Une première depuis vingt ans : 40 000 personnes, menées par les religieux, ont défilé lundi dans les rues de Rangoon.

Ce lundi, le nombre de manifestants pacifiques –40 000– dans les rues de Rangoon, ancienne capitale de la Birmanie, a encore doublé par rapport à la veille. De plus, des civils, dont des membres de la LND (Ligue Nationale de la Démocratie, le parti d »Aung San Suu Kyi), sont désormais venus épauler les moines.
La contestation non-violente de la junte prend une ampleur sans précédent depuis vingt ans. Cela fait maintenant une semaine que, chaque jour, deux fois plus de moines défilent dans les rues des villes birmanes en récitant des paroles de Bouddha. Une étape décisive et symbolique a été franchie samedi, lorsque plusieurs centaines de moines ont défilé devant la grille de la maison où Aung San Suu Kyi est retenue prisonnière sans avoir communiqué avec l'exterieur depuis quatre ans. L'icône de la démocratie birmane est sortie, émue aux larmes, s'entretenir brièvement avec les manifestants.
University avenue, où réside l'opposante, est habituellement inaccessible, bloquée par d'impressionnantes forces de police. A quel niveau de la hiérarchie ce contact a-t-il été autorisé ? En tout cas, la rue de la » Dame » , comme l'appellent les Birmans, était à nouveau interdite dimanche et lundi.
Le précédent de la crise économique de 1988
Comme en 1988, la totale incompétence et la corruption flagrante des généraux à la tête de la Birmanie accule une population au bord de la famine à la contestation d'un régime hyperrépressif.
En 1987, le général président Ne Win, sur le conseil de ses astrologues et pour assécher la trésorerie de ses adversaires, démonétisa en une nuit, sans préavis, l'ensemble des billets de banque du pays. Aucun échange des anciennes coupures contre les nouvelles n'était possible. Quelques mois après, un soulèvement démocratique faisait descendre dans la rue des millions de Birmans, poussant Ne Win à la démission et faisant émerger Aung San Suu Kyi, future prix Nobel de la paix, et sa Ligue nationale pour la démocratie.
Après quelques semaines de préparation, dont l'élargissement de tous les prisonniers de droit commun, pour faire monter l'insécurité, les généraux successeurs de Ne Win ordonnèrent le massacre dans tout le pays d'une dizaine de milliers de civils désarmés, n'hésitant pas à faire tirer à la mitrailleuse sur des infirmières, des moines, des étudiants et des lycéens.
Le 15 août dernier, retranchés dans leur nouvelle capitale, Naypyidaw -construite ex nihilo à grands frais en pleine jungle-, le quarteron de généraux au pouvoir décrète sans préavis un quintuplement des prix du gaz, ainsi qu'un triplement de ceux du diesel et de l'essence. La mesure entraine immédiatement un doublement du prix des transports et une hausse de 30% des produits alimentaires de base. Assommée, la population des grandes villes qui, dans son immense majorité, survit déjà très difficilement -plus de 30% des enfants birmans sont sous-alimentés- réagit avec précaution.
La police, les indics, la milice du régime et l'armée sont omniprésents. Une poignée de vétérans survivants du soulèvement démocratique de 1988 (qui ont pour la plupart passés plus de quinze ans en prison) organise, à partir du 19 août, dans le plus grand calme, des marches de protestation qui ne rassemblent pas plus d'une centaine de marcheurs, mais qui sont applaudies par une foule de badauds. Les nervis du régime se déchainent alors sur les contestataires. Les meneurs sont arrêtés et torturés, conformément aux pratiques en vigueur depuis l'avènement de la dictature militaire, en 1962.
Des officiels otages dans un monastère
Le 5 septembre, à Pakkoku, à 500 km au nord de Rangoon, une ville célèbre pour ses monastères, 500 moines descendent dans la rue. Plusieurs d'entre eux sont ligotés à des réverbères, brutalement défroqués et sévèrement battus. Pour réclamer le calme, les autorités locales se rendent le lendemain en délégation au principal monastère, où elles sont retenues quelques heures en otage, pendant que des moines incendient leurs véhicules.
Ces mauvais traitements à religieux, largement mediatisés à l'intérieur comme à l'extérieur de la Birmanie, sont suivis de la diffusion de tracts réclamant des excuses de la junte avant le 18 septembre, sous peine de boycott. Il s'agit pour les moines de refuser les aumônes des militaires et de leurs familles ainsi que les rites funéraires. Une véritable excommunication, dans une société profondément imprégnée de bouddhisme. Y compris au sein de l'armée.
Les moines sont plus de 500 000 dans le pays et constituent, en dehors de l'armée, la force la mieux organisée. Une force que les généraux ont toujours cajôlée, multipliant donations et actes de piété…
Le progrès technologique permet de suivre en temps réel l'actualité
La Birmanie n'est plus ce trou noir de l'information dans lequel feu le général Ne Win l'avait plongée de 1962 à 1988. Un gouvernement en exil, issu des élections de 1990, se fait entendre. Il vient d'organiser, dans plusieurs capitales du monde, des manifestations devant les ambassades chinoises, rappelant ainsi que la junte birmane n'aurait jamais survécu à son abyssale incompétence sans le soutien multiforme et massif que lui apporte Pékin.
Malgré le profond sous-développement du pays, le progrès technologique fait sentir ses effets, et permet de suivre, quasiment en temps réel, l'actualité à l'intérieur et à l'exterieur des frontières. Une diaspora birmane composée d'anciens étudiants a ainsi lancé et fait fonctionner des sites internet performants, une radio onde courte reçue sur tout le territoire, associée à une télévision, la DVB (Democratic voice of Burma), qui dispose d'un vaste réseau de correspondants anonymes. Tous ces médias répercutent avec professionalisme le déroulement des évènements. Une couverture médiatique qui pourrait éviter que ne se reproduise la répression sanglante de 1988.

A lire :
Sarkozy s'empare
du dossier birman





















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De
13H22 | 24/09/2007 |
Et pourquoi dans ce texte, n'y a t-il pas un rappel des relations et activités commerciales que Total entretenait avec la junte au pouvoir ? Et pourquoi les intellos ultra-libéraux ne dénoncent-il pas le pouvoir totalitaire et corrompu de ce pays ? Eux qui sont si prompts à déverser leur fiel sur Fidel Castro ou Hugo Chavez.
William la révolte
De David Servenay
Rue89 | 13H34 | 24/09/2007 |
@ William la révolte
Je n'ai pas vraiment de réponse à votre seconde interrogation, mais on peut penser que la Birmanie rend quelques services, notamment en matière énergétique, aux pays qui profitent de sa rente gazière et/ou pétrolière.
Quant à la première question, je ne vois pas pourquoi vous mettez ces relations à l'imparfait, car Total est toujours en Birmanie. L'affaire du chantier de Yadana a trouvé son épilogue -provisoire ? - il y a un peu plus d'un an avec la signature d'un accord entre les plaignants et la multinationale française. Accord qui doit faire l'objet d'un suivi sanitaire et social dont il serait bon que nous ne l'oublions pas. Merci pour le rappel.
En revanche, cet article vise d'abord à remettre en perspective l'évolution politique de la junte. C'est pour cela qu'il n'est pas question de Total.
à David Servenay
De Moustache
02H02 | 25/09/2007 |
// Je me permets de créer un doublon d'un commentaire qui est dorénavant noyé dans les commentaires ci dessous car c'est à mon sens celui le plus instructif :
Pour plus d'infos sur le beau travail de Kouchner auprès du groupe Total en Birmanie (payé 25000 Euros ! ! ), Cf : http://www.jmthivel.com/jmt_arbrevoyage/birmanie/article/enquete.htm
Il a notamment commis ce bel argumentaire : Il est tout simplement impossible que des enfants aient été contraints au travail forcé, puisque « les tuyaux du pipeline sont bien trop lourds pour être portés par des enfants »
// n'y aurait-il pas moyen de faire un autre système pour les commentaires ? ? ? ils devraient apparaitre par ordre de pertinence + nombre de votes.. ou alors l'auteur de l'article pourrait se charger de classer les commentaires, enfin là c'est du boulot !
à Moustache
De J.J.V.
09H07 | 25/09/2007 |
Moustache,
Je ne peux qu'approuver ce que vous avez suggéré : à savoir, se reporter au lamentable rapport de Bernard Kourchner pour le groupe TOTAL. Cela constitue un doublon supplémentaire mais je voudrais m'adresser au petit Bernard Kourchner : « -Qu'attends-tu, belle âme, toi qui portes ta “gènérosité” en étendard, toi le va-t-en-guerre pitoyable, toi qui es TRES bien placé pour parler-maintenant que tu es aux affaires- Qu'attends-tu donc pour l'ouvrir un peu avec un sac de riz sur l'épaule, si cela te rend moins menteur… Les Birmans crèvent de faim.Sache-le mais Nanard, tu le sais BIEN… NON ? ? ? J.J.V
De
13H43 | 24/09/2007 |
Tout à fait Mr William, voir pour se renseigner l'excellent livre : Birmanie, la peur est une Habitude, Ed Khiasma, 2003 et le site www.birmanie.org
misslalla
De Jacques Cartis (auteur)
14H26 | 24/09/2007 |
Oui, TOTAL a bien joué un rôle de soutien à la junte, particulièrement net dans les années 90, à tel point que dans une interview au « monde », en 1998 (pendant un de ses rares moments de relative liberté), mme Aung San Suu Kyi a qualifié le pétrolier français de « principal soutien à la junte ». Ce role de pionnier dans la mise en exploitation du premier gisement off shore dans les eaux birmanes n'a pas été décrit dans un papier qui s'efforce de manière synthétique de rendre compte de la situation présente. Il sera toujours possible, de déterminer les responsabilités de ceux qui ont permis à cette junte de se maintenir aussi longtemps en place…
De Jacques Cartis (auteur)
17H12 | 24/09/2007 |
@william
pour ceux qui s'interessent à TOTAL en Birmanie, et plus largement au rôle de la France dsce pays, un ouvrage est disponible « on line » :
http://www.burmalibrary.org/search.php ? sstr=dictature+du+pavot&t=k&a0=1&…
De
01H00 | 25/09/2007 |
l'article de julien martin sur l'école et l'esprit d'entreprise, sujet intéressant s'il en est, a disparu des premières pages dès sa première journée…
déplaisit-il trop au MEDEF ?
et cela a-t-il une incidence sur la mise en avant de tel ou tel article par rue89 ?
circulez, il y a autre chose à « décrypter »…
quiconque « attend » la suite, jamais ne s'interroge sur le présent.
aïe…
De
13H25 | 24/09/2007 |
Il est réconfortant de voir que la révolution des systèmes d'informations peut parfois aider au soulèvement contre la tyrannie, plutôt que d'aider au contrôle et à la répression.
De même, il est tout aussi réconfortant de voir un clergé lutant contre la tyrannie plutôt que de soutenir le plus fort.
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 14H26 | 24/09/2007 |
Ce sont les moines qui avaient aussi sonné le tocsin, puis le glas de l'intervention américaine au Vietnam. Comme vous le soulignez, avec les progrès de l'information l'impact pourrait être plus fort et les effets plus rapides. Si la démocratie est sauvée, pas seulement en Birmanie, mais partout, les blogs en auront une large part du mérite.
http://nouvellesociete.org/5153.html
Pierre JC Allard
De
13H42 | 24/09/2007 |
Je suis etonnée de voir que Rue89 (la révolution de l'info) ait mis tant de temps a rapporter ces evenements. Mais enfin on y est…
Malheureusement, tant que l'information ne relayera pas ces evenements, tout ce qu'ils font n'aura aucun impact. Deja qu'il va etre difficile pour les Birmans d'obtenir une oreille attentive : on a rien a gagné a aller fourer notre nez la bas, la junte militaire est soutenue par la chine… Bref rien n'est fait pour que ce pays obtienne le soutien de pays tel que le notre.
Pourtant, depuis Gandhi et Luther King, on a pas eu souvent l'occasion de voir des soulevements non violent et qui le reste, et qui finalement obtienne satisfaction. Ces manisfestations ne le resteront peut etre pas (le moine Bouddhiste n'est pas non violent par nature, il peut se defendre et c'est bien ce qui c'est passé lorsque les premiers moines ont été frappés), mais quoi qu'il en soit ce pays ne merite t'il pas qu'on le soutienne.
La France, pays soit disant des libertés (on peut en douter, mais ne souhaite t'on pas encore y croire ? ), l'Europe et d'autre vont ils attendre que les Birmans beignent dans le sang pour bouger / ou ne rien faire finalement et se contenter d'hausser les epaules « on vit une epoque de merde… ».
On est tres fort sur ce site pour ce plaindre des politiques non humanistes des uns et des autres. Je n'ai pas d'idée mais j'ai la rage de penser que tout cela pourrait finir dans le sang et dans le rien…
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 13H46 | 24/09/2007 |
En plein accord avec Courageux anonyme 14H22 ;
« activités commerciales que Total entretenait avec la junte au pouvoir “ et Courageux anonyme 14H25 ;
‘clergé lutant contre la tyrannie plutôt que de soutenir le plus fort’.
Et je suggère que notre important et belliciste ‘Ministre des Affaires qui lui sont de plus en plus étrangéres’, interpelle ses amis de la ‘junte’ au pouvoir, ‘retranchés dans leur nouvelle capitale, Naypyidaw’, et leur demande :
par pitié, arrêtez les frais.
Ainsi il nous ferait la ‘Totale’.
à adaunis
De Alexad
22H43 | 24/09/2007 |
M'enfin ! Puisqu'on vous dit ailleurs que Monsieur 1er s'empare du dossier birman ! ! Tout est sous contrôle ! !
« J'vais vou dir'Msieu Adaunis, pendant qu » M'sieur Kouchner bonze au soleil », dès mercredi, avec J. Birkin sous le bras (qui milite pour cette cause depuis pas mal de temps je crois et qui va lui servir de caution devant le bon peuple), son altesse aura trouver la solution ! !
De
13H48 | 24/09/2007 |
Et qu'en pense notre ministre des Affaires étrangères qui, il n'y a pas très longtemps de cela, a pondu un rapport grassement rémunéré (15 000 euros) pour défendre la junte et Total accusés d'avoir employé des milliers d'esclaves à la construction d'un oléoduc traversant la Birmanie.
De
15H28 | 24/09/2007 |
Le rapport de B. Kouchner est en ligne sur le site de Total : http://birmanie.total.com/
De
01H23 | 25/09/2007 |
Je m'étonne qu'une moyenne de 13 personnes donnent 2 points à ce commentaire qui indique le lien utile vers le site de total et le rapport de Kouchner…
Je le remets pour qu'il (ré)apparaisse :
http://birmanie.total.com
http://birmanie.total.com/fr/publications/rapport_bkconseil.pdf
~.~
De
02H05 | 25/09/2007 |
Il ne s'agit pas d'un oleoduc, mais d'un gazoduc, qui traverse non pas la Birmanie, mais 60 km de territoire birman, et qui n'a pas necessite l'emploi de milliers d'esclaves… C'est la construction d'un chemin de fer traversant la province sud du pays, engagee au debut des annees 90, qui a entraine le recours a de la main d'oeuvre forcee… chemin de fer qui n'a jamais ete utilise par la compagnie francaise, son ravitaillement etant realise depuis un port en eau profonde dans l'embouchure de la Heinze River. Attention a ne pas raconter n'importe quoi non plus.
De
13H51 | 24/09/2007 |
Je ne comprends pas ? Kouchner nous a affirmé qu'il n'y a pas de dictature en Birmanie dans un rapport publié il y a quelques mois ! Il nous aurait menti ?
Pourtant il connait bien l'Afrique !
C'est encore une manipulation des journalistes …
Des sous, du fric, de l'argent !
TOTAL,
être = bétail
Les birmans, de ma France profonde je vous soutiens pour vous puissiez retrouver votre liberté.
De
14H30 | 24/09/2007 |
juste une remarque : la birmanie est en Asie
De
17H21 | 24/09/2007 |
Merci de rectifier mon erreur !
Je vous prie de m'excuser.
Il y a tellement de similitude avec des pays Africains.(pillage des richesses par des multinationales)
Il y a de plus le tsunami qui avait également touché ce pays d'Asie
De
18H57 | 24/09/2007 |
c'est quoi le rapport entre la Birmanie et l'Afrique ?
De
19H00 | 24/09/2007 |
c'est quoi le rapport entre la Birmanie et l'Afrique ?
De
13H57 | 24/09/2007 |
Encore des droits de l'hommiste qui ont honte de rendre hommage à cette formidable entreprise pétrolière qui donne du travail aux ouvriers français
De
18H56 | 24/09/2007 |
A ton commentaire ne me vient qu'une insulte : pauvre tâche , t'as rien compris , t'es trop con ! ! ! !
De
20H09 | 24/09/2007 |
le second degré c'est pas ton truc : je faisais référence à la déclaration de sarko sur les ventes d'armes et de technologie nucléaire à la lybie
De
20H15 | 24/09/2007 |
ah, j'oubliais : « con », « tache », c'est une bien curieuse façon d'aborder le débat, quand bien même on est pas ok
De
14H08 | 24/09/2007 |
La révolte des moines secoueLa révolte des moines secoue
Qu'il serait terifiant de voir la communauté internationale se taire !
N'est-ce pas l'occasion pour rue89 d'en dire un peu plus, ou de faire un récapitulatif sur Kouchner, Total et la Junte, histoire d'acentuer la pression sur notre ministre ? Vous avez une large audience, profitez-en !
Comment contraindre nos gouvernements à parler, à soutenir ceux qui marchent là-bas ?
Pour une fois qu'il est vraiment question de défendre la Liberté et la Démocratie !
Tout mon respect devant ce courage,
Tous mes souhaits de succès à la Révolution Safran.
De
14H57 | 24/09/2007 |
Totalement d'accord avec CA de 15h08 une enquete « approfondie » des liens subordonnées entre la junte, Total et kouchner( ? )honorerait votre travail journalistique !
d'autre part, la maxime « la liberté des uns s'arrete la ou commencent celles des autres » n'a jamais autant été appropriée concernant le gouvernement chinois qui a décider de soutenir toutes les régimes dictatoriaux (soudan , birmanie , afrique etc ) afin d'accélerer son industrialisation…
De
14H08 | 24/09/2007 |
quel courage a cette opposition non violente face à cette dictature implacable. Quelle leçon donnée à nos bellicistes de salon qui brandissent le glaive dès qu'un micro se tend . L'esprit de Gandhi souffle sur la Birmanie. Souhaitons que les démocraties n'abandonnent pas ces résistants pacifistes et que les soit disant grands de ce monde s'en inspirent !
De
14H19 | 24/09/2007 |
Voeux pieux