
Et si on payait nos ordures ménagères au kilo ?

En France, le mode de calcul de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères ne favorise pas le civisme. La mise en place d'une redevance incitative permettrait de réduire la quantité de déchets produite par les ménages. Qui, au passage, feraient des économies.
« Réduisons vite nos déchets, ça déborde ! “ La campagne nationale de sensibilisation à la réduction des déchets, lancée par la ministre de l'Ecologie Nelly Olin en 2005, lui a survécu. Elle revient aujourd'hui comme une rengaine d'un gouvernement qui veut montrer patte verte.
Chaque Français produit en moyenne 350 kg de déchets par an : 20% seulement sont recyclés et 80%, soit 290 kg par personne, sont enfouis ou incinérés. Une ‘production’ qui continue d'augmenter de 1 à 2% par an selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe)
L'objectif fixé en 2005 par Nelly Ollin était d'arriver à 200 kg par habitant et par an d'ici 2015.
Les collectivités françaises peuvent certes se contenter de cette évolution. Mais elles pourraient aussi changer de logique et opter pour la redevance incitative. Une question que soulève l'agence d'informations Reporters d'espoir.
En Belgique, le poids des déchets a été divisé par trois
En matière de réduction des déchets ménagers, la France est à la traîne de nombreux pays de l'OCDE (Belgique, Suisse, Allemagne, Autriche, Suède…) qui ont, depuis les années 90, développé le système du ‘Pay as you throw’ (‘Payez ce que vous jetez’) ou ‘PAYT’. En France, cela s'appelle la Redevance d'enlèvement des ordures ménagères (Réom) ‘incitative’. Le système est simple : les ménages payent une redevance fixe assez faible, puis ils payent en fonction de ce qu'ils produisent comme déchets non recyclés.
Cela peut prendre trois formes : par la pesée des sacs (avec puce intégrée et fichiers personnalisés), par leur volume ou par leur fréquence d'enlèvement.
L'expérience belge a fait passer la production d'ordures de 369 kg par habitant à 115 kg en un an. De nombreux ménages, qui ont joué le jeu du tri sélectif, ont alors vu baisser leur budget ‘ordures ménagères’.
Ce système personnalisé et ‘responsabilisant’ entre en concurrence avec un autre mode de financement de gestion des déchets : la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (Teom), intégrée aux charges locatives ou autres impôts collectifs incluant le ramassage, le recyclage et l'incinération des déchets résiduels.
La taxe a ceci de pratique : les usagers n'ont pas l'impression de payer pour leurs ordures et se partagent les frais, indifféremment du comportement de chacun. Ce qui ne responsabilise personne. Elle est pourtant utilisée par plus de 80% des collectivités, qui ont choisissent elles-mêmes leur mode de calcul.
Du coup, on compte moins de vingt collectivités françaises ayant mis en place la ‘Réom incitative’. Une grande partie d'entre elles se trouve à l'Est, au contact des pays qui ont fait l'expérience…
A Besançon, les habitants paient en fonction du volume d'ordures
C'est le cas de Besançon, qui, malgré les complications logistiques, a eu l'audace de se jeter dans ce projet fastidieux en 1999, soit peu de temps avant les municipales. Après une campagne de sensibilisation de grande envergure, les foyers se sont vu confier deux bacs. Un jaune, pour les déchets recyclables, dont le coût de gestion est mutualisé, et un gris, pour le reste, dont le coût est à la charge du foyer. Le montant de la redevance est calculé sur le volume du bac : plus les familles réduisent leur production de déchets, plus leur facture baisse.
En pratique, chaque foyer se voit attribuer un bac standard, qui peut être remplacé par un autre, plus petit, à leur demande. Et si le bac déposé dans la rue déborde, il est échangé contre un modèle plus grand.
Si cette méthode est moins précise que celle basée sur le poids, elle à l'avantage d'éviter les tricheries (par exemple, le dépôt sournois de ses déchets dans la poubelle des voisins). Pour ceux qui refusent de jouer le jeu, la ville a tout prévu : les petits malins qui ne font pas le tri dans les poubelles jaunes ne se verront attribuer que des poubelles grises, à leur charge. Face aux notes salées, les ‘mauvais élèves’ auront tôt fait de reprendre le droit chemin.
Eric Allauzet, vice-président délégué à la gestion des déchet pour l'agglomération du Grand Besançon, témoigne des effets positifs en terme d'écologie comme d'économie, de cette initiative :
Près de 20% des Français refusent tout tri des déchets
La redevance devient visible pour les citoyens, quand, auparavant, elle passait inaperçue, explique Guy Poquet, sociologue au Credoc, spécialiste du comportement des Français en matière de déchets. ‘Et comme certains Français sont un peu râleurs, ils disent je vais payer, alors que d'autre communes ne payent pas'’ En réalité, tout le monde paye. Et il s'agit même de payer moins ! En huit ans, la taxe payée par les Bisontins a baissé de 8% en moyenne.
Certains Français restent bien sûr totalement hermétiques à l'idée de trier leurs déchets, affirme Guy Poquet. En 1995, ils représentaient environ 20% des personnes interrogées, estimant qu'ils paient pour un service et qu'ils n'ont donc pas à le faire. De leur côté, ‘les purs et durs, les militants écolo, représentent un pourcentage très faible’.
Cependant, le profil majoritaire est celui du trieur irrégulier, de plus ou moins bonne volonté mais très réceptif à l'incitation, surtout dans les logements collectifs. Parce que très exposé au ‘contrôle social’ exercé par ses voisins.
Un système auquel devraient également se convertir les entreprises, qui produisent trois fois plus de déchets que les particuliers et sont soumises, à l'heure actuelle, à très peu de contraintes.
Devant tous les avantages de la Redevance d'enlèvement des ordures ménagères, la question vient naturellement : qu'est-ce qu'on attend pour passer à l'acte ? Caroline Desvaux et Alice Milot

A lire :
Que faire pour réduire sa production de déchets ?
Les conseils de Caroline Forgues, ingénieur consultante.
► L'article de Reporters d'espoirs sur la redevance incitative.
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De
14H06 | 24/09/2007 |
je suis ok ! c logique !
De celine_auriolles
16H37 | 24/09/2007 |
Logique ? Viens donc au Vénézuéla, tu vas voir si c'est si logique que ça. Le gouvernement fait payer aux immeubles une taxe basée sur la quantité d'ordures ménagères. Les gens jettent tout dans la rue et dans la nature, sur le bord de la route. Quand tu sors de Caracas, c'est un véritable dépotoire qu'il y a jusqu'à Macuto, avec des ordures hospitalières, des gants, des compresses usagées, des piles électriques qui suintent, et dans le milieu, des gosses en guenilles.
à celine_auriolles
De
16H59 | 24/09/2007 |
viva El Presidente
Viva Chavez !
à celine_auriolles
De
18H22 | 24/09/2007 |
Le Vénézuela n'est pas la France.
Les pays qui ont mis en place ce système ne voient pas leurs rues déborder de déchets ! J'habite en Alsace où certaines communes ont choisi cette méthode et les gens ne balancent pas leur déchets n'importe où ! C'est beaucoup une question d'éducation. Il se trouve qu'ici (proche de l'Allemagne, qui a une forte histoire du tri et de l'écologie en général), cette démarche semble plus naturelle…
De celine_auriolles
22H01 | 24/09/2007 |
Dire que les Vénézuéliens sont mal éduqués s'apparente à du racisme malsain.
De
06H56 | 25/09/2007 |
mais Saint-Louis c'est la France, c'est dans le Haut-Rhin, et lorsque le paiement au volume a été institué à Bale (pas au Vénézuela mais en Suissse chez les gens si respectueux et si propre) les Balois sont venus déposer leur sacs à Saint-Louis qui a vu exploser son volume de déchets ….
J'en ai assez de toutes ces tentatives de culpabiliser le citoyen, on n'ose pas s'adresser aux grandes surfaces qui multiplient les emballages, ça dépense des matières premières et de l'énergie ça polue, mais le consommateur n'a rien demandé lui. En Allemagne les grandes surfaces ont obligation de mettre à disposition un container pour déposer ces emballages inutiles avant de quitter le parking
De NielsGi
08H32 | 25/09/2007 |
Après l'introduction de la « taxe au sac » pour les ordures à Zürich, la pollution de l'air dans la ville est remontée au niveau des années 80, « grâce » aux cheminées de salon qui se voyaient soudainement alimentées par des ordures ménagères.
A mon avis le problème devrait être considéré sur le long terme, avec des campagnes de sensibilisations nombreuses et la mise à disposition de bacs pour les matières recyclables.
à NielsGi
De
15H01 | 25/09/2007 |
Bonjour,
Je suis journaliste, chef de la rubrique déchets du magazine « Environnement & Technique ». Pourriez-vous me mettre en contact, d'une manière ou d'une autre (mèle…), avec NielsGi. Ce qu'il dit m'intéresse vivement. Mon adresse : voilier@laposte.net.
Merci infiniment.
OG
à NielsGi
De
21H38 | 29/09/2007 |
A Bruxelles, on doit achetere les sacs officiels pour les déchets (4 types différents, blancs pour les déchets de cuisine, bleus pour le plastique et le métal, jaunes pour le papier et le carton, verts pour les déchets de jardin). Les sacs non officiels ne sont pas ramassés et si le propriétaire est identifié, il subira une amende. Il y a maintenant des bacs à déchets des trois premières couleurs dans les stations de métro. Pour le verre, il existe de nombreux réceptacles dans les rues (un pour le verre bland et un autre pour le verre de couleur). Cela semble marcher convenablement
De
20H30 | 26/09/2007 |
La fin des « jetable » (piles, mouchoirs, etc), le retour « des consignes“(huile de vidange,verres, toxiques), des rechargeables, la détaxations des alternatives cyclables et non des recyclables qui est une belle arnaque…
Pas une loi idiote qui entraînerai la pollution de nos forêts.
De
05H02 | 16/10/2007 |
Excellent point de vue ! C'est là que çà se passe et cette histoire de bacs, jointe au paiement au volume, serait surement des plus efficaces. On verrait rapidement la grande distribution exiger de ses fournisseurs d'autres types d'emballages, et pourquoi pas vendre en vrac. Votez pour le cubi remplissable, citoyens !
De
19H44 | 25/09/2007 |
ah, l'Alsace… viens donc a Marseille, où il y a des gens en guenilles qui ramasse les poubelles toute la journée, bientôt chez vous aussi, je suis sur !
De
16H39 | 27/09/2007 |
L'Alsace peut-être, mais chez moi en Dordogne, département français,le ruisseau qui coule au fond mon jardin sert encore de dépotoire : cuisinières , vélos,plastiques en tout genre, les bas-cotés routiers sont jonchés de déchets : bouteilles,papiers… Les ruraux continuent de faire brûler à ciel ouverts tous leurs déchets plastiques, papiers sans se soucier le moins du monde de la polution émise . Des urbains voisins viennent se délester de leurs encombrants déchets dans nos forêts … Il y a pourtant des décheteries comme partout, mais je suppose qu'il est plus simple de s'en débarasser dans les campagnes. Alors je dis non au paiement au poids, y'en a assez de nettoyer les ordures des autres.
De
14H11 | 12/10/2007 |
certaines communes ont du aussi rajouter des cadenas aux poubelles pour éviter que les voisins vous fassent payer leurs ordures. ça se complique…
à celine_auriolles
De
08H04 | 25/09/2007 |
oui mais là on reste dans le tiers monde…avec ses abus et dérives incontrolés, plus la sous-éduction persistante du peuple.
il suffit de regarder (chez nous), les camps de gens du voyage, on y voit la meme chose…
à celine_auriolles
De
08H06 | 25/09/2007 |
oui mais là on reste dans le tiers monde…avec ses abus et dérives incontrolées.
nous avons le meme phénome dans nos riches pays aux abords des camps de gens du voyage
à celine_auriolles
De
09H03 | 25/09/2007 |
On pourrait peut-être assortir le dispositif d'amendes pour les dépôts sauvages. A la Suisse quoi : un papier jeté = 150 €… ça complémenterait les recettes ; Mais sur le principe du pollueur payeur je suis d'accord. en plus comme la plupart d'entre nous aurait la sagesse de laisser au supermarché les sur-emballages (cartons de yaourts etc.) cela pénaliserait aussi la grande distribution (qui devrait elle même payer pour se débarasser des ces ordures) Elle lésinerait alors moins à faire ce que l'on attend tous depuis des lustres : réduire la quantité d'emballages à la source… Et puis comme les riches consomment logiquement plus que les pauvres, il n'y a pas de raison pour qu'ils paient autant !
à celine_auriolles
De
23H11 | 25/09/2007 |
c'est une bonne idee mais trés dure à mettre en place. Les Allemands et autres nordiques ont cette mentalité depuis des décennies. Les Francais eux…pas besoin d'en parler ! ! On sent venir les raleurs, ceux qui vident leurs poubelles dans celle des autres, ou dans la nature…Il faudrait penser aussi a cette chere grande distribution qui nous gavent de produits emballés. (formats individuels…)Si je suis taxé au poids de mes dechets, j'achete une boite de cereales et je laisse le carton dans le magasin….
De Deborah
17H26 | 24/09/2007 |
Et si pour commencer, on réduisait les emballages ? Quand je vois à quelle vitesse se remplit ma boîte à ordures j'ai le vertige. Je ne suis pas la seule. Mon caviste n'en peut plus de tous ces emballages superfétatoires qu'il doit, lui aussi, évacuer.
Mais qui va oser convaincre les industriels de l'emballage de réudire leur production, et de travailler sur des emballages plus performatns et moins encombrants ?
D'ailleurs, trier, certes, mais quand on n'a pas la place de multiplier les collecteurs (comme dans mon immeuble) on ne résoud pas grand chose.
à Deborah
De
17H55 | 24/09/2007 |
En effet, il faut s'attaquer aux emballages ; pourquoi ne pas faire comme en belgique où les super sont obligés de recuperer les dits emballages ? en France c'est toujours le consommateur qui paye !
De
20H19 | 24/09/2007 |
En effet, plus qu'aux emballages, c'est aux emballeurs qu'il faut demander des comptes.
Je me souviens des bouteilles consignées.C'était il y a 50 ans…
Je suis prêt à recommencer
De
23H10 | 24/09/2007 |
En Allemagne même les bouteilles en plastiques sont consigné, elles sont d'ailleurs plus cherre que celle en verre.
Souvent 25 centimes, et 8 centime pour une bouteille de bière en verre.
De
13H36 | 25/09/2007 |
Lorsque le paiement de l'enlèvement des ordures ménagères au poids a été instauré en Allemagne, les voisins de mon ami déposaient leurs sacs dans les bennes des autres voisins….. depuis, le système a été modifié et ce n'est plus possible. Néanmoins, dans sa cuisine, il a 4 compartiments différents (il faut déjà avoir de la place) et je n'ai pas su où déposer des cotons tiges souillés, que j'ai ramenés en France.
Ici, ma commune a ouvert une déchetterie où nous pouvons déposer quasiment tout : électro-ménager, huiles diverses,verre, déchets végétaux, papiers, gravats de construction,etc.etc. MAIS il n'y a pas de tri sélectif imposé, la somme à débourser pour remplacer toutes les bennes à ordures semblant par trop importante à la municipalité.
De Succédané
| 08H33 | 25/09/2007 |
Il y a encore une vingtaine d'année Mammouth disposait d'une machine de reprise des verres consignés fonctionnant 24/24
En europe beaucoup de pays ont même adopté la consigne des bouteilles plastique
De
09H26 | 25/09/2007 |
génial : jusqu'ici on avait un camion qui passait devant chez 2 fois ou 3 fois par semaine pour récuperer vos déchets et les recycler
Maintenant on va garder les emballages puis prendre sa voiture et les ramener l là où on les a achetés.
- les emballages de yaourt et les barquettes de polystyrène au super marché
- l'emballage de la commode du petit chez I..a
- les cartons des achats par internet à la Poste
- la boite du fer à repasser chez D…Y
Et ces vendeurs font eux venir un camion pour porter tout ça à recycler.
Quel progrès !
De
13H08 | 25/09/2007 |
Il suffit de les ramener en retournant faire ses sourses la fois suivante.
Quand il s'agit de pleurer sur le dérèglement climatique et les été pourris, y'a du monde, mais pour le bon sens et les petits efforts quotidiens…
De
22H12 | 12/10/2007 |
Suis bien d'accord avec toi !
Le tri est adapté à ceux qui vivent en maisons individuelles en immeubles c'est bcp moins simple. Les appartements sont petits et la répartition des poubelles mal organisée. C'est décourageant et moi qui ai envie de trier je laisse parfois tomber.
On pourrait imaginer de nouveaux emplois de collecteurs à domicile pour faciliter le recyclage dans les cités.
à Deborah
De
22H21 | 24/09/2007 |
Et si pour commencer on arrêtait de croire que nous marcherions dans la combine ?
Le pollueur payeur ne pourrait être que le particulier ?
Le cancer, c'est la clope !
Pas l'industrie.
(Amiante, additifs, rejets, émission de CO2… - Quand j'étais gosse, il y avait des pubs TV pour l'amiante ciment)
Ou alors l'industrie automobile mais uniquement quand TU prends ta chignole.
Les emballages, c'est toi, c'est moi ?
(Tiens, l'emballage pharmaceutique c'est deux boites pour un traitement de 10 jours, chacune comportant la posologie pour 9 jours - Mais le déficit de la sécu, c'est les tire-au-culs qui se « font » arrêter - Pas par la police, hein ? )
Ton caviste, il pratique la consigne ? (Au lieu de se plaindre comme tout commerçant qui se respecte - Et ne cesse d'augmenter ses tarifs aux centimeS d'euro comme avant aux centimeS de franc)
Les industriels, c'est pas convaincre qu'il les faut, c'est contraindre (Ils subissent, eux-même, la contrainte de bénérfice, c'est pour ça que…)
Un état/gouvernement, ça sert à contraindre
A respecter la sécurité routière comme l'environnement
Et pas seulement en théorie..
Parce que sinon, ça sert à rien. (Dans le meilleur des cas)
De Gargamel
04H16 | 25/09/2007 |
Les gens formidables trient leurs ordures depuis longtemps
C'est même comm'ça qu'ils distinguent le MEDEF du gouvernement.
Z'ont des poubelles pour le verre, le plastique, le carton,
Et font l'boulot des industriels pour pas un rond…
(Les Malpolis)
à Gargamel
De
07H19 | 25/09/2007 |
Pour l'annecdote, je connais une famille allemande qui depuis de nombreuses années a fait le choix du tri sélectif total : choix d'achats avec embalalge réduit, mise ne place d'un composteur, recyclage systématique de toutes les matières, verre, papier, plastique emportés à la benne et les métaux que les enfants rapportent aux collecteurs avec le soutien des parents pour y ganger quelques euro. Pour protester contre la redevance obligatoire, ils ont accroché leur poubelle vide à la fassade de leur maison.
Mais cet exemple nous prouve que tout le monde peut recycler à condition de se donner la peine de le faire : dans mon quartier j'observe de temps en temps une mémé âgée qui malgré qu'elle marche péniblement, tient systématiquement à déposer emballages et papier dans les containers communs.
Tous ces exemples nous prouvent que la redevance doit être calculée en fonction du poids des ordures, car seule la pression sur le porte-monnaie incitera les gens à faire des efforts. On le voit bien avec l'énergie et l'eau depuis que les factures grimpent. Alors pourquoi pas avec les ordures ? Et cela nous évitera des incinérateurs encore plus grands qui non seulement coûtent très cher à la collectivité, mais qui ont aussi un impact négatif sur la santé.
Ces gestes sont des gestes faciles pour notre planète. Et que peut faire le gouvernement : la même chose qu'après le 1er choc pétrolier dans les années 1972 : des spots télé incitant au recyclage. En France, on a pas de pétrole, mais on a des idées.