A l'approche du match contre les frêles Namibiens, tous les joueurs de l'équipe de France et leur encadrement n'avaient qu'un seul mot à la bouche : le respect. Le petit poucet de la compétition ne devait pas être pris à la légère car il avait fait preuve contre l'Irlande d'une belle capacité de résistance. Et nos interlocuteurs d'insister sur le fait que, de toute façon, en rugby, un adversaire mérite toujours le respect. Il s'agit d'une règle avec laquelle on ne peut pas transiger, devenue même le pilier d'une campagne de communication de la Fédération internationale de rugby, qui demande aux spectateurs des stades d'avoir un comportement respectueux.
Hors du terrain, l'entraîneur français se met à la faute
Etant l'un des nombreux journalistes présents la semaine dernière à Marcoussis, je ne peux que regretter que ce respect se limite au plan sportif. Car hors du terrain, l'entraîneur français se met à la faute. Dans son numéro du 17 septembre, Rugby Hebdo rapporte en effet l'anecdote suivante. Interrogé par les journalistes au sujet de ses importants revenus publicitaires, Bernard Laporte leur a lancé : « C'est sûr que vous, vous aurez du mal à en avoir des contrats. Il ne fallait pas faire ce métier. »
Une telle morgue est injustifiable. Désolé, M. Laporte, notre profession ne consiste pas à faire de la publicité. Je me demande également si celle d'entraîneur de l'équipe de France mène forcément à représenter une vingtaine de marques contre espèces sonnantes et trébuchantes. Ce débat est à trancher par vos supérieurs. Mais il est légitime que nous vous posions des questions à ce sujet.
En réussissant très bien sa vie sportive et professionnelle, Bernard Laporte est devenu un personnage public qui doit rendre des comptes sur ses activités. Et ses interlocuteurs attendent de sa part le même respect que celui dont ils font preuve à son égard.
Etre taxé de mauvais coucheur pour avoir posé une question de manière insistante
Je peux cependant comprendre que de telles questions vous surprennent étant donné que certains médias vous ont habitué à un traitement beaucoup plus complaisant. Ainsi TF1, une chaîne qui a signé un beau chèque pour retransmettre la Coupe du monde 2007 et la suivante (80 millions d'euros en tout), a logiquement un accès permanent aux joueurs et à leur encadrement, qu'elle met le mieux possible en valeur. L'enjeu est de taille : selon une étude ZenithOptimedia publiée la semaine dernière, TF1 devrait engranger, au bas mot, 40 millions d'euros de recettes publicitaires à l'occasion de cette compétition. Elle doit donc prendre grand soin du produit phare, les Bleus.
Du coup, après l'épisode des caméras retirées des vestiaires pour ne pas gêner les joueurs, TF1 n'hésite pas à pourfendre les méchants critiques. Dans l'émission « Télé Rugby » diffusée par la chaîne dimanche 16 septembre, un journaliste taxait de mauvais coucheur un confrère de presse écrite qui, lors d'une conférence de presse la semaine dernière, s'était montré insistant pour tenter d'obtenir des explications sur l'absence du capitaine français Raphaël Ibanez dans l'équipe alignée contre la Namibie. Face à l'absence de réponse, il s'est permis de réitérer sa question. Il aurait peut-être dû passer par le service de relations publiques de l'une des marques que vous représentez.


























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De
18H59 | 17/09/2007 |
Tel maitre, tel toutou
De
19H02 | 17/09/2007 |
Olivier,
merci de me communiquer le nom et le numéro de portable de ton supérieur.
Nicolas
De
20H09 | 17/09/2007 |
Je suis une amoureuse du rugby, j'ai des souvenirs tendres, drôles, des souvenirs de « jeunesse », j'ai dans le coeur un ami qui entoure « les petits », j'ai dans le coeur, son fils trop tôt disparu et je me dis que tout cela est en train de « foutre le camp », sauf à ce que ce monde du rugby réagisse, car l'esprit rugby existe réellement, et il ne doit pas disparaître par le fait de quelques hommes indélicats mais cela suppose que les joueurs au plus haut niveau réagissent……. et là, pour l'instant, ils ne réagissent pas puisqu'ils ont, pour l'instant obéi à leur petit chef… A suivre et salut aux rugbymen
De
16H54 | 19/09/2007 |
A 100 % avec vous pour tout ce que ce jeu , un jeu avant d etre un sport , porte, transmet, vehicule
de mes années rugby mutilak sur la plage à Hendaye ou les champs de boue de Garazi au terrain de Bagatelle un samedi de janvier , aux retrouvailles et chansons mêlées , chaleur du partage , épaules soudées et larmes avouées autour d un cercueil .
la richesse est là et celle là elle ne se crée pas au bas d un contrat .
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 20H22 | 17/09/2007 |
Merci Olivier Bras, de ce rapport diront nous, pris sur le vif sur le site de Marcoussis.
Mais ce qui m'étonnera toujours c'est la candeur des journalistes, et des affidés de la fédé, sur le fonctionnement de celle çi.
Lapasset depuis 10 ans rejoue à sa façon la méthode Ferrasse, a bien appris la leçon, et tout se joue sur une forme de « cour » à la même enseigne que ce qui se passe à l'Elysée.
Laporte, a tout compris, et s'est fait, s'est créé, en jouant sur les antagonismes, ce que j'appelle dans mon jargon, non pas de l'intelligence pure mais de l'intelligence fonctionnelle, et pragmatique, ce qui le rapproche de qui vous savez. CQFD
De elliot54
sarkophobe nauséeux | 20H37 | 17/09/2007 |
Non mais, vous êtes qui, Bras, pour oser vous attaquer à l'élite. Pauvre vermisseau. N'avez vous pas compris qu'elle vous compisse et même vous conchie l'élite.
Contentez vous donc de vous lever tôt, de payer vos impôts et si possible de voter UMP. C'est tout ce qu'on vous demande, en attendant que ce soit tout ce qu'on vous autorise !
De Jana
bretonne en Normandie | 20H53 | 17/09/2007 |
@ Olivier Bras : merci pour ce billet.
« En réussissant très bien sa vie sportive et professionnelle, Bernard Laporte… » ? ? ?
non, je ne trouve pas que ce soit réussi… à mon point de vue il a juste copiné ce qu'il faut, très bien approvisionné compte en banque et réputation surfaite.
Quand je le vois , d'une part découper le jambon, et d'autre part parler de « valeurs du sport“je n'ai toujours pas compris si c'est du lard ou du cochon.
S'il avait vraiment réussi, il n'aurait pas besoin d'être arrogant.
De
20H58 | 17/09/2007 |
Laporte est dans « l'air du temps ». Un temps qui compte fric… Notre Ministre de l'Economie a dit elle même que l'argent était la marque du succès (je cite de mémoire). Que voulez-vous ?
Qu'attendez-Vous ? Le Grand Soir improbable ou, encore plus improbablement que les français quittent la télé-people des yeux, ne lorgnent plus sur la Presse à people, la Presse à Tsar Ko, deviennent de « culture », d'état d'esprit… sociaux-démocrates ? vous savez à la mode scandinave des années 70… avec peu de gros écarts de revenus et une solidarité active… mais non, ce n'est pas dans l'air du temps. Aujourd'hui, le Pouvoir aux Financiers, aux Empires Industriels et à leurs Pantins : les Tsar-KO clone français de Berlusconi, les people, Laporte et les sportifs pour continuer d'endormir un peuple qui marche avec des pantoufles.
Dites, M.Bras, pourrons nous encore respirer ici … bientôt ? Bientôt de nouvelles révoltes naitront de sites de résistance que nos élus UMP ont bien le tort de mépriser.
De Le Yéti
yetiblog.org | 21H46 | 17/09/2007 |
monsieur (le m minuscule est intentionnel, comme dans le titre),
Le prochain match de votre équipe de F… france contre le XV irlandais est décisif (pour la suite de votre carrière de ministre)…
— Posez votre question, bordel ! Time is money !
Euh oui… Envisagez-vous de titulariser d'entrée Nicolas S. ? Et à quel poste ? Arrière toute, demi d'emmêlée, ou pilier de nos illusions envolées ?
De
22H27 | 17/09/2007 |
Pourquoi les journalistes se concentrent-ils toujours sur le petit détail qui fâche, sur la petite anecdote qui égare les malheureux lecteurs que nous sommes, la petite bête qui tue tout le reste ! Est-ce que vous vous ennuyez ?
….SE
De Pooloxanosasdai
23H32 | 17/09/2007 |
Quand on respecte un adversaire, quand il a la tête sous l'eau, on ne l'enfonce pas.
Quel image on monté les français en humiliant une équipe jouant à quatorze et beaucoup moins forte ?
Quel intérêt les grands du rugby ont-ils de passer 70, 80, 90 voir 100 points à leurs adversaires alors que seulement 4 essais suffisent pour avoir un point supplémentaire ?
Pour moi, le bizutage n'est pas une des « valeurs » rugbystique…
à Pooloxanosasdai
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 00H44 | 18/09/2007 |
Pas d'ac !
C'est au contraire respecter ses adversaires ,que de continuer à jouer jusqu'au bout !
Les Namibiens sont seulement six pros , les autres sont des amateurs , et ils sont venus , surement plus que des tranches de jambon polyphosphatés ,à cette coupe du monde pour se régaler de rugueubille !
Ils ont joués , au sens premier du terme jusqu'au bout.
Ils n'auraient certainement pas appréciés que l'on plaque le ballon pour jouer à chat-perché , ou à un , deux, trois soleil ! , en attendant la fin du match !
Les portugais se sont régalés à jouer contre les Blacks , même si ils ont pris une prévisible « tôle »
Mais l'esprit sportif était au rendez vous , puisqu'en suite ils ont demandé et obtenu une revanche au foot ( match gagné par les lusitaniens).
Parfois le sport de haut niveau retrouve ses vertus…parfois….
Loin des discours guerriers et plus près du sens du jeu et du plaisir….
à Charles Mouloud
De Olhiver
09H10 | 19/09/2007 |
Exact, Charles !
Ce sont les commentaires exaltés qui furent indélicats, et les superlatifs dont il fut abusé. Que les XV australs africains aient joué à fond et jusqu'au bout, c'est tout à leur honneur. Mais on aurait attendu que nos deux commentateurs cocardiers relativisassent cette victoire, obtenue contre des poucets, s'entrainant, dans leur Namibie, avant et après les heures de boulot, archicuits après vingt minutes de, comment dites-vous ? , « rugueubille » survitaminé.
à Pooloxanosasdai
De
23H47 | 18/09/2007 |
Il s'agit d'un championnat du monde : des points en plus, à la fin, ce n'est peut-être pas inutile. Et même si les Namibiens (qui ont tous, ou presque, un nom belge ! ) n'ont pas aimé perdre, ils étaient venus pour jouer.
Si le sport n'était pas ainsi, combien d'équipes viendraient s'opposer aux Z'All Blacks ?
Et qu'est-ce que le bizutage vient faire là ? Vous trouvez qu'ils ont des têtes à se laisser bizuter les jours où ils n'en ont pas envie ? Vous avez peut-être été bizut, à votre corps défendant, mais sans partir ni réagir… C'est pas beau, ça ! Quand on aime, on ne compte pas, mais quand on n'aime pas, faut se casser.
Quand aux « frêles » Namibiens dont parle Olivier Bras, ceux qui ont vu le début du match ont remarqué qu'ils étaient plus grands et larges que les Français. Ce doit être de la frélitude !
De
06H39 | 18/09/2007 |
Laporte à la porte.
Quand au match, je pense qu'avec un seconde ligne en moins, un pack d'avants pousse un peu moins. Par conséquent, il n'est pas du tout sûr que le charcutier en chef ait réussi sa récupération. Le pack irlandais se fera un plaisir de le rapeller. A moins que ZORO se fasse un plaisir d'appeler le président Irlandais ou je ne sais qui…G. BUSH ou le pape.
La coupe du monde de rugby révèle le pire de la France actuelle, morgue, suffisance, vanité, orgueil… un attentat ou deux pourrait nous réaligner sur des réalités. Hélas on sera les premières victimes tandis que la clique elle sera bien à l'abri.
De Leclere gérald
paysagiste | 07H29 | 18/09/2007 |
Mr Laporte as toujours été trés fort en communication, je pense que les journalistes politiques ont intérets à muscler leurs jeux parce quand il sera au gouvernement, il va en renvoyer plus d'un au vestiaire. Et comme l'arbitre sera pour lui, cela présage de sombres jours.
De
08H32 | 18/09/2007 |
Sous peu, il faudra surveiller attentivement le site de Laporte : il risque d'y vendre les pièces du Mobilier National qu'il aura trouvées dans son nouveau bureau de ministre !
Bab
De MASSONI
08H59 | 18/09/2007 |
LAPORTE il sent la combine,la pretention avec blablabla a la guimauve-il est comme ses futurs collegues qui respirent la nullité et continuent à dillapider notre oseille alors qu'on est en faillite.
De sniper
10H07 | 18/09/2007 |
« Quand on respecte un adversaire, quand il a la tête sous l'eau, on ne l'enfonce pas. » disait on plus haut.
Le respect est communément affiché comme valeur fondamentale du rugby.Je confirme, pour être du Sud ouest et y avoir joué en amateur.
La 3ème mi-temps en est la démo la plus éclatante avec de vraies fiestas ; la fatigue, l'amertume étant parties à la rivière avec la douche, on y partage aussi des commentaires élogieux sur des séquences adverses qu'on aurait bien aimé réaliser soi-même, et qu'on s'efforcera de ressortir un jour.
Le respect c'est entre autres,pas de cinéma inutile quand on se prend un tampon (comme au foot)
Le respect c'est aussi l'arbitre, sur lequel on ne se rue pas comme des morpions pour discuter ces décisions (comme au foot),qui ne réprimande qu'en présence du capitaine et qui est aidé dans ses prises de décision (pour éviter de faire n'importe quoi -comme au foot,parfois).
Se faire respecter c'est montrer qui est le patron sur le terrain.Quel que soit l'adversaire qui a accepté le combat, on va au bout avec ses armes. Les Neo Z le montrent à chaque match.
A ce titre,il n'était pas question de faire des cadeaux aux Namibiens,qui nous on quand même carré un essai en contre à la dernière minute. Le mec qui a marqué était complètement cramé dans l'en-but. il aurait pu être élu homme du match…
Pas de cadeau donc, sauf que l'arbitre nous en a fait un tres gros en expulsant un joueur clé. A geste équivalent, il n'aurait jamais expulsé un joueur « d'une grande nation de rugby“(qui ont les clés des instances dirigeantes). Un carton jaune avec 10 mn de frigo suffisait…
Le match a été cassé et totalement déséquilibré. Ce qu'on peut reprocher au Français c'est d'avoir été ‘petits’ dans la domination, comme un boxeur qui ne tape que sur la blessure de l'adversaire, sans varier ses coups-c'est très moche. Et oser se comparer aux Blacks parceque le score est proche de 100, c'est proprement indécent ! Eux c'est 15 contre 15.
Avoir privilégié les mélées où on les enfonçait sans peine et où ils souffraient comme des bêtes, n'est pas glorieux ; et ne nous a rien appris en terme de tactique, construction de jeu,combinaisons.Beaucoup d'euphorie sans doute, mais comme disait l'autre ‘à vaincre sans péril on triomphe sans gloire…’
Sauf que la gloire et l'emphase étaient servies à grosses louches par l'insupportable GILARDI. Moi qui n'avais qu'une petite assiette, ça a vite débordé !
De C. Creseveur
D'actualité | 09H22 | 19/09/2007 |
Il y a effectivement quelque chose qui ne va pas dans le rugby et plus particulièrement chez Laporte.
Au delà du problème du respect, il y aussi celui du business à tout-va, qui frôle en permanence le scandale : comment se fait il par exemple que l'entraîneur de l'équipe de France puisse vendre à son profit (même s'il en reverse une partie à une association, ce qui est un bel alibi) des maillots de l'équipe de France ? L'équipe de France appartient à la France, ce n'est pas un club privé à but lucratif, que je sache !
Certains se sont indignés du simple fait que le prix du maillot avait doublé sur le site de Laporte. Mais ce qui est inouï c'est tout simplement qu'il ait le droit de vendre des maillots !
Est-ce que Jacques Fouroux aurait vendu des maillots ?
A la rigueur si l'argent allait à la fédé au bénéfice des clubs et de la formation, d'accord !
Enfin comment peut-on tolérer que l'entraîneur poursuive son business, auquel il associe souvent ses joueurs, dont certains ont des participations communes dans des sociétés ? Ne peut-on ignorer le risque qu'il y a à ce que certains soient sélectionnés par affinités commerciales ? Laporte lui même ne cherche t'il pas à bénéficier de la puissance de sa fonction pour ses propres affaires ? Est-ce que cela n'est pas caractéristique d'un délit que le droit français condamne ?
Je crains qu'à l'instar du foot le business n'ait réellement démoli l'esprit sportif. Les joueurs n'ont plus que le fric en tête.