La mobilisation a payé : la base-élèves, qui était très contestée par de nombreux enseignants, sera amendée. Le ministère de l'Education nationale a confirmé mercredi une information de France info selon laquelle les directeurs d'école primaire seront prévenus par une note que le logiciel sera rectifié « d'ici deux à trois semaines ». Trois données très controversées n'y figureront plus : la nationalité des élèves, leurs « langue et culture d'origine » et la date d'entrée en France des enfants de nationalité étrangère.
Le système de gestion informatisée des établissements primaire était expérimenté depuis 2004. A l'origine, le test concernait une vingtaine de départements précise le ministère, qui généralisera cette année au reste de la France son application. Pour l'heure, 77 départements l'ont déjà adoptée.
Chloé Leprince
Article suivi : La base élèves est recalée par les profs bretons


























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De Infovite 8783
Plébéien. | 16H50 | 03/10/2007 |
Une « bonne base de départ » pour respecter les élèves,tous les élèves,en leur montrant que leur école ne se « fiche » pas d'eux !
http://info-espress.over-blog.com/
à Infovite
De Alice77
10H54 | 06/10/2007 |
Ravie que ce flicage dès le plus petit âge soit stoppé. A quand l'arrêt de toutes les banques de données ? Parce que celle ci est un faible bouleau qui cache la forêt de platanes.
De
16H51 | 03/10/2007 |
***
De caro
délinquante avérée | 18H52 | 03/10/2007 |
Un problème de base élèves a été résolu : celui de l'indication de la nationalité de l'élève, de sa langue et de sa culture d'origine et sa date d'entrée en France.
Mais le problème de « base élèves » reste entier : pourquoi ficher les enfants de la maternelle à la terminale ? Malgré toutes les assurances données par le gouvernement, la sécurité des fichiers n'est pas assurée et si l'interconnexion des fichers n'est, pour l'instant pas à l'ordre du jour, qui a le droit de consulter ? Ce fichier n'est pas seulement une base administrative, mais un vrai suivi des élèves, les absences, les comportements etc
http://www.ldh-toulon.net/spip.php ? article2287
« Le partage des informations
La loi sur la prévention de la délinquance, elle, a été adoptée le 7 mars 2005 et constitue le principal élément à charge au regard des militants. Imposant le partage d'informations entre les acteurs sociaux, professionnels de la santé, enseignants, policiers ou magistrats, elle offre aux maires le pouvoir de les collecter toutes ou en partie. Quid de Base élèves ? La question n'est pas mince, quand on sait, par exemple, que la CAF a aujourd'hui le pouvoir de supprimer les allocations familiales en cas d'absences répétées d'un enfant à l'école. Ou que se multiplient des cas d'exclusion initiée par un édile » …
Ce fichier et dangereux comme tous les fichiers avec ou sans la nationalité.
La population française ne sera-t-elle bientôt qu'un immense fichier ?
De
08H39 | 04/10/2007 |
Bonjour,
je suis enseignant, et directeur d'école primaire. J'expose deux cas en faveur de base-élèves :
1er cas : un enfant est victime d'inceste, la petite soeur également. Une enquête sociale est diligentée après alerte de ma part. Du jour au lendemain, la famille disparaît complètement. Les DDASS comme leur nom l'indiquent sont départementales et fort mal centralisées. Presque pas reliées entre elles. Encore deux enfants qui sont en danger faute d'avoir pu les suivre à la trace.
2e cas : un enfant est victime de négligence parentale. Livré à lui-même les neuf dixièmes du temps, il est sale, mal nourri et doit en prime s'occuper de ses deux jeunes frères. Il a dix ans, et a déjà redoublé deux fois. En l'espace d'une semaine, sentant l'enquète sociale se profiler (nouveau signalement de ma part), la famille déménage « à la cloche de bois ». Et trois enfants en danger de plus dont on perd la trace.
Base élève pourrait permettre d'assurer un suivi de ces élèves, qui ne pourrait être scolarisés sans que se sache la situation des familles par rapport aux services sociaux (signalements, etc). Vous êtes globalement victimes de la paranoïa ambiante. Base-élèves peut être un outil précieux pour nous, directeurs, pas pour ficher mais pour aider les élèves. Contrairement à vous, dans l'ensemble, je connais cette réalité de l'intérieur. Ce n'est jamais l'outil qui est dangereux, mais l'utilisation que l'on en fait. Aux pouvoirs publics, avec notre « aide » ou nos revendications, d'en faire le meilleur usage possible.
Une question : où écrit-on son nom ? Bah, je risque d'apparaître comme courageux anonyme. J'assume : -)
De Caretera
22H43 | 04/10/2007 |
Dans le 1er cas cité, c'est la DASS qui doit être réorganisée, re-structurée…….
Dans le second cas, je serais assez de votre avis, mais je suis allée à « la pêche » pour connaître les informations contenues dans « base-élève »……et je ne suis pas sûre du tout que toutes ces précisions détaillées soient indispensables pour suivre un enfant en danger….
Vous avez, ô combien raison, quand vous précisez que ce n'est pas l'outil qui est dangereux mais l'utilisation que l'on en fait………c'est bien ce qui m'inquiète : quand toutes ces fiches seront remplies, quelles seront leurs destinations finales ? ? ? quel en est le but réel ? ? ? ? ?
Et je voudrai préciser enfin que je ne suis pas du tout victime de la paranoîa ambiante, simplement prudente, très prudente…..car lorsque les données seront remplies, archivées, il sera trop tard pour revenir en arrière…..permettez-moi d'avoir des doûtes sur la finalité de ces renseignements quand on sait que cette base-élève est née du rapport Bénisti sur la prévention de la délinquance…..
Fichage génétique, fichage informatique, fichage policier, fichage biométrique, fichage bancaire, fichage ethnique………Nos gouvernants ont aujourd'hui une obsession du fichage……..moi, je veux garder mon identité, ma liberté….
Toutes ces informations personnelles recueillies sur une fiche ornée d'un numéro me donnent la nausée, j'ai l'impression de vivre dans une prison…
De
08H04 | 05/10/2007 |
La base-élèves sera finalement modifiée…
C'est le genre d'info rassurante du style :
Un jour : « On va vous amputer des deux bras. »
Le lendemain : « On a réfléchi, finalement on ne va vous en couper un seul »
Ouf !
Léon (enseignant)
40 ans d'argumentation, maintenant je fais dans le raccourci.