
Depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'au soulèvement récent des moines bouddhistes, l'histoire récente de la Birmanie est marquée par la mainmise de l'armée sur le pouvoir. Retour en images avec l'INA.
A la fin de l'année 1944, la guerre n'est pas finie sur le front Pacifique. La Birmanie, « libérée » par les Japonais en 1942, est à nouveau prise dans les combats. La route birmane, stratégique, est convoitée par les alliés. Elle permet d'approvisionner les troupes nationalistes chinoises qui combattent le Japon. En février 1945, l’armée britannique patauge dans la jungle birmane.
Allié des Japonais durant la guerre, le général Bogyoke Aung San, qui a dirigé l’Armée indépendante birmane, finit par leur déclarer la guerre en mars 1945. Figure de la lutte pour l’indépendance, le militaire est assassiné en 1947 laissant une fillette de deux ans : Aung San Suu Ki.
L’indépendance est acquise le 4 janvier 1948, Thakin Nu est à la tête de l’Etat. 1962 marque la fin de la démocratie : un coup d’Etat militaire est organisé. La nouvelle Birmanie est dirigée par des gouvernements fantoches se revendiquant du socialisme, tout en pourchassant des minorités communistes.
En 1988, d’immenses manifestations sont organisées par les étudiants partout dans le pays. Ils réclament la démission du gouvernement au pouvoir et l’installation de la démocratie. Ne Win, le Premier ministre, cède et démissionne en juillet. Il est remplacé par Maung Maung, qui va engager, en septembre, des négociations avec l'opposition. Sous la pression des manifestants, le nouveau pouvoir promet des élections libres.
Une semaine plus tard, le 18 septembre, un nouveau coup d’Etat militaire dirigé par le général Saw Maung et une répression d’une extrême violence ont raison des manifestants. Les caméras du monde entier saisissent les images de la répression.
L’une des fondatrices de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), Aung San Suu Kyi, la fille du général Bogyoke Aung San, est arrêtée. Elle refuse de quitter le pays, ce qui lui vaut une assignation à résidence, toujours en vigueur. En 1990, les élections générales organisées par la junte militaire, sont gagnées par la LND. Le pouvoir annule le scrutin. Un an après, la militante birmane reçoit le prix Nobel de la paix.
14 octobre 1991. JT d'Antenne 2. Portrait d'Aung San Suu Kyi, qui vient de recevoir le Nobel de la paix.La semaine dernière, la junte militaire réprimait violemment le vaste mouvement de protestation populaire engagé dès le mois d'août. Bilan : 138 morts (selon une radio en exil) et plus d'un millier d'interpellations.

A lire :
Les articles de Rue89 sur la crise birmane

















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Tu rigoles ou quoi !!!
C’est justement quand il y a des intérets financiers ou autres que le silence se fait .
Là ou la Chine a sa zone d’influence aucun pouvoir occidental n’a le courage de prendre ouvertement position.
Pensons à l’histoire du Tibet.Et là ou la Chine est présente il y a des enjeux très importants.
L’histoire birmane est certes trustée par les militaires depuis un sacré bout de temps. Ce que l’on sait moins, et que souligne un excellent article publié par une anthropologue dans le Géo de mai dernier, c’est que depuis plus de 20 ans la junte et le clergé bouddhiste sont alliés dans des récoltes de dons dont le montant total atteint des hauteurs himalayesques, auprès d’une population qui file ses derniers ronds pour l’édification de temples couverts d’or et de pierreries. Une abérration qui profite tant au prosélytisme religieux qu’aux entreprises nationales (banque nationale, entreprises publiques de btp) et à la junte. Alors certes la plèbe du clergé bouddhiste descend dans la rue avec le peuple, pour autant pas d’angélisme…
Plus de détails dans l’article « Birmanie : le Bouddha c’est sympa » sur mon blog :
http://sarcosuchus-imperator.blogspot.com/
En tant que bouddhiste de la tradition théravada mais aussi en tant que citoyenne européenne je suis particulièrement concernée par ce qui se passe en Birmanie, d’autant plus que je devais m’y rendre plusieurs mois courant 2008 pour y faire une retraite dans un monastère.
C’est un véritable crime contre l’humanité.
J’ai longuement développé ce sujet sur mon blog
http://bica-vipassana.blogspot.com/
En tant que bouddhiste de la tradition théravada mais aussi en tant que citoyenne européenne, je suis particulièrement concernée par la répression terrible se déroulant en Birmanie, d’autant plus que je devais m’y rendre plusieurs mois courant 2008 pour y faire une retraite dans un monastère.
C’est un véritable crime contre l’humanité.
J’ai longuement développé ce sujet sur mon blog
http://bica-vipassana.blogspot.com/