
Plus de 15 000 Géorgiens ont manifesté vendredi dans la capitale géorgienne, pour protester contre l'arrestation de l'ancien ministre de la Défense Irakli Okrouachvili, qui a lancé au printemps un nouveau parti d'opposition au président Mikhaïl Saakachvili.
Après quelques mois d'absence, Okrouachvili avait en effet décidé de revenir en politique. Mais l'ancien ami et protégé du président se présentait cette fois comme un opposant résolu au pouvoir en place. En mai, il annonçait la création d'un nouveau parti d'opposition, le mouvement « Pour la Géorgie unie ».
L'homme est loin d'être un nouveau-venu. Il a déjà occupé les postes de gouverneur dans la région de Chida Kartli (zone du conflit osséto-géorgien), de procureur général, de ministre de l'Intérieur, de ministre de la Défense et de ministre du Développement économique.
Dès sa première intervention publique à la télévision géorgienne le 25 septembre, il a accusé Saakachvili d'être corrompu et d'avoir initié plusieurs assassinats. A commencer par celui du Premier ministre Zourab Jvani, dont le corps a été retrouvé dans la nuit du 3 février 2005 au domicile de l'un de ses amis, vice-gouverneur de la région de Kvemo Kartli, également décédé cette nuit-là. D'après la version officielle, Zourab Jvania est mort par intoxication au gaz naturel, mais la famille du défunt remet en cause ces conclusions.
Dans son intervention, Okrouachvili a aussi promis de rendre public prochainement tous les actes illégaux qu'aurait commis le président en place, ainsi que les détails concernant la mort de Jvania.
Le gouvernement a rapidement contre-attaqué. Deux jours après l'émission, il s'en est pris à l'ex-ministre, accusé d'avoir fomenté l'assassinat d'un homme d'affaires, mais aussi d'extorsion, de blanchiment d'argent, d'abus de pouvoir et de négligence…
Accusé et interpellé, Okrouachvili a été conduit au parquet général par la police criminelle le jour même. Un tribunal de Tbilissi a décidé vendredi soir de condamner l'ex-ministre à deux mois de détention provisoire, le temps du déroulement d'une enquête.
Pourquoi Okrouachvili est-il resté silencieux plusieurs mois, et pourquoi il décide de revenir sur la scène politique en tant qu'opposant radical de Saakachvili ? Autant de questions sans réponses, qui n'empêchent pas le peuple géorgien de se soulever à nouveau pour demander la tenue de nouvelles élections.





















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De tamo78
19H21 | 04/10/2007 |
Je suis une fervante patriote géorgienne, et les evenements qui se passent en ce moment en Géorgie me déchire le coeur, surtout que dans un pays démocratique on doit pas avoir ce genre de problemes. Je felicite l'auteur de cet article car il y a beaucoup de verités dedans, même si parfois on a la verité qui blesse, enfin quelqu'un qui parle de la Géorgie avec une exactitude.
De
21H26 | 04/10/2007 |
Enfin des informations qui concernent la Georgie.
Je suis heureux que la presse fasse son travail d'investigation et qu on puisse enfin nous informer sur ce qui se passe dans ce pays encore helas trop méconnu pour nous Français et Européen.
De
06H09 | 05/10/2007 |
Bravo rue 89 de parler de ce pays si grand dans d'histoire et réduit aujourd'hui sous le joug de la corruption et du colonialisme américain un peuple en perdition. La nouvelle génération des géorgiens quittent le pays ou sombre dans la drogue. Pauvre Géorgie, si grande dans ton cœur, la bêtise des hommes de peu de foi vont de conduire au néant de l'oubli… La reine Thamar, Gamsakhourdia, Vartang 1er doivent pleurer les larmes de leur âmes… Le pire énnemi de la Géorgie c'est les américains qui ont organisé la fameuse révolution de rose qui n'a été qu'une supercherie ! Croyez vous que lorsqu'on fait fait une révolution on a le temps de mettre en écran géant sur une place et de faire un feux d'artifice dès que Chevarnadze quitte le pouvoir ? regardez les images de l'époque ! tout est surréaliste ! pourquoi personne ne l'a dit ! pourquoi ne pas dire la vérité ! ! ! !