L'Education nationale est-elle frappée de schizophrénie en matière d'enseignement de l'esclavage ? En avril, les profs d'histoire-géographie du secondaire recevaient une note pour préparer la journée commémorative de l'esclavage, le 10 mai. Une nouveauté introduite par la loi Taubira, et présentée à l'époque comme un symbole fort. Or, au mois d'avril également, le ministère publiait un arrêté visant à la refonte des programmes scolaires en primaire, qui rétrogradait de facto la place que l'on accorde à l'esclavage dans les manuels.
La traite négrière n'était, initialement, pas le seul point d'histoire concerné : dans son arrêté daté du 4 avril, la direction générale de l'enseignement scolaire a en fait supprimé parmi la liste des points fort estampillés comme tel dans les programmes du cycle III, non seulement l'esclavage, mais aussi la Shoah. Tollé.
Il faut laisser passer l'été pour découvrir la suite de ce feuilleton très discret : en septembre, la commission chargée de remanier les programmes fait marche arrière. L'extermination des juifs pendant la Seconde guerre mondiale fait son retour dans la liste des points forts. Mais pas l'esclavage.
« Simplification hautement symbolique »
Introduite dans les programmes par la loi de 2002, la question est souvent enseignée en niveau CM1. La référence à la période figure toujours dans les programmes d'histoire moderne. Mais plus dans la liste des points forts essentiels de l'enseignement primaire. Une liste officielle qui permet aux enseignants de vérifier le niveau des connaissances qu'ils peuvent exiger de chaque élève. François Durpaire, historien et président de l »Institut des Diasporas noires francophones y voit une « simplification hautement symbolique ». Enseignant l'histoire à l'université de Cergy Pontoise, il parle de « cacophonie » et a décidé de médiatiser le problème :
« Au moment où l'on demande aux enseignants de faire toute sa place à l'esclavage à l'école, on l'exclue des grandes questions à faire mémoriser aux élèves. C'est un signe qui est donné. Or il faut veiller à ce qu'on retiendra des programmes au bout du compte. »
L'historien François Durpaire entend ne pas céder à une certaine « paranoïa » mais souligne l'importance de ne pas édulcorer l'Histoire telle qu'elle est racontée aux élèves :
Au ministère, on a mis plusieurs jours à s'assurer de quoi il s'agissait, minimisant d'abord la portée de ces listes de points forts. Puis on a fait valoir qu'il ne s'agit que d'un souci de simplification pour abréger les textes officiels. Avant de confirmer que des modifications étaient bien en cours dans les programmes, et notamment cette suppression du terme « esclavage » dans la liste des points forts, même si « le temps des découvertes, qui correspond à la période, est bien maintenu ». « Mais c'est une question essentielle, et il faut s'interroger sur la meilleure manière de parler d'un tel sujet. Un document complémentaire doit venir expliciter les façons les plus opportunes d'aborder la question », fait valoir le Bureau des écoles, qui gère les programmes du primaire.





















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De
19H18 | 01/10/2007 |
C'est dingue que cette question fasse encore l'objet d'un révisionnisme rampant ! ! ! Plus de 150 ans après les faits !
Merde !
De
10H24 | 02/10/2007 |
Je cite :
» L'extermination des juifs pendant la Seconde guerre mondiale fait son retour dans la liste des points forts. Mais pas l'esclavage. «
Serait ce une question de couleur ou de religion ? deux catastrophes pour cette humanité mais deux traitements différents dans les livres d'histoires ? y aurait il une différence de traitement entre l'histoire juive et l'histoire africaine ?
Ceci laisse l'impression d'une communauté vaut plus que l'autre, si cela est le cas ce sera le début de grands problèmes et il faudra pas jeter la pierre à ceux qui se sentent exclus…
De Borderie
12H40 | 02/10/2007 |
C'est cette différence de traitement qui a toujours fait problème, et pas seulement concernant l'esclavage. J'ai en mémoire le violent rejet exprimé (il y a une dizaine d'années) par un certain homme politique israélien éminent contre le terme de « génocide » employé par des membres de la communauté arménienne (pour qualifier les massacres de 1917). On peut citer ce personnage, puisqu'il a été élu récemment à la tête de l'état d'Israël …
De
15H54 | 02/10/2007 |
La réponse à « pourquoi les Juifs et pas les Noirs ? » c'est relativement simple :
Sarkozy est de « ceux qui pensent que la France n'a pas à rougir de son histoire. Elle n'a pas commis de génocide. Elle n'a pas inventé la solution finale. »
Discours à Nice le 30/03/07.
Pour résumer donc la nouvelle doctrine en matière d'histoire de France :
- La traite des noirs et l'esclavage n'a pas existé
- l'holocauste des juifs : c'est nos amis Allemands . (De moins en moins amis d'ailleurs depuis l'avènement de NS) .
De Caesar SAUZE
19H12 | 02/10/2007 |
Le double effet « kiss-cool » de cet article consiste à promouvoir un peu plus l'action des identitaires,communautaristes,et toutes sortes de contrepouvoirs quelconque..C'est tellement gros,que l'on dirait du mauvais « LIBE »,de sa période Agence TASS « seventies »…Amusons-nous à en relever les ingrédients : « schizophrénie », « paranoïa »,« simplification », « cacophonie »,et la phrase la plus odieuse d'entre toutes : « …l'extermination des juifs pendant la seconde guerre mondiale… ».Cette dernière étant traitée comme un fait divers de l'Histoire – çà nous rappelle quelqu'un…Mais tout de suite après,exercice de trapèze réussi,le laconique : « …mais pas l'esclavage.. ».L'esclavageuuh ? …Parlons-en,effectivement,le MRAP(Mouvement du Rapprochement entre les Peuples)a intenté un procés à Olivier Pétré-GRENOUILLEAU ,professeur à l'institut d'étude politique de Paris et spécialiste de l'histoire du-dit phénomène.Il étudie depuis 1990 les traites négrières et plus particulièrement la traite négrière de Nantes.Manque de bol pour le MRAP,et chiffres à l'appuis,les chinois arrivent en tête,suivis des arabes,les africains eux-mêmes,et notre beau pays arrive en 7 et 8ème position,derrière les anglais,hollandais et tout l'hémisphère Nord de notre bonne vieille GROSS-MAMA-GAIA ,chère à nos « zécologisses » panthéistes lacaniens…Hé ouais,le brave GRENOUILLEAU est un maniaque du chiffre écrit,certifié et reconnu…Alors,pour faire passer la loi-suppositoire de TAUBIRA,aussi sur que le ratissage de ses « dreadlocks » compliquées,il fallait être NUMBER ONE…Donc procès gagné,hélas,par les doux révisos cités plus haut,et SURTOUT,le retrait immédiat du bouquin…Les preuves disparaissent comme dans du bon FEYDAU,et nous voilà transposé dans le MAMMOUTH,qui lui « appliquera » à la lettre cette fameuse version tronquée du roboratif « devoireûûh-de-mémoireûûh »…L'objectif de ce nouvel appendice nihiliste autoproclamée fut de mettre à genoux,sur une action de repentance TOUTE la classe politique ainsi que ses institutions du style : « filez-nous la corde,on saura où vous pendre… »…Au passage,je vous signale que nous ne sommes plus dans « la théorie du complot »,mais dans « le complot des théories ».Et Chloê LEPRINCE,journaliste émérite de Rue89,n'a pas demandée son reste pour bouffer à la table des révisos,qui certainement ne sont pas du genre à mélanger l'« antisémitisme » planquée sous le matelas de l'affaire avec un « antisionisme » BCBG,n'est-il pas ? …Que l'abattage « mécanique »39-45 de prés de 10 millions de gens d'une obédience autre que ce fameux « enseignant » F.DURPAIRE (du repaire ? …)gêne les thèses moisies issues de l'Institut des Diasporas Noires Francophones( ! ),on les comprend…Il est fort dommage que Rue89 pose des stratagèmes(« machinaé »,en grec…)aussi grossiers…Sans « édulcorer »(dixit le prof'…)l'Histoire,il n'est pas utile non plus de se tirer une balle dans la tête…Finalement,les « gros sabots » sont toujours de mises.Triste République qui n'en finit pas de crever,le string idéologique de ce pays ne tient plus qu'à la minceur de sa ficelle.Certainement,ce qui me rend optimiste.bye….ouuuuh,je viens de voir un article sur le meeuuuchant CELINE,à l'horizon.On persiste dans le domaine de la caricature ? …bien,bien,bien…Parfois,c'est fatiguant d'avoir toujours raison.
De Suzanna
19H32 | 01/10/2007 |
Pourquoi s'étonner ? Il ne faut pas contrarier les efforts de TF1 pour fournir du temps de cerveau disponible à Coca Cola, Mac Do etc.. ?
L'histoire est dangereuse pour les pouvoirs en place : elle forme des regards critiques ! Ne vous êtes vous pas rendu compte depuis déjà 10/15 ans que, sous prétexte de ne pas surcharger les enfants, on évacue d'une manière ou d'une autre toute réflexion réelle…
à Suzanna
De
19H41 | 01/10/2007 |
Je serais cureiux de lire le résultats des réflexions « réelles » d'enfants de CM1 sur un tel sujet !
Seraient-elles autre chose qu'infantile ?
De
20H07 | 01/10/2007 |
Bien sûr, c'est bien connu, l'enfant est un con.
De
20H59 | 01/10/2007 |
A lire votre réponse, il a trouvé son maître !
L'enfant est un enfant, et c'est pour ça qu'au CM1, on lui a pprend à lire, à écrire, à compter, un peu d'histoire, de géographie et de sciences naturelles, pas comment résoudre des équations du 3me degré. Ca vient plus tard.
D'ailleurs, si on s'occupait plus de ces connaissances de base, il y en aurait moins qui arriveraient illettrés, ou tout comme, en 6me. Et si, depuis quelques années, on avait continué de faire ça, on ne verrait pas des adultes confondre l'infinitf et le participe passé, ni d'autres, sous prétexte qu'ils « sont des littéraires », ne pas connaître l'existence du nombre Pi, que ni relève pourtant que de la culture générale.
Pas d'accord ?
De RoadRunner
22H21 | 01/10/2007 |
Je suis moins gêné par la confusion entre le participe passé et l'infinitif que par l'ignorance de l'esclavage.
à RoadRunner
De
23H30 | 01/10/2007 |
Je suis (et beaucoup d'autres) informé des 2. Il n'y a là aucun choix. Et je ne crois pas que ma génération avait plus de capacités que celles d'aujourd'hui. Les hussards noirs de l'époque ne faisaient pas perdre leur temps aux enfants de 8 ans à réfléchir sur des sujets qui les dépassent, mais ça ne les empéchait pas de les en informer.
De
23H37 | 01/10/2007 |
Pas d'accord, non : il est incohérent d'enseigner la découverte des Amériques et en même temps d'ignorer l'esclavage. Soit on supprime les deux, soit on enseigne les deux. Ou alors on décide d'enseigner la multiplication sans la division.
De
09H54 | 02/10/2007 |
Ca va de mal en 3,1416.
« Les gens qui pensent en rond ont les idées courbes. »
Un enfant est un enfant, un chat est un chat…
La totaulogie est une figure de style ainsi définie :
Vice logique consistant à présenter comme ayant un sens, une proposition dont le prédicat ne dit rien de plus que le sujet.
Monsieur de 21h59, vous êtes donc un tautologue.
« Nos tautologues sont comme des maîtres qui tirent brusquement sur la laisse du chien : il ne faut pas que la pensée prenne trop de champ » disait Roland Barthes.
Plus de 20 ans de travail d'enseignant avec des élèves dits « en difficulté » me donne assez d » assurance tenir ce propos et vous signifier que oui,même avant 9 ans les enfants sont capables de comprendre que - au même âge - dans de nombreux endroits du monde, comme c'était le cas dans nos mines à la fin du XIXème , leurs égaux en humanité sont réduits à l'escavage et à l'illétrisme et que, plus qu'une question d'histoire, c'est une question d'actualité.
A toi donc, écriveur de 21h59 , » qui a été enfant, comme nous tous. Pour qu'il le reste, un peu. »
De
08H57 | 02/10/2007 |
Moi je ne sous estime jamais les réponses ou plutot les questions d'un enfant à une question sérieuse…On est parfois bien désarmés pour répondre
pourquoi mépriser les enfants c'est quoi cette atitude infantile…
De
11H57 | 02/10/2007 |
Je serais curieux de lire le résultats des réflexions « réelles » d'enfants de CM1 sur un tel sujet !
Seraient-elles autre chose qu'infantile ?
C'est idiot de tenir des propos pareil c'est des de début de notre vie que nous commençons à réfléchir jusqu'à la fin ! Je ne comprends pas comment on peut tenir des propos pareil ! ! ! !
à Suzanna
De
21H17 | 01/10/2007 |
ce qu'on enseigne, ce qu'on enseigne pas…. vaste thème de réflexion…
On également disparu des programmes depuis quelques années :
- la commune ( deux lignes dans le programme de 4ème, comme ça on oublie qui a pour la première fois aboli la peine de mort en 1871.
- la révolution russe (qui n'est plus qu'une des « péripétie » de la première guerre mondiale)en fin d'année… ). On n'étudie plus que le stalinisme…. et la conclusion est immédiate : communisme = stalinisme.
- La crise de 29.
Comme ça, la montée des totalitarismes dans les années 30 devient une histoire de fous sanguinaires racistes, absolument pas relié aux situations économiques et surtout qui ne peut pas se reproduire….
Les peuples heureux ne doivent donc pas avoir d'histoire ?
Souvenir : « Madame, en fait quand on ne connait pas l'histoire, on ne peut pas comprendre le monde d'aujourd'hui ! »
Elle était en 5ème….
Serions nous moins malins qu'une élève de 5ème ?
De
21H37 | 01/10/2007 |
Je me souviendrai toute ma vie de ce jour de printemps de 1981, où notre institutrice de CM1 nous parla d'Adolf Hitler, de la Seconde Guerre mondiale, et nous expliqua ce qu'étaient les chambres à gaz, et à quoi elles servaient. Comme tous les petits garçons, j'étais passionné par les récits de guerre, et je ne me rendais pas bien compte de ce qu'étaient des morts sur un champ de bataille. Mais je me souviens de l'horreur que j'ai éprouvée en apprenant que des hommes en avaient exterminé d'autres, par millions, froidement, méthodiquement, pour la seule raison qu'ils n'étaient pas comme eux.
J'ai su par la suite que ce cours avait été improvisé, car il ne figurait pas au programme. C'était l'époque de la diffusion d'« Holocauste », et des enfants d'une autre classe avaient demandé à leur institutrice si ce que racontait la série était vrai.
Faudra-t-il que les maîtres d'école fassent d'autres cours improvisés ?
Thomas GREDAT
De
19H38 | 01/10/2007 |
Je serais curieux de lire les réflexions réelles d'enfants de l'âge du CM1 sur un tel sujet !
Y a-t-il une chance pour qu'elles soient autre chose qu'infantiles ?
De
08H32 | 02/10/2007 |
Lisez l'intervention de Thomas Gredat juste au dessus, cela vous donnera un premier élément de réponse.
Ensuite, à partir de quel âge, à votre avis, doit-on commencer à aider un enfant à apprendre à réfléchir par lui-même ?
Otto Naumme
De Vingtras
Membre des 47% | 19H46 | 01/10/2007 |
Encore une petite mesquinerie de la droite bien rance…
L'histoire est subversive car elle enseigne que les régimes politiques changent, et leur propagande avec. À museler donc, comme les bourrelets et les lettres adultérines.
De
20H09 | 01/10/2007 |
Avec 2 heures de cours de moins par semaine, il va bien falloir dégraisser le programme.
Comme objectif, quelques compétences suffiront.
Quant au(x) savoir(s)vaut mieux pas trop en donner.
De
20H22 | 01/10/2007 |
Vous le savez maintenant, l'extrême droite est au pouvoir, il faut vous le dire en germanique ?
De vintage
15H24 | 02/10/2007 |
Die Gallier werden verrueckt !
De
20H25 | 01/10/2007 |
Bonjour,
Originaire de Martinique, je fus soldat durant 25 ans. S'agissant de l'esclavage, ma réponse tient dans ce lien : http://www.yoyotte-armee.com/esclavage.htm
Cordialement.
Adjudant-chef (er) Lucien Fulbert Yoyotte
Paris 17
De
20H34 | 01/10/2007 |
ca fait belle lurette que l'Histoire est édulcorée et arrangée à la sauce du vainqueur et du survivant.
l'ennemi est toujours méchant, l'autre est toujours ennemi ou allié, notre côté est toujours le meilleur, le plus beau, le gentil quoi …
etc etc
en fin de compte, ce que je note c'est que les gouvernements successifs et les français par extension (on a plus ou moins voté pour ces gouvernants je rappelle) sont des grands lâches et que dès qu'il s'agit d'aborder honnêtement son Histoire, c'est toujours avec un voile devant les yeux qu'on le fait.
De
21H29 | 01/10/2007 |
Question : pourquoi n'en a-ton pas parlé ? Le sujet est-il si gênant ?
J'ai l'impression qu'on n'est pas au clair avec ça. On veut bien que nos enfants sachent ce qu'ont fait nos ancêtres, mais le retenir absolument n'est pas une obligation, et le terme « esclavage » est… aboli. C'est vrai : quel gros mot ! Il ne doit pas parvenir aux chastes oreilles de nos chères têtes blondes !
D'accord pour ne pas se repentir à propos de tout et n'importe quoi. Mais pourquoi tant de mystère ? Aurions-nous honte ?
Vite ! Que l'on confie une mission à Henri Salvador !
Thomas GREDAT
De
23H38 | 01/10/2007 |
Ce qu'on oublie toujours de dire, c'est que l'esclavage existe depuis qu'il y a de hommes. Les Indiens d'Amérique, dont on fait si grand cas lorsqu'on cerche des victimes à encenser, le pratiquaient tout à fait normalement (comme, certaines tribus, le meutre rituel et le cannibalisme). Les Assyriens, les Grecs, les Romains, les Juifs de l'Ancien Testament… personne ne manque à l'appel.
Ce qu'on oublie toujours de dire, c'est que ce sont les sociétés occidentales qui l'ont aboli (la France dès 1794, juste après les Danois et les Anglais, aboli, rétabli, puis aboli de nouveau), mais qu'il existe toujours dans plusieurs pays d'Afrique et du Moyen-Orient, dont la Maurétanie.
Mais, on ne sait pourquoi, on n'entend jamais vitupérer sur l'esclavagisme contemporain ceux qui sont acharnés à salir la mémoire de ceux qui l'ont aboli, après l'avoir pratiqué. Ignorance, imbécilité ou lâcheté ?
De
10H06 | 02/10/2007 |
Vous oubliez l'empire du Mali qui l'avait abolie en 1222 ; )
(cf la charte du Menden)
De
10H27 | 02/10/2007 |
Manden*
désolé pour la faute…
De
10H33 | 02/10/2007 |
Cher 00h38
Quand on engage le débat sur la place de + de 300 d'histoire de France dans l'Histoire de France, il y en a toujours quelques uns pour montrer le doigt. L'esclavage a été pratiqué ailleurs et de tout temps jusqu'à aujourd'hui, nous en convenons tous. La question est pourquoi en sait-on plus sur le fait esclavagiste dans l'Antiquité gréco-romaine que sur le fait esclavagiste à l'ère moderne en France ? Ou plus précisément, quelle a été la réalité de l'esclavage des Noirs en France entre le XVI et XIXeme siècle ?
Quant à l'internaute qui parle « de cracher sur ceux qui n'ont pas de négriers dans leurs ancêtres » en matière d'histoire, je répondrai que l'histoire en tant que mémoire collective n'est pas une affaire individuelle et personnelle. Une bonne partie des Catholiques contemporains ne sentent pas responsables du massacre de la Saint-Barthélémy ; une bonne partie des Français ne se sentent pas responsable de la rafle du Vél d'Hiv etc.
La France de Louis XIV et de Colbert a bâti sa puissance économique et géopolitique de l'esclavage et il n'est pas illégitime de restaurer cette réalité. Sans s'apitoyer, ni cracher sur quiconque, en faisant honnêtement et totalement oeuvre d'Histoire.