L'Ecole des Mines a trouvé un moyen sûr de réhabiliter « l'excellence française » en matière d'enseignement supérieur : publier son propre classement international des établissements. Une opération rentable pour les écoles françaises puisque cinq d'entre elles se retrouvent d'un seul coup propulsées dans le Top 10 des meilleures écoles mondiales. Harvard, l'université de Tokyo et Stanford culminent encore en tête, mais Polytechnique (4e), HEC (5e), Sciences Po Paris (8e), l'ENA (9e) et, bien sûr, l'Ecoles des mines (dixième au classement) font leur trou dans le palmarès.
A l'heure où l'on parle beaucoup d'exil des cerveaux tricolores, Benoît Legais, le directeur de l'Ecole des mines, a voulu contrecarrer un autre classement célèbre : celui de Shanghai, d'où il ressort que l'enseignement supérieur français est autrement à la peine.
Pour cela, les Mines ont tout simplement changé de critères. Là où le classement de Shanghai se base sur des critères académiques (publications, prix Nobel…), Benoît Legais a décortiqué la provenance des « numéro 1 » des 500 premières entreprises mondiales recensées par le magazine Fortune. A chaque fois que l'un d'eux est passé par un établissement supérieur français, l'école en question est gratifiée d'un point. Une méthode incontestable, pour le directeur de l'Ecole des mines, qui défend son palmarès maison :
« Si les critères académiques sont importants, ça ne fait pas tout : le mérite d'une école ne se limite pas à la qualité de sa recherche académique, au nombre de ses publications dans Nature ou Science ou à ses prix Nobel. La vocation première de nos établissements, c'est quand même de former des jeunes à leur activité dans le secteur économique. »
Cocorico ? Si l'initiative se veut « objective et transparente », cinq écoles supérieures françaises parmi les dix meilleurs mondiales, cela fait quand même beaucoup. Et il reste à voir si les autres pays relayeront le classement français. Mais l'Ecole des mines, qui répète un peu étrangement que « si nos écoles d'ingénieurs étaient regroupées en une seule, Paristech serait numéro 1 mondial » veut croire que ce nouveau classement « aidera à attirer des étudiants étrangers ».




















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De
15H37 | 28/09/2007 |
Pas de lien vers le classement ?
De
15H55 | 28/09/2007 |
Ici : http://actualites.prepa-hec.org/wp-content/classement-mondial-universite…
De
16H49 | 28/09/2007 |
Article intéressant, - merci aussi pour le lien.
Reste à critiquer les… critères de classement pour mettre en évidence les présupposés de ces palmarès, tout de même très orientés. C'est tout la question générale de la mesure : qu'est-ce qu'on mesure réellement quand on prétend évaluer ?
Dans La Distinction, Bourdieu parlait des « classeurs classés par leur classement » pour montrer que les valeurs (et les jugements qui les établissent) ne tombaient pas du tout du ciel de la transcendance.
Je serais curieux d'entendre un sociologue des sciences et des techniques aussi stimulant que Bruno Latour pour savoir comment lire cette « excellence française ».
De
18H06 | 28/09/2007 |
C'est à dire….l'employeur de Bruno Latour est justement l'école des Mines…
De
19H41 | 28/09/2007 |
C'est exact : Latour bosse aux Mines - et justement (raisonnement a fortiori) c'est aussi l'auteur de Irreductions. Aussi je ne l'ai jamais entendu cacher d'où il parlait - à la différence des Courageux anonymes, dont je suis ; -)
De
10H58 | 29/09/2007 |
Il ne faudrait pas se tromper. Les Grandes Ecoles, c'est le dernier lieu de promotion de la république. Quand j'étais en Taupe à Clermont-Ferrand, il y avait 3 fils d'agriculteurs dans ma classe, dont l'un a fait l'X. Ce sont des concours anonymes, où la prestance et la « belle gueule » n'ont rien à faire. C'est pas l'ENA ou Science Po, avec des oraux qui ressemblent à des séances de casting.
De
13H40 | 13/10/2007 |
L'excellence française,c'est bernard henry levy et maurice chevalier. Et aussi la baguette et la mode.
la colonisation en prime.
De
02H17 | 29/09/2007 |
C'est une bonne idée, on est jamais mieux servi que par soi même.
Pourquoi laissez aux autres le droit de juger nos écoles qui sont les meilleures au monde et pour cause toutes les entreprises de la planète se les arrachent.
Enfin un juste retour de nos comptétences.
Cocoricco ! ! ! !
De
09H41 | 13/10/2007 |
« Nos écoles, les meilleures du monde ! »
Notre armée était « l'une des plus puissantes du monde »,disait l'état-major, en 40. On connait la suite…le Concorde, le plus rapide avion de ligne du monde…on connait la suite. Je pourrais multiplier les exemples.
Soyons sérieux : par son histoire, ses habitudes,son système social et politique,la France reste, a certains points de vue, malthusienne.
Or,le monde tourne de plus en plus vite,il serait interessant de préciser principalement comment et surtout, pourquoi ! ! !
Je vous invite cependant à visiter nos universités et à vous pencher sur les conditions materielles d'existence de nos étudiants. Vous allez peut-être « atterrir ».
Et pourtant, l'avenir est là, parce que les vrais chercheurs du pays sont là.Parce que nos enfants sont là, aussi.
Il est de notoriété publique que la Recherche Française se fait à l'Université.
Quant aux grandes écoles, elles fournissent seulement le « management ». Si on préfère le fric et les paillettes ou autres parachutes dorés en cas de faute de « management », c'est là qu'il faut entrer.
La France de 4O était mal managée. Le projet Concorde fut une erreur non pas scientifique et technologique mais…managériale.
Enfin, cette « élite » plus ou moins autoproclamée sortie des grandes écoles dirige notre pays depuis une cinquantaine d'annéees. C'est à dire depuis
l'« étrange défaite »…mais aussi…la collaboration.
Voyez aujourdh'ui au pied de quel mur elle nous a plaçés !
Apprenez l'humilité, monsieur, cela vous ouvrira le regard.
Robert.
De
13H29 | 13/10/2007 |
Absolument d'accord avec Robert,la « pseudo » elite sortie de nos grandes écoles ne pense qu'à s'en mettre plein les poches et les yeux. on combat pour ce qu'on n'a pas ! ! !
Ils seront bientôt blackboulés par les chinois, qui battent déjà Lehman Brothers sur son propre terrain.
Quant au classement cité en référence, il s'agit évidemment d'un vulgaire attrape-nigaud. Un classement, ça se truque. Faut savoir tirer des leçons du sport.
De
06H50 | 14/10/2007 |
Le débat s'enlise. un peu de tenue,messieurs.
L'excellence est une tradition de la france, et il faut la défendre.
Ceci étant, vous êtes journaliste, mademoiselle, et par conséquent vous savez tout…dites-moi, quand est-ce que les voitures chinoises vont enfin arriver chez nous ?
Quand est-ce qu'on aura enfin du champagne chinois ?
Parce que, franchement,au niveau prix…y'a pas photo !
De
19H15 | 29/09/2007 |
L'ENS de la Sécurité Sociale (ca existe ? ) classée 214e : c'est a pisser de rire ! ! ! ! c'est vrai que passer par la Sécu, ça prédispose forcément à diriger une grande entreprise ……
Du grand n'importe quoi, tout comme le classt de Shangai d'ailleurs
L'important, c'est ce qui est dans la boite !
De
07H24 | 14/10/2007 |
le problème, c'est la juxtaposition des deux mots.
Excellence et française.
ça va pas bien ensemble.
Au fait,on m'apprend à l'instant que les bleus ont perdu contre l'Angleterre.
Qu'est-ce que je vous disais,déjà ?
De
07H22 | 14/10/2007 |
T'inquiète pas,fils, c'est encore un coup de la Cinquième Colonne.
De
22H38 | 28/09/2007 |
les 2 classement ne se contredisent pas : la france a les pires universités (=pour les pauvres) et les meilleures ecoles (=pour les bourges) ?
De
11H31 | 29/09/2007 |
Totalement faux ! ! ! !
Les ecoles d'ingenieurs restent la seule voix « 100% ecole publique ». L'enseignement y est gratuit(sauf droit de scolarité
De
14H03 | 01/10/2007 |
Toutes les écoles d'ingé ne sont pas gratuites. La mienne m'a couté 20000 francs par an (à l'époque)…
De
11H33 | 29/09/2007 |
Totalement faux ! ! ! !
Les ecoles d'ingenieurs restent la seule voix « 100% ecole publique ». L'enseignement y est gratuit(sauf droit de scolarité inferieur aux facultés). Les eleves boursiers tres nombreux.
Restent les problemes de financement annexe (logement,nourriture….) qui sont communs pour les eleves de provinces rejoignant les facultés de grandes villes.
Ecole= pour les bourges ? Renseignez vous un peu avant d'assener vos « verité »
De
13H04 | 29/09/2007 |
Les problèmes de financement annexe sont au contraire moins criants dans une école. Dans les deux cas, le fait d'être boursier dispense des frais de scolarité et réduit les frais de sécu, idem pour l'inscription au concours.
Par contre, une école a généralement une association d'anciens élèves qui peut aider, (dons, prêts à taux zéro à rembourser une fois installé dans la vie, etc…), et qui finance parfois en partie le logement des élèves.
De
13H32 | 29/09/2007 |
Les grandes écoles d'ingénieur sont les plus « méritocratiques » sur le papier seulement.
Dans les faits, les enfants des cadres sup (et des profs) sont sur représentés. La proportion de fils d'ouvrier à l'X n'a cessé de diminuer depuis 30 ans. Le capital social et culturel chere à Bourdieu a ici aussi son mot à dire, même si moins prépondérant qu'en khagne…
L'état peu facilement se cacher derrière cette « égalité des chances » de façade pendant que les inégalités économiques et sociales se creusent, le formalisme « égalitaire » des concours scientifique en devient anecdotique. Je m'explique, le fait d'habiter dans un quartier et de fréquenter une ZEP est infiniment plus prépondérant que la potentialité théorique de participer un jour à un concours d'entrée à l'X (ça c'est le monde des bisounours).
De
17H45 | 30/09/2007 |
ah ouais ? les écoles d'ingénieurs 100% écoles publiques, ça fait longtemps que vous avez quitté les études alors,…Cela dit, il est vrai, et en ce sens vous avez raison, que les fillières d'excellence (ENS, Centrale(s), Polytech( ? ), les mines, INSA,…) demeurent gratuites ainsi que les fameuses classes préparatoires ce qui une qualité essenciel du système français. Ce dernier, avouons-le est loin d'être parfait mais il est encore plus loin d'être mauvais, alors cinq écoles dans les dix premières c'est peut-être un poil exagéré lais pour une fois qu'on cesse un peu l'autoflagellation, on va pas se plaindre. Sus aux pseudo-intellos reac » qui déversent leur fiel de frustrés sur l'école, la jeunesse et la france qui sourit ! ! !
De
18H46 | 30/09/2007 |
Les écoles d'ingénieur correctes sont toutes publiques : c'est ce qu'il veut dire. N'importe quel classement confirmera qu'il n'y a pratiquement aucune école privée dans le top 30 des écoles françaises, catégorie par catégorie. Et le gros des écoles privées, habilitées ou non, se situe plusieurs crans en deça des écoles publiques.
Ce n'est pas parce que papa vous a acheté votre diplome qu'il a de la valeur. Il en a pour le réseau qui vous a embauché (on l'espère), mais pas au-delà.
De
07H26 | 14/10/2007 |
on s'en fout des écoles d'ingé.Même pas fichus de fabriquer un presse-purée qui marche.
Faut les acheter à Taiwan.
De
06H52 | 14/10/2007 |
personnelement,je préfère, et de loin…les bourges chinois.
Plus fins, plus cultivés.
Moins faux cul.
Et je ne parle même pas de leur littérature.
Je travaille pour eux.
Eux, ils payent bien.
De
07H02 | 14/10/2007 |
si je vous comprend bien, on va devoir passer au riz cantonais et au mei kui lu ?
De
20H03 | 14/10/2007 |
A quoi ça sert d'avoir de bons ingenieurs et chercheurs quand le management n'est pas à la hauteur ?
Et le management,c'est quoi, c'est pas les « grandes écoles » ? C'est bien eux qui tranchent ? Regardez le résultat autour de vous ? France, puissance « régionale » ! !
La france s'est accordée le caprice d'être aveugle et malthusienne sur ses forces les plus vives.
Et on va tous trinquer.Dans pas longtemps.
Vous avez pas idée.
De
15H40 | 28/09/2007 |
Oui, bonne idée que de lancer un classement propre plutôt que de commenter ad vitam eternam des classements américains qui se basent sur des critères qui favorisent le modèle universitaire américain au détriment du modèle français notamment. les grandes écoles françaises ne forment pas des chercheurs mais des futurs cadres, elles sont donc naturellement moins bien classées.
Cependant, nul doute que ce classement n'est pas plus objectif que les précédents en mettant l'accent sur les 500 plus grandes entreprises. Statistiquement, ce n'est pas un critère fiable.
Ce classement a le mérite d'introduire une vision différente des choses et c'est en cela qu'il est intéressant.
Gehem
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 16H09 | 28/09/2007 |
« des classements américains qui se basent sur des critères qui favorisent le modèle universitaire américain “
Hmmm, les deux grands classements sont ceux du Times Higher Education Supplement (anglais) et celui établi par l'université de Shangai. Tres loin des ricains.
http://www.thes.co.uk/worldrankings/
http://www.arwu.org/rank/2007/ARWU2007TOP500list.htm
à ThomasLefebvre
De
16H40 | 28/09/2007 |
En ce qui concerne les classements des business schools par exemple, les grands classements (ceux que les cadres en entreprises lisent) sont celui de FT ou du Times, pas américains en effet mais exactement de la même culture…
De
09H22 | 29/09/2007 |
Les critères universitaires ne favorisent pas la recherche française à au moins 2 titres :
- culture de la publication moins importante en France
- morcellement des universités et des labos dans le décompte des publications. c'est en train de changer doucement
De plus pour juger un système éducatif, il me semble innaproprié de ne se baser que sur les résultats de la recherche (de même pour sélectionner des jeunes maitres de conférence). De toute manière on fait dire ce qu'on veut à ce genre de palmarès. Il suffit de bien choisir les critères…