critique 03/10/2007 à 12h39

« L'ennemi intime » ou la guerre d'Algérie sans tabou

Ella Marder | Rue89


Magimel et Dupontel (Thibault Grabherr/SND)

On connaît Florent Emilio Siri pour le premier long métrage qu’il réalisa en 1995 autour de la grève des mineurs, « Une minute de silence ». Une griffe bien singulière pointait déjà, redoutable d’efficacité. Deux personnages, déjà, s’y contrariaient, malgré eux, jusqu’à l’antagonisme. Benoît Magimel, déjà, y endossait le rôle principal. Avec « L’Ennemi intime », son quatrième film, Siri s’affirme comme un réalisateur singulier et audacieux, qui n’hésite pas à prendre des risques, à voir grand -jusqu’à se perdre parfois.

L’idée de tourner un film sur la guerre d’Algérie, conflit trop longtemps nié, « si proche et si lointain » pour les gens de sa génération, aura nécessité cinq années de préparation et une fructueuse collaboration avec le scénariste Patrick Rotman (coauteur avec Bertrand Tavernier de « La guerre sans nom »). Pari gagné : traduire en images et avec justesse la barbarie, dans ses contours les plus abrupts.

A l’automne 1959, le lieutenant Terrien est chargé de reprendre le commandement d’une section en pleine mission dans les montagnes kabyles. Tandis que Dupontel (regard noir, profond, terrifiant) incarne un ancien d’Indochine, figure de salaud insensible aux méthodes largement contestables, Terrien, lui, refuse toute forme de torture et entend épargner le plus de civils possible. Magimel, dans un rôle indéniablement écrit sur mesure, est ce militaire idéaliste et plein d’espoirs qui, jusqu’au bout, tente d’y croire.

Si quelques séquences du début peuvent laisser espérer un glissement vers du cliché comique et des situations improbables ou parodiques, si la musique hollywoodo-jazzy apparaît excessive, la caméra est fluide ; les couleurs composées et esthétiques à l’extrême créent un climat uniforme de mort.

Un film de genre qui contrecarre l’habituelle estampille US. Oui, c’est un fait, le film est français mais se déploie « à l’américaine », avec de gros moyens. Ca fonctionne. Espoir (d’un soir ?) pour l’avenir plein d’audace du cinéma français.

L’ennemi intime, réalisé par Florent Emilio Siri, avec Benoît Magimel, Albert Dupontel, Aurélien Recoing,1h 48min.

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  • Annissa75
    • Posté à 13h00 le 03/10/2007
    • Internaute 1688

    J’ai pas encore été le voir mais cela en saurait tardé. Si des personnes l’ont vu , serait-il possible de dire ce que vous en avez pensé ? Merci

    • Anonyme répond à Annissa75

      Je viens de voir ce film que me semble le plus objectif des films sortis sur ce conflit ; Les scénes de guerre sont vraisemblables bien que les opérations militaires menées par nos troupes étaient bien mieux organisées que celle du film.L’histoire du jeune lieutenant idéaliste est plus un cas d’école qu’une réalité objective ; je précise que je suis un ancien appelé d’Algérie .

    • Anonyme répond à Annissa75

      Le film est au top .J’en est trop pleuré.
      TOUT EST VRAIE ;
      j4EN PLEUR ENCORE pour la kabylie et pour les kabyles qui ont tant souffert
      note/20/20

      • Anonyme

        j’ai pleuré pour les pauvres kabyles et aussi pour quelques soldats Francais qui n’ont jamais désiré faire cette guerre.

  • Anonyme

    j’espere le premierr d’une longue serie

    • Anonyme

      Contrairement à une idée reçue, les films sur la Guerre d’Algérie, bien que rares existent. En France, je crois qu’on peut au moins citer L’honneur d’un capitaine de Pierre Schoendorffer. Il y en a d’autres comme ceux de René Vautier, certes un temps censurés. L’ennemi intime n’est donc pas le premier. Quant à la longue série pourquoi pas, mais gare à la lassitude... :)

      Rabah AIT MOUHOUB

  • Anonyme

    le film est français mais se déploie « à l’américaine », au lieu de
    le film et français mais se déploie « à l’américaine »,

    • David Servenay
      David Servenay
      Ex-Rue89
      • Posté à 15h36 le 03/10/2007
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Corrigé, merci.

      • Anonyme répond à David Servenay

        Seul dieu et las algériens sont vraiment conscient de ce qui s’est passé (tortutes, tortures, tortures et tortures)

  • Anonyme

    le meilleur film « de guerre » reste celui de Jean-Luc Godard : « les carabiniers ». Il dit tout sur la guerre sans jamais la montrer, sans jamais flatter le voyeurisme sadique du spectateur.
    Cela a été un flop commercial, mais il reste en tant que film pour les cinéphiles. Trouvable en DVD. Et c’est...français. Enfin, ...Godard est suisse...

    • Anonyme

      Je ne partage pas ce point de vue ... pour moi, le meilleur reste, et restera encore longtemps, la 317ème section de Schoendoerffer !

      Il sera intéressant de voir ce nouveau film, le principe restant le même : un jeune lieutenant idéaliste et son adjoint à la peau tannée par des mois d’expérience, de conflit, de réalité sur la nature des hommes dans ces situations extrêmes.

    • Anonyme

      .

      Non.

      Le meilleur film de guerre c’est « Johnny got his gun ».

      .

  • Anonyme

    Godard ouais, pas pop pour un sous malgré les ambitions. A mon goût, et il est assez consensuel, Pontercorvo a fait presque inconsciemment ce qu’il fallait pour resituer la guerre d’Algérie dans le contexte social actuel. Voir « la Bataille d’Algers » aujourd’hui est une leçon d’instruction civique magistrale. L’ennemi intime, de ce que je devine, est un film de guerre universel, à la Platoon. Faire un Platoon sur la guerre d’Algérie aujourd’hui, c’est une envie super kitsch quand on y pense. Bientôt l’Enfer du Devoir de la guerre d’Algérie aussi ? Pourquoi pas ? Mais ça n’élève pas vachement le débat. Dans le genre horreur de la guerre, et s’il ne s’agit que de ça, le dernier Dumont, « Flandres », dans sa linéarité barbare est je pense beaucoup plus efficace que l’humanité révélée ambiance new-born du propos de l’Ennemi Intime, qui à côté de ça est un documentaire extraordinaire et déjà super captivant. Quitte à pondre une fiction pour les générations futures, autant le replacer dans une guerre de tranchée robotique. Matrix meets la Bataille d’Algers, ça choquerait certaines éthiques, mais fait par un mec intelligent, ce serait super intéressant. La Bataille d’Algers meets Platoon... franchement, je crois qu’il faut être con comme un français pour trouver ça fortiche. En ça, ouais, et j’ai presque honte de ma remarque parce que Siri a l’air plutôt honnête, belle leçon d’intégration...

    • Anonyme

      Avoir 20 ans dans les Aurès
      Les Centurions
      La Bataille d’Alger
      R.A.S.
      L’honneur d’un capitaine

      ça suffit largement pour illustrer le sujet.

      • Anonyme

        Oublié « La question », Pierre Tchernia...

         
        • Anonyme

          oui c’est vrai , le livre d’Alleg était tellement plus fort

        • Anonyme

          La question n’espas de Pierre Tcherbia mais de Laurent Heynemann (Pierre Tchernia est l’auteur du Viager et de La gueule de l’autre - grands films politiques s’il en fût)

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        Mon Colonel, d’après le roman de Zamponi

  • Anonyme

    Faire un film français qui « se déploie à l’américaine », est ce vraiment une audace ?

    • Anonyme

      Une audace financière probablement

  • Anonyme

    et je n’avais pas lu l’article mais quand même, « l’avenir plein d’audace du cinéma français »... voilà une perspective bien plus audacieuse que n’importe quel essai cinématographique à venir....

  • Anonyme

    Chère Ella Marder.
    je ne connais pas votre expérience en matière de guerre ou même de films de ce genre mais je suis en total désaccord avec vous ! Ce qui permet d’échanger !

    Sorti il y a une demi-heure de la salle de projection, je tombe sur votre article... Nous n’avons pas vu le même film, c’est impossible.

    - Scénario d’une pauvreté achévée (on colle des historiettes bout à bout et on appelle ça histoire)
    - Images cédant à la mode du sépia et jaunâtre surexposé (Clint Eastwood dans Iwo Jima et la mémoire de nos pères avait un photographe qui maîtrisait !)
    - musique(je n’ai pas entendu la même que vous mais deux ou trois airs d’époque)
    - des poncifs du genre à la pelle ! on n’échappe à rien, le bon qui devient méchant, le méchant qui doute, les copains blessés, celui qui va mourrir à qui on ment...
    - des longueurs, des rajouts de fin comme si on avait oublié quelque chose et qu’il fallait tout traiter
    - des personnages limite caricatures.

    ce film ne marquera pas une époque, au plus une semaine. Dès que l’on ressent la dureté et l’inconfort du siège sur lequel on se tient, on peut parier que le film n’est pas à la hauteur.
    C’est le cas. Même les acteurs s’ennuient.

  • Anonyme

    reconnaissons tout de meme que la France a un probleme avec cette periode. je pense qu’ici tout le monde est capable de citer un grand nombre de films sur la guerre du vietnam, mais sur l’algerie, le probleme n’est pas tant de les citer, mais d’en trouver. la meme chose sur la guerre d’indochine. les films existent, mais demeurent rares et c’est dommage. de nombreux sujets sont encore tabous. je me rappelle un soir de 1992/1993 avoir vu sur France 3 un documentaire sur les massacre d’octobre 1961 et bien qu’a l’epoque j’etais un ado passionné d’histoire, jamais je n’avais entendu parler de ces massacres. la censure existe, elle est plus subtile que la loi, mais elle existe. on peut reprocher pleins de chose aux USA, mais au moins ils affrontent leurs démons, ou essayent de le faire, bien plus que les français !

    • Anonyme

      la France a toujourseu un problème avec les films de guerre, quelle que soit la période.
      un simple exemple : le film d Stanley Kubrick « les sentiers de la gloire » qu’il aura fallu attendre près de 20 ans.

      Si les EU n’ont aucune dfficulté à traiter les sujets de leur guerre, on peut tout de même y voir une constante : la vérité historique y est souvent malmenée. Seul récemment Eastwood a faitun réel effort pour tourner « des deux côtés ».

    • Anonyme

      Avez-vous jamais entendu parler du massacre d’Oran le 5 juillet 1962.
      C’est vrai, la censure existe, mais pour un ancien passionné d’histoire comme vous,nul doute que le sujet vous intéressera.

  • Anonyme

    Moi qui ai fait la Guerre d’Algérie, crapahuté dans les Chotts et bouffé du fellouze à la pelle, ils ne m’ont même pas contacté pour un rôle de conseiller technique !

    Neneuil (lieutenant du cadre de réserve)

    • Anonyme

      ce n’est donc pas à vous que j’apprendrais qu’il y a eu plusieurs guerres. Aurès, Kabylie, Mitidja, Sahara, les villes, les frontières, le reneignement...
      Ancien d’un commando de chasse pendant 3 ans, je n’ai pas été contacté non plus ! ! ! ; -)
      Mais je ne m’en plains pas, parler de ce sujet à quelqu’un qui n’a jamais fait de guerre me parait tellement inutile.

      • Anonyme

        Ben non, justement, c’est utile.

        Après, on n’est pas obligée d’être d’accord. Mais savoir ce que vous pensez, oui, ça nous intéresse !

         
        • Anonyme

          en fait c’est l’auditeur qui doit faire un effort extraordinaire, pas celui qui raconte.

          Effort qui consiste à « imaginer » une société où la télé n’existe pratiquement pas dans les foyers, pas plus que le tééphone.
          Où un jour vous recevez une lettre parce que vous avez l’âge... 15 jours en France le temps de faire les piqûres (typho, diphtérie, tétanos...) d’apprendreà manier une arme, et vous vous embarquez à Marseille sur le « Ville de Tunis » direction Oran.
          Et ce qui se passe ensuite... on s’en souvient toute sa vie...

          • Vê

            Le Passeur de mondes.
            • Posté à 21h30 le 03/10/2007
            • Internaute 12430
              Le Passeur de mondes.

            Mon frère aîné a « fait » la guerre d’Algérie...

            Il en a peu parlé...

            En fait jamais...

            Il avait l’âge du service militaire...

            20 ans...

            Cela l’a beaucoup changé...

            • Anonyme répond à

              >Il en a peu parlé...
              En fait jamais...<

              je le comprends, je crois.

        • Anonyme

          > Après, on n’est pas obligée d’être d’accord. <

          c’est une des raisons.
          D’accord sur quoi ? en parler ne changera rien. ni bien ni mal. qui peut juger, de quel droit, 50 ans plus tard, alors que tout est différent.

        4 autres commentaires
      • Claude Lebrun
        • Posté à 20h34 le 03/10/2007
        • Internaute 17829

        Vous n’avez pas reconnu le « Neneuil » en question ?

         
        • Anonyme répond à Claude Lebrun

          bien entendu mais ramener sans arrêt ce genre de plaisanterie est navrant et manque un peu de hauteur

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    La guerre d’Algérie nous sommes nous les algériens les premiers à subir les conséquences, l’émigration d’algérie pour certains, les affres et l’absurdité du FLN pour les autres ; ceux qui sont restés.

    • Anonyme

      le 7 juillet 1962, 3 jours après l’indépendance, j’étais à Mostaganem.
      Une banderole , suspendue en travers de la rue, proclamait « Gloire à nos chouadas » (martyrs).
      J’étais en uniforme. Un homme s’est approché de moi et m’a glissé : « si seulement c’étaient les derniers ».
      je repense souvent à lui.
      ma’alesh !

      • Anonyme

        Moi,j’étais à oran le 5 juillet,et j’ai pris la route de l’exil

         
        • Anonyme

          Moi je n’y étais pas mais mes grands-parents, mes tantes, et mon père ont eux aussi pris des ferrys et des avions...

          Personne n’en a vraiment reparlé depuis, sinon par bribes...

          Amicalement,

          Emmanuelle

          • Anonyme

            Bonjour Emmanuelle,

            A Oran le 5 juillet 1962 l’ALN est entrée dans la ville. Les quartiers européens, vides, ont été livrés au pillage. 1500 européens ont été massacrés ou portés disparus, le massacre des harkis fidèles à la France et de leurs familles à commencé. L’armée française encore sur place a reçu l’ordre de ne pas porter secours ni aux européens, ni aus harkis.
            je crois qu’on peut appeler cela une purification ethnique.
            Vous saviez tout ça, mais je crois que nos amis qui nous lisent, l’ignoraient.

            Patrick

            • Anonyme

              « Partez, ici ce n’est pas chez toi, » c’est ce que répond une voisine à nous à une dame française venue récupérer seulement sa carte d’identité qu’elle a oubliée dans son ancienne villa de cheminot à Sidi-Bel-Abbès. Nous sommes autour du 05 Juillet 1962, les français viennent de quitter en catastrophe, l’Algérie et leurs habitations, ils ont tout laissé même des couverts de tables de cuisines servis. Cette villa a été occupé par cette famille de réfugiés algérien, à Oujda (Maroc), dont les mœurs pas très recommandables (nos frères marocains d’Oujda en savent des choses sur les mœurs des algériens d’Oujda), membre du FLN, ou du moins c’est ce qu’il prétend toujours. En rentrant du Maroc, en 1962 , il occupait le poste de barman ! ! ! dans un bar lui aussi abandonné par un français , 45 ans après, cette famille hélas ne vit que des malheurs, le pays aussi d’ailleurs, le père atteint de troubles de folie, la mère décédé très tôt d’un cancer, plusieurs filles de cette famille sans mariage, des enfants marginaux, divorce et en prime vide spirituelle garantie (aucune pratique manifeste de la religion musulmane), voilà un petit aperçu des représentants du FLN, qui croulent sous l’argent et les indemnités et avantages divers….mais hélas il y’a une vie après la mort…
              « Un algérien, qui n’accepte pas l’idée d’être maudit jusqu’à la septième génération »

        3 autres commentaires
      • Anonyme

        Rectificatif...
        chouadas » signifie en arabe dialectal « les singes »
        Par contre martyrs s’écrit « chouhadas », enfin bref..
        merci tout de même de l’effort pour apprendre l’arabe.
        un algérien...

      • Anonyme

        Rectificatif...
        chouadas » signifie en arabe dialectal « les singes »
        Par contre martyrs s’écrit « chouhadas », enfin bref..
        Quant à « Ma’alesh », c’est parfait, l’orthographe est correct...
        merci tout de même de l’effort pour apprendre l’arabe.
        un algérien...

  • simy
    • Posté à 00h06 le 04/10/2007
    • Internaute 9563

    Ce film est au cinéma ce qu’une grande surface de bouffe est à l’alimentation. Marketing chiadé et de tout un peu. « L’ennemi intime », cest rien que du politiquement correct, des clichés et des dialogues d’une pauvreté à pleurer. Le film va faire un tabac, c’est sûr, toute la check-list du film-de-guerre a étté dûment pointée (ah les barbes de 8 jours et les regards noirs-ou-bleus-mais-profonds !). Mais, de grâce, Rue 89 aurait pu nous épargner ce papier de promotion. La chroniqueuse a sans doute des excuses : son âge, peut-être, et le fait que le film est redoutablement bien foutu. Tout pour allecher le consommateur. Mais pas grand chose pour le « client », autrement dit pour ceux qui savent entendre et voir... Ou qui en on déjà tant vu et tant entendu qu’ils sont devenus méfiants, ou qui se battent seconde après seconde pour que leur cher esprit critique ne disparaisse pas dans le magma ambiant.
    Je vous recommande les dernières phrase du film. Je ne les ai malheureusement pas notées, mais le maire de Champignac ne les désavouerait pas.

    • Anonyme répond à simy

      nous avons bien vu la meme chose !
      du basique, du scolaire, de l’esthétisant bon marché, de quoi attirer le « grand public » (le nombre pas la qualité), des lourdeurs, pas d’imagintion, de la tentative de copier (sans succès) des recettes éprouvées.
      allez voir « Ratatouille » au moins là on ne s’ennuie pas !

  • Édik
    • Posté à 00h25 le 04/10/2007
    • Internaute 18338

    Oui eh bien ! perso, je trouve par principe très intéressant que le cinéma français se penche sur notre histoire politique. Et, il se trouve que « L’ennemi intime » est un film brillant : interprétations, photographie, réalisation, scénario, dialogues, décors, costumes... Et oui, Ella Marder, la journaliste de Rue89, ne s’est pas trompée : « ça fonctionne » ! N’en déplaise aux grincheux.

    • Anonyme répond à Édik

      facile de dire « grincheux » !
      donner un avis contraire c’est être grincheux et vous seriez objectif ? Jugement assez nul.
      Et vous ne devez pas avoir vu grand chose pour voir en l’ennemi intime un film brillant !

      Ce film n’est pas à la hauteur : ni le « scénario » ni la réalisation.

      Ella Marder comment analysez-vous la scène du retour du lieutenant à Grenoble (technique et message souhaité) ?

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