C'est la deuxième manche du débat autour de la loi sur l'immigration. Quoique à la lisière d'un autre texte polémique -sur le droit au logement opposable, dont le décret d'application a fait scandale-, l'article 21 du projet de loi sur l'immigration, soumis cette semaine aux sénateurs, était curieusement d'abord passé inaperçu. Il introduit pourtant une mesure très contestée : si la loi est votée en l'état, le dispositif d'hébergement d'urgence sera réservé aux personnes en situation régulière sur le territoire.
Nouvel amendement signé Mariani
La mesure modifie en fait la loi sur le droit au logement opposable (Dalo), en liant l'accès à l'hébergement d'urgence au fait de pouvoir « justifier de la régularité de son séjour sur le territoire ». Eclipsé par le débat sur les tests ADN, cet article a été voté le 19 septembre par la commission des lois à l'Assemblée, sur proposition du député UMP du Vaucluse Thierry Mariani, déjà auteur de l'amendement sur les tests ADN. Mais il n'a soulevé un tollé auprès du monde associatif qu'en fin de semaine dernière.
La Cimade et Emmaüs ont lancé l'alerte les premiers, jeudi. Suivis par d'autres, cette semaine, à l'instar de la Fondation Abbé Pierre. Ce mardi, Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, se demandait ainsi si les tests ADN n'étaient pas, finalement, « un écran de fumée » masquant les dispositions sur les centres d'hébergement d'urgence. Pour lui, « ce texte qui contredit la tradition française est totalement inconcevable et même extrêmement choquant » :
Cimade, Emmaüs et Fondation Abbé Pierre ne sont pas les seuls à avoir réagi : le tollé va crescendo et les acteurs de terrain sont nombreux à en appeler à « la sagesse des sénateurs ». Pour l »Association nationale des assistants de service social, qui dit avoir été « prise au dépourvu », on cherche à « répondre à une question matérielle, en l'occurrence le manque de places dans les centres d'hébergement, par une telle mesure incohérente avec d'autres textes de loi qui font du droit à la vie décente une priorité ».
Pression sur les services d'hébergement d'urgence
« Sur le terrain, on constate depuis deux ou trois ans que la pression s'accroît sur les services d'hébergement d'urgence à qui les préfectures demandent désormais de faire remonter la liste nominative des gens hébergés, poursuit Laurent Puech, président de l'Anas et lui-même travailleur social. Face à ce repérage de plus en plus systématique, les professionnels développent des stratégies : on retarde l'envoi des informations, on donne la liste de personnes qui ne sont plus là… »
Les associations relèvent un pressing qui va crescendo mais pas encore de contrôles massifs à la porte des centres d'hébergement. « Ponctuellement, il y a eu quelques maladresses, à proximité des Restos du cœur [en février, 21 sans-papiers avaient été arrêtés aux Restos du coeur de République, à Paris, ndlr] ou de certains centres d'hébergement, relate Patrick Dautreligne, à la Fondation Abbé Pierre. Mais, jusqu'à présent, la préfecture nous assurait qu'il ne s'agissait que d'une erreur, d'une bavure ou d'un problème administratif. Cette fois-ci, des tabous se sont levés » :
La Cimade rappelle pour sa part qu'au moment du débat sur la loi Dalo, adoptée en mars, Thierry Mariani avait déjà déposé un amendement qui visait à exclure les sans-papiers des services d'hébergement d'urgence. A l'époque, la majorité elle-même avait écarté l'idée.
Addendum : Le groupe PS au Sénat a annoncé mercredi que les sénateurs avaient retoqué le projet de loi sur l'immigration et supprimé l'amendement qui limitait l'accès des sans-papiers aux centres d'hébergement d'urgence.




















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De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 19H32 | 02/10/2007 |
Il y a dans ce projet beaucoup d'autres dispositions à vomir. Comment se fait -il, alors que les lois Pasqua rassemblaient un millon de personnes dans la rue, qu'il n'y ait pas une mobilisation générale ?
à Valdo Lydeker
De
19H47 | 02/10/2007 |
bien d'accord, jusqu'à quand va-t'on laisser faire ?
De
21H19 | 02/10/2007 |
« bien d'accord, jusqu'à quand va-t'on laisser faire ? »
Jusqu'à ce que le dernier clandestin soit renvoyé chez lui .
Et on fera en sorte que cela arrive le plus vite possible .
De
22H10 | 02/10/2007 |
On a tous trouvé un consensus sur l'immigration choisie, aussi bien à gauche qu'à droite. Excluons les extrêmes qui participent plus à l'embrouille qu'à la cohérence d'un dispositif équitable.
Ségolène a prôné une immigration choisie, responsable et humaine. Je pense que partant de là, il devient hypocrite de se répandre en larmes de crocodile sur des centaines de milliers de personnes en situation irrégulière entrées clandestinement sur notre territoire et qui s'y maintiennent en développant une activité souterraine et parallèle.
Nous devons à gauche avoir un discours logique en phase avec la situation réelle. La priorité doit être donnée à ceux qui font une démarche honnête et loyale vis-à-vis des citoyens, ceux qui demandent un visa, ceux qui viennent en France par la voie normale, pour travailler parce qu'il n'est pas choquant de venir en France pour des raisons économiques et de demander le regroupement familial. Je veux dire, c'est dans l'ordre des choses. Ce sont ces personnes qu'il faut aider et ne pas bousiller leurs chances en gaspillant des moyens humains et matériels avec les autres.
Il y a aussi les demandeurs d'asile dont il faut se préoccuper. Bref déjà beaucoup de monde, dans une France qui connait une croissance faible avec des demandes fortes en logement et en services.
L'angélisme consiste à ne pas masquer la dure réalité des faits. L'immigration a un coût, la pression immobilière, la pression des prestations sociales et aussi des sorties de capitaux qui nous font défaut. La plupart consomment peu, envoie les 2/3 de leurs revenus au pays, et sont pourtant autant demandeurs de services que le reste de la nation.
Voilà, c'est tout ce que je veux dire. On ne peut donner à tous. Que ceux qui agissent loyalement soient prioritaires. Que les autres s'en retournent chez eux.
De
23H25 | 02/10/2007 |
« des centaines de milliers de personnes en situation irrégulière entrées clandestinement sur notre territoire et qui s'y maintiennent en développant une activité souterraine et parallèle. »
Ont-ils un autre choix ? ? ? ? ? et les patrons qui les emploient, eux on ne les touche pas..
Si certes il ne faut plus faire d'angélisme, il ne faut pas non plus tomber dans un autre extrême, vous semblez être de « gauche », encore une fois qu'est-ce que cela veut dire ? je pose cette question depuis plusieurs années ? ? ? ? ? ?
De
12H49 | 05/10/2007 |
La défense de l'intérêt collectif, du bien commun, du Droit (services publics, sécurité sociale, droit du travail, etc.) par rapport aux intérêts individuels (le renard libre dans le poulailler libre).
En gros, depuis deux siècles, les forces de gauche s'efforce de faire progresser les valeurs sociales (d'où le nom de force de progrès) alors que les forces de droite s'efforce, dans le meilleur des cas, de les limiter (la vie, le mariage sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas - « Laurence Parisot »).
Pas sûr que le PS soit encore dans le premier camps…
De
23H26 | 02/10/2007 |
« des centaines de milliers de personnes en situation irrégulière entrées clandestinement sur notre territoire et qui s'y maintiennent en développant une activité souterraine et parallèle. »
Ont-ils un autre choix ? ? ? ? ? et les patrons qui les emploient, eux on ne les touche pas..
Si certes il ne faut plus faire d'angélisme, il ne faut pas non plus tomber dans un autre extrême, vous semblez être de « gauche », encore une fois qu'est-ce que cela veut dire ? je pose cette question depuis plusieurs années ? ? ? ? ? ?
De
00H02 | 03/10/2007 |
Voici des propos mesurés.
Plutôt que de les renvoyer chez eux, il serait mieux qu'ils puissent y rester, avec un revenu suffisant pour vivre dignement, près de leur famille et de leurs amis, comme le fait la grande majorité des Français, y compris certains qui couinent au scandale mais n'ont jamais levé le petit doigt, à part aller manifester, de préférence au printemps.
Pour y rester, il faut qu'ils développent leurs industries, pour satisfaire la demande de leur marché intérieur. Mais comme cela ne va pas sans exportation, nous devons aussi avancer vers de nouveaux métiers, car certaines de nos industries seront évidemment amenées à régresser, voire disparaître.
L'activité supplémentaire (= richesses = emplois en +) dans les pays en développement ne doit pas signifier de l'activité en moins (= richesses = emplois en -) chez nous.
Nous devons donc avancer vers des produits et des techniques plus pointus, avec des gens et des organisations plus performants, plus efficaces, plus productifs.
C'est le grand défi de l'Education Nationale, mais on n'a pas toujours l'impression que chacun de ses membres s'en rende compte.
De andelle
10H59 | 03/10/2007 |
On veut protéger les chiens (français ? ), les bébés phoques (merci Brigitte Bardaot, reçue par Narkozy) mais les sans-papiers qu'il crèvent dans la rue et nous nous mourrons étouffés bien au chaud dans notre fromage, nos gâteaux, TF1 etc…
C'est ça que vous voulez comme France pour vos enfants ?
Andelle
à andelle
De
11H11 | 03/10/2007 |
Oui.
à andelle
De
07H01 | 04/10/2007 |
Andelle, sois gentille, puis-avoir ton mail perso ? Je dirige une association d'aide aux sans-papiers et j'aurai besoin de faire heberger de toute urgence deux ou trois d'entre eux. Merci de me répondre le plus vite possible. Un simple lit de camp fera l'affaire…
Roger
De
13H07 | 04/10/2007 |
Moi c'est mes gamins. Si tu pouvais m'aider…de 16h a 19h, je bosse, je sais pas quoi en faire…
De Bonobo35
02H59 | 03/10/2007 |
Confier les droits de l'homme et la question humanitaires à de sinistres comptables…voilà le résultat !
à Bonobo35
De
08H10 | 03/10/2007 |
Et la sempiternelle commisération pour ces pôvres clandestins, toute cette énergie vers eux exclusivement tournée, font que les français sont de plus en plus lassés et vont se radicaliser contre .
Il y a beaucoup de misère convernant des fraçais et immigrés légaux dont il faudrait s'occuper en priorité et non pas se focaliser sur les clandestins qui n'ont pas leur place ici .
De
08H46 | 03/10/2007 |
ca me donne envie de gerber. « Tous les hommes naissent libres et égaux en droit », on est très loin de l'idée on dirait. J'ai l'impression d'un retour en arrière, que les misérables crèvent !
Je vous souhaite de ne jamais vous trouver dans la situation d'un de ces clandestins monsieur.
De
09H48 | 03/10/2007 |
« Tous les hommes naissent libres et égaux en droit »
Chez eux, pas tous chez nous !
Et chez nous ils n'ont pas que des droits,ils ont aussi des devoirs .
Quels qu'ils soient, et surtout ils n'ont pas d'exigence à avoir .
De
11H06 | 03/10/2007 |
Le devoir de vivre comme du gibier…
De
12H09 | 03/10/2007 |
Mais on ne leur a pas demandé de venir nous envahir, alors faut pas se plaindre si on se défend .
De
14H52 | 03/10/2007 |
Et d'une, ils ne nous attaquent pas, alors on n'a pas à se défendre, contre qui d'ailleurs ? contre ceux qui se jettent par les fenêtres ? ! ! ! On va bientôt nous demander de les pousser ….
Et de deux, si je survivais (simplement survivre c'est à dire pas crever ! ) avec mes enfants, ma famille dans un pays pauvre,abandonné, sans ressources,et si je voyais les Occidentaux dans l'aisance et le luxe pour certains,qu'est-ce que je ferais ? ? ? ?
Je ferais comme eux …j'irais vers ce que je croirais être le mieux pour ceux que j'aime en me disant qu'avec un peu de chance …pourquoi pas moi ?
Et TOI qu'est ce que tu ferais ?
De
15H04 | 03/10/2007 |
Et TOI qu'est ce que tu ferais ?
Ce que je fais tous les jours depuis que j'ai 16 ans :
améliorer ma condition en travaillant et en évoluant, mais ici chez moi et pas chez les autres , et en ne comptant que sur moi et surtout pas sur les autres .
Donc j'attends la même chose de leur part .
Qu'ils partent chez eux , on n'a pas besoin d'eux ici
De
15H22 | 03/10/2007 |
Vous n'avez pas idée de ce que nous sommes en France. Nous vivons dans un pays riche, très riche.
On n'évolue pas du tout dans les mêmes conditions que les pays pauvres. Etes vous déjà sorti de votre village pour vous rendre compte de la misère, la vraie ?
Il y a des pays ou l'espérance de vie ne dépasse pas les 40 ans. Et oui, ça existe !
Alors la prochaine fois que vous prendrez votre petit déjeuner, pensez que dans certains pays, c'est l'équivalent du seul repas qu'une personne peut prendre, encore quand elle a de la chance.
Autre chose, nous vivons tous en société et nous avons tous besoin du travail des autres, d'ailleurs, sans le savoir, vous en profitez probablement. Reconsidérez donc votre « moi ».
De
20H18 | 03/10/2007 |
Tu dis : « améliorer ma condition en travaillant et en évoluant, mais ici chez moi et pas chez les autres … Qu'ils partent chez eux , on n'a pas besoin d'eux ici »
Et bien remercie le ciel tous les matins d'être né du bon côté et surtout, prie pour que ça ne change pas tu vois, que tu ne perdes pas ton boulot,et puis en même temps ta copine et aussi tes relations par exemple, que tu ne te retrouves pas dans la rue, seul au milieu des sans-abri, malade, parce que là, même en étant français, tu trouveras plein de gens qui te diront ce que, toi, tu dis aujourd'hui : « Qu'il parte, on n'a pas besoin de lui ici ! »
Allez bonne nuit et dors bien !
De manshivas
21H15 | 03/10/2007 |
Tu peut te casser aussi, la France n'a pas besoin de gens de ton genre, la connerie peut être pardonnable, mais à ton niveau, ça n'est pas permit…
De
23H27 | 03/10/2007 |
ah bon, comme ça tu ne vis pas sur le dos des autres ? et tes fringues ? et ta bouffe ? et tes produits de consommation courante ? frabriqués par des semi-esclaves dans la plupart des cas. C'est toi qui les exploites, pour satisfaire à ton petit confort, c'est leur pauvreté à eux qui te permet de venir poster tes conneries ici. C'est le maintient de l'écart des niveaux de vies qui nous permet de maintenir le notre élevé … après faut pas s'étonner si certains tentent leur chance : c'est notre faute, pas la leur.
Si t'es trop abruti pour comprendre ça, t'as tout ce qu'il faut pour faire une grande carrièrre au front national
De
10H20 | 04/10/2007 |
Jeanne d'Arc est sur Rue 89 ! ! !
Les anglais ont envahi la Dordogne ! il n'est pas trop tard, Jeanne ! Boute les anglais hors de France !
Signé Dieu.
à Bonobo35
De
10H06 | 03/10/2007 |
pourquoi ? vous préferez le dépot de bilan ?
De
03H31 | 03/10/2007 |
non Monsieur… les chinois n'envoient pas les 2/3 de leurs revenus au pays ! c'est une immigration qui vient sans projet aucun de retour dans leur pays d'origine.
Il faut savoir aussi que beaucoup de sans papiers sont venus par la voie régulière. C'est après coup, qu'ils n'ont pu avoir de renouvellement par exemple et se sont retrouvés sans papiers. Quant aux demandeurs d'asile, sachez que la politique de Tsar Ko en a tués au moins deux …je ne parle pas des défenestrations mais de personnes remises de force dans un avion et qui ont été assassinées chez elles. J'ai oublié les noms… hélas mais renseignez vous auprès du RESEF si la précision des faits vous intéresse.
De
10H08 | 03/10/2007 |
non c'est vrai ils versent les 2/3 aux passeurs……….
De
08H58 | 03/10/2007 |
Allo, allo ? Je ne crois pas être extrêmiste, et je me suis intéressé à la question de l'immigration.
Vous savez quelle est la situation réelle de l'immigration en France ?
Que, à moins d'intensifier fortement les rafles et de réquisitionner des wagons plombés, les expulsions de toute façon ne résoudront pas la question (il y a plusieurs centaines de milliers de personnes en situation irrégulière) ?
Quelles sont les raisons qui font qu'on peut être en situation irrégulière ?
Que les demandeurs d'asile, qui font une demande tout à fait régulièrement, sont le plus souvent déboutés, faute de pouvoir *prouver* qu'ils étaient persécutés ? M et Mme Popov, pourtant persécutés dans leur pays d'origine, apatrides et en mesure de le prouver (lettre officielle leur annonçant qu'ils étaient déchus de leur nationalité), parents d'enfants de 6 mois et 4 ans nés en France, et avec une promesse d'embauche pour le père, ont été arrêtés et expulsés.
Que la plupart des sans-papiers travaillent au noir, pour des salaires de misère, sans possibilité d'être défendus par l'inspection du travail ?
Qu'il est impossible de se mettre en règle si pour une raison ou une autre (par exemple, la lenteur de l'administration), on se retrouve en situation irrégulière ?
Que des enfants de 6 mois, nés en France, se trouvent en centre de rétention administrative, dans des conditions de détention horribles ?
Que des enfants mineurs nés en France et n'ayant jamais mis les pieds en dehors de la France sont expulsés ?
Que l'argent qu'envoient les immigrés est sans doute la seule forme de coopération significative avec l'Afrique, par ailleurs toujours pillée par la France ? (lisez la littérature sur la françafrique, regardez le documentaire de Vincent Lambert sur Elf, la pompe Afrique)
Que le discours qui consiste à dire « ils n'ont qu'à respecter la loi » est un discours pervers et totalisant, au sens où la seule loi violée par ces étrangers est en général la loi qui leur dit qu'en raison de leur naissance, il leur est interdit de vivre en France ?
Du coût financier que représente la lutte contre l'immigration illégale ? (http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php ? article4808)
Ouvrez les yeux !
De
14H50 | 04/10/2007 |
« Que des enfants de 6 mois, nés en France, »
Z'ont qu'à pas faire de gosses à la chaine ! ! !