Une association proche du Medef dénonce des manuels orientés à gauche. Les professeurs d'économie réfutent tout parti-pris.

"Les manuels de sciences économiques et sociales donnent une image de l'entreprise pessimiste, incomplète, réductrice et idéologiquement orientée." Le constat de Positive Entreprise est sans appel. Dans une étude publiée en cette rentrée scolaire, l'association entend dénoncer le programme scolaire des classes de seconde SES.
Une étude partiale? Le premier coup de téléphone en dit long. "Bonjour, je voulais tout d'abord savoir si Positive Entreprise était marquée politiquement." Réponse: "Oui, c'est une association proche du Medef." La franchise est appréciée. Mais de courte durée. Rappel de la même interlocutrice dix minutes plus tard: "Excusez-moi, je me suis trompée, l'association est nullement marquée politiquement..."
Vérification faite, Thibault Laxande est par ailleurs le PDG de Gazinox, une société membre du Medef, et il participe aux travaux de l'organisation patronale. La première version était la bonne.
Toujours est-il que Positive Entreprise n'en démord pas: "L’entreprenariat et la réussite ne sont jamais valorisés." Sur la forme, la sémantique utilisée serait entièrement empruntée à Marx, avec notamment l’utilisation de termes tels que "patron" pour dire "chef d’entreprise". Et, sur le fond, le programme serait davantage axé sur la macroéconomie (emploi, consommation, redistribution...) que sur la vie de l'entreprise.
Sondage à l'appui, l'association avance que 55% des jeunes âgés de 18 à 25 ans "pensent que le décalage entre les jeunes et l’entreprise est lié au fossé qui existe entre l’école et l’entreprise" (étude Positive Entreprise/Opinion Way réalisée en juin 2007). Ce que Thibault Lanxade affirme constater chaque jour au sein de sa société:
Pour oeuvrer au "rapprochement entre les jeunes et les métiers de l'entreprise" -c'est ainsi que l'association définit son action-, Positive Entreprise propose d'introduire des représentants de l'entreprise dans les commissions pédagogiques et les comités de validation des manuels, d'intensifier les stages en entreprise pour les élèves et les étudiants, ou encore "de promouvoir davantage une vision positive du monde de l’entreprenariat".
Des mesures que ne rejette pas en bloc l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses). Si son président, Sylvain David, se refuse à imaginer qu'un entrepreneur fasse partie des commissions d'élaboration des programmes scolaires, il se dit en revanche "toujours partant pour emmener des élèves visiter des entreprises":
Quant aux chiffres avancés par Positive Entreprise, l'Apses les estime tronqués: "D’après le ministère de l'Education nationale, nous savons que 71,4% des élèves ne suivent pas l’enseignement de SES, difficile dès lors d’en faire le responsable du désamour des jeunes pour l’entreprise..." Sans compter que l'examen du programme des élèves en seconde SES démontre que "la place de l'entreprise y est importante puisqu'elle occupe neuf à dix semaines sur environ trente-deux semaines de cours".
Les manuels scolaires, eux, sont édités sous la responsabilité éditoriale de grands groupes d’édition (Hachette, Nathan, Hatier...) et ne constituent qu'un support documentaire parmi d'autres pour les enseignants de SES. Les autres supports sont généralement des articles de la presse écrite: Le Monde, Le Figaro, Les Echos, et surtout Alternatives Economiques.
L'influence de cette dernière revue est souvent montrée du doigt en raison d'éditoriaux qui sont tout sauf libéraux. Philippe Frémeaux, directeur de la rédaction d'Alternatives économiques, réfute toutefois l'accusation de dispenser "l'enseignement militant". Pour lui, son magazine "est là pour apprendre aux élèves à avoir l'esprit critique":
Xavier Darcos demeure pour l'heure muet sur le sujet. "Le ministre de l'Education nationale a déjà fort à faire avec ses récentes déclarations laissant à penser qu'il fallait supprimer le bac ES", explique Thibault Lanxade. Fin août, Xavier Darcos a déclaré que la filière ES n'offrait pas de "débouchés évidents" et attirait "beaucoup d'élèves qui occupent ensuite de grands amphis mais se retrouvent avec des diplômes de droit, psychologie, sociologie... sans toujours un emploi à la clé".

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Je suis furax, quand j'entend associer Droite avec action et Gauche avec inertie. Je ne veux pas un discuter, Réfléchissez.
( Si je n'ai ai pas 20 votes positifs sur ce fil, disant qu'ils ont cpmpris et qu'ils sont d'accord, je ne perdrai plus mon temps à y écrire)
http://nouvellesociete.org/5165.html
Pierre Allard
Je vous prie de m'excuser, cher Pierre, je veux bien tout ce que vous voudrez qu'ils veulent, - mais de qui parlez-vous?
(Allez! Moi aussi je suis furax :-)
Franchement, je ne sais pas quel manuel il a pris mais de nombreux manuels incluent largement le rôle de l'entrepreneur.
Heureusement, plusieurs entrepreneurs et cadres de gauche portent désormais un autre discours que cette non pensée qui consiste à enfiler des perles: malaise des jeunes et l'entreprise ?
Bien sûr vu dans les innombrables boites qui abusent des stages mais faux pour celles qui misent sur une politique volontariste d'apprantissage.
Pour un son de cloche moins "primaire": http://desirdentreprendre.over-blog.com/
un vote de plus pour que vous continuiez a ecrire tout ceux qui aboient maintenant ont sans doute profite de l'ecole de la république ou privé
tu pourrais bien écrire stp? Je ne te comprends pas.
un vote de plus pour que vous continuiez a ecrire tout ceux qui aboient maintenant ont sans doute profite de l'ecole de la république ou privé
JC , comme Jésus Christ ? Môssieur Allard ?
Il faut avoir une Haute idée de soi même pour organiser un référendum sur son propore nom !!
Quel égo !!
@ Krisskomicks
C'est le drapeau que je vous invite à saluer, pas celui qui le porte...
PJCA
Merçi pour l'invitation, mais gardez là pour une autre de vos fans, plus sensible que moi à vos beaux discours boursouflés de contentement.
Tout ceci semble aller dans le sens de l'article ci-dessus. Vive la presse libre et indépendante. (je pense que ce commentaire restera dans l'histoire de rue89. Facile de me retrouver pour me féliciter : je suis Couard-je Anonyme
Françoise_M: " Je crois qu'on ne mourra pas d'être privé de votre prose..." L'indignation fait souvent commettre des erreurs; je serai plus attentif à l'avenir...
PJCA
Tout à fait d'accord avec vous !
Préambule à tout débat : l'honnêteté, donc, pas d'à priori à la c...
v'la l'dix neuf....
heureux ?
d'accord vote favorable
Merci...
PJCA
J'hallucine !! Que va t-on trouver dans nos bouqins d'économie ... Le capitalisme mode d'emploi et associés!!
Chapitre I : LE PROFIT
Chapitre II : L'IMMOBILIER
Chapitre VI : MONDIALISATION
Chapitre V : CONSOMMATION
et le social .... c'est en option !!!
@@ +++
c'est une saine colère mais ca va pas loin, l'action est bien de droite et l'inaction de gauche, c'est scientifiquement prouvé ( cf les travaux du Nobel d'economie ).
Pourriez-vous développer les preuves scientifiques de cette théorie, s'il vous plaît ? Je serais curieux de les connaître, et je pense que je ne suis pas le seul.
Merci d'avance.
Thomas GREDAT
Lire une si belle ânerie dans la matinée, çà détend....
Lire une si belle ânerie dans la matinée, çà détend....
Le nom K-rouf de cette association proche du MEDEF, et cependant nullement marquée politiquement, laisse songeur. On peut préférer Bob Marley (auquel je songe) à ces rastaquouères de "l'entreprise".
Pourquoi en effet ne pas renvoyer nos lycéens aux tables de la Loi, qui s'écrivent tous les jours dans Les Echos, Le Figaro, Le Monde même et Libération aussi, devenu depuis quelques années de plus en plus fréquentables? Car la Science entreprenariale se trouve-là, Maggie l'a dit, Silvio d'accord, Nicola$ souscrit.
Il n'est pas normââââââl d'ailleurs qu'on laisse encore imprimer des livres par des traitres du marché comme J.E. Stiglitz, - un renégat!
Les Tables de la Loi, c'est CAC40 and Co?
Ridicule comme accusation. En Terminale, les élèves étudient le fonctionnement de l'entreprise, ses subtilités. A la fois sous l'angle théorique (l'entrepreneur au sens de Schumpeter) et pratique (financement des entreprises, stratégies des petites et grandes entreprises, relations du travail...)
On leur apprend à ne pas raisonner de manière simpliste ("les patrons licencient pour faire du profit")
Alors évidemment, on ne leur apprend pas le seul dogme ultra libéral mais aussi des visions plus nuancées, la nécessaire intervention de l'Etat, l'intérêt de contrats de travail stables...
Ils veulent quoi au Medef, qu'on apprenne uniquement du Paul Loup Sulitzer ?
PS : ah bon, utiliser le terme "patron", c'est être forcément marxiste ? N'importe quoi...
la droite decomplexee et ses syndicats qui pronent une societe basse sur l argent!!! un faux débat de plus je pense pas que l education donnée aux eleves francais est influencé par un parti pris politique !! encore un faux débat pour planquer la faillite de fillon..
RETROUVEZ DES INFOS SUR SUR L EQUIPE A SARKO SUR
http://vigicitoyen.canalblog.com/
Bien sûr, bien sûr, limitons l'enseignement des systèmes économiques et des différents types d'organisations, évitons de développer l'esprit d'analyse et l'esprit critique que pourraient développer les jeunes, en somme, écrasons la culture tout simplement et remplaçons tout ça par les slogans sirupeux du Medef et de Madame Parisot "il faut aimer les entreprises" ...jusqu'à... "la séparation amiable".
Quant à Monsieur Lanxade qui confond travail (que beaucoup de jeunes aimeraient réaliser avec enthousiasme) et entreprises dont les jeunes se méfieraient... Ces derniers n'ont pas besoin des manuels pour être méfiants, il leur suffit de regarder autour d'eux et souvent chez eux !!
Titre binaire possible :
"L'entreprise accusée de manquer d'esprit d'école".
Faux débat donc.
L'école et l'entreprise sont deux choses complètement différentes.
Il serait interessant de pousser plus loin cette fameuse vision positive...
Si c'est pour faire comme "le rôle positif de la colonisation " : C'EST PAS LA PEINE. Merci.
Quelle est donc cette vision positive messieurs de la droite ?
Alviano ? T'es là ?
puisque vous aimez la discussion,acceptez que je ne sois pas en accord avec vous.
Apres l'election de notre petit president, les grands medias, dans l'elan de la campagne, ont continue a encenser notre nouvel elu et de nombreux français se sont retrouves orphelin d'informations plus equilibres.
pour moi, peut etre me suis je trompe, rue89 correspondait a ce souhait de "resistance" et de regrouper des français ( pas toujours en accord, il suffit de constater les discussions sur l'avenir de la gauche) pour continuer a esperer un monde meilleur.
Des le demarrage de rue89, il y a eu une "pollution" des debats par des intervenants ( dont alviano) qui ont reussi a caricaturer voire a detourner les discussions.
En constatant les attaques actuelles du gouvernement sur tous les acquis, je ne reste pas sur une situation de "gentleman", les cisconstances m'imposent de reprendre des attitudes de rapport de force et je combattrai la presence d'alviano sur de blog.
Combattez, mon ami, combattez...
Alviano
Hé bien, dans de pareilles circonstances, Mon-Al et Alviano, vu l'indigence argumentative qu'un Do, Si, La, Sol nous fait entendre, j'ai le plaisir de me sentir de tout coeur avec vous, ici à Rue89 - contre ces cuistres de gauche (je n'ai pas dit les gens de gauche, j'ai bien dit les cuistres de gauche, qui parlent de "pollution" des débats lorsque vous osez soutenir des positions non-conformistes (car le conformisme de gauche me semble à peine plus sympathique que le conformisme de droite).
C'est surtout ça la gauche: un devenir-minoritaire, au sein même des minorités numériques. (Souvenir d'un sorcier nommé Gilles Deleuze)
Quant à vous, cher Do, il n'y a que deux façons de combattre des idées: 1. être gentleman ou 2. déployer des tanks dans la pensée.
1 suppose beaucoup d'humour (de cet humour qui manque tant aux dogmatiques). 2 suppose qu'on sache poser des bombres contre la pensée des "think tank".
Si vous n'êtes pas gentleman, et que vous ne déployez pas de tanks argumentatifs par l'analyse, vous combattrez en vain et renforcerez votre adversaire dans ses positions.
Les votants de Rue89 me font parfois douter de l'intérêt de voter: ces pièges à cons me rendent aristocrate!
Ozawa
T'as raison d'être gaulliste puisqu'il y en a pas beaucoup en France(surtout pas Sarko Ier)
PS: Je suis de gauche.
On remarque déjà deux choses :
- il est d'abord question de sémantique, et notamment celle que le MEDEF tente d'imposer depuis quelques années. Entrepreneurs plutôt que patrons pour ne citer que celui-là.
- ensuite, les sondages d'Opinion Way, pour ceux qui ont lu l'enquête du Canard Enchaîné sur ce nouvel "institut de sondage", c'est du bidon. C'est fait par Internet, la valeur scientifique de leurs "études" (très peu cher) ne valent pas tripette.
Je rejoindrais l'avis ci-dessus. Ca ressemble beaucoup, dans la logique, au rôle positif de la colonisation.
Le fait que la question du coût du travail (accidents, pénibilité, et surtout, maladies professionnelles) qui est en ce moment au centre des discussions sociales n'a sans doute rien à voir...
Le MEDEF fait un vrai constat: les jeunes n'aiment pas l'entreprise mais l'analyse des causes est mauvaise.
Qu'offrent donc les entreprises aux jeunes pour qu'ils les aiment ?
CDD, CNE, CPE (non, celui la est mort), Prestation, Intérim sans perspective d'embauche, journées à rallonge sans rémunération des heures sup, salaires de misère (Embaucher au SMIC est très intéressant pour l'employeur), précarité, chomage, et j'en passe .....
Alors à coté de tout cela, le programme SES de seconde semble dérisoire dans la hiérarchie des causes.
Allons plus loin : combien de jeunes ont une vision négative de l'entreprise parce que :
- ils ont vu leurs parents trimer 30 ans puis se faire virer comme des malpropres
- ils ont vu leurs parents se faire bouffer, l'augmentation de la presion au travail, baisse des salaires... en échange d'un discours sur "la motivation" et l'"esprit d'entreprise"
- ont vu l'usine du coin dégueulasser le ruisseau (ou le Rhône)
- voient le sort des caissières et autres petits employés
- etc...
Pour voir ça et se faire une opinion (qui n'est peut être pas raison, mais on parle bien d'opinion), pas la peine d'aller en bac ES !
Bon. Prochaine étape : brûler les livres de Marx, Smith, Keynes, Weber, Durkheim... Et puis les livres d'Histoire, aussi. Il faut savoir "coller à son époque".
fox
Noooonnnn ! Pas Durkeim !
Il faut laisser aux cancres, aux travailleurs (non , trop marxiste !), aux collaborateurs et aux phares de la croissance ( autrefois appelés patrons !)....qui auront eu de mauvais résultats , laisser échapper des marchés et des points de croissance...la possibilité de théoriser leur suicide !
En préparation aux éditions du Mérite,un ouvrage de Minc et Norman , préfacé à titre posthume par Mishima : " Autolyse et Cac 40 ;les kamikazes du temps présent, les héros de demain".
Mr Norman me signale que c'est plutôt Sorman qu'il faut citer....
Pourquoi est-ce toujours la droite qui a cette sale manie de vouloir ré-écrire les manuels scolaires ?
Incroyab' ça, ma bonne dame...
Effectivement, quand nous relisons certains manuels d'histoire publiés sous Pétain, nous sommes en droit de nous poser des questions quand à l'objectivité des politiques qui se mèlent d'enseignements. Ce n'est qu'un début! Si les gens soulignent un décalage entre l'école et l'entreprise, ce n'est pas parcequ'ils y apprennent qu'ils ont certains droits et que dans la réalité, ils ne sont que très faiblement respéctés et que l'on n'a plus le droit que de la fermer ou d'être viré car"si tu n'es pas content, il y en a 100 qui attendent ton poste". Si les dirigeants nous font croire qu'ils combattent le chômage, il n'y a rien qui les arrange plus pour rendre les salariés corvéables à merci. Et après on nous fait gober que les Français veulent travailler plus pour gagner plus (en réalité, ne pas gagner moins). On nous fait croire que le partage du temps de traail ne fonctionne pas alors que les pays les plus performants (Danemark...)économiquement travaillent moins que nous et que les pays qui travaillent plus sont au bord de la banqueroute(Grèce). Qu'on commence par laisser les enseignants faire leur boulot sans leur infliger des classes à 35 gamins!
Parce que le monde de l'entreprise est différent de l'écriture de l'histoire et que cette droite ne comprend pas ce qui ne correspond pas à leur idéologie.
Au contraire, il faut résister!