"L'impasse", de Jospin: précis, cynique et aigre

Depuis l’accident de lancement du début de semaine (le quotidien Libération qui récupère le livre et en révèle des passages), le secret est éventé : on sait qu L’impasse de Jospin est une charge contre la candidate du PS aux dernières présidentielles.
Si les flèches anti-Royal volent pendant la quasi-totalité du livre, il ne faut pas croire pour autant que l'ex-candidate en est la principale victime. In fine, par la maladresse de son entreprise, Lionel Jospin joue contre lui-même.
Ni les capacités humaines, ni les capacités politiques
Voulant pointer l’aspect irrationnel de la défaite de mai, c’est aussi celui de sa propre défaite de 2002 qu’il remet sur le tapis. Et son livre semble déplacé. Un peu comme si Bernard Laporte attendait la fin octobre et son nouveau bureau pour expliquer au XV de France comment gagner la Coupe du Monde.
Nous avons fait, en l’espace d’un an, et pour le mirage d’une campagne, d’une figure seconde de la vie publique un acteur de premier plan de la scène politico-médiatique. N’allons pas plus loin. »
C’est à la moitié de l’ouvrage que l’on lit ces propos, qu’on sentait ourdir depuis quatre-vingt pages. Et l’auteur poursuit :
Car cette personnalité n’a pas les capacités humaines ni les capacités politiques qui seront nécessaires pour relancer le Parti socialiste et espérer gagner la prochaine élection présidentielle .
Lionel Jospin n’est certes pas le premier à attaquer l’ex-candidate depuis la fin des vacances. Marie-Noëlle Lienemann, Claude Allègre, Bartolone avaient ouvert le feu. Mais sa légitimité est plus grande : il fut des campagnes victorieuses de 1981 et 1988, puis candidat perdant en 1995 et 2002, et Premier ministre durant cinq années (1997-2002) : J’ai quelques titres [à m’exprimer] sans détour , claironne-t-il en introduction.
Pointant le fait que Ségolène Royal n’ait jamais été militante ni même exercé de réel métier quand, deux ans après sa sortie de l’ENA., Mitterrand l’appelle comme membre de son cabinet, il cible son manque de pratique d’appareils, de débats d’idées, de maïeutique, son absence totale de vie… participative au sein de son propre parti.
Tout au long du livre, l'ancien Premier ministre manie tour à tour cynisme, sagesse, balles réelles et auto-satisfecit. Ces pages sentent l’aigreur autant que la rage. Il agit évidemment en homme libre, pas animé par l’ambition » , et se drape comme toujours derrière un devoir , celui de parler franchement .
Jospin écrit avec cynisme, afin de dédouaner sa violente charge de toute misogynie. Mais, traitant l’ex-candidate avec légèreté, il sombre dans un snobisme plus méchant encore. Tirant sur 2007, il oublie trop 2002 pour être honnête.
Une démarche archaïsante et régressive »
Cette élection a été étrange : les socialistes se sont laissé persuader de choisir comme candidate, sur une promesse de victoire, celle qui était le moins capable de gagner. Il ne faut pas que cette illusion se prolonge. Ni qu’on présente comme moderne et novatrice une démarche archaïsante et régressive.
De son époque lambertiste à ses échecs récents, Jospin est un homme d’appareil, et ne peut nourrir que haine à l’encontre d’une candidate qui a revendiqué son autonomie à l’encontre du PS. Il analyse ici un fourvoiement et incite à ne pas le reproduire » .
C’est pour lui une lourde erreur, pour un leader, que de laisser décrier sa propre formation politique et que d’ériger des structures parallèles (Désirs d’avenir), tant les partis, avec leurs défauts et leur histoire, sont indispensables à la vie démocratique.
L’ancien Premier secrétaire veut, à la tête du PS et au poste de candidat, un individu d’appareil. Ce livre sec a pour seul objectif de convaincre les militants de ne pas confier les clés du parti à l’ex-candidate, lors du prochain congrès du PS.
Jospin stigmatise l'absence d’opposition des dirigeants socialistes, patente selon lui pendant la campagne de sa -malgré tout- candidate. Pour lui, le point culminant de cette carence est la pacte que la candidate proposa à Bayrou entre les deux tours, se déconnectant définitivement du parti et de électeurs.
D’autant qu’aucun membre de l’état-major de campagne ne fut prévenu. Jospin revient sur les étranges propositions d’un début de campagne : démocratie participative, remise en cause de la carte scolaire, encadrement militaire des jeunes délinquants... Pour lui, Royal a tout bonnement délaissé les fondamentaux. Mais il y a eu plus grave selon lui :
Ségolène Royal n’a pas hésité à opposer sans cesse le peuple et les élites. Elle a désigné les citoyens comme les 'meilleurs experts', sans jamais préciser en quoi consistait cette expertise ni où elle s’arrêtait. Un tel leitmotiv appartient d’habitude à l’extrême-droite ou aux mouvements populistes » .
Des attaques bien plus mesurées contre Sarkozy
L’Impasse reste, on n’en sera point étonné, un livre extrêmement précis. Dans ses attaques , son argumentaire, sa perspective historique. Jospin tire sur une femme déjà criblée, il n’y risque rien, mais il n’est pas vulgaire.
Cependant, il faut attendre la quatre-vingt-quartorzième page pour lire une simple idée d’avenir, un propos dénué de toute vengeance.
Pointant une vision préoccupante du pouvoir présidentiel concernant les amitiés patronales de Sarkozy, l’ancien Premier ministre exhorte ses camarades à repenser les relations entre le pouvoir politique et les puissances économiques et médiatiques afin de restaurer des distances » . Il suggère ainsi un mode de nomination et de fonctionnement rénové du Conseil supérieur de l’audiovisuel .
Sur le locataire de l’Elysée, Jospin dit des choses bien attendues, bien en-deçà de ce qu’il dit sur l’ex-candidate :
Il se livre à des exercices constants d'autocélébration et à une mise en scène permanente de lui-même, souvent confondus par les médias avec l'action, qui pourraient se révéler dangereux s'ils s'hypertrophiaient dans la fonction présidentielle.
Là aussi, un livre plus politique et plus pragmatique eût équilibré la méchanceté.
L’Impasse » s’achève sur la constitution d’une social-démocratie à la française, qui accepterait l’économie de marché, mais non la société de marché , qui tisserait des ponts avec le milieu syndical et qui entérinerait la fin de la guerre entre les deux gauches, réformiste et radicale .
Emprunt de vengeance, dénué de désir politique, L’Impasse » est, simplement, la preuve écrite que Jospin n’a pas achevé son deuil. Ce livre a autant d'intérêt pour l'amateur de psychanalyse que pour le passionné de politique. Et c’est bien en cela que le geste de Jospin, dans toute son aigreur, est inefficace politiquement.
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« Certains ont succombé à un phénomène médiatqiue dont ils sont bien incapables à présent d’extraire une quelconque rationalité. »
Royal, iPhone de la politique?…
J’ai lu l’article et les premiers commentaires. Voici mon rapport.
En s’approchant dans la la Rue 89, on constate d’abord la présence de deux cordons de CRS qui observent et encadrent des groupes de manifestants. Trois cars attendent Rue des Désirs d’avenir. À l’angle de la rue 89 avec l’avenue d’avril 2002, on a failli en venir aux mains. Des slogans fusaient. On entendait crier 47 % ou bien 18 %. Et un institut de sondage établissait un comparatif de l’impact idéologique de ces slogans avec un applaudimètre.
Il y a deux heures, la devanture de la librairie avait explosé et un groupe infiltré avait réalisé un immense bûcher à même le trottoir avec une pile de livres que personne n’avait eu le temps de lire. Une fumée acre a fait tousser par-ci par-là. Venant du local de Rue89, est apparue une jeune fille blonde vêtue d’une armure brillante et portée en triomphe par quatre solides gaillards ; elle priaient en alternance ‘Aimons-nous les uns les autres’ et ‘Jehanne fille de France aimait le Saigneur. C’est la confusion. Les manifestants socialistes sont dans l’Impasse.
Il faudrait qu’un livre raconte tout cela et propose des solutions opérantes qui conviennent à tout le monde.
Notre reporter a laissé traîner son micro pour prendre le pouls de cette population émue par ce conflit récurrent, des individus animés de soubresauts, des militants au bord de l’implosion.
Voici Jean, 34, cadre commercial : « Je suis au PS depuis neuf ans. Les sondages étaient très bon depuis l’hiver. Sego avait un boulevard devant elle. Et j’étais avec elle. On n’a pas voulu travailler au siège du parti. On voulait apparaître nouveaux, innocents. J’aimais pas trop Arnaud. Mais on nous a mis des bâtons dans les roues. Pour la carte scalaire, notre Ségo a expliqué qu’il fallait un traitement égal pour tous et donc assouplir le système en l’élargissant un chouia. Deux écoles pour le prix d’une ! » Alors on nous a reproché de nous éloigner du programme de tous les militants du PS. Sans avoir demandé aux autres militants. Mais, nous le groupe qui étions à ses côtés, on était là pour tous les militants qui ne pouvaient pas participer. Ils avaient qu’à suivre. Non ? »
Nous avons parlé avec Mme Menez, fonctionnaire à la retraite : « Jospin se prend pour le grand-père La Morale. Il a épousé une féministe célèbre mais comme elle doit souffrir d’avoir conjugué avec cet anti-féministe. Je suis plus indicative que vindicative. Quand Sarkoléon fait des erreurs, les attaques de Jospin empêchent Ségolène d’intervenir. Monsieur 18 % et des poussières doit se taire. Il nous a trahis en 2002, séduits et abandonnés, et maintenant, je vous parie qu’ il deviendra complice de la droite. Jospin sera le prochain ministre sarkozyste d’ouverture. »
Deus sœurs Pie et Rence en tenue de free jogging, elles ont coupé leur iPod pour répondre à nos questions en continuant de s’échauffer. « Nous étions militantes à 20 €. Nous avons décidé d’adhérer en novembre ou décembre quand elle ne pouvait plus perdre. On distribuait des tracts devant les bureaux, les usines. Mais pas d’affiches. On n’a jamais autant parlé avec des inconnus qu’à ce moment-là. Mais les meetings devenaient gênants, ils ressemblaient à des messes et le public regardait Ségolène drôlement. Dévotion du public, Ségolène en madone. Arnaud disait qu’il n’avait jamais vu ça et il ne s’en réjouissait pas ! Lui c’est l’humour qui l’a sauvé. On s’est éloignées de Ségolène et on a quitté le PS. On s’est senties bêtes quand on a voté pour elle. Ce soir on est là par hasard. »
Sinon d’en faire le champ clos de ses ambitions personnelles et des appétits de ses riches amis.
Il suffit de constater l’errance de ces propositions,la cacophonie gouvernementale et hélas la grave chute morale qui consiste à introduire dans notre droit Français des notions de génétiques réservées aux seuls étrangers.
Jospin est complice de tout cela en se contentant de s’acharner sur celle qu’il a largement contribué à faire perdre,ainsi que ses proches.
Monsieur Jospin,sachez que nous,militants,n’avons plus l’âge de nous faire tancer par notre gran-père, surtout quand celui ci a donné l’exemple de la duplicité lors de son entrée au PS et de la désertion en 2002.
Notre leader est Ségolène Royal qui reste ,elle digne et courageuse a des idées neuves et une volonté farouche de faire gagner la gauche .
Quant à votre ami-complice Delanoë,vous ne lui rendez pas service,vous le plombez.Qu’il gagne à Paris sera une bonne chose,qu’il s’en tienne là
Tout à fait d’accord avec vous. A quoi sert un livre sur le passé?
De plus comme donneur de leçon il est mal placé : il a oublié 2002 et son candidat ?
J’ai été conquis par SR quand elle a occupé la Gauche sans combat, je lui ai prêté une astuce qu’elle n’avait pas, reproché de ne pas se désister « utile »… Je pense qu’on devrait tranquillement l’oublier. Ce que fait Jospin me semble assez indélicat et me conforte dans l’idée que la Gauche, à défaut d’une croisière à Malte, devrait partir en pélerinage. Pour une dizaine d’années. Le temps que les enfants grandissent.
http://nouvellesociete.org/5148.html
http://nouvellesociete.org/5156.html
http://nouvellesociete.org/5160.html
http://nouvellesociete.org/5165.html
Pierre JC Allard
M. Hubert ARTUS (Journaliste)
j’ai relu l’article
en me disant
où se trouve
le passage
où le journaliste
déclare qu’il a lu le livre du début à la fin !
Je ne l’ai pas vu ce passage.
C’est donc une critique de livre sans l’avoir lu.
Est-ce la bonne méthode ?
« J’en suis persuadée car les jeunes des banlieues ont voté Ségolène Royal(parce qu’elle sait leur parler) »
quand je lis ca vous m’excuserez, mais ca me fait doucement sourire…car figurez vous que je n’ai malheureusement pas eu le choix que de voter pour Mme Segolene Royal, pour moi c’était un vote par depit. En mon ame et conscience, je vous jure que jamais, au grand jamais j’aurais choisi « Mme Royal en tant que représentante du PS ». Pour moi , il est claire qu’elle n’a pas la légitimité du PS… elle a été choisie pour son sourire, pour faire du « spectacle »…car les sondages homniprésents et débiles la portaient au nue.Sa campagne, ses discours étaient aussi creux que vide de sens…
Je suis jeune, je suis de gauche, j’ai détesté cette parodie d’élection…
Alors j’espere qu’a la prochaine election présidentielle, le ou la candidate aura de meilleurs arguments et un discours crédible!!!
Ce Monsieur Jospin à abandonner son peuple après sa défaite. Il est parti à la retraite sans se soucier des autres. Ceux-ci l’ont oublié, il aurait du rester pêcher des moules.
Qu’il retourne d’où il vient. Nous ne voulons pas plus de lui que de Sarkosy.
Je n’ai pas lu le livre, et « a priori » je le trouve mal venu dans cette période.
Vous reprenez le fameux extrait du livre : « Car cette personnalité n’a pas les capacités humaines ni les capacités politiques »
Mais vous remarquerez que l’ensemble des média a cité la phrase suivante « cette personnalité n’a pas les QUALITES humaines ni les capacités politiques ».
Capacités humaines et qualités humaines ne signifient pas la même chose, loin de là !!!
Ces « transformateurs » devraient être remis au courant !!!
Jospin a su exprimer le non choix des électeurs de gauche qui ont voté Nicolas Sarkozy,car je fais parti et nous sommes beaucoup à avoir rejeté « la candidate des sondages » qui n’avait aucun projet de société à proposer. RIEN R I E N !
Le seul discours du TSS n’a pas suffit et nous voyons bien aujourd’hui les dégats.
Ségolène Royal qui se prend pour la sainte habillée en blanc et maintenant Jean D’arc et n’a que faire des idées socialistes car elle les substituent par de la compassion de type catholicisme social !
Elle aura détruit les petits partis de gauche qui sont tous morts !
Elle aura fait des appels de pied à F Bayou super
démago populiste
Franchement elle aurait dû rendre des comptes mais
elle nous la joue comme si ne s’est rien passé car
pour elle,seule le pouvoir personnel compte et elle
se voit dejà candidate pour 2012
Merci Monsieur Sarkozy d’avoir pris en compte les
vrais socialistes qui ont décidé de travailler avec
vous ,car c’est la meilleure façon de faire avancer
LA FRANCE
Jospin à raison dans son analyse mais pourquoi les éléphants n’ont-ils rien fait pour éviter ce désastre qui semblait assez
www.tvargentine.com
michel Lerma
Pas forcément en phase avec la seconde partie de votre propos, il me revient à l’esprit quelques réflexions à propos de la désignation de SR lors des primaires au PS. Nouvel adhérent à 20 €, je n’avais jamais jusque-là été encarté à aucun parti politique. Séduit un temps par le « glamour » de SR, aussi par son côté un peu iconoclaste parfois, je me suis vite heurté à la « creutitude » de ses formules toutes faites, aux analyses sommaires quand il ne s’est pas agi d’un manque tout simplement d’analyse…
La parallèle que vous établissez entre SR et la vierge me fait sourire, car je l’ai perçu lors de la campagne interne. Avant le scrutin de novembre 2006, a eu lieu un débat sur les 3 candidatures. Novice, inexpérimenté, étranger au monde du militant politique « de base », j’ai été effaré, voire ébranlé, de l’incapacité des supporters de SR d’expliquer leur adhésion à cette candidature, un peu comme si leur choix relevait du dogme, de l’envoûtement. Cela ne s’expliquait pas, ne se justifiait pas, ne se discutait pas, c’était Elle, parce que c’était Elle…
Pour en revenir à L. Jospin, je suis parfaitement d’accord avec ce que je lis des extraits de son livre (question évidemment d’approche et de positionnement au sein du PS). N’est-il pas le plus mal placé, compte tenu de son échec en 2002, pour tenir ce type de propos sur SR ? Faut-il voir dans ses critiques de la rancoeur et du ressentiment ? oui, sans doute un peu… Mais finalement, qui d’autre au PS que Jospin, désormais « rangé des voitures », pouvait se livrer à une telle charge ?
Vous parlez du succès de la droite ? A part le succès électoral je n’en vois aucun autre.
Vous pensez peut-être au succès économique ?
Vous avez raison, depuis que la droite gouverne et ça fait déjà un petit moment (vous oubliez aussi que sarko faisait parti depuis 2002 de ces gouvernements) les résultats sont merveilleux, comment dit notre très efficace 1er ministre « une France en faillite » et à cause de qui svp ? De la gauche peut-être ? Hum ? Et la première idée de notre président tout neuf est de distribuer 15 milliards (pour une année seulement) aux plus riches. Pouvez m’expliquer à quel miracle économique nous assistons ? la croissance ? les prévisions ?
Pouvez-vous m’expliquer en quoi la France se grandit en suivant Bush, alors que même les américains le traitent d’incapable et de personnage nuisible et dangereux, que même les anglais n’écoutent plus du tout,
Pouvez-vous m’expliquer pourquoi toute l’Europe se gausse des conneries de sarko ? (lisez la presse anglaise, allemande, espagnole, portuguaise, italienne, belge,….) il y est assez mal vu
Quand à son succès électoral, il est déjà en train de s’émietter…..
Si vous êtes maso au plus haut point alors vous avez raison d’être de droite, vous devez même nager dans le bonheur.
- 2,8% des votes Royal du premier tour se sont reportés sur Sarkozy
-9% se sont abstenus,ou ont voté blanc ou nul.
Sinon,j’ai la preuve personnelle que des élus socialistes n’ont pas voté pour Ségolène Royal.
Vous avez ,hélas,raison de douter.
Oui,ce fut une « étrange défaite »
les faits sont tetu
comment un ex candidat à la presidence de la république, qui ne passe meme pas le premier tour, se permet de descendre celle à qui il n’a manqué que 4 points, et ce en évitant les coups bas venant également de son camp.
bidon, bidon, bidon
…De plus, il regrette dans son livre que Sego n’ait pas utilisé sa période en tant que premier ministre comme socle à la campagne présidentielle. Quelle suffisance! Comment peut-il ignorer avec tant d’arrogance en plus, que ce Monsieur a ouvert la porte du second tour au pire monstre de la politique française : Le Pen
Je sais qu’on est libre d’expression, mais pour qui se prend-il, lui qui a fait moins bien que Royal. Un « éléphant » n’aurait pas fait mieux. Le parti socialiste est victime d’une maladie auto-immune, ils vont s’entre déchirer au lieu de s’occuper de ce qui est : un autocrate au pouvoir.
Il ne nous reste plus que la gauche de la gauche, celle qui ne passera jamais. Droite pour des décénies. Merci Jospin.
M Lionnel JOSPIN à t’il la mémoire courte ?
Ségolène ROYAL présente au deuxième tour, avec un score plus qu’honorable vis à vis des attaques de certaines personnes de son propre parti, déjà là il y aurait à redire et constitue déjà son premier combat pour l’élection présidentielle !
M Lionel LOSPIN à perdu et au premier tour, avec les conséquences que l’ont a tous connu…
Pendant que certain font des histoires au parti socialiste, Ségolène ROYAL fait à mon sens,l’histoire du parti socialiste…
Au lieu de contruire, certains pratiquent la querelle de déstabilisation…
Alors avant d’analyser l’échec des autres, analyser votre propre échec M JOSPIN…
Et il me semble vous avoir entendu dire je cite ;
« je me retire du paysage politique »
Humm !…
Je comprends pas… Ce monsieur n’avait-il pas annoncé son retrait de la vie politique ? Au nom de quoi parle-t-il ?
Il a été très clair sur ce point. Il a dit en annonçant ce retrait qu’il ne renonçait pas pour autant à ses convictions et qu’à ce titre il continuerai à s’exprimer. Relisez ses propos.
C’est donc tout de même un mauvais procès qui lui est fait là. Disant cela, je ne parle pas du fond de ces propos, qui est un autre problème.
@Hubert Artus
Et à propos du fond, serait-il enfin possible de sortir des analyses systématiquement psychologisantes et s’attacher un peu au fond justement ?
Juste un peu.
Rien de cet article ne nous donne la moindre idée de la pertinence des analyses de Jospin dans ce bouquin. Car il y en a quand même non ? C’est tout de même extraordinaire. En revanche on a bien droit à l’immanquable référence psychanalytique.
Il démolit Royal ? Soit. Sur quelle bases ? Les arguments tiennent-ils la route ? Si oui, comment le lui reprocher ? C’est l’avenir de son parti qui se joue. Si non, merci de nous dire en quoi, ça c’est intéressant. Il est malhonnête ? Il est partial ? Il ment ? Il invente des faits, il déforme ?
Mais non de tout ça, jamais un mot. Tant qu’on n’a pas répondu à ces questions là, qu’il soit aigri ou pas, franchement, c’est son problème.
Mais s’attacher au fond demande évidemment un peu plus de travail et de réflexion que de se contenter d’analyser les motivations supposées de l’auteur ou faire des plans sur la comète quant à ses éventuels effets. Ca ça ne mange pas de pain, de toutes façons c’est invérifiable.
Eh bien je pense que dans une large mesure, les motivations de l’auteur on s’en fiche. Ou en tout cas, ça ne doit quand même pas primer le fond.
Si un type dénonce un collègue parce qu’il a piqué dans la caisse, quelle est la question importante ?
Savoir s’il le fait parce que le dit collègue lui a piqué sa place ?
Ou savoir si le collègue en question a VRAIMENT piqué dans la caisse ?
Merci à Rue89 de continuer à se distinguer avantageusement du reste de la presse de ce pays en évitant ce genre de facilités.
Et si (je dis bien SI) il avait raison de penser que SR est un mauvais leader pour son parti, vous ne pensez pas qu’il aurait aussi raison de le dire ?
Il me semble moi que si le PS doit se déchirer, s’il doit exploser, s’il doit se recomposer de quelque manière que ce soit, c’est évidement maintenant qu’il doit le faire.
Après 3 défaites majeures et loin des prochaines échéances cruciales, franchement, c’est le moment ou jamais.
Ca peut-être violent ? C’est certain. Ca peut en laisser quelqu’uns sur le carreau ? Aussi.
Mais la question n’est pas là. Qui peut dire aujourd’hui que le PS (et la gauche en général) n’a pas plus que jamais une réflexion profonde honnête et difficile à mener afin de pouvoir à nouveau proposer quelque chose d’à la fois beau et crédible au pays (et même au-delà) ? Chacun sait (à gauche mais pas seulement) que c’est non seulement nécessaire mais même vital.
L’élection présidentielle a été perdue. Eh bien laissons l’agité du local gesticuler et faisons ce qui doit l’être.
Si s’entre-déchirer est le prix à payer (et c’est parfois nécessaire) pour reconstruire, alors que ce soit fait. Et vite.
vous avez tout à fait raison, mais quand meme ; quel est la potion, le remède, qui a permit à M Jospin de sortir de sa depression et à attaquer MMe Royale de cette manière ?
ce remède miracle pourrait certainement interesser M Guy Roux.
pathetique
P….. ça va durer encore combien de temps ce cirque …
Au vrai je me fous de savoir si Ségolène était la plus mauvaise candidate… dans tous les cas elle a été investie au premier tour à 60% par les militants.
Meme si d’après vaillant nous sommes des cons.
Bref qu’on aborde le débat de fond… ras le bos du zizague permanent un coup de je te fais la rochelle avec un discours socdem, une semaine plus tard je monte un front anti sarko avec la LCR, Le PC…
Qu’on débatte, qu’on s’engueule et qu’on vote…
Là on est ridicule… les opposants Bayrou et Villepin… nous socialistes… on débat d’un livre des déclarations à deux balles… qui viennent de part et d’autre
ASSEZ !!
http://marc.vasseur.over-blog.com/
C’est vrai. La seule personnalité qui tienne un discours d’opposition sérieux et argumenté, c’est Villepin.
C’est quand même triste à pleurer.
Le donneur de leçons se souvient-il seulement de ses propos de campagne de 2002. Il aurait été bien que Rue89 le rappelle aussi dans son article. En tous cas, je me félicite encore aujourd’hui de ne pas avoir voté pour lui.
je ne suis ni sociologue ni psychologue, encore moins politologue ; juste une mère au foyer un t&ntinet énervée. Mais sincèrement quand donc ces messieurs vont-ils arrêter de regarder leur nombril et ceux de leurs « potes » pour enfin se décider à regarder ce qui se passe d’outrageusement grave (et je pèse mes mots)dans ce pays pour le « troupeau » des gens d’en-bas ?
Si Ségo a fait mieux que Jospin, c’est UNIQUEMENT parce qu’en face, il y avait quelqu’un de très menaçant pour beaucoup. Tous ses électeurs n’ont pas voté pour elle, mais contre Sarko ! Ne l’oubliez pas dans vos commentaires. Ségo est mégalo, comme Sarko d’ailleurs. Jospin ne l’était pas assez, malheureusement.
Son quinquennat à Matignon a été bon malgré la cohabitation, sa campagne en 2002 fut nullissime, son retrait de la vie politique très digne pour lui- meme mais catastrophique pour le PS en raison de la soudaineté. Mais alors maintenant que penser de cet aigri qui avait nommé Segolene déclarée incompétente maintenant. Jospin s’ était moqué de nous en faisant cette nomination ! Pour un retiré de la vie politique, il est encore bien actif le bougre.
Il passe une mauvaise retraite finalement.
Jospin = has been, aigri, revanchard, une bonne psy-thérapie lui ferait le plus grand bien, et à nous aussi ::==-)))
Il vit me semble t’il avec une femme intelligente… ( sans sexisme )
On a bien vu que Jospin, et le staff socialiste de son époque ont été les premiers artisans de la défaite de 2002. En particulier en favorisant l’inversion du calendrier et le quinquennat.
Jospin a bien fait de se retirer, car il a été désavoué par les électeurs, et notamment ceux de gauche.
Avec Segolène, le PS a joué contre la France, pour le PS. Convaincu de ne pas pouvoir gagner, il a mis en avant une candidate inconsistante politiquement mais payante au niveau people. 47%, ça leur convenait bien. C’était un bon point de départ pour la reconquête d’un grand nombre de sièges à l’Assemblée; Il ne faut pas oublier que le PS a tiré les marrons du feu dans ce dernier scrutin parlementaire: seul maître à bord à gauche, solidement installé dans le rôle de parti de l’alternance. Plus de PCF, plus de gauchistes, plus d’altermondialistes, plus de Bayrouisme, plus rien qui gêne le bipartisme.
Si le PS a cherché la défaite, c’est que si c’était bien la défaite de la gauche et la démocratie ça n’en était pas moins, aussi la victoire de l’appareil socialiste.
Une machine probablement encore plus dangereuse pour l’avenir de la gauche et la démocratie que l’UMP.
Alors, Jospin… il ferait mieux de se souvenir qu’il a été un acteur principal du déclin de la gauche et de l’intronisation de l’hyper présidentialisme. Ses erreurs politiques ont eu bien plus d’importance que les bourdes, bévues et gaffes de la shadow-candidate qu’a manipulé le PS en 2007.
S.R. est peut-être un « personnage de deuxième rang », mais Jospin a été un acteur majeur et de premier rang du jeu qui nous a conduit où nous en sommes.on lui souhaite pourtant une retraite confortable et paisible.
Comment, et quand sortirons-nous du bi-partisme, des impasses de la pseudo-alternance et du présidentialisme?
Voilà les questions qui se posent à nous.
Etonnant que personne n’ait remarqué le coquille.
Au lieu de : »L’impasse » DE JOSPIN
Il y a lieu de lire : « IMPASSE JOSPIN »
Le conseil municipal a décidé d’en débaptiser une pour donner ce nom prestigieux à l’impasse dite « des poubelles ».
les médias font une promo du tonnerre à ce livre, dont je ne peux pas vraiment parler faute de l’avoir lu.
Mais tout de même, les bouquins anti-royal ont une promo énorme, alors qu’elle n’est « que » présidente de région, n’est plus parlementaire, et pour ainsi dire n’a plus guère d’espoir dans son parti vu que delanoé va prendre la direction du parti. Bref, le cas royal es réglé.
en revanche, il y a un pouvoir en place, que peu de monde se bouscule de décrypter pour de bon (sarkozy, fillon, l’inaudible borloo, mais aussi et surtout les mesures prises, les couacs diplomatiques, les options économiques et sociales…).
Jospin est un retraité de la politique, son livre, en toute logique, devrait avoir à peu près autant d’écho que le dernier Giscard ou le dernier Seguin, à savoir en parler 2 jours et puis basta.
Quel est le courage à dire d’une battue qu’elle a été mauvaise, lorsqu’elle n’a plus de troupes?
surtout, quel est l’intérêt politique de bouquins issus de l’opposition qui ne sont médiatisés que pour des attaques de personnes et pas pour leurs propositions politiques?
et si les médias, et un Ps qui peine à se trouver un contenu, ne faisaient pas tout simplement un grand rideau de fumée pour masquer qu’ils sont totalement débordés?
royal on s’en fout un peu aujourd’hui (j’ai fait campagne pour elle et ne le regrette pas), qu’on arrête de nous prendre pour des veaux.
dommage que le titre de votre article ait l’air plus complaisant envers le livre que ne l’est le contenu (de l’article).
sur le comportement de Jospin, je n’aurais qu’un mot : lamentable !
quel orgueil de se croire indispensable! il a fait (selon moi) du bon boulot en tant que premier ministre, mais il aurait du, ainsi qu’il l’avait annoncé, s’arrêter là après l’échec de 2002 (tout de même plus cuisant que celui de Ségolène…).
la citoyenne « experte » que je suis n’a plus d’estime pour lui. Ils vont finir par me rendre Ségolène sympathique (et y a du boulot), à force de lui tirer dessus, tous ces nuls