focus 06/10/2007 à 22h25

La dalle des Olympiades, star de la sixième Nuit blanche

Audrey Cerdan | Photographe Rue89


La dalle des Olympiades, dans le XIIIe arrondissement de paris (Audrey Cerdan/Rue89).

L’ensemble des Olympiades, dans le XIIIe arrondissement de Paris, est l’un des sites les plus étonnants choisis par les organisateurs de la Nuit blanche, qui se tient dans la nuit de samedi à dimanche. Cité modèle dans les années 70, devenue ensuite un repoussoir, elle suscite un regain d’intérêt depuis l’extension de la ligne 14 du métro.

« Nouvel art de vivre aux Olympiades. Petit déjeuner en famille dans le living éclairé de larges baies ouverte sur l’espace Olympiades. Monsieur s’en va, et d’un jet d’ascenseur, retrouve sa voiture. Les enfants partent pour l’école.

“ Vous pourrez même leur permettre de flâner un peu en route puisque vous n’avez plus à craindre les dangers de la circulation. Madame rejoint une amie au stadium. Après quelques brasses dans la piscine elle déjeune légèrement au bar…”

Voilà l’histoire que racontait le dépliant commercial des promoteurs des Olympiades, une incarnation de l’urbanisme de dalle, au moment de sa construction au début des années 70. Située au sud de Paris, en plein cœur du XIIIe arrondissement, cet ensemble de logements très béton, en forme de tours sur dalle, a connu une destinée bien différente de celle imaginée par ses concepteurs

Des tours pour loger des cadres supérieurs, loin des nuisances

Le principe était d’y accueillir des cadres supérieurs désireux de mener une vie aisée, à proximité de tout, mais protégée des nuisances, grâce à la “ séparation des flux” permise par les dalles : piétons en haut, voitures en bas. Le programme était alors complet, et complexe : la dalle devait abriter parking, patinoire, école, commerces, et autres infrastructures propres à faciliter la vie d’un couple aisé.

Fin des années 70 : la construction laborieuse des tours s’achève, mais le programme n’est pas mené à bien. Une grande partie des infrastructures prévues manque, et “ la classe moyenne est partie en banlieue entre-temps” , analyse un des glaneurs de la compagnie KompleXKapharnaüm, qui investit la dalle des Olympiades ce samedi soir.

Les membres de la compagnie ont travaillé en collaboration avec les habitants du site, pour en dégager une mémoire, entre autre via les parcours plus ou moins cosmopolites de chacun.Ce qu’ils ont ressenti durant leur résidence en septembre, c’était “ une ambiance de village” , dans une architecture que l’on catalogue “ de cité” .


Une installation de KompleXKapharnaüm sur la dalle des Olympiades (Audrey Cerdan/Rue89).

Une preuve parmi d’autres que l’architecture d’un lieu n’est pas la seule responsable de ce qu’il se passe entre ses murs. Le simple fait que les Olympiades aient récemment été mises au centre d’un réseau de transport en commun a ainsi permis au lieu d’être réinvesti et regardé autrement. L’extension de la ligne 14 à la station Olympiades, ouverte en juin 2007, a ainsi remis un coup de projecteur sur le quartier, et fait de l’étrange dalle qui surplombe la rue une star.

Rencontrer les riverains pour monter un projet artistique avec eux

Les responsables de la Nuit Blanche ont donc pensé un programme l’intégrant clairement. S’ils ont proposé l’espace à la compagnie KompleXKapharnaüm, c’est parce que ses membres ont l’habitude de travailler avec les ingrédients de leurs lieux de spectacle, et d’aller à la rencontre des riverains pour raconter une histoire, autant sociologique que poétique du lieu.

Une approche en douceur, qui regarde les Olympiades dans toute leur mixité ; des “ dessous” de la dalle, fourmillants d’un “ Rungis chinois” , au “ dessus” , fait de tours de logements cosmopolites. A leurs projections géantes sur la tour Squawvalley, répondront sur la tour Tolbiac celles de François Chalet, plus graphiques et flashy, mais aussi plus à l’écart de la dalle, qui gardera cette nuit son ambiance de village.


Les projections de KompleXKapharnaüm sur une tour des Olympiades (DR).

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  • Anonyme

    Chers Courageuses et Courageux Anonymes, à l’occasion de la Nuit Blanche sur la dalle d’Argenteuil...euh, pardon : sur la dalle des Olympiades, le Bureau de votre « Associations des Courageux Anonymes et Fiers de le rester » vous invite à une Assemblée Générale extraordinaire dont l’unique point de l’ordre du jour... euh, pardon : de la nuit, sera : « Comment demeurer réellement anonymes ». Aucun(e) de nous ne doit être reconnu(e), sinon la qualité de membre de l’Association serait irrémédiablement perdue et avec elle les avantages qui lui sont liés : délation sans risque, indignations sans engagement et autres services entièrement gratuits . A très bientôt sur la dalle.(Attention ! le Bureau vous rappelle qu’elle est en pente). Un compte rendu sera produit à l’issue.

  • Anonyme

    Alors voilà...... il y avait un projet commencé en 2005 avec les habitants de la Dalle des Olympiades,à partir d’un recueil de la parole des habitants....... Ce projet s’appelle Dédal(l)e...... Pendant 6 mois un travail de questionnement auprès des habitants a donné naissance à un « embarcadère », présenté lors de la Nuit Blanche 2006.
    Cette Nuit là, les passants mettaient des mots dans des bouteilles, comme on jette une bouteille à la mer, en répondant à la question « qu’est-ce qu’exister ensemble ? »
    En 2007, ce long travail a pu aboutir.
    Nuit Blanche 2007.....Heure Bleue......
    Alors Komplex Kapharnaum a débarqué, a repris le thème du vivre ensemble....A tel point qu’il y a eu confusion pour les habitants, certains ont cru que je m’appellais maintenant Komplex Ka.. ,que les Géants étaient la partie visible de tout ce travail avec les habitants .... Alors. pourquoi avoir programmé Komplex KA.... avec un budjet énorme,( 25 000 € uniquement pour la projection), sachant le travail en cours de l’association « DEDAL(L)E » ?
    Pourquoi l’association DEDAL(L)E n’obtient-elle aucun budget pour financer le travail avec les habitants des Olympiades ?
    Pourquoi Komplex Ka..... s’amuse-t-il à récupérer un projet déjà existant ?
    Pourquoi ont-il toujours refusé le dialogue avec l’association DEDAL(L)E ?

    • Anonyme

      Pourquoi répondre MMe Bonté ?
      Est- ce vraiment nécessaire ?
      Posez vous les questions autrement ?
      Pourquoi croire que ce sont toujours les autres qui vous en veulent ?
      Confusion entre vous et Komplex K ?
      Qu’importe puisque c’est la parole des habitants qui était en jeu. Non ?
      Pourquoi recherchez vous tant cette reconnaissance (que personne ne semble vous accorder) ?

      Pourquoi avez vous cherché tout au long de la nuit à perturber les autres projets artistiques ? (marques de peinture au sol / fermeture des escaliers pour diriger le public seulement vers votre installation) ?

      Remmettez votre travail en question. Remmettez VOUS en question.

      • Anonyme

        Qui parle de reconnaissance dans cette historique sur le travail qui préoccupa l’association DEDAL(L)E pendant 2 ans ? personne de l’association DEDAL(L)E.....
        Et la question n’est pas là... cela en dit long sur la (ou les) personne(s) qui a(ont) pu faire une telle interprétation.
        Dans les camps de concentration il était dit « Ici il n’y a pas de pourquoi ».....
        En quoi une signalétique au sol pour signaler l’entrée de la Dalle, où se trouve plusieurs installations est problématique ? Alors les panneaux de la Mairie de Paris sur le parcours sont problématiques ?
        Pourquoi ne pas vouloir répondre aux questions de fond ?
        Qui ou que dérangent-t-elles ? D’où vient ce manque de dialogue dont je vois encore un exemple ?
        I.Bonté pour l’association DEDAL(L)E....

         
        • Anonyme

          Un Franc-Maçon de la Grande Loge de France fait la même chose que tout le monde, tout en essayant de mettre en oeuvre les principes maçonniques de tolérance, d’honnêteté, de bonté, d’ouverture intellectuelle et spirituelle.

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      Pas trop dur de digérer la mauvaise fois des ursupateurs ? C’est plutôt rageant quand au dernier moment certains s’emparent des propos.......
      Mais c’est signe que ton projet était génial ! .......

    • Anonyme

      Madame Bonté
      Voici un début d’explications...... il est simple mais dérangeant......et édifiant.....
      Cette programmation est tout simplement politique......
      En effet, avant les élections il faut faire de « l’esbrouf », du spectacle facile et raccolleur..... se ralier l’électorat en le séduisant ......
      Comment faire sur la Dalle ?
      Et bien vous aviez un sujet qui effectivement auprès des habitants prenait de l’ampleur et remportait l’adhesion de beaucoup.... Donc pour la programmation le sujet était tout trouvé....sans risque.Sans risque mais sans profondeur dans son traitement ; façon grand « spectacle » télévisuel.
      Et votre projet qui demandait une approche plus fine plus questionnante, plus artistique donc, dérangeait et vous comprenez maintenant, pourquoi..
      Est-ce qu’un journal sera capable de dénoncer une telle attitude politicienne qui sacrifie l’art ?
      Espérons que rue89 est cette intelligence.....

  • Anonyme

    Les Olympiades, c’est aussi des tours vilaines comme tout dominant du haut de leur dalle exposée les gratte-ciels du XIIIème chinois. Ce cauchemar architectural construit à la va-vite dans les années 70 a donné contre toute attente naissance à un quartier divers et chaleureux. Au prix du m2 les bobos arrivent mais avec 30 ans de retard, car les établissements scolaires sont de bon niveau , y a des commerces et des transports en commun... Mais faut pas être regardant sur la qualité des immeubles qui portent mal leurs 30 ans Une précision : la galerie marchande couverte, c’est plutôt le Sentier de Chinatown que Rungis (bonjour les machines à coudre et les amas de boutons).

    Une anonyme du 13ème profond

  • Anonyme

    Les Olympiades, c’est aussi des tours vilaines comme tout dominant du haut de leur dalle les gratte-ciels du XIIIème chinois. Ce cauchemar architectural construit à la va-vite dans les années 70 a donné contre toute attente naissance à un quartier divers et chaleureux. Au prix du m2, les bobos arrivent mais avec 30 ans de retard, car les établissements scolaires sont de bon niveau , y a des commerces et des transports en commun... mais faut pas être regardant sur la qualité des immeubles qui portent mal leurs 30 ans. Les bons jours on se croit à Manhattan, les mauvais on ne voit pas le soleil. Ne dépasse pas les tours dans la mulière rasante d’hiver ! Précision : la galerie marchande couverte, c’est plutôt le Sentier de Chinatown que Rungis (bonjour les machines à coudre et les amas de boutons).

    Une anonyme du 13ème profond

    • Audrey Cerdan
      Audrey Cerdan
      Auteur(e) de l'article Photographe Rue89
      • Posté à 01h15 le 08/10/2007
        éditeur
      • Journaliste 9918
        Photographe

      Effectivement la galerie marchande sur la dalle ressemble plus au sentier de Chinatown. Ce que je désignais comme le Rungis Chinois, se sont les sous-sol, tous les étages fourmillants en dessous de la dalle, qui abritent des fournisseurs de gros en produits asiatiques, ou plus généralement exotiques.
      Bonne soirée.

  • Anonyme

    Et mille excuses de n’avoir pas signé ce premier commentaire .....
    Qui parle de reconnaissance dans cette historique sur le travail qui préoccupa l’association DEDAL(L)E pendant 2 ans ? personne de l’association DEDAL(L)E.....
    Et la question n’est pas là... cela en dit long sur la (ou les) personne(s) qui a(ont) pu faire une telle interprétation.
    Dans les camps de concentration il était dit « Ici il n’y a pas de pourquoi ».....
    En quoi une signalétique au sol pour signaler l’entrée de la Dalle, où se trouve plusieurs installations est problématique ? Alors les panneaux de la Mairie de Paris sur le parcours sont problématiques ?
    Pourquoi ne pas vouloir répondre aux questions de fond ?
    Qui ou que dérangent-t-elles ? D’où vient ce manque de dialogue dont je vois encore un exemple ?
    I.Bonté pour l’association DEDAL(L)E....

  • rezba
    rezba
    homard intempestif
    • Posté à 21h59 le 10/10/2007
    • Internaute 3623
      homard intempestif

    « Dans les camps de concentration il était dit “ Ici il n’y a pas de pourquoi”..... »

    Whaouh ! Madame, vous avez le déshonneur de vous faire décerner le point de Godwin en tout juste deux interventions, c’est très fort.
    Cela dénote à tout le moins une capacité à empêcher le dialogue qui illustre à merveille vos interventions. Vous êtes l’apôtre du dialogue caricatural ?
    Ou vous êtes incapable du véritable échange social ?
    Allez, remettez-vous (en question), votre compréhension du monde s’éclairera.
    Et puis, dernière chose : pour des gens qui voulez laisser s’exprimer la parole des autres, je vous trouve très bavards sur votre proposition artistique. Ça laisse sceptique.

  • Anonyme

    Il faut dénoncer la politique culturelle qui parachute des compagnies artistiques avec des budgets
    professionnels sur des sites qui ne sont pas vierges, loin de là, de présence artistique, ceci ayant pour conséquence d’écraser et
    de décourager (tendanciellement..) la création locale ou la création qui échappe à l’art officiel.
    Quand donc la création en France verra-t-elle autre chose que cet art de réseau et pourra-t-elle respirer grâce aux artistes émergeants ?
    Un habitant des Olympiades

  • rezba
    rezba
    homard intempestif
    • Posté à 11h58 le 11/10/2007
    • Internaute 3623
      homard intempestif

    Cher courageux anonyme de 06h11.

    Vous vous trompez de combat. Aucun site n’est vierge de présence artistique. Dire ça, c’est, derrière une dénonciation d’un l’élitisme supposé, faire de la ploutocratie en chambre.
    C’est dire que « le local » devrait empêcher l’existence d’autres regards.
    Et pourquoi ? Pour protéger un pré carré ? Un territoire de l’art dont il serait le seul légitime dépositaire ?
    Pour éviter toute comparaison entre son projet et d’autres formes de discours, d’autres propositions artistiques ?
    Si encore vos mots de « parachutés », « d’artistes officiels » recouvraient le début d’une réalité quant aux démarches de François Chalet et de KomplexKapharnaum, mais là, c’est une pantalonnade, que de parler d’eux comme ça.

    • Anonyme répond à rezba

      Vous refusez de voir la réalité en face......
      En quoi dans l’article de départ il est fait mention d’autres formes de discours ? Où est fait la comparaison entre les projets officiels et les artistes émergents ?
      C’est justement là où est le problème !
      Ne voyez-vous pas le « pré-carré » dans l’article ? Mais il vous faut quoi ?

  • Anonyme

    Ce n’est pas le bon site pour dialoguer......
    « rezba » ne fait que détourner le propos.

  • Anonyme

    A lire sur : Lien

  • Anonyme

    A lire les échanges, il y a manifestement et délibérément récupération d’un travail en cours.ça laisse une impression bizarre.pas correct tout ça.

  • Anonyme

    J’ai vu les deux projets en question, perso, et je vois pas bien comment on peut les comparer. D’un côté on a un recueil de paroles façon « striptease », techniquement très spectaculaire, très beau, de l’autre une installation symbolique assez intime, beaucoup moins lisible, mais qui a l’air de s’ancrer dans une démarche longue.
    Ça jouait pas dans la même catégorie ni dans le rapport au public ni dans l’intention, à mon avis.
    Je vois pas vraiment le rapport entre les deux, en dehors d’histoires de jalousies ou de rapport aux organisateurs.

  • Anonyme

    Je prends la parole pour la troisième fois et dernière parce que réellement je voudrai un débat public..... qui porterai sur les questions de fond que j’ai posé dès le début.
    Comment se met en place une programmation artistique ? Sur quel critère se base-t-elle ? Quelle est réellement la pertinence du « in » et du « off » ? Pourquoi le dialogue avec Komplex, autour d’un projet semblable à l’origine (parole des habitants qui n’a rien en soi de nouveau ; voir les instituts de sondage)n’a-t-il pas eu lieu malgré mes demandes ? Pourquoi lorsque l’on fait un travail d’information, oublie-t-on un projet qui existait depuis 2005 et qui avançait petit à petit, sans moyen, avec l’enthousiasme des habitants, l’enthousiasme des artistes qui l’ont construit ? Comment les journalistes sont informés lors d’une conférence de presse des différents projets ? Comment le journaliste fait-il son travail d’analyse ?
    Ce qui est étonnant lorsque je relis tous ces échanges, c’est à quel point ces questions sont évincées et détournées vers des« remettez-vous en question.... ».Ainsi on pourrait croire grâce à ce détournement, qu’il s’agit de jalousie ou de rapport aux organisateurs..
    Tout d’abord les organisateurs.... je ne les connais pas... je n’ai d’ailleurs pas très bien compris qui organisait quoi....
    Quant à la jalousie : non. Une fois de plus on rammène le propos à de l’affectif là où ce n’est absolument pas le propos ! Il y a effectivement des façons curieuses de ne pas répondre à la serie de « pourquoi » qui ressemble au geste des camps.....Je mets ces questions au débat pour qu’un espace de pensée puisse se créer autour de ces thèmes...Ai-je tort d’y croire ? Est-ce de l’utopie ?
    Isabelle Bonté

  • Anonyme

    Je prends la parole pour la troisième fois et dernière parce que réellement je voudrai un débat public..... qui porterai sur les questions de fond que j’ai posé dès le début.
    Comment se met en place une programmation artistique ? Sur quel critère se base-t-elle ? Quelle est réellement la pertinence du « in » et du « off » ? Pourquoi le dialogue avec Komplex, autour d’un projet semblable à l’origine (parole des habitants qui n’a rien en soi de nouveau ; voir les instituts de sondage)n’a-t-il pas eu lieu malgré mes demandes ? Pourquoi lorsque l’on fait un travail d’information, oublie-t-on un projet qui existait depuis 2005 et qui avançait petit à petit, sans moyen, avec l’enthousiasme des habitants, l’enthousiasme des artistes qui l’ont construit ? Comment les journalistes sont informés lors d’une conférence de presse des différents projets ? Comment le journaliste fait-il son travail d’analyse ?
    Ce qui est étonnant lorsque je relis tous ces échanges, c’est à quel point ces questions sont évincées et détournées vers des« remettez-vous en question.... ».Ainsi on pourrait croire grâce à ce détournement, qu’il s’agit de jalousie ou de rapport aux organisateurs..
    Tout d’abord les organisateurs.... je ne les connais pas... je n’ai d’ailleurs pas très bien compris qui organisait quoi....
    Quant à la jalousie : non. Une fois de plus on rammène le propos à de l’affectif là où ce n’est absolument pas le propos ! Il y a effectivement des façons curieuses de ne pas répondre à la serie de « pourquoi » qui ressemble au geste des camps.....Je mets ces questions au débat pour qu’un espace de pensée puisse se créer autour de ces thèmes...Ai-je tort d’y croire ? Est-ce de l’utopie ?
    Isabelle Bonté

  • Anonyme

    L’ART C’EST LA VIE ! !
    Appel (1)

    De quoi a besoin la création pour exprimer sa vitalité, loin des carcans officiels et idéologiques ?

    Nous sommes tous des engagés volontaires pleins d’énergie. L’art est notre vie. Mais, en France, l’action du ministère public qui cherchait à favoriser la vitalité créatrice des arts plastiques en désorganise désormais de plus en plus profondément le cadre naturel par ses excès :

    la normalisation et le monopole d’un certain art officiel,

    les manipulateurs masqués qui, au sein des institutions et notamment au Musée national d’art moderne, imposent une pensée unique, soumise au marché et à la mode, obsédée par l’art tendance, les accrochages big bang, et l’art spectacle,

    la centralisation abusive du pouvoir entre les mains d’un petit groupe de censeurs qui, au sein de la délégation aux Arts plastiques et du Musée national d’art moderne, dévoient l’action de ceux qui pensent et veulent agir autrement,

    la censure et le mépris que ces agents doubles du marché international imposent à la création en France au mépris de leur fonction,

    le détournement des FRAC, victimes des mêmes influences,

    l’isolement et l’exclusion dont sont victimes des fonctionnaires indépendants d’esprit et non conformes aux diktats officiels.

    les choix incohérents, inconstants, et mondains de Cultures France (ex-AFAA).

    Pour exprimer sa réelle vitalité, la création en France a besoin d’être libérée de cet encadrement officiel. Sa diffusion par le ministère public doit découler naturellement de son histoire et témoigner de sa véritable diversité. Nous demandons :

    l’équité et le pluralisme des générations et des courants dans les présentations officielles de la création contemporaine en France.

    la répartition équitable des lieux d’exposition temporaires, galeries contemporaines du Centre Pompidou, galeries nationales du Grand Palais, espaces du Palais de Tokyo, et galerie du Jeu de Paume, entre les différentes générations et courants d’artistes vivant et travaillant en France.

    la création de conseils d’orientation pour garantir à la fois la pertinence, la transparence, le pluralisme et l’équité des orientations et des choix du Musée national d’Art moderne, de la délégation aux Arts plastiques, et de Cultures France.

    une participation significative des artistes à ces conseils.

    le soutien des initiatives privées par des mesures d’encouragement efficaces.

    l’enseignement artistique à l’école enfin pris en compte dans les évaluations et doté des moyens nécessaires,

    un lieu vaste et ambitieux pour montrer en permanence et sans complexes, à Paris comme à Londres, à Madrid, et à New York, toute la vitalité, la diversité, et l’originalité de l’art en France.

    (1) Premiers signataires : Pat Andréa, Dominique Angel, Anne Anthony, André-Pierre Arnal, Bruno Badoux, Marielle Baldelli, Vincent Barré, Claude-Henri Bartoli, Nancy Barwell, Louis Bec, Gonzalo Belmonte, Vincent Bioulés, Jean-Claude Bohin, Jacques Bosser, François Bouillon, Mark Brusse, Myriam Bucquoit, Pierre Buraglio, Alex Burke, Florence Callot, Christian de Cambiaire, Louis Cane, Béatrice Casadesus, Hervé Castanet, Frank Chalendard, Jean-Paul Chambas, Claude Chaussard, Miguel Chevalier, Alain Clément, Claire Colin-Collin, Gérard Collin-Thiebault, Bernard Crespin, Henri Cueco, Marinette Cueco, Caroline Culand, Antoine de Bary, Anne Deguelle, Joël Desbouiges, Patrick Des Gachons, Daniel Dezeuze, Hervé Di Rosa, Cécile Doubre, Joël Ducorroy, Erro, Marie-Héléne Fabra, Pascal Fancony, Serge Fauchier, Hervé Fischer, Fabienne Gaston-Dreyfus, Paul-Armand Gette, Danielle Gibrat, Anne Gorouben, Daniel Humair, Christian Jaccard, Robert Janitz, Jean-Luc Jehan, Jacqueline de Jong, Peter Klasen, Joël Kermarrec, Alain Lambilliote, Jean Le Gac, Nathalie Leroy-Fiévée, Elizabeth Mercier, Jean-Michel Meurice, Bertrand Meyer-Himhoff, Michel Mourlot, Bernard Pagès, Jean-Luc Parant, Anne-Marie Pêcheur, Ernest Pignon-Ernest, Augustin Pineau, Pierre Pinoncelli, Anne et Patrick Poirier, Edouard Prulhière, André Raffray, Bernard Rancillac, Yves Reynier, Marcel Robelin, Guy de Rougemont, Marie Sallantin, Michel Sicard, Pascal Simonet, Pierre Skira, Vladimir Skoda, Tony Soulié, Peter Stampfli, Soizic Stokvis, Klaus Stoeber, Julien Terdiman, Jean-Paul Thibeau, Thierry Thoubert, Pierre Tual, Gérard Titus-Carmel, Vladimir Velickovic, Claude Viallat, Vuk Vidor, Jean-Louis Vila, Jan Voss, Michèle Waquant, Pierre Marie Ziegler.

    A ce jour, plus de 700 artistes et autres personnes concernées se sont jointent à eux, si vous voulez que les choses bougent apportez votre soutien.
    POUR LA DIVERSITÉ DE LA CRÉATION, POUR LES ARTISTES : MERCI

  • Anonyme

    Tristesse d’une époque qui te demande de te taire...
    Ils ne veulent pas entendre, penser, nuancer Isabelle.
    Et il n’y a pas plus de manipulation que de désir d’exister derrière ça, juste de l’ignorence et la violence qu’elle entraine : celle de la négation du point de vue de l’autre.
    Le « exister ensemble » est définitivement ton sujet et certainement pas le leur ; la preuve en est...un peu plus haut et trés en bas de l’art de s’interroger.
    Ils n’ont pas voulu être « ensemble ».
    Je crois que tout ça dépasse largement la question de l’art et interroge celle des libertés en général et du courage politique à dire des choses.Paut être qu’il vaudrait mieux qu’il n’y ait plus d’argent du tout, alors nous pourrions voir qui est vraiment là, sur la dalle, qui prend la parole, qui la donne.
    Moi en tout cas je serais là, avec toi.Là ou ailleurs biensûr.
    Elodie Despres