A débattre

La science peut-elle être la réponse au défi écologique ?

Depuis le début du mois de septembre et jusqu'à fin décembre, chercheurs et citoyens discutent à Paris de l'avenir de la recherche et réfléchissent ensemble à ce que pourrait être un fonctionnement démocratique de la science. Alors que le Grenelle de l'environnement vient de livrer ses premières propositions, Sciences citoyennes s'est interrogé sur le thème : » Sauver la planète par la technoscience ou se libérer des mythes technologiques ? (OGM, Nanotechnologies, fusion nucléaire, hydrogène…) » .

Les intervenants craignaient en effet que cette question ne trouve pas sa place dans les conclusions qu'adoptera le Grenelle de l'environnement et qu'en conséquence, les solutions proposées ne restent que technologiques. Benjamin Dessus, économiste spécialisé dans les questions d'énergie, illustre cette logique à propos des émissions de CO2 :

 » On ne pense qu'à la technologie : fission nucléaire, hydrogène, enfouissement du CO2, photovoltaïque. Pourquoi ne favorise-t-on pas les solutions d'économie d'énergie ? Parce que ce sont des solutions sociales, éducatives. Pour notre société d'aujourd'hui, la solution doit être technique ou elle n'est pas. Le pire est que ces solutions techniques ne résolvent même pas le problème. »

La volonté de trouver une solution technique étant trop forte, la science risque rapidement de se suffire à elle-même. Plus besoin de remplir d'objectifs de société, la solution technique devient une réussite pour elle-même.

Une analyse qui pose la question du processus de décision dans le choix des thèmes de recherche. De ce point de vue, l'organisation du Grenelle de l'environnement est indubitablement à saluer : réunir de nombreux partenaires venant d'univers différents pour discuter des choix à faire est essentiel. Les citoyens devraient en effet être consultés en amont et leur avis entendu au moment de définir les grandes orientations de la recherche scientifique, estime Jacques Testart, biologiste de renom et président de Sciences citoyennes :

Lors de la dernière conférence du cycle, il sera d'ailleurs question des « conférences citoyen » et de leur mode de fonctionnement (tirage au sort des citoyens, informations contradictoires, délibération longue…).

« Malheureusement, déplore Testart, la science n'est pas considérée comme un enjeu politique, regardez les trois journées 'Vive la Politique' organisées par Libération à Grenoble, il y avait tous les thèmes, sauf la science. C'est significatif. »

Résultat, à défaut d'être choisis par les citoyens, les thèmes de la recherche scientifique sont de plus en plus choisis par le monde économique. « Les fonds publics sont alloués sous condition que des industriels participent au financement », explique Christian Vélot, chercheur en génétique moléculaire à l'université d'Orsay. « Si aucune entreprise ne voit d'intérêt immédiat à votre recherche, vous n'aurez pas de crédits publics. La recherche fondamentale n'existe plus, seule la recherche appliquée a droit de cité » :

Pour Jacques Testart, « la science est passée de la compréhension du monde à son contrôle ».

► Le site des Sciences citoyennes

67 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De

11H32 | 01/10/2007 | Permalien

Instructif, succint et salutaire ce petit document et les deux points de vue sur la place de la sciences dans nos société contemeporaines. La sciences semble ainsi l'art de vouloir changer le monde et l'art cette sciences inexacte de vouloir chager soi même ! Voilà le paradoxe actuel qui pose le changement climatique au monde de chacun.

Portrait de Courageux anonyme

De

11H33 | 01/10/2007 | Permalien

Avant de parler de « 'réponse au défi écologique' », il faudrait au moins réfléchir et surtout se mettre d'accord sur le défi que nous voulons.
Evidemment, je ne parle pas d'une enième convertaztion à la Royal ou à la Borloo mais une réponse philosophique et humaniste.
On parle du développement de la Chine (aujourd'hui Rue 89) et de ses conséquences a priori désastreuse sur l'environnement.
Avant de nous pencher sur nos questions bien françaises : alors oui la science… ? mais quelle science ? Qui en responsable ? Quelle systémie pour l'environnement ? Quels process de validation et de concertation ? Comment répartir les subventions ? Comment intégrer fonds privés et monde scientifique ? Le rôle des 24 000 acteurs de la chaine où l'information se dispersent ? Oui mais bon ? Et pourquoi pas ? Et si ? Et si Et si ? et bla bla bla… Penchons nous sur un axe à respecter par chacun et non pas que la France, que l'Europe, que l'Occident (qui n'a guère de leçon à donner en la matière d'ailleurs).
Le « 'défi écologique' », plus évidence que défi, doit donc étendre sa dimension planétaire avant d'apporter des réponses.
Rien ne sert de courir (ndlr : dans ce sens) et d'y aller de sa mesurette (bilan carbone) si l'on écoute pas les désiderata de développement des Chinois ou des Indiens, pour ne citer qu'eux.
C'est surement la peur ou la course au profit qui suscitent un tel écart mais bon.
En bref, changeons, eduquons, encourageons,discutons (sans dispersion), sensibilisons, choquont, menaçons,…

Le défi écologique passe donc, à mon humble sens par la/les science(s)….humaine(s).

Un humain, ou ce qu'il en reste.

Portrait de Mathieu Eisinger

De Mathieu Eisinger (auteur)

Documentariste | 17H17 | 01/10/2007 | Permalien

Je suis tout à fait d'accord quand vous dites : « En bref, changeons, eduquons, encourageons,discutons (sans dispersion), sensibilisons, choquont, menaçons,… ».Mon article essayait de montrer que notre société ne pense souvent qu'en terme de science « dure » par opposition aux sciences humaines justement.

Portrait de Courageux anonyme

De

22H58 | 01/10/2007 | Permalien

Sciences humaines, oui, comme moyen. Pas comme réponse. En l'occurence, si les Chinois et les Indiens (et demain les Africains) prennent la tête de la pollution industrielle (avant même d'avoir 2 voitures par famille), comment les convaincre de faire les investissements nécessaires pour, rapidement, polluer moins(d'autant plus rapidement que leur production par tête augmente très vite).

Mais sans la physique et la chimie, il n'y aura pas de progrés technique, autrement pas ces systèmes dépolluants dans lesquels il faut investir.

Peut-être est-ce cet ensemble : sciences humaines, mathématiques, physiques, chimiques, qu'il faut appeler humanisme.

Portrait de elendil3t

De elendil3t

05H07 | 02/10/2007 | Permalien

Désolée mais je trouve votre commentaire vraiment peu clair

Portrait de Courageux anonyme

De

11H52 | 01/10/2007 | Permalien

Merci Mathieu Eisinger pour cet article qui fait état de la problématique posée par Sciences citoyennes (pour l'amour du français, j'aurais préféré « sciences civiles » ou « civiques », car cette « citoyenne » comme adjectif fait vraiment tâche) : « Sauver la planète par la technoscience ou se libérer des mythes technologiques ? »

La question est vraiment bien posée, c'est tout le point à débattre.
Sans verser dans la technophobie ou le romantisme à l'eau de pluie, il me semble en effet que nos sociétés occidentales se sont bâties sur une représentation prométhéenne (on dit souvent « cartésienne ») de la technique et de la science, c'est-à-dire sur la croyance implicite qu'avec le progrès des sciences et des techniques, « tout devient possible » (pour reprendre un slogan de marabout blanc).

Cette certitude-là a orienté toute l'ingénierie moderne sur le principe suivant : lorsqu'il y a un obstacle, LA solution existe, elle consiste à détruire l'obstacle (éradiquer un microbe, tuer les mauvaises herbes ou les insectes parasites), à le percer (tunnel) ou à le ponter, à inverser le cours des fleuves, à défier les lois de la pesanteur, etc.

Aussi l'aventure des techniques est particulièrement grisante, elle donne le sentiment aux hommes (devrais-je dire aux mâles ? ) d'une domestication souveraine, d'une maîtrise absolue et d'un pouvoir « sur » dont les gadgets amusent les grands enfants.

Or, d'autres voix se sont déjà élevées contre ce fantasme technocratique, non seulement désastreux pour ce qu'il est convenu d'appeler l'environnement, et qui est notre niche (au sens écologique du terme), mais aussi ravageur dans la santé mentale de ceux qui y succombent : je pense aux travaux très divers d'une Isabelle Stengers, ou d'un Miguel Benasayag, d'un Philippe Pignarre ou d'un Bruno Latour. Même Michel Serres et François Dagognet ont défendu des positions autant contre la technophobie que contre la technolâtrie.
À suivre de près, en « off » du Grenelle de l'environnement…

Portrait de Eric citoyen

De Eric citoyen

"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 11H59 | 01/10/2007 | Permalien

Bonjour à toutes et tous,

La science , après nous avoir bien détruit notre environnement.

Nous propose maintenant de le réparer, J'ai bien compris ?

En combien de génération ?

On se fout de nous !

Bises.

Eric Bloggeur

http://monmulhouse.canalblog.com/

Portrait de Courageux anonyme

à Eric citoyen Portrait de Eric citoyen De

12H13 | 01/10/2007 | Permalien

Ne confondons pas tout : la science n'a pas détruit l'environnement. C'est l'utilisation des avancées et connaissances scientifiques par et pour les industriels qui a détruit l'environnement.
Il convient de séparer ce qui est purement de la science de ce qui est de l'innovation technologique ou l'utilisation de la science. C'est nécessaire si l'on veut 1-sauver la recherche fondamentale 2-éviter que la science ne serve de justification malhonnête à des utilisations technologique douteuses et n'ayant pour seul objectif que l'apport de bénéfices financiers.

Portrait de Courageux anonyme

De

12H48 | 01/10/2007 | Permalien

et c'est la science qui nous a fait prendre conscience de la dégradation.
La science est un outil. A nous de bien nous en servir.

Portrait de Eric citoyen

De Eric citoyen

"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 16H57 | 01/10/2007 | Permalien

Confondre ?

La cause et les effets ? « pas mon genre ! »

Je vous trouve bien gentil.

Mais vous avez le droit de l'être , à titre perso je ne possède pas un millième de votre mansuétude.

- Comme c'est facile de détruire et après de proposer « et encore pas sûr » des solutions.-

C'est à pleurer !

Il est clair que mon avis n'est pas partagé mais cela je ne peux rien y faire…

Cordialement.

Eric bloggeur citoyen - résistant

http://monmulhouse.canalblog.com/

Portrait de Mr. Useless

à Eric citoyen Portrait de Eric citoyen De Mr. Useless

observateur désabusé | 16H21 | 02/10/2007 | Permalien

Je pense que diaboliser la science, c'est faire l'autruche. Sans science on ne serait pas en train de parler ici.

L'Homme invente une voiture. Formidable ! Remets dans le contexte et fais toi une idée du progrès humain en termes de communication. Maintenant qui est responsable de l'abus de voiture ?

un autre point : Vu la progression des choses, même une politique de raison ne sera pas suffisante (à mon grand dam). Donc sans une solution scientifique il ne te reste plus qu'à faire disparaitre deux tiers de la population humaine. Personnellement je vote pour la science sur ce coup-là.

La solution est surement dans une conjonction de raison et d'une solution scientifique, mais le problème majeur est surement que la science progresse plus vite que l'esprit humain.

Portrait de Courageux anonyme

De

12H34 | 01/10/2007 | Permalien

Il est amusant de constater aujourd'hui (et le témoignage de Jacques Testart en est une bonne preuve) que la démocratie participative était une excellente idée….

Ceci étant, je considère que le problème écologique dont on parle depuis longtemps, mais qui voit un peu plus le jour aujourd'hui avec le grenelle de l'environnement, n'est qu'un régulateur économique et rien d'autre.

La pollution a un coût, et jusque là ne risquait pas de mettre à mal l'économie mondiale. Le mouvement se renverse, et risque effectivement de nous coûter très cher si aucune décision sérieuse n'est prise relativement rapidement. Vous remarquerez que Bush fait un tout petit pas en avant….que la France (alors que le mouvement écolo est déjà vieux), se bouge aujourd'hui avec le Grenelle. Je ne pense pas que cela soit une prise de conscience de nos politiques, simplement une analyse économique mondiale.

Prenons un exemple différent : la voiture occasionnait énormément d'accidents, qui avaient un coût économique réel. En même temps, ces accidents généraient des ventes de voitures (de la production), des réparations (du boulot pour les garages) et de la recherche médicale permanente (grands blessés, handicapes…). Si l'équilibre est bon, l'argent est généré, tout va bien. Si ces mêmes accidents coûtent plus chers en recherche médicale qu'en « commerce », alors là il faut y mettre un frein. Ce qui a été fait avec les radars, flicages….. Ce n'est pas pour sauver des vies mais refaire de l'économie.

Le problème est le même avec l'écologie. Tant que nous salissons la planète et que cela fait tourner l'économie, tout va bien. Demain, cette pollution risque d'enrayer sérieusement cette même économie (manque de matières premières de toutes sortes, dégâts climatiques,…..) il va de soi que nos gentils politiques commencent à réfléchir aux futur….mais toujours au grand toujours dans l'idée d'une consommation génératrice de profit.

Tout sera bon, avec un minimum de précaution…….
Après la pollution, l'application d'approches scientifiques sérieuses ou hasardeuses ? Un autre danger…… ?

Portrait de Courageux anonyme

De

12H50 | 01/10/2007 | Permalien

Quand la dernière rivière sera polluée, que le dernier poisson sera mort, et que le dernier arbre aura rendu l'âme, l'homme se rendra compte que l'argent n'est pas comestible.

Portrait de Courageux anonyme

De

13H51 | 01/10/2007 | Permalien

Bonjour Mathieu

je ne me souviens plus si je t'avais conseillé de lire Y. Illicth, Undertstand Risk in Informed Society et Democracy by Disclosure the Rise of technopopulism.
Je ne m'en souviens plus mais je conseille cet autheur et ces 2 livres à tes lecteurs

ttt

Portrait de Courageux anonyme

De

14H12 | 01/10/2007 | Permalien

le commerce, la croissance … les solutions techniques, technologiques sont forcément privilégiées… un gros gateau à se partager.
Apprendre à avoir un comportement économe en énergie, c'est beaucoup moins vendeur…

Portrait de Courageux anonyme

De

14H24 | 01/10/2007 | Permalien

Le seul changement possible est le changement du modèle économique. La grande conscience des peuples me laisse dubitatif…..je n'y crois pas trop, ou il faudra des lustres pour éduquer les populations….

Portrait de Courageux anonyme

De

14H29 | 01/10/2007 | Permalien

« la science est passée de la compréhension du monde à son contrôle ». Voilà comment l'homme est devenu ce monstre destructeur (conscient ou inconscient). Voilà aussi comment Big Brother n'est plus un mythe mais devient une réalité affligeante, regardez ce que viennent d'inventer les Pays Bas et leur surveillance sonore qui va faire tâche dans toute l'Europe.

Portrait de galactic_cluster

De galactic_cluster

14H54 | 01/10/2007 | Permalien

Bonjour l'article manipulateur ! ! !

Les soit-disant chercheurs de cet article ne font plus de recherche depuis longtemps … Ils passent tout leur temps à se balader autour du monde de conférence en conférence et piquent des crises si par hasard on a oublié de les inviter quelque part !

Quand on voit Vélot dire que « La recherche fondamentale n'existe plus » on ne peut que le traiter de clown . Ce mec est trop vieux pour faire de la recherche fondamentale et du coup comme il n'y a plus accès , il dit que ça n'existe pas . Pitoyable …

Portrait de Mathieu Eisinger

à galactic_cluster Portrait de galactic_cluster De Mathieu Eisinger (auteur)

Documentariste | 15H16 | 01/10/2007 | Permalien

Christian Vélot est chercheur en biologie moléculaire, il travaille toujours. il étudie « le catabolisme carboné chez l'Aspergillus Nidulans » à l'institut de géntique et microbiologie. Il enseigne aussi.Jacques Testart n'est plus chercheur en effet. Il n'en garde pas moins de nombreux contacts avec la recherche et a vécu durant sa cariière les changements d'optique de la science (passer de la compréhension au contrôle de la nature).
Il parle de recherche fondamentale en biologie principalement. Il reste en effet encore quelques matières « privilégiées » que sont les mathématiques et la physique théorique où la recherche fondamentale existe encore.
Mais je ne suis pas certain que mon commentaire puisse vous faire changer d'avis : )

Portrait de galactic_cluster

à Mathieu Eisinger Portrait de Mathieu Eisinger De galactic_cluster

15H41 | 01/10/2007 | Permalien

Je suis désolé de vous imposer la lecture du Figaro mais non, la recherche fondamentale n'est certainement pas morte ; )

http://www.lefigaro.fr/sciences/20070302.FIG000000020
_l_union_europeenne_parie_sur_la_recherche_fondamentale.html

Portrait de Courageux anonyme

à galactic_cluster Portrait de galactic_cluster De

16H05 | 01/10/2007 | Permalien

Si la recherche « fondamentale » est aussi vivante que votre lien (archi-mort), ça promet : -)
Désolé.

Portrait de galactic_cluster

De galactic_cluster

16H26 | 01/10/2007 | Permalien

Il faut coller les 2 parties du lien !

Certains forums de presse ne souhaitent pas que l'on fasse des liens directement depuis un commentaire . Je ne connaissais la politique de rue89 a ce sujet, et dans le doute , j'ai mis le lien sous une forme « texte »

Le lien ci-dessous marche

http://www.lefigaro.fr/sciences/20070302.FIG000000020_l_union_europeenne…

Portrait de Courageux anonyme

à galactic_cluster Portrait de galactic_cluster De

16H45 | 01/10/2007 | Permalien

Merci pour le lien

L'article auquel vous renvoyez annonce en substance : « Doté de 7,5 milliards d'euros de 2007 à 2013, l'ERC (Conseil européen de la recherche) va distribuer deux types de financements. Dès cette année, 200 bourses d'1,5 million d'euros chacune seront accordées à de jeunes chercheurs, docteurs depuis moins de neuf ans. À partir de 2008, de 200 à 500 allo­cations de 2,5 millions d'euros seront distribuées à d'autres chercheurs, sans limite d'âge. »
Je comprends que vous soyez sensible à la question de l'âge - qui me semble accessoire en l'occurrence. Ce que semblent avoir oublié les gouvernements de droite que nous avons eus en France ces dernières années, c'est qu'effectivement la recherche (fondamentale ou pas) a un coût.
Cette banalité redevient du coup d'une actualité cinglante pour nos jeunes arrogants (et vieux philistins) de l'UMP. On ne peut pas d'un côté faire des paquets fiscaux aux clients des avocats d'affaires, et de l'autre financer de la recherche.
Sur l'exemple particulier de la recherche en pharmacopée, le constat d'échec de l'industrie pharmaceutique, prospère s'il en est, vaut leçon. Je renvoie les lecteurs au livre - désormais classique - de Philippe Pignarre, Le grand secret de l'industrie pharmaceutique (2003), 2004.

Le pauvre article dont vous vous réjouissez, certes prometteur (ça promet toujours), ne répond d'ailleurs pas dut tout à la question posée en cette période de « Grenelle de l'environnement », - c'en est une diversion. Un sophiste voudrait nooyer le poisson, il ne ferait pas mieux.
Cordialement.

Portrait de galactic_cluster

De galactic_cluster

17H12 | 01/10/2007 | Permalien

Ces bourses aux jeunes chercheurs sont distribuées par la CE et pas spécifiquement par la France ; )

Je n'accorde , pour ma part , que peu de crédit aux annonces du gouvernement actuel .

Les jeunes chercheurs français travaillent déjà dans tous les pays du monde . Le critère de choix c'est le projet auquel on souhaite participer , le lieu de la recherche est secondaire .

Cordialement

Portrait de Mathieu Eisinger

à galactic_cluster Portrait de galactic_cluster De Mathieu Eisinger (auteur)

Documentariste | 19H02 | 01/10/2007 | Permalien

Vous parlez des fonds pour la recherche au niveau européen. Personne ne dit « la recherche n'existe plus ». Les interviewés dénoncent la prédominance de la recheche appliquée. Pour eux, lorsque le but n'est QUE de trouver des innovations (recherche appliquée), la recherche se trompe de chemin. Ils approuvent toutes les découvertes qui peuvent découler de la recherche appliquée (vaccins..). Il rappellent aussi que la plupart des découvertes se sont faites par hasard voire par erreur. Il faut des deux (recherche appliquée et fondamentale). La thermodynamique a amélioré le moteur à vapeur mais là n'était pas son but premier.La technologie et la science ont marché côte à côte depuis très longtemps, le rapprochement est récent. Il faut y réflechir en tout cas.Je vous conseille la lecture (un peu longue, je m'en excuse) de ceci : http://www.agrobiosciences.org/article.php3 ? id_article=0903 (A partir de la page 3) intervention de M Levy-Leblond. Une description de l'histoire de la relation science-technologie.

Portrait de pikasso02

à galactic_cluster Portrait de galactic_cluster De pikasso02

15H57 | 01/10/2007 | Permalien

Cher galactic_cluster, pensez-vous vraiment que le chercheur doive être jeune pour TROUVER ? Permettez que je ne pense pas comme vous ! L'âge n'a rien à voir dans la recherche.
Pensez-vous que Picasso était moins créatif , vieux que jeune ? Mais je vais m'adresser à Christian Velot pour ce qui suit.
Je vous laisse dans votre galaxie. Salut !

Portrait de galactic_cluster

à pikasso02 Portrait de pikasso02 De galactic_cluster

16H11 | 01/10/2007 | Permalien

Apres 40 ans on ne fait plus de recherche fondamentale … Mais Que vient faire Picasso dans l'histoire ? ? ?

Le problème dans les forums publics ; c'est de voir des gens comme vous dire dire n'importe quoi sur n'importe quel sujet …

Portrait de pikasso02

à galactic_cluster Portrait de galactic_cluster De pikasso02

16H22 | 01/10/2007 | Permalien

Les lecteurs jugeront si ce que je dis sur ce forum et d'autres forums est du « n'importe quoi ».
Concernant Picasso, Je vous renvoie au message adressé à MM Testart et Velot. Nous verrons s'ils pensent comme vous.

http://pikasso02.skyrock.com/

Portrait de galactic_cluster

à pikasso02 Portrait de pikasso02 De galactic_cluster

16H51 | 01/10/2007 | Permalien

L'art n'a rien a voir avec la recherche scientifique et c'est votre mélange que je trouve absurde . Vous faites des tas de posts sur des tas de sujets , vous ne pouvez pas vous prétendre expert en tout !

Ps : j'aime bien votre blog en tout cas

Portrait de pikasso02

à galactic_cluster Portrait de galactic_cluster De pikasso02

19H52 | 01/10/2007 | Permalien

« L'art n'a rien à voir avec la recherche scientifique ». C'est vous qui le dites ! Picasso, ne pensait pas comme vous. Picasso savait qu'il n'était qu'un homme et pas un dieu, comme certains historiens aiment à l'écrire et à le faire croire aux crédules. C'est lui qui a parlé de science de l'art, ce n'est pas moi ! Je ne suis expert qu'en Picasso, mais suis le seul à le savoir. Je parle des oeuvres de Picasso, pas du personnage. Je ne peux être expert en tout ! Vous avez parfaitement raison ! Je participe avec mes moyens. Peut-être devrais-je me taire ! Mais il faut bien que je parle d'une façon ou d'une autre de ma thèse sur Picasso. Merci d'apprécier mon blog.
PS : j'aurais préféré que vous me disiez que ma thèse vous semblait plausible ! Sans rancune !

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