Les médecins n’ont jamais été aussi nombreux en France. Ils sont aujourd’hui plus de 200000 mais certaines régions ont des allures de désert médical. Ainsi, on compte deux fois plus de médecins dans le Sud que dans le Nord. Chez les infirmières, le ratio est encore plus disproportionné, avec une densité sept fois plus importante dans la moitié sud de la France.
Or la tendance s’est accentuée ces dernières années. Michel Régereau, le président de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam), a décidé de durcir le ton, arguant que « parce que la carte médicale ne correspond pas à la population en France, cela pose un problème d’accès aux soins et donc de service public ». Et ce à double titre : dans certaines régions, comme le Massif Central ou la Basse Normandie, le nombre de médecins par habitants est trop faible.
Dans les régions les plus denses, les dépassements opérés par les carabins sont aujourd’hui jugés exorbitants par l'Assurance maladie. C’est le cas de certains arrondissements à Paris, par exemple, où les plaques sont abondantes mais où il relève de la prouesse de trouver un gynécologue ou un ophtalmologiste au tarif conventionné par la Sécurité sociale.
Pour contrer le phénomène, Michel Régereau estime que la politique incitative, en place depuis quelques années, est insuffisante. Dans l’Allier, on a ainsi offert une majoration des honoraires de 20% (pris en charge par l’Assurance maladie) pour appâter les blouses blanches. En Picardie, on propose des bourses aux étudiants en médecine pour qu’ils viennent faire leurs études dans la région. On sait en effet que, très majoritairement, les médecins fraîchement sortis de la faculté s’installent là où ils ont été formés. Ailleurs encore, des collectivités commencent à construire des « maisons de santé » dont les infrastructures sophistiquées visent à attirer de nouveaux venus.
Méthode coercitive
Pourtant, la désertification ne s’enraye pas. Quitte à s’attirer les foudres des médecins, Michel Régereau propose qu’on passe carrément à une méthode plus coercitive. Il veut au moins « une politique désincitative » : dans les zones les plus denses, le but est de décourager l’installation en abaissant la contribution de l’assurance maladie à la couverture sociale des nouveaux médecins qui viendraient poser leur plaque.
Mais, pour aller plus loin, le président de l’Uncam propose même de remettre en cause le vieux principe de la liberté d’installation, pierre angulaire du statut des médecins libéraux en France. Pour lui, les professionnels de santé doivent s’acquitter de leur mission de service public, quitte à ce qu'on leur impose une affectation dans des zones carencées durant les premières années d’exercice. Voire qu’on cesse de conventionner les nouvelles installations dans les secteurs saturés :
Autres solutions envisagées par l’Uncam : décaler les lieux de formation, en privilégiant des zones où les médecins manquent, ou même passer les médecins, et notamment les généralistes, sous statut salarié, comme c’est le cas outre Manche. Les syndicats de médecins ont aussitôt protesté. Mais pour Michel Régereau, qui affirme trouver une meilleure écoute auprès du nouveau cabinet au ministère de la Santé, il faut carrément changer la nature du rapport de force :














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Je ne pense pas que tous les médecins choisissent leur métier en fonction de l’argent. Si vous étiez un peu mieux renseigné je pense que vous sauriez que justement ils ne gagnent plus de l’or. C’est fini ce temps là.
Il suffit de connaître des médecins et en particulier des internes et de voir combien d’heures de boulot ils abbattent pour le salaire qu’ils percoivent (je vous laisse faire le calcul, vous qui avez l’air si bien renseigné). Je ne crois pas qu’en doctorat on vous en demande autant qu’un interne, ni que vous ayez les même responsabilités. Je crois que ça au moins ça peut se respecter…
merci !! Enfin quelqu’un de censé !
les listes des praticiens conventionnés sont disponibles sur les site des CPAM locales, effectivement elles ne sont pas toujours très faciles à trouver, mais ça vaut le coup pour éviter les mauvaises surprises!
Mais qu’est-ce qui empêche les patients de choisir des médecins conventionnés à l’heure actuelle ?? Il suffit de demander en prenant rendez vous, je ne vois pas trop ou est la difficulté pour l’instant !
> communiquer de facon massive et facilement accessible les coordonnées des praticiens dans chaque spécialité ne s’adonnant pas au racket des dépassemments d’honoraires
Je ne sais pas si c’est chose courante, mais j’ai connu le cas contraire. J’allais chez une orthodontiste qui s’est faite harceler par la Caisse d’Assurance Maladie pendant des années.
Les autres orthodontistes de la ville ont tout fait pour lui attirer des ennuis parce qu’ils ne supportaient pas qu’elle NE pratique PAS de dépassement d’honoraire.
L’Assurance Maladie s’est rangée du coté de ceux qui pratiquent des dépassements d’honoraires au motif que cela permet de ne pas inciter les gens à aller consulter tous les quatre matins.
Si on veut plus de médecins dans les zones « désertiques », il faut davantage de mesures financières incitatives.
Ces mesures seraient financées, non pas par la collectivité, mais par des cotisations mutualistes versées par les médecins urbains. Les médecins dépassant les tarifs de la sécu devraient être mis à encore plus forte contribution.
Est-ce utopiste de vouloir intégrer une démarche mutualiste chez les carabins ? Le but serait bien que tous les patients puissent être soignés: on serait alors plus proche du serment d’hippocrate que de l’argent d’hypocrite. Et la démonstartion serait faite: on fait des études pour soigner et non pour s’enrichir…
… Je me mets le doigt dans l’oeil ? … ah !alors, allo docteur !!!
Le train de vie des médecins c’est plus de 10 ans d’études et des horaires de plus 70 heures par semaine pour des honoraires pa si élevés que ça, des procès à la pelle, des assurances qui en demandent toujours plus et des condamnations au pénal de plus en plus fréquentes pour des fautes pas toujours si clairement établies. Comment continuer à se sentir investi d’un devoir de « service public » dans de telles conditions d’exercice. Je suis étudiant en sixième année de médecine, j’ai un petit garçon d’un an et pas envie de quitter ma famille, vivant et étudiant à Marseille, zone soi disant surmédicalisée. Une telle representation du milieu médical, c’est condamner notre système de santé avec pour conséquence ineluctable une baisse du niveau des soins, qualitative et quantitative, pour les plus pauvres évidemment. Personnelement ça me rend plutôt triste.
Ton argumentaire serait confirmé si les zones d’installation étaient des zones à très forte capacité d’accueil des jeunes enfants. Cela tombe mal parce que de ce point de vue, Paris n’est pas dans le top: quand il faut inscrire ton enfant avant même la conception, cela n’est pas un sommet de l’accueil. Or l’accueil en province des jeunes enfants s’il n’est pas partout parfait (je ne connais pas toute la France) est souvent plus efficace que Paris. Donc, c’est plutôt l’inverse de ce que tu expliques: les médecins sont un aménagement du territoire, c’est leur présence qui va permettre à des populations de s’installer.
Dans les faits, les installations se font là où les clients sont les plus solvables: le sud de la France gorgé de retraités, souvent malades. Il s’agit presque de rente de situation une fois la clientèle faite. En étant cynique, il faut juste penser à renouveler un minimum les clients quand les plus agés disparaissent. L’autre lieu d’installation est Paris car là ce sont des cadres que l’on peut avoir comme clientèle (bien sûr, si on dépasse le tarif conventionné, cela permet de filtrer la clientèle).
Il est donc temps d’arréter l’hypocrisie: les médecins ne sont pas de vraie professions libérales. Plus de la moitié de leur revenu provient du remboursement par la Sécu. S’il n’y avait pas ce remboursement, la clientèle serait rapidement diminuée. A ce titre, l’assurance maladie est parfaitement en droit de réguler l’installation et les tarifs.
Pas que les profs.
Tous les autres fonctionnaires de l’Etat, peuvent eux aussi être affectés n’importe où sur le territoire métropolitain selon les besoins de l’administration.
je ne peux accepter l’aspect economique pour plaindre les medecins. on constate de plus en plus que dans les zones recherchees( region parisienne et cote d’azur) que les medecins , en plus des depassements d’honoraires, font de l’abattage( &( minutes par consultation pas plus) alors qu’en province profonde ils consacrent beaucoup plus de temps.
je laisse a chacun le soin de faire le calcul des revenus a 22€ par quart d’heure!
Certainement, et ne pas oublier qu’ils ne sont finalement que des salariés de la SS… Quand regardera t on de pres le scandale des honoraires…
Je pense que le problème n’est pas si complexe que ça.
Je pense que les médecins sont des citoyens lambdas qui hésitent à venir là où l’état est de moins en moins ou n’est plus du tout depuis belle lurette!!!
La desertification rurale est une réalité (que je vis)
Le problème empire à tel point que l’on peut aujourd’hui parler de rupture de la continuité territoriale… à l’intérieur même de l’hexagone!!
De plus cher courageux de 05h52 je voudrais pousser un petit coup de gueule: argumenter sur ceux que font les autres pour nous priver d’imagination n’est pas un argument! En plus vous ne comparez qu’une partie des choses.
Par exemple en Belgique, la prise en charge des personnes autistes, ou agées… est bien plus performante et bien mieux prise en charge qu’en France!
Nous sommes capables d’inventer nos propres systèmes et, comme cela a été bien souvent dans notre histoire, servir de modèle et non le contraire.
Le pragmatisme ça ne consiste pas à faire comme tout le monde et le réalisme à s’aligner sur le moins!
ça consiste à faire preuve d’imagination, de se retirer les doigts du c.. et d’inventer la societe au service de tous et non le contraire!!
Alors inventons!!! créons!!! donc: mettons l’imagination au pouvoir!!!
l’économie c’est nous qui l’inventons!! y a rien de naturel là dedans!!
Savez vous, par exemple, qu’il y a en France plus de place libre d’hebergement d’urgence que de gens dans la rue!!! Mais savez-vous également que ces hebergements sont inutilisés pour des raisons locales purement électorales… !! là même où il manque de commerces, de familles, de médecins!!! d’écoles… bref d’économie(s)!
25000 sans papiers à expulser? …peut-être que si on leur proposait de pallier à ces manques?
deux questions que je me pose:
pourquoi est ce dans les zones ou il y a le plus de medecins que les honoraires sont les plus eleves? ce devrait etre le contraire.
pourquoi egalement dans ces zones tous les medecins sont debordes? est ce a comprendre que plus il y a de medecins plus il y a de malades?
si certains peuvent m’eclaire sur ces points je suis preneur.
merci.
Salarier les médeçins, alors que dans le même temps les politiques hospitalières poussent le plus possible les usagers vers le secteur libéral ! En pédopsychiatrie, ce sont des dispositifs entiers, proches des usagers, dispositifs de prévention, de soins, d’orientation, qui sont rayés de l’offre. Dans « l’intérêt général », est-il-dit, avec un redéploiement de moyens déjà chiches, les structures sont reformatées pour accueillir les enfants ayant les plus grandes difficultés à grandir. C’est bien, mais cela concerne numériquement (heureusement!) moins d’enfants. Il est alors postulé, contre l’évidence, que parmis tous les autres: 1) des parents laisseront tomber 2) d’autres parcoureront sans aucune difficulté plus de kilomètres 3) que l’offre libérale va de toute façon absorber tout ça. Etc, etc
La commission grolandaise de : »recherches et perspectives de l’avenir de la médecine en milieu hostile » a rendu ses travaux hier soir au bar » des Halles Oh Hisse » , grand lieu s’il en est ,de l’oubli et de l’intempérance…
Après forte consommation de tourtes de ragondins à la myrtille ,de pâté de bouvreuil en croute ,et de civet de musaraignes aux coquelicots , arrosés de picon-bière-anis et de beaujolais tiède,
les conclusions des travaux ont été lues par Germaine Ventralaire , première adjointe aux affaires de prophylaxie et culottes de cheval:
» Afin de faire face à la désertification de nos bourgades fleuries,
de la propension des toubibs à vouloir travailler plus pour gagner moins,
du manque de maladies communes et rares dans nos contrées joyeuses,
Il convient dès à présent de rendre » Grande Cause de l’année » le problème du manque de médecins et des carences de pathologies . »
Roger Bourdedant s’est proposé de prendre l’option Boucherie-Chirurgie-Coiffeur au bac,
Gisèle Rilanuit de s’occuper des nocturnes (1)tournées des ramassages des blessées de lancer de tongues et autres enclumes ,
François Lécorcheur sera préposé à l’épidémie de furoncles et fera une spécialité de Dermatologie par télé-enseignement,
Quant à Justin de La Tronche , le surdoué de la bande, puisqu’il a été à Paris , une fois, y voir la grande marée d’équinoxe, il veut bien léguer son
thalamus (2) à la science éclairée de Job Parkinson ,chercheur en Gilbertmontagnerie.
Bref , on peut dire que l’on s’est bien essorée la laitue (3), pour faire avancer le chimilimiliblic et que cette contribution permettra de supprimer les médecins à Nice ( koi keu !)
Brabo !
Je pense qu’obliger n’est pas la solution. Et si nous nous posions la question du pourquoi? Pourquoi les jeunes et anciens choisissent les grandes villes et le midi de la France? Et si la raison était l’appauvrissement culturel de certaines régions. Les médecins ont aussi besoin de « culture » pour souffler un peu. Les médecins qui se consacrent et ne pensent qu’à leurs patients, ça existe, mais deviennent de plus en plus rares. Et si nous ramenions la « pensée culturelle » , le plaisir de penser, dans toutes les régions, au lieu de ce culte des régions, qui ne peut qu’entrainer un désir de partir en courant. Si pour les régions la culture c’est le retour en arrière, et ne célébrer que leurs régions, non! Merci! Tout se passe dans la tête. Pour les médecins, mais aussi celles et ceux qui en prennent conscience, normal qu’ils se rapprochent des lieux où la pensée culturelle actuelle bouillonne un peu plus. L’ignorance crasse du public pour le culturel…Mais je m’écarte sans doute du sujet. Ce n’était qu’une idée du pourquoi.Bonne journée.
Après mon commentaire de 11h27 (j’ai oublié de me connecter sur mon peudo) je voulais rajouter que la consultation du généraliste en octobre 1963 était à 10 francs!
et m’excuser pour la grosse « fôte » d’ortographe que j’ai faite, car je sais que certains sur ce forum sont très sourcilleux sur ce point !!
ramène ce coût de 1963 ne serait-ce qu’au matériel utilisé alors; aujourd’hui il coûte beaucoup plus cher!
La solution du fonctionnariat des médecins ne ferait qu’entériner une situation de fait comme le marquent beaucoup de réactions. Il existait naguère un corps de fonctionnaires, les professeurs certifiés, qui percevaient un salaire jusqu’à la licence, voire la maîtrise, pour, en contrepartie, accepter d’être nommés n’importe où en France pendant leurs dix premières années d’enseignement. Déjà les natifs du Sud rechignaient souvent à venir au nord de la Loire. Parfois ils adoptaient le Nord pour y vivre leur vie…
Pour ce qui est des médecins, étant donné la gratuité en France des études médicales (ce qui est loin d’être le cas partout ailleurs), il ne serait pas choquant d’en arriver au même système, sous réserve d’un salaire correct durant leurs études.
Le cas des femmes médecins est évidemment à considérer de plus près. Mais l’aménagement du territoire (La regrettée « Ardente obligation » du Plan) pourrait redevenir un des objectifs d’un gouvernement qui serait vraiment démocratique…
je partage votre avis et vous entend lorsque vous dites que sans la secu il n’y aurait moins de professionnels de sante.
par contre lorsque l’on vit en « campagne » notre plombier ne passe pas pour 5 minutes, il discute de la vie de ces enfants il boit un coup ( pas obligatoirement alcoolise!) la vie rurale c’est un tout.et dans ce contexte le medecin agit de meme, cela s’appelle la qualite de la vie.
les permanences de nuit et de we sont structurees de façon a proteger sa vie personnelle.
des que l’argent n’est plus le seul critere de reussite beaucoup de pb tombent.
Je me rappelle que lors des mobilisations des étudiants contre le CPE, une infime minorité, une poignée d’étudiants en médecine se sont mobilisés à l’époque. J’ai moi-même tracté en fac de médecine et de pharmacie, ici à Montpellier, et les quolibets pleuvaient. Un peu comme s’ils ne seraient jamais concernés le problème. En tout les cas ce n’est pas la solidarité qui les étouffe. Comment alors s’étonner de leur comportement par la suite. Ils veulent du fric et la belle vie, comme beaucoup l’ont noté dans leurs commentaires. Peut-on leur en vouloir vraiment de n’avoir aucune culture politique ? D’être cupides ? C’est tellement dans l’air du temps depuis quelques décennies.
Ils ne veulent pas rester dans les hôpitaux plus que nécessaires. On fait appel à des médecins étrangers, africains ou d’Europe de l’est, pour boucher les trous. Ceux-là abandonnent leur concitoyens, alors que souvent leurs maigres impôts ont servi à payer certaines bourses. Ils viennent ici pour vivre mieux, et après quelques temps demandent eux-aussi à s’installer en dehors de l’hôpital pour mener la vie à laquelle ils aspiraient. Et on leur refuse sous prétexte que leur diplômes qui étaient valables pour l’hôpital ne le sont pas pour la rue. Que penser d’eux ? Que penser de cette situation ?
Depuis longtemps les femmes médecins se réfugient dans la médecine du travail ou autres fonctions dans tel ou tel ministère. Elles pourront plus facilement allié leur travail à leur vie familiale. On dit que c’est un choix, pas toujours, le machisme y participe beaucoup. Depuis quelques années c’est aussi les hommes et pas toujours les derniers de promos qui choisissent d’aller pantoufler dans un service ministériel, ou à la sécu, pour y faire des statistiques, tracé des courbes etc. Je connais personnellement un médecin qui après quelques années à préférer entrer à la transfusion sanguine. Il gagne moins mais à des loisirs et des horaires plus sympas. Il le savait pourtant en prenant cette filière qu’elle vie il risquait d’avoir.
C’est aux citoyens collectivement de décider quel est le niveau de vie qu’on est prêt à donner au sorcier du village.
les medecins cubains ont le droit de vivre dans leur pays!
je ne comprends pas les reaction,s qui laissent croire que tout le monde veut vivre en france….mais la je lance un autre debat.
bien évidemment,C.A du 15/09 à 12h50, que vous pouvez faire ce que vous voulez dans ce pays !
Mais avec votre argent. La sécu a été créée pour le bien être de tous et non d’une minorité.
Profession libérale et service public, cela me paraît oxymorique. D’autre part, la solution d’imposer quelques années dans les zones « défavorisées », c’est reproduire le modèle appliqué au profs. Ceux qui manquent d’expérience dans le nord ou dans les ZEP, ceux qui ont de la bouteille au soleil et dans les meilleurs établissements.
Reproduire le modèle anglo-saxon au détriment de la qualité, pas idéal. J’ai testé.
Encourager par des avantages (maison de fonction, baisse de charges ou d’impôts…) reste libéral et permet, déjà, de palier au problème du manque de médecins dans certains trous perdus.
On peux se demander, aussi, si les habitants du sud ne coûteraient pas 2 fois plus cher à la sécu…
Enfin, sans vouloir faire de hors-sujet, ce syndrôme touche à de nombreuses professions (boucherie, charpenterie, menuiserie…) qui fuient les campagnes et ses villages.
En Basse-Normandie, pas de soleil, de la pluie et pas de grandes villes. Cela aurait-il un lien ?
Ce problème existe chez les enseignants. Les professeurs sont issus en majorité du sud de la France alors que les élèves sont majoritairement dans le nord. Les postes sont créés en fonction des besoins et les enseignants ne vont pas là où ils veulent.
le fond du problème c’est que comme beaucoup de gens les médecins, surtout les jeunes, préfèrent vivre dans le sud et dans les grandes villes. ya pas plus simple et finalement c’est humain même si ça pose problème.
quant à l’argent… un médecin qui ne fait pas de dépassement gagne aussi très bien sa vie alors l’argument des bons clients me semble faible à moins d’avoir à faire à de vrais requins (il doit y en avoir malheureusement)
Octobre 2015: Thierry vient de réussir son examen de docteur en médecine sociale à la faculté de Louvain. Il s’apprête maintenant, avec sa femme et ses deux enfants, à rejoindre le centre de médecine sociale de Champagnat (23) où il rejoint les trois médecins déjà nommés, pour une durée de 12 ans. Ces quatres médecins s’occupent un territoire où ils assurent soins, prévention, statistiques pour le compte de la CPAM (Caisse de Prévention et Assistance Mutuelle) par laquelle ils sont rémunérés plus une aide de FSE (Fonds Social Européen), Ils sont renouvelés tous les trois ans chacun leur tour, il y a toujours quelqu’un d’exprérience sur place. Un des médecin est originaire obligatoirement du département, un de la région ou celle limitrophe, un du reste de la France et le dernier d’un des 32 autres pays de l’Union Européenne. Ensuite il rejoindra le corps libéral où il s’installera en fonction de la spécialité qu ‘il aura obtenue pendant son parcours de professionalisation au cours des 12 ans passés.
Sa famille, ravie de cette exprérience, n’a pas souhaité quitter ce pays tellement leur vie a été riche grâce à cet environnement et aux services assurés par des collectivités territoriales soucieuces du bien être de ses résidants et du dévoppement harmonieux du territoire.
Bientot les élections de 2017 approchent et Thierry soutiendra Toufik à la candidature à la candidature car Ségolène après un mandat doit raccrocher.
Bonne chance Toufik
Mais bien sûr qu’il faut le faire, c’est l’intérêt de tout le monde, patients, médecins,secu…
Nos futurs médecins doivent avoir le choix par rapport à une liste de lieux préparée en commun entre la sécu (qui défendrait les intérêt des patients/cotisants) et l’ordre des médecins qui devrait un peu plus penser à proposer et garantir l’égalité et la qualité des soins sur tout le territoire.
J’habite le sud du massif-central, et les médecins
qui pratiquent chez nous ne semblent pas biens malheureux.Je n’est pas beaucoup de relations mondaines avec cette corporation, mais je connais bien deux médecins généralistes avec qui je peux partager beaucoup de choses mais avec qui la discution devient difficile dès que l’on aborde leur univers.
Toujours est-il que nous sommes obligés de faire venir des médecins d’espagne,europe de l’est, afrique etc. Cela ne me pose aucun problème particulier, dans tout les cas c’est un médecin qui m’osculte. Là où les choses se corsent c’est que ces gens sont là parce que nos médecins français ne veulent plus travailler que dans les grandes villes ou au bord de la mer.
Nos chers (très chers) médecins sont bien loin du serment qu’ils prêtent lorsqu’il prennent leur fonction. Pourtant je vous promet que le cadre de nos campagnes devrait être le contraire d’un repoussoir, qu’ici aussi, nos pauvres médecins au maigre train de vie trouveront golf,tennis,équitation,rotary club et ont toutes les chances de rentrer dans la petites borgeoisie locale. Il suffit d’un peu de bonne volonté.
Quand aux frais que nos médecins mettent en avant pour justifier de l’augmentation des honoraires ils sont pour la plupart partagés entre tois ou quatre médecins qui gèrent un seul cabinet médical.
Ici, comme ailleurs, impossible de trouver un médecin de garde à partir du samedi midi. Prière d’être malade durant les heures d’ouvertures du cabinet.Et donc, si malheureusement c’est le cas vous êtes prié d’appeler le médecin régulateur de Toulouse qui ne sait même pas où se trouve votre « bled » et, que vous ayez un simple mal de tête, que vous soyez en train de faire une attaque
ou des mots croisés,vous répondra toujours la même chose: prenez un aspro et attendez lundi pour consulter votre médecin généraliste(Qui, je vous le rapelle, ne consulte qu’en semaine,sauf le jeudi et le samedi a-midi). Conclusion,nous allons nous aussi gonfler les files d’attentes aux urgences parce que des gens qui ont fait beaucoup d’études ne peuvent pas comprendre qu’une mère qui a un enfants fiévreux, un pépé qui a du mal a respirer cela puisse inquiéter des gens qui, eux, ne sont pas médecins.
Quant au train de vie de nos chers praticiens, se sont-ils eux demandés quel était celui du patient qui est en face d’eux.Ce patient qui est aussi un cotisant grâce à qui la sécu verse les honoraires.Ce patient qui est malade, je dirai même « vert » (donc très malade) quant on lui demande de faire un effort et d’accepter un déremboursement de 1 puis 2euros etc…et qu’en même temps les honoraires augmentent d’autan. Ils
nous avaient déjà fait le coup avec les génériques en » bottant en touches » (c’était pourtant bien avant la coupe du monde) et en disant aux pharmaciens de se débrouiller avec ça.
D’ailleurs en parlant de pharmacie, il n’est pas possible à un pharmacien d’ouvrir une officine n’ importe où, il y a des cotats suivant, si je ne m’abuse, le nombre d’habitants. Peut être une voie à explorer.
Les médecins sont des fonctionnaires puisqu »ils sont « indirectement » rémunérés par la sécurité sociale ils deviennent donc des acteurs du service public. Il faut donc de ce fait qu’ils exercent là où les futurs malades sont susceptibles de faire appel à eux pour se soigner donc aussi bien sur la côte d’azur, dans le XVI ieme où il y en a tous les 10 mètres que dans les campagnes même les plus reculées Ah si hypocrate revenait il se suiciderait
que veut-on pour l’avenir ici en France :le chacun pour soi et Dieu pour tous , une campagne déserte et les villes surpeuplées , ouvrons des mini-hôpitale…le problème des médecins est dans la manière dont il conçoive leur métier :pourquoi être médecin et comment être médecin …
pour moi le vrai médecin comme le vrai professeur sont des gents de coeur qui refuse de faire des besoins fondamentaux humains une marchandise …si ce n’est pas le cas cela signifie accepter que ceux qui ont les moyens soit mieux soigner que les autres.l’etat, sous caution de faire des économies,ferme postes ,écoles , hôpitales …rognes de plus en plus sur les « chances » que nous avions en france et que nous envient les autres pays …(en plus économiquement on se four vois)
les fonctionnaires ,les impôts , la sécu , les systèmes de solidarité ,etc viennent de l’idée que la France est un groupe unie ,accueillant et amicale où chacun s’entraide et se soutient :un pour tous et tous pour un …c’est ce disent les jolis mots argentés au dessus des mairies…
Je trouve cette réforme vraiment injuste.
Au cours des études de médecine, il y a d’abord la sanction de la première année. Ensuite l’internat, et là, beaucoup on déjà une famille mais si on veut faire ce qu’on veut, souvent, il faut changer complètement de ville et de région. Si la famille peut suivre admettons, sinon, la solution est simple : il faut juste faire une spécialité qui ne nous plait pas pour le reste de notre vie après 6 ans d’étude.
Ensuite 5 ans après,(là il y a encore plus de chance que l’interne ait une famille : c’est en général ce qui arrive à la majorité des gens de 30 ans)il faut redéménager complètement parce que dans la ville de notre internat, il y a trop de médecins de notre spécialité et on ne peut pas s’installer en conventionné. Alors allez! On refait les valises et on emmène tout le monde sous le bras à supposer qu’ils puissent suivre.
Et puis on débarque dans une région inconnue, on monte un cabinet et là : oh surprise ! on ne connait rien ni aucun confrère… Alors les patients on les adresse à qui et où ?
Je trouve que c’est quand même beaucoup d’embûches pour exercer une profession qui demande un énorme don de soi et de nombreuses heures de travail tout en ne gagnant pas des « millions » comme ces hauts fonctionnaires dont tout le monde parle et en n’ayant pas leurs avantages.
Quand les hauts fonctionnaires commencent leur études on leur annonce la couleur dès le départ.
Les étudiants en médecine, qui leur annonce quoique ce soit ?