Le lycée de l'Enna, à Saint-Denis, se prépare à faire grève mercredi. Vendredi dernier, il a déjà débrayé pour de bon. Objet de la mobilisation : 12% de l'équipe enseignante n'avait pas été nommée à la rentrée et, depuis, l'établissement recherche désespérément des enseignants.
Le jour de la rentrée, le 4 septembre, il manquait pas moins de dix profs. Vendredi, cinq postes avaient été pourvus mais l'établissement courait toujours après ses enseignants pour assurer les emplois du temps. Durant le week-end, les coups de fil se sont multipliés. Mais mardi, il en manquait encore deux.
Pour certaines sections de l'établissement, « c'est une dizaine d'heures de cours sur trente-deux qui a été supprimée, faute de personnel », déplore Benoit Dumény. Il enseigne depuis neuf ans le français et l'histoire-géo, et parle de « la rentrée la plus catastrophique » qu'il ait connue : « Jusqu'au début de la semaine dernière, la classe de terminale S n'avait même pas de prof de maths. »
Dans ce lycée de 700 élèves qui compte de grosses sections technique et professionnelle, la moitié de la classe de première année de CAP électricité n'a pas cours dans sa matière principale.
Françoise Dubrana, la proviseur, ne soutient pas officiellement le mouvement de grève… mais reconnaît que la situation s'est dégradée cette année. Elle parle d'une rentrée « jeu de pistes », et obtient ses postes au goutte à goutte, en multipliant les allers-retours au rectorat :
Pour les enseignants mobilisés, c'est tout le département de Seine-Saint-Denis qui connaît une rentrée chaotique, surtout dans certaines disciplines, comme la construction ou la métallurgie. Certains chefs d'établissement démarchent dans les Instituts universitaires professionnalés (IUP). D'autres publient des petites annonces.
Des TZR, des contractuels et des vacataires
L'académie de Créteil -dont dépend le 93-, minimise la portée des difficultés du lycée de l'Enna… mais reconnaît un changement des conditions de recrutement. Chef de cabinet du recteur d'académie, Laurent Petrynka invite chefs d'établissement et inspecteurs à « remobiliser leur propre vivier, et mettre en ligne de petites annonces sur des sites professionnels ».
De leur côté, les enseignants regrettent que l'ont ait de moins en moins recours à des enseignants titulaires pour ces affectations de dernière minute. Chaque année, le rectorat garde un volant de « 6 à 8% » de titulaires qu'il peut utiliser pour répondre à des besoins ponctuels. Dans le jargon de l'Education nationale, on les appelle les « TZR ».
Dans certains cas, comme au lycée de l'Enna, on en vient dès la rentrée à faire appel à des contractuels, qui sont eux nommés pour l'année. En dernier recours, les chefs d'établissement font appel à des vacataires, titulaires d'une licence mais pas du Capes et payés à l'heure de cours (avec un maximum de 200 heures par an).
L'académie de Créteil se félicite en tout cas d'avoir étoffé son panel de contractuels. Laurent Petrynka, au cabinet du recteur, explique :
« Sur les trois départements de l'académie de Créteil, on est passé de 950 à 1316 contractuels depuis l'an dernier. Et c'est un statut moins précaire que les vacataires : ils sont engagés pour un an. »
Il ajoute aussi que l'académie entend faire plus souvent appel à des « professeurs associés », à qui l'Education nationale confierait quelques heures d'enseignement.
« Comment va-t-on pourvoir aux besoins de remplacement pendant l'année » ?
Gilles Laurent, syndicaliste Unsa dans le département, s'inquiète :
« Le rectorat travaille à flux tendus. Mais si l'on commence l'année en manquant déjà de dix professeurs, comment va-t-on pourvoir aux besoins de remplacement en cas d'arrêt de travail ou de congé maternité ? “
Le département, réputé très difficile, cumule les obstacles : non seulement, pour un titulaire TZR sur trois, la Seine-Saint-Denis est la première affectation de leur carrière, mais alors que le rectorat de Créteil vante ‘une situation équilibrée’ entre ses trois départements, l'Unsa rétorque, chiffres à l'appui, qu'à eux tous, TZR, contractuels et vacataires sont ‘deux fois plus nombreux dans le 93’.
Benoit Dumény, du lycée de l'Enna, soupire :
‘On essaie de motiver les élèves, d'éviter qu'ils décrochent et de les intéresser à leur formation, mais tout est à refaire si on n'assure pas la moitié de leur emploi du temps pendant les trois premières semaines de rentrée.’
Mercredi, si aucun professeur n'est nommé pour combler les deux derniers postes vacants, il fera de nouveau grève.
‘Mardi soir, les enseignants maintenaient leur préavis de grève même si un des deux postes avaient été comblés en fin de journée.’
► Addendum le 25/9 à 20h30. Mardi soir, les enseignants ont décidé de maintenir leur préavis de grève, même si un des deux postes qui étaient encore non pourvus l'a été dans la journée.
► Rectifié le 25/9 à 20h30 : Statut des TZR et des vacataires.


























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De
19H23 | 25/09/2007 |
Il ne s'agit pas que de démotivation des élèves faute d'emploi du temps. Il s'agit de démotivation pour cause d'irrespect. Avez-vous oublié ce qu'on éprouve quand on a cet âge et qu'on n'a pas de prof en début d'année ? Ah pardon, vous n'avez peut-être pas connu ça, moi oui et ça remonte à 1976, oui vous avez bien lu, déjà en 1976 l'E.N. peinait à pourvoir tous les postes dans les filières techniques, pas assez valorisantes, déconsidérées, méprisées.
Il faut dire aussi que ce collège ne jouit pas de la meilleure réputation. Pour s'en faire une idée, se pointer entre 16h et 16h15 à la sortie, ça vous laisse des impressions durables.
Mais bon, qui a eu l'idée de fabriquer des usines de ce genre, il ne s'agit plus de lieux d'enseignement mais d'un univers hors de toute logique. Quand vous voyez les jeunes sortir de là, vous n'avez plus aucun doute sur ce qui fait la difficulté d'intégration et la déshumanisation des banlieues prétendûment riches de vie et d'inventivité.
Je n'en dis pas plus. Il faut connaître pour « apprécier ».
De celine_auriolles
21H49 | 25/09/2007 |
Crachas, giffles, insultes, coups de poing, humiliation, usure psychologique…
Si les profs se sentaient davantage en sécurité et avaient des meilleurs salaires, peut-être n'aurait-on pas ce problème…
à celine_auriolles
De
22H35 | 25/09/2007 |
le vrai problème, c'est que l'EN ne veut plus embaucher de profs titulaires, d'où un manque un peu partout, et les rectorats font appels à des vacataires. Il y a de moins en moins de postes aux concours et pourtant il y a des candidats. Mais … il ne faut pas remplacer les départs à la retraite … = 11 000 postes en moins.
Ces restrictions budgétaires se font sur le dos des élèves, et après on va encore taper sur le 93 ?
politique lamentable ! que veut-il, le Sarko ? en finir avec l'EN et instaurer l'école privée pour tous ?
à celine_auriolles
De
23H34 | 25/09/2007 |
Ouais, avec un « meilleur salaire “, est-il acceptable de subir : ‘ Crachas, giffles, insultes, coups de poing, humiliation, usure psychologique’ ? C'est humain de ne pas accepter ce traitement. Quel prof, même enthousiaste d'enseigner, peut volontairement aller dans ces zoos ?
De
09H16 | 26/09/2007 |
Pourquoi les profs socialos n'y vont pas ? …
Cela les gêne de faire du social ? …
De
10H26 | 26/09/2007 |
Bien que vous ayez le droit à la libre expression il faut savoir jauger ses effets.
Comme je l'ai dit dans mon post, ce problème est récurrent en France. Je l'ai moi-même subi en 1976, il y a 30 ANS, sous un gouvernement DE DROITE.
Quant à parler des instits « socialos » comme vous le faites, j'aimerais vous rappeler (ou vous apprendre) qu'il y a 2 ans un reportage sur TF1 (on s'en serait doutés) montrait que les jeunes profs de l'E.N. se sentaient brimés s'ils osaient exprimer qu'ils n'étaient pas de gauche. Tout portait donc à croire que s'ils n'étaient pas de droite, ils se situaient bien au centre.
On sait que les instits n'aiment plus la gauche et qu'ils se voient au centre, sauf en cas de péril imminent, là ils se rappellent qu'il est préférable d'être soutenus par la masse des laborieux, les parents d'élèves qui ne sont pas tous nantis.
Du coup, oui il y a des instits de gauche mais dans les rangs des futurs retraités. Et ce serait donc aux jeunes centristes de prendre le relais. Mais on dirait bien qu'ils ont des appréhensions à gérer des banlieues un peu remuantes.
C'est que … le centriste a des goûts de luxe et des états d'âme que le « socialo » sait endurer ou gérer ! !
De
11H36 | 27/09/2007 |
Oui, tout le monde sait bien que dans l'enseignement, la faute vient ENTIEREMENT des centristes… C'est une évidence que vous faites bien de rappeller.
Sinon j'aime bien votre style ;
le « ON sait… », les citations de TF1 d'il y a deux ans, 1976…, les socialos qui savent tout faire…
Vous etes prof d'histoire ? …
De
14H10 | 28/09/2007 |
je voudrais pas cafter,mais là il le sont en nombre, socialos…y'a même des mecs de droite, des pas situables et des trotskos, non ? Et depuis longtemps, on se retrouve tous face à ces situations, et parfois, y en a même de droite qui font grève..mais, de droite, quand même, sont plus préoccupés de se trouver une mut, passque rester avec le peuple,, hein, tous ces enfants mal élevés, frondeurs, pas dupes des hierachies sociales et parfois carrément lourds à travailler, y zaiment pas.
De
21H12 | 26/09/2007 |
faut arrêteZ les caricatures, ça dérape partout ! ! ! !
Lacher le 9.3 un peu ! Les gens ne demandent qu'a vivre !
N'est ce pas là un manque de considération ne pas avoir de profs à la rentrée ? ? ? Il me semble que des suppressions de poste sont en cours non ! ! !
A qui la faute ? ? ? au 9.3 encore ? ? ? ?
De
21H50 | 26/09/2007 |
Faudrait savoir … il n'y avait pas longtemps, les profs remplçants se plaignaient de ne pas avoir assez de boulot !
La on leur offre des temps pleins … et ils ne veulent pas ! Mais je les comprend : ce genre de poste n'est pas attirants ! Quand aux causes, peut etre que si les jeunes étaient un peu moins « rebelle » ( je vais dire ca comme ca pour etre polis ), peut etre qu'il y aurait ambiance, motivation et résultats !
Tout n'est pas de la faute du gouvernement, chacun ses responsabilités … les jeunes du 93 aussi !
De
14H05 | 28/09/2007 |
C'est pas un zoo, ce lycée ! Et vous, vous êtes républicain ? la couleur et l'origine sociale des élèves vous gêne ? ! ! !
De
21H59 | 25/09/2007 |
Mon lycée se trouve en Bretagne, dans une ville de sous-préfecture. Il compte 2000 élèves. Alors parler d » usine à gaz pour Enna…
Ses résultats ? 85% de réussite au bac. Vous me direz, c » est logique à notre époque. Son rang ? 2700 sur 4900, donc dans la moyenne, à peine un peu plus.
Il y a aussi de jeunes profs, ceux qui ont échappé à la période obligatoire de « gardiens de zoo ».
Quand ils se mettent en grève, ce n » est pas parce qu » ils ont été insultés ou battus, que leur voiture a brûlé mais parce que quelqu » un esaye de réformer le mammouth.
Pour ces lycées en perdition sur qui doit-on pleurer ? Les profs, les « élèves », l » éducation nationale ? Les parents d » « élèves » ?
Tous à mettre dans le même sac. Chacun fuit ses responsabilités.
De
03H34 | 26/09/2007 |
> Quand ils se mettent en grève, ce n » est pas parce qu » ils ont été insultés ou battus, que leur voiture a brûlé mais parce que quelqu » un esaye de réformer le mammouth.
Je suis enseignant.
Si demain un minitre de l'éducation nationale (ou un président, on ne sait plus) décide d'augmenter mon salaire de 50% et de diminuer mon temps de présence au lycée de 50%, sans autre condition, je te promets que je ne fais pas grève.
Sans blague.
De
07H49 | 26/09/2007 |
sauf si on te place devant des classes surchargées, en échange, non ? Moi je refuse de faire classe devant plus de 300 élèves et moins de deux.
Il faudrait écrire sur la situation du vacataire de plus en plus utilisé : quel est son statut, ses droits, les obligations ? Peut il effectuer des heures ailleurs ? Peut-il donner sa démission en cours d'année ?
De
20H58 | 27/09/2007 |
Le Vacataire n'a pas de statut puisqu'il ne signe aucun contrat mais il est payé à la tâche (sur la base des heures de cours effectuées, les autres tâches ne comptant pas).
Il n'a droit à aucun congé puisqu'il n'a signé aucun contrat.
Pour la démission, c'est très facile, c'est oral (de même que pour le licenciement).
Olivier, ancien vacataire collège et LP dans le 91 et le 93
De
10H18 | 26/09/2007 |
tu trouves que 18h par semaine dans un établissement scolaire c'est trop et que cela pousse à la grève et que les profs sont sous payés ? ? ben dit donc ça promet
De caro
délinquante avérée | 22H10 | 26/09/2007 |
les 18 h, c'est ce qu'on appelle « le face à face », c'est à dire les cours. Quand on ajoute les heures de préparation de correction etc… les profs font plus de 35 h
Les 18 h, c'est pour les profs qui ont réussi un concours et enseignent au collège ou au lycée. Les instits en font plus et les non titulaires aussi.
Et je voudrais te voir devant une classe de 30 gamin-e-s !
De shadow
12H55 | 27/09/2007 |
J'execre cette bétise de croire que les profs ne font QUE 18h de travail …
Les preps et les corrections sont inexistantes car non visibles … pi pour mettre zero à une copie … ca va vite
Je deteste ce racisme ! ! ! et cet irrespect dût à la méconnaissance de notre travail.
De
09H44 | 27/09/2007 |
Pourquoi vouloir maintenir à tout prix des services de collèges et lycées républicains en Seine Saint Denis ?
Le plus simple serait de transformer les bâtiments scolaires en madrassas et d'y former les meilleurs imams possibles (moitié sunnite moitié Chiite pour ne pas commettre d'impair). Nous aurons ainsi les futures cadres de la prochaine République Islamique de Seine (Saint) Denis (dénomination en cours de changement).
Gouverner c'est prévoir ! !
http://absoluteracaille.wordpress.com/2007/09/22/lavenir-radieux-des-soc…
De
14H10 | 28/09/2007 |
Voilà nos amis d'extrême droite…
De
13H48 | 28/09/2007 |
De quel établissement parlez-vous ? Le lycée de l'Enna à st denis a d'abord été un lycée d'application pour les apprentis-professeurs de l'ecole normale d'apprentissage et jusqu » en 1990 on choisissait les élèves que les sections de professeurs allaient avoir en face, et leurs profs étaient recrutés dans le haut du panier,parmi les meilleurs et volontaires. Depuis, c'est devenu un lycée technique et pro comme les autres, avec la specificité d'être en contact proche de l'iufm (400 adultes). Quant aux élèves, venir les « voir à la sortie », est pour moi une expression avilissante, comme s'il s'agissait d'un zoo : ce sont les enfants des gens qui habitent st denis, stains, pierrefite…en majorité issus de l'immigration, parlant fort, pas toujours très raffinés. Jusque là ce lycée en a fait des bacheliers.
votre mépris est bien étrange…
De tb
14H38 | 28/09/2007 |
Tu as raison, camarade…
De
19H36 | 25/09/2007 |
Article brouillon …
Un TZR assure un service complet (18h pour un certifié), et pas 200h comme un contractuel (l'article est donc faux). Vous semblez mélanger les deux. Les TZR peuvent être nommés à l'année et sont titulaires.
Les contractuels eux ne sont pas titulaires …
De Seve
thésarde | 19H49 | 25/09/2007 |
Une erreur « grossière » dans l'article : les TZR (Titulaires sur Zone de Remplacement) sont des professeurs titulaires de l'Education Nationale : ils ont donc réussi le CAPES ou l'agrégation et doivent un service normal de professeur fonctionnaire. La seule différence, c'est qu'ils ne sont pas titulaires d'un poste dans un établissement donné, mais nommés sur une zone de remplacement sur laquelle ils sont appelés pour remplacer les professeurs absents.
Les enseignants ne pouvant enseigner que deux cents heures par an sont des vacataires, donc des précaires.
Sinon, article mettant bien en avant un problème récurrent de l'Education Nationale : il n'est pas si simple que ça de mettre un prof devant chaque classe, et on peut craindre pour l'avenir…
à Seve
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 19H53 | 25/09/2007 |
Bonsoir
Vous avez raison : une erreur s'est glissée dans la version qui a d'abord été mise en ligne. Elle est maintenant rectifiée. Il s'agissait bien des vacataires, et non des TZR dont nous précisions par ailleurs qu'ils étaient bien titulaires.
De
19H48 | 25/09/2007 |
En effet un TZR, n'est pas à ma connaissance limité à 200h par an. Ce sont les vacataires qui le sont…
Maintenant il faut savoir que pour les vacataires le statut ne donne pas droit au chômage (déguisé dans les rectorats en « on vous paye pendant les vacances ») et pour les contractuels la première paye tombe trois mois après quand on est embauché la première fois. En effet les fiches de payes sont préparées deux mois à l'avance mais nous sommes payés en fin de mois ce qui fait trois mois de travail sans salaire.
Enfin dans la zep où j'ai enseigné il y a cinq ans (en province) 20% des effectifs étaient en contrats précaires y compris la CPE.
Il faut rajouter que tous les concours qui favorisaient la titularisation de ces emplois précaires sont progressivement supprimés sans être remplacés. Bref rien d'attractif…
De nelmezzodelcamin
di nostra vita | 19H47 | 25/09/2007 |
ben dis donc les profs ne laissent rien passer ! ! !
je poste quand même le message que j'étais en train d'écrire…
je crois qu'il y a quelques confusions dans l'article, ce qui n'est guère étonnant étant donné l'usine à gaz dans laquelle nous exerçons….
- Les TZR (titulaires sur zone de remplacement) sont des titulaires, donc, qui ont réussi le Capes ou l'Agrégation, et qui ne sont pas affectés à un établissement précis de manière définitive ; certains sont spécialisés dans les remplacement de courte et moyenne durée, d'autres font des « remplacements à l'année », ce sont eux souvent qui assurent les bouts de postes incomplets en en cumulant plusieurs.
- les contractuels sont en principe embauchés à l'année ; mais il y a maintenant les « contractuels 10 mois », que l'on vire ponctuellement en juin avant de les reprendre en septembre
- les vacataires : ce sont eux qui peuvent assurer au maximum 200 heures (soit en gros un trimestre pour un temps complet).
De YAJ
enseignante retraitée, non remplacé... | 20H18 | 25/09/2007 |
Je m'apprêtais à rectifier le statut des TZR mais il y a eu modification.
Par contre je suis étonnée que Rue 89 ne cite qu'un seul syndicat d'enseignants alors que la « culture syndicaliste » du 9-3 est très unitaire avec d'autres syndicats très actifs.
Cet article montre à petite échelle ce qui attend de nombreux établissement à la rentrée 2008 suite à la suppression annoncée de 11000 personnels de l'EN !
à YAJ
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 20H41 | 25/09/2007 |
Bonsoir
Notre propos n'est naturellement pas de donner la parole à un seul syndicat et, au fur et à mesure des articles, il va de soi que nous entendons bien mentionner d'autres organisations.
à YAJ
De
22H21 | 25/09/2007 |
Cela montre surtout les difficultés rencontrées par le rectorat pour obtenir que les affectations dans ce lycée, et d » autres, soient suivies d » effet. Chaque heureux pressenti oppose mille bonnes raisons pour ne pas rejoindre. Comme je les comprends.
60 enseignants, trente qui sont parvenus à fuir, vous pouvez engager 22 000 personnels de plus l » EN, vous n » aurez pas plus de volontaires pour aller au charbon dans la zône.
Les syndicats concernés ne devraient pas parler de revalorisation de la fonction ni d » augmentation de traitement mais plutôt de primes du risque, de soutien psychologique, de protection rapprochée sur demande pour ces enseignants exposés.