La rumeur n’est pas nouvelle, mais rarement elle aura été aussi nourrie: la libération de Marwan Barghouti. Le leader des Tanzim (organisation du Fatah) et co-fondateur des jeunesses du Fatah, qui purge depuis avril 2002 en Israël une peine de prison de 5 fois la perpétuité, pourrait recouvrer la liberté.
Objectif premier: faciliter la libération du caporal Shalit, retenu depuis juin 2006 par le Hamas. Objectif durable : apaiser une situation politique palestinienne complexe et violente, par le recours à une personnalité qui bénéficie toujours d’un très fort soutien populaire et qui a su, par le passé, se montrer fin tacticien au milieu des rivalités entre le Fatah et le Hamas.
Le « pari Barghouti » alimente la chronique de la presse israélienne depuis plusieurs semaines. L’intéressé lui même, de sa prison d’Hadarim, s’est montré confiant dans un entretien accordé au Journal Yedioth Ahronoth le 20 septembre: « je sais que je serai libéré, ce n’est qu’une histoire de temps ». Celui qui, au cours du même entretien confirme maintenir sa place dans le leadership palestinien et être informé en quasi temps réel des derniers développements politiques, n’hésite pas à se montrer « optimiste ».
Benjamin Ben Eliezer, ministre des infrastructures locales (et ancien Ministre de la Défense), n’a pas ménagé ses efforts pour entretenir le débat. Dans un entretien à la radio militaire, le 25 septembre, il saute sans retenue le seul objectif du caporal Shalit: « Barghouti est le prochain leader des Palestiniens ». Une information précisée le jour même dans le cadre d’un long entretien accordé au journal Haaretz.
Si les opinions divergent sur l’opportunité de tenter un échange de prisonniers, chacun par contre s’accorde sur le poids du personnage et sa capacité à remettre de l’ordre dans la maison Palestine. Et chacun peut s’en inquiéter:
1) Les caciques de l’autorité palestinienne qui, malgré la volonté du Président Abbas de rompre avec les pratiques autocratiques de Yasser Arafat, entendent bien jouir de leurs prérogatives et de leurs avantages. L’Autorité Palestinienne est-elle prête à reconnaître ses faiblesses et à promouvoir sa refondation?
2) Le Hamas, dont la feuille de route et les méthodes sont dénoncés par le leader palestinien emprisonné. Quel intérêt aurait alors le mouvement islamiste à envisager un échange de prisonnier ?
3) Le gouvernement israélien enfin, alors condamné à travailler sérieusement avec la partie palestinienne, sans pouvoir dénoncer « l’incompétence » de ses responsables ou l’immaturité de ses institutions. Il serait alors difficile à Ehud Olmert de dessiner un « processus de paix » de sa seule main… Alors que le Premier ministre israélien a déjà par le passé refusé le principe d’une telle libération, le témoignage de collaborateurs de son prédécesseur, Ariel Sharon, pourrait décomplexer une décision difficile.
L’ancien Premier ministre Likud aurait en effet envisagé l‘« option Barghouti » pour soutenir la nomination de Salam Fayyad au poste de Premier ministre palestinien. C’était en 2006, à l’approche des élections législatives palestiniennes… finalement remportées par le Hamas.
Car au delà des partisans et opposants à ce scénario, chacun s’accorde sur l’urgence de la situation. A l’approche de la conférence de Washington, en novembre prochain, Le diagnostic aura-t-il raison des tactiques personnelles?






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l’équation est simpliste et fausse.
relisez les débuts (création) du Hamas : par qui, dans quel but.
le troisième terme de l’équation est absent, c’est pourtant lui le diviseur, l’apprenti sorcier.
tout à fait d’accord
et puis quelle différence au fond entre un parti « islamiste » qui accepte d’aller aux élections et un parti démocrate chrétien en Europe?
Je reformule mon propos:
Erudit politologue et orientaliste,
Puis-je me permettre d’attirer votre attention sur la Charte du Hamas:
http://www.gremmo.mom.fr/legrain/voix15.htm
et vous demander, avec tout le respect, si vous connaissez beaucoup de partis démocrates chrétiens européens qui se sont dotés d’une telle charte?
Distingué collègue
que pensez vous de la constitution israélienne ?
quelles sont les origines du Hamas ?
à vous lire avec impatience
Comme la Grande-Bretagne, Israël n’a pas de Constitution mais un recueil de lois fondamentales dont je pense le plus grand bien.
Pour une histoire succinte du Hamas, voir:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hamas
C’est bien ce que je voulais vous voir confirmer : vous en pensez le plus grand bien…
bien que Wikipédia soit un peu court comme référence, vous aurez lu ces lignes :
« Selon certains analystes, les Frères musulmans palestiniens étaient financés pendant les années 1970 et 1980 directement et indirectement par différents États comme l’Arabie saoudite et la Syrie, ainsi que par le Mossad. Le bras politique et caritatif des Frères musulmans est alors reconnu officiellement par Israël. »
mais ceci est insuffisant il faudrait d’autres développements… qui nous informeraient sur le pourquoi de ce soutien.
a) Certes.
b) Je vous rappelle que la Charte du Hamas qui scelle la transformation de ce mouvement en organisation terroriste date d’août 1988. Certains milieux israéliens ont pu estimer dans les années 70 et au début des années 80 qu’il y avait lieu d’appuyer l’action « politique et caritative » du Hamas pour contrecarrer l’influence du Fatah dans les territoires. C’était de bonne guerre même si, à terme, leur analyse s’est avérée fausse.
Si j’ai bien compris, vous seriez plutôt un adepte de la théorie du complot, celle qui avance qu’Israël, de par sa nature, aurait délibérément encouragé la création d’une organisation terroriste islamiste palestinienne afin d’entraver tout espoir de solution politique au conflit.
il faut arrêter de brandir cette expression « théorie du complot », ça ne veut rien dire : les états font des opérations, des coups tordus, du renseignement, de la manipulation de l’intox, de la « deception » etc…
Ce n’est pas une spécialité d’Israel mais de pratiquement tous les pays.
le Hamas a été monté pour « casser » le Fatah, tout comme le Hezbollah à été aidé par Israël.
Il est bien trop long d’exposer toutes les manips ici (pas de place et surtout des petits excités qui ne supportent pas que l’on se base sur des faits et non des émotions).
Mais je suis d’accord avec vous : Israel ne veut pas la paix. Cf. son refus de parler à la Syrie malgréle soutien des EU à une solution égociée pour le Golan, les fermes de Shebaa, les constructions continuelles de colonies… (ce ne sont que des exemples)
J’ose espérer que vous plaisanter… Un peuple qui appelle à la destruction d’un autre? Une religion qui appelle à la destruction d’une autre? Et vous voudriez que des partis européens prennent exemple?
faux, l’Islam n’appelle pas à la destruction des religions du Livre : révisez !
au CA de 07:09
vous avez tout faux !
ce n’est pas « un peuple »
pas de « destruction de religion »
Si comme semble l’indiquer l’article, l’option Barghouti permet à Israel de renforcer le Fatah, et donc de marginaliser un peu plus le Hamas,cela donnerait un peu plus de chances de réussite à des accords Isrëlos-Palestiniens.
Bien sûr qu’il reste encore du chemin à faire mais il semble que ces deux pays demandent la même chose la paix.
Souhaitons leur donc bonne chance.
une fois de plus c’est un mauvais calcul.
pensez vous qu’Israel désire vraiment la paix ?