Acte fortuit ou action planifiée? Au moment où Oussama Ben Laden revenait fringant en boucle sur les chaînes internationales, jetant aux gémonies l’Amérique et ses alliés, exhortant ses troupes à intensifier le jihad, un attentat au camion piégé visait samedi dernier une caserne des gardes-côtes à Dellys, à quelque 65 km à l’Est d’Alger. Bilan: 34 morts et plus d’une soixante de blessés. Deux jours plutôt, le convoi du président Bouteflika était visé à Batna par un attentat qui a fait plus de 22 morts.
Ces actes ont été signés et revendiqués par la branche d'al-Qaeda au Maghreb (ex-GSPC algérien). Ramadan dit-on est propice au Jihad et il faut s’attendre à la recrudescence de la violence, non seulement en Algérie (un nouvel attentat vendredi a fait trois morts à Zemmouri, à 50Km d'Alger, ndlr), mais dans les foyers musulmans chauds dans lequel sévit Al Qaeda. Ce qui est sûr en tout cas c’est que ces actions offrent la preuve que la politique du président Bouteflika sur le dossier de la paix et de la réconciliation nationale est en train de prendre de l’eau.
Plusieurs explications à ce délitement; la principale: ceux qui ont signé l’accord de réconciliation et déposé les armes ne sont finalement que du vieux gibier. Le pouvoir algérien n’a pas réussi à décapiter l’ex-GSPC. Les cellules dormantes que ce dernier a cultivées dans le maquis sont en train de muer en bombes humaines. Le FIS n’est pas le géniteur de la branche d’Al Qaeda au Maghreb, mais bel et bien l’ex-GSPC, via la nébuleuse d’Oussama Ben Laden et consort. Abassi Madani et Ali Belhadj sont les vétérans d’une autre époque; leur jihad contre celui des militaires au cours de 15 ans d’affrontement était algéro-algérien; il se déroulait à huis-clos entre un groupe et une armée. Quant à Al Qaeda, elle vise par l’action d’un seul kamikaze le coup d’éclat, la visibilité et l’extension du domaine du jihad pour réaliser un califat global.
Atteints par la limite de l’âge, Abassi Madani et Al Belhadj, n’ont donc aucune prise sur les Moujahidines de l’ex-GSPC. La mission qui leur a été dévolue par le pouvoir est celle de conseillers de l’ombre, ou de raisonneurs comme on dit en arabe. Le geste du régime algérien en faveur du cheikh Qaradawi, le cyber-prédicateur le plus célèbre du monde arabe, est à inscrire à leur crédit. Transporté d’Alger au Caire à bord de l’avion présidentiel, celui qui avait abreuvé les écrans et les cassettes de prêches enflammés pendant les années noires contre le régime militaire et son allié l’Occident a fait l’objet de soins appliqués lors de sa récente admission à l’hôpital militaire de Aïn Nadja pour un ulcère, alors que bon nombre d’Algériens ont du mal à se faire soigner.
La politique, éminemment perverse, qui consiste à récupérer ou retourner un adversaire par le biais de Al Mousalaha, la réconciliation, pratique classique dans les annales politiques de l’Islam, n’est qu’un replâtrage de circonstance. Aujourd’hui, le régime algérien l’apprend à ses dépens, puisque ici et là, les craquelures commencent à réapparaître sous les coups de boutoir d’Al Qaeda.

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Je me demande bien pourquoi ce fanatique Ali Belhadj n'est pas décédé en prison d'une crise cardiaque, par exemple...
Je prends comme prétexte le premier lien venu
Pour me souvenir que
France Int, période Paoli
Avait reçu le rédacteur en chef de
"La lettre du renseignement"
Peu après la "Deuxième guère du golf"
Sport dangereux entre tous
Qui nous avait expliqué que "Al Qaeda" n'existait pas
Que le nom provenait d'une écoute téléphonique
Un "filé" tentant d'appeler "La base"
Mais qu'il n'y avait aucune organisation
D'envergure mondiale luttant contre l'occident
Que sa connaissance du renseignement
Lui permettait de nous expliquer
Que d'innombrables groupuscules
Savaient à loisir
S'entraider
S'entretuer
Selon leur intérêt du moment
Mais tous mes amis journaliste de s'engouffrer dans la simplicité
Et de contribuer à la fabrication d'un ennemi imaginaire
Remplaçant avantagement de rouge, couteau entre les dents
Après la chutte du mur
Que ne me suis-je abstenu de relire 1984 à l'âge adulte...
LE PIRE : Je ne puis m'empêcher de penser que si Orwel et Huxley l'avaient bouclé.
Ces gros cons de conservateurs n'auraient su l'inventer.
Comme on dit chez nous, les prolos...
Avant d'causer, on réfléchit...
Enfin, heureusement qu'y a les bougnouls pour être responsables de notre misère économique
Sans quoi faudrait s'demander si l'entreprise française n'est pas dirigée par des cons
(J'entend par là des gens de très faibles capacités intellectuelles)
Mais bon, j'étais pas à l'"université d'été" du MEDEF
Je m'égarre ?
A moins que tout soit dans tout
Et réciproquement d'ailleurs...
Oui.
M. Maâti Kabbal, sans remettre aucunement en cause votre article, je suis toujours surpris de constater autant de raccourcis. L'information est traitée "à l'occidentale" ou 1+1 font 2. On dit que M. X travaille pour Y, lors que M. Z est en cheville avec W. Vous savez certaineent mieux que moi que le monde arabe n'est pas aussi simple.
heureusement votre dernier paragraphe évoque les "replâtrages de circonstance" approchant par là même une vérité plus réaliste des alliances de circonstance de la vie politique locale.
Il me semble que l'excellent Maâti Kabbal - que je salue amicalement - passe dans ce papier à côté de l'essentiel s'agissant de Al-Qaida au Maghreb (ex-GSPC) : de très nombreux éléments montrent que cette organisation (comme avant elle les GIA) est largement manipulée par les chefs des services secrets algériens, le DRS. Et que ces nouveaux attentats meurtriers sont en fait des "messages" qui s'inscrivent dans la féroce lutte de clans qui déchire depuis plus d'un an les "décideurs" algériens.
Je me permet sur ce point de renvoyer à notre article sur les attentats d'Alger du 11 avril dernier, également revendiqués par le GSPC-AQMI:
François Gèze et Salima Mellah, « "Al-Qaida au Maghreb" et les attentats du 11 avril 2007 à Alger : luttes de clans sur fond de conflits géopolitiques »
http://www.algeria-watch.de/fr/article/analyse/attentats_110407.htm
Et le même en anglais :
http://www.algeria-watch.de/en/analyses/geze_mellah.htm
Et bravo à Rue89 pour son excellent travail!
François Gèze
Vive
J'ai bavardé avec un groupe d'algériens dans un restaurant. Chacun d'entre eux m'a dit que le problème du terrorisme en Algérie était presque réglé.
L'un d'en eux d'ajouter : " les islamistes, ils sont chez vous maintenant. C'est un problème franco-français ".
Tu as bien ri j'espère ?
le terrorisme en algerie c'est les généraux, et le pouvoir en place, quand le pouvoir se sent menace, il a toujours recours aux bombes, et les autres de l'autre cote de la mer, oh c'est les arabes qui meurent, laissez les s'entre-tuer comme des mouches, nous on a le gaz, le pétrole, on leurs vends même les patates.
le pouvoir sent un mécontentement populaire, alors il faut faire peur, alors la dynamite et les bombes, puisque les dossiers d'ouvrir un enquête sur ce qui se passe sont entre une main sur
qu'ont-ils fait de leur indépendance ?
Vous pensez que si l'Algerie était française à l'heure actuelle il n'y aurait pas d'actes terroristes ? Il me semble que le terorisme touche le monde entier qu'il soit interieur ou qu'il viennent de groupe exterieur. Alors ne melangeons pas tout svp...
ça c'est ce que l'on veut vous faire croire.
les terrorisme est à multiples facettes et chaque pays est différent. Al Qaëda n'existe pas en tant qu'entité structurée.
on colle tous les problèmes sur cette appellation magique, usage politique et journalistiue qui évite bien des questions.
QUI EST QUI ET QUI FAIT QUOI???
C'est vrai qu'en Algérie tout est complexe, nous ne savons plus en qui confier, infiltrations de tout côté(DRS Service Secret Algérien ),lutte des clans(militaires et terroristes)
Pourquoi cette Réconciliation Nacionale sans juger les meutriers sanguinaires, qui en plus d'être amnistiés,profitent d'une rente pour leur integration, tandis qu'aux milliers de familles victimes du terrorisme, n'ont rencontrées ni indeminsation,ni justice.
Pourquoi refuse-t-on une enquête internationale sur les massacres de RAÏS et BENTHALA???
Pourquoi la France n'a pas fait toute la lumière sur les attentats à Paris???http://www.dailymotion.com/relevance/search/gia+algerie/video/x2ru75_reportage-terrorisme-algerie-gia-1e_politics
Les attentas de Paris aurai t-il été un avertissement des militaires algériens?
(La France sous Mitterand, avait appuyée les Accords de Rome et laisser les militaires sans appui??)
La mort programmer de MATOUB LUNES de BOUDIAF(et de beaucoup d'autres), dont les résultats des enquêtes restent très louche et n'ont convaincus personnes.
Bien sur il ne s'agit pas de mettre tout les massacres sur le dos de la Mafia des Généraux, mais leur acharnement a vouloir garder leurs privilèges à n'importe quel prix(que paye malgré lui le peuple algerien),laisse les algériens, dans une perte de confiance absolue envers ceux qui les gouvernent.
Combien de temps le peuple algérien, pris en sandwich, sera-t-il otage, de ces luttes fraticides???
La Communauté Internationale sera-t-elle complice indirecte en ayant fermer les yeux sur les massacres, au nom de ses intérêts et échanges économiques..
Il est très clair que la solution de l'Algérie ne viendra pas de l'intèrieur du pays mais depuis
l'exterieur,en appuyant les vrais démocrates qui pensent en une véritable Algérie Démocratique et Populaire.
Il est vrai que le probleme de l'Algerie est assez complexe. On ne peut affirmer quoique ce soit sans en être sur. Al quaeeda, les generaux, ou autres. Je pense que pour les algeriens lorsqu'une bombe retenti, il ne pense pas que cela vienne d'al quaeda. C'est bien plus compliqué que cela. Le probleme Algerien est un vrai probleme.
Le terrorisme islamiste est-il soluble dans la réconciliation nationale?
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a cru que son projet qui consiste à amnestier des milliers de terroristes et à vider les prisons algériennes des activites des groupes islamiques armés est la solution idoine pour ramener la paix en Algérie. Hélas, non seulement, cet homme s'est lourdement trompé, mais sa politique capitularde a ramené le pays dix ans en arrière.
Comment peut-on prétendre réinstaurer la sécurité et la paix lorsqu'on absout des milliers d'assassins qui se sont rendus coupables des crimes les plus abjects et les plus abominables? Je connais des dizaines et des dizaines de terroristes, auteurs de massacres, de viols et d'égorgements qui sont aujourd'hui libres de leurs mouvements, blanchis par la justice, amnistiés par l'Etat et dépourvus de la moindre une once de remords. Parmi les milliers de terroristes qui ont été libérés depuis l'accession de Bouteflika au pouvoir, avril 1999, des dizaines et des dizaines sont remontés dans les maquis pour gonfler les rangs des groupes armés.
Comment peut-on ramener la paix en interdisant aux services de sécurité de monter des opérations contre les maquis islamistes et en désarmant les milices patriotes de leurs? Pourquoi voulez-vous qu'un colonel, un capitaine ou un commandant envoit ses soldats traquer les terroristes dans les maquis alors que le gouvernement algérien libère par fournée les terroristes arr^étés par ces mêmes services de sécurité?
Bien sûr, ces milices ne sont pas exempts de reproches. Bien sûr certains miliciens se sont transmformés en seigneurs de geurre, ou en petites crapules qui ont fait du businness et en sordides tontons flingueurs. Mais pendant les années noires du terrorisme, les patriotes ont fait leur preuves dans la lutte contre les groupes armés.
Comment peut-on en finir avec le terrorisme lorsque le chef de l'Etat lui-même qualifie le chef du GSPC, Hassan Habbab de "Monsieur Hattab"?
Comment veut-on débarasser l'Algérie de la terreur islamiste lorsque le gouvernement algérien est dirigé par un intégiste et un fondamentaliste Abdelaziz Belkhadem pour ne pas le nommer?
Mettez Bouteflika à la retraite, installez un démocrate et un républicain à la tête du pouvoir, donnez à l'armée et aux différents services de sécurité l'ordre formel d'en finir avec El Qaïda et autres groupuscules et vous verrez le résultat: En moins d'une année, on viendra à bout de ce millier d'activistes qui sément la mort. Il restra alors à réaliser tout ce qui n'a jamais été réalisé en Algérie : donner du travail aux gens, distribuer des logements, combattre la corruption et instaurer la démocratie.