Puisse Moussa Aka ne pas finir “baillonné” comme Anna Politkovskaia
De
13H22 | 08/10/2007 |
C'est triste que sur un sujet important, « qui » aurait pu essayer de révéler les liens troubles des industriels, des diplomaties et des rébellions, au Niger, on en vienne à parler de francophonie et de radio mondiale… comme quoi, l'intoxication est tenace.
Si le débats ne s'élèvent pas, Moussa Kaka va sans doute se faire des cheveux blancs derrière les barreaux…
A moins que notre famille royale…
http://reactions.unblog.fr
De
17H23 | 08/10/2007 |
Il faut qu'un courageux journaliste soit emprisonné pour que l'on s'inquiète de l'état d'un pays,le Niger,le plus pauvre du monde où la population subit un calvaire social tous les jours . Avec une insécurité qui gagne chaque jour dans le N-E du pays,et déja des populations qui connaissent des problèmes de ravitaillement,sans compter des représailles qui augmentent chaque avec l'état de mise en garde. Tout le monde s'énerve dans ce pays et il faudrait peut-être que nous prenions ce problème à sa juste mesure avant que tout dégénère en guerre civile . Areva y gratte le sol (uranium) pour que nos centrales produisent . Pendant ce temps là certains campements nomades font le feu comme au néolithique et quelquefois leurs habitants grattent le sol pour se nourrir !
De Bakima Baliele
15H55 | 09/10/2007 |
Bien dit. On prefere faire les medecins apres la mort. Alors que devant nous se dessine un drame. L'arrestation de Moussa Kaka n'est peut-etre que l'arbre qui cacherait la foret des difficules queotidiennes des Nigeriens. La foret des tensions sociales dues a l'extreme pauvrete. Alors que les employes d'Arevas habitent dans des maisons, leurs hotes eux, non loin des bases de vies du geant minier, habitent des masures, ou simplement dans des tentes, pour les Nomades. Certes, Arevas n'est pas la bas pour faire du social, ce que le gouvernement nigerien devrait faire, pourrait-on me retorquer. Mais lorsqu'on vit dans une ile doree encerclee par un ocean de misere, votre coeur, votre humanite vous commande d'agir. Autrement. Pour le bien des riverains. En faisant cela, on retrouve son humanite perdue dans la cours au fric. Et sa conscience peut etre en paix.
De
19H06 | 08/10/2007 |
J'ai souvent entendu Moussa sur RFI, j'apprécie son talent. Que pouvons-nous faire pour qu'il puisse etre libre et de nouveau travailler ?
De
21H23 | 08/10/2007 |
Ecoutez, je suis nigérien et je vois que Moussa Kaka vous préoccupe plus que nos freres civils innocents qui ont été victimes des attaques de ces bandits.
C'est tout ce que vous savez faire pour les pays en developpement, « parler ».
Moussa kAKA ne m'inquiète pas, aussi je ne suis pas pro gouvernement mais cette fois-ci, je soutiens notre président et je l'encourage à prendre toutes les dispositions qu'ils jugent utiles pour ramener la stabilité dans le nord.
Hélà, nous sommes en afrique et c'est nous qui savons de quoi nous souffrons. Allez un peu promener vos chiens et laisser nous un peu tranquille. C'est tellement malheureux, en fait vous ne donnez de la valeur qu'à ce qui vous plaît tout en ignorant le goût des autres. Bye.
De
08H21 | 09/10/2007 |
Le Niger est un pays libre, doté d'une justice indépendante ! Et donc c'est à la justice nigérienne et à elle seule de décider du sort de Moussa Kaka. Même dans les « grandes démocraties », soit disant ; l'Etat a le devoir et le droit de défendre l'integrité de la nation. Dans le combat qui oppose l'Etat du Niger aux « rebelles » du MJN, c'est l'avenir du pays qui est en jeu et donc tout citoyen nigérien, correspondant de RFI soit-il ne sera pas au dessus de la loi… Nous avons une justice libre et indépendante au Niger et en sommes très fiers. Donc, occupez-vous de ce qui vous regarde vraiment ! ! ! !
De
09H48 | 10/10/2007 |
UNE JUSTICE LIBRE…MAIS PAS UNE PRESSE LIBRE ? ? ? ? LAISSEZ-MOI DOUTER DE VOTRE SERIEUX, CHER COURAGEUX ANONYME…MONSIEUR MOUSSA KAKA A FAIT SES PREUVES DEPUIS TRES LONGTEMPS DEJA, IL A SEULEMENT BESOIN DE NOTRE SOUTIEN A TOUS, JE DIS BIEN TOUS ; MERCI AUX HOMMES LIBRES DE SOUTENIR LA LIBERTE DE LA PRESSE.