Article suivi: Le procès des caricatures version France Culture / Laure Adler en procès contre un auditeur de France Culture
Laure Adler ne regrette pas d'avoir porté plainte contre le responsable d'une association d'auditeurs de France culture. Antoine Lubrina, à la tête du Rassemblement des auditeurs contre la casse de France culture (RACCFC), a été condamné à une amende de 1000 euros avec sursis pour "injure publique" suite à une caricature. Radio France, qui s'était associée à la plainte, a été déboutée.
L'affaire remonte à juin 2005, date à laquelle Laure Adler quitte la direction de France Culture. Le RACCFC distribue alors nombre de caricatures dénonçant la baisse de qualité de la chaîne radiophonique. Le dessin incriminé représente Laure Adler tenant une pancarte sur laquelle est écrit: "Vivre et penser comme des porcs."
La ligne de défense d'Antoine Lubrina a toujours été claire: "Vivre et penser comme des porcs" est d'abord le titre d'un livre de Gilles Châtelet dénonçant les dérives mercantiles de la culture, un lien direct avec la critique adressée à Laure Adler. Durant l'audience, au mois de juin, cet aspect n'avait été que peu abordé. Laure Adler avait préféré évoquer un harcèlement impitoyable, ce dessin étant "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase".
La 17e chambre correctionnelle de Paris, en se recentrant sur le contenu de la pancarte dessinée, a donné raison à Laure Adler. Le terme de "porc", "qui ne saurait ici être pris ici au sens littéral de mammifère ongulé omnivore mais dans son sens figuré et familier d'individu sale, grossier, débauché (...) constitue bien à son égard une expression blessante et méprisante".
Antoine Lubrina s'est dit ravi de la décision: "Je fais appel, bien sûr! Plus cette affaire dure et fait du bruit, et plus je peux attirer l'attention sur la dégradation des programmes de France Culture". Il a avoué d'ailleurs une légère incompréhension de la part de son avocat, qui aurait en effet préféré la relaxe!
Ophélie Neiman

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Je pensais que Monsieur Nicolas Sarkozy était un chantre de la liberté d'expression, mais là, comme ce n'est pas son ami Démocrate porteur de la bonne parole Monsieur Philippe Val qui est attaqué (et comme on ne peut pas faire du racisme en faisant semblant de défendre les valeurs républicaines), il ne va pas devant les caméras défendre le simple citoyen (selon que vous soyez puissant ou misérable...).
Il ne fait pas bon être un cochon en ce moment, car le même Monsieur Nicolas Sarkozy a porté plainte, il me semble en temps que Ministre de la justice sans minuscule, mais si ce n'est pas lui, il ne s'y est pas opposé, contre le dessinateur Placid qui a dessiné un policier avec un nez applati et que les policiers ont pris pour un porc.
Vraiment les producteurs de porcs devraient faire un effort pour améliorer l'image de leur production si cet animal devient obligatoirement insultant.
Au fait j'ai entendu parler pour la première fois du livre de Chatelet sur France Cul lorsque Madame Laure Adler y était présidente. Celle-ci a dit ne pas avoir connaissance de ce livre, était-elle branchée sur RTL?
excusez, mais c'est vous qui ignorez les tenants et aboutissants de l'affaire. Il faut aller aux sources et pas celles dont on se sert pour abreuver les clients des bistrots...
La lettre de Placide est là :
http://www.agitkom.net/index.php?2007/02/17/251-bienvenue-a-sarkoland-le...
vous êtes juste affligeant. L'affaire placid est une affaire de caricature qui ne passe pas. parce qu'en france la puissance (police ou autre) est intouchable. c'est tout.
c'est vrai que Val il bouge pas beaucoup le nouveau voltaire quand ce sont les puissants qui attaquent la censure... non. al il a d'autre chose à faire, 12 000 chroniques par semaine ça prend un temps fou.
Puisque Monsieur Antoine Lubrina se dit content de la décision, je ne peux que me réjouir avec lui.
J'avais signé la pétition pour la défense de France Culture. C'est vrai que sous le règne de Laure Adler, la qualité laissait plutôt à désirer... et la création radiophonique devenue presque inexistante, pour elle, l'enregistrement de pièces de théâtre était de la création... A-t-elle songé à enregistrer le procès ?
Les plaintes de l'Etat sur l'affaire Placid, concerne, le dessinateur (pour son dessin), l'auteur pour une phrase mettant en cause le delit de faciés que celui ci denoncait, et l'editeur pour avoir publié ce livre.
La plainte a été deposé en 2000, par le ministére de la justice, le dossier a été suivi successivement par Vaillant, sarkozy, villepin, puis re sarkozy.
Au dela des faits decrits par l'auteur (qui fait parti du syndicat de la magistrature)le probleme de cette plainte en souleve un autre, celui de la liberté d'expression en France.
Au vu des nombreuses plaintes qui ont été déposé ces dernieres années ont peut legitimement se poser la question de savoir si cette liberté d'expression existe encore, et a fortiori quand celles ci emanent du ministere de la justice.
Gaël
Nous avons donc récupéré sur France Info une compétence indiffusable parce que fade au travers d'une signature monotone pour des commentaires sirupeux d'une femme qui n'accepte pas les remises en question.
Ce procès est une bonne chose car il montre l'état d'autoritarisme qui règnait à France Culture sous la direction de Laure Adler. Traîner en justice des auditeurs ou virer brutalement des employés, c'est toujours le même refus de la critique. Ce procès montre aussi l'état d'ignorance à la tête de France Culture, où l'on se vante de ne pas connaître le livre "Vivre et penser comme des porcs" du philosophe Gilles Châtelet, alors que sous la direction de Laure Adler, la station a justement diffusé un 90 minutes sur Gilles Châtelet (émission Une vie une oeuvre 30/07/2000).
Le jugement complet (voir http://ddfc.free.fr/jugement.htm ) tombera sans doute assez facilement en appel car il est étrange que le dessin incriminé qui represente la maison ronde soit jugé insultant pour Laure Adler et pas pour Radio France. Il est étrange aussi que l'injure soit constituée parce que la phrase n'était pas entre guillemets.
PS : Ce que Laure Adler nomme "harcèlement", c'est simplement le fait que les auditeurs l'ont critiqué 6 années de suite. Dans les motivations, le juge s'est bien gardé d'évoquer ce point non prouvé!
De porc il est aussi question dans le procès de Georges Frêche ,lui est relaxé:
"Vous [les deux représentants de l'association de Harkis] êtes allés avec les gaullistes (...) Ils ont massacré les vôtres en Algérie (...). Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...). Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur."
http://www.maitre-eolas.fr/2007/09/14/725-la-relaxe-de-georges-freches
PS: avec le successeur de Laure Adler, à France-Culture, la qualité de cette radio continue à se dégrader.
Il y a quand meme un probleme avec France Culture .
Une forte minorité de telespectateurs , degoutés par la betise commerciale des autres chaines, ne regardent plus que ARTE , mais qui ecoute France Culture ?
moi !
parce qu'il suffit de comparer le journal sur culture et sur inter pour comprendre que même moins bien culture reste très haut au dessus de france inter qui a décidé l'année dernière avec la présidentielle de se vendre corps et âme au pouvoir d'une manière tellement obscène (bonjour les rebelles carlier et demorand qui se sont courbés au delà du croyable) qu'elle est devenu totalement inécoutable (à moins d'aimer le mix RTL EUROPE)
je suis à 100% en accord avec vous. Même si la qualité est moindre, cela n'est rien comparé à France Inter: cela frise la nullité. Il suffit d'écouter les émissions du matin pour en être dégoûté (Colombe Schneik, Isabelle Jiordano, Demorand qui se contente d'aboyer). Il y a encore le sens de la critique dans les journaux de France Culture. France Inter, comme la plupart des médias de France, nous abreuvent de "news" sur Sarkozy. J'en suis écoeurée. C'est l'over-overdose. Je n'en peux plus. Je n'ai plus la télé, il faudrait à présent éteindre la radio pour avoir une minute de silence, quelques instants de répits, et ne plus entendre cette propagande.
MOI
car avant la direction de Mmme Adler, je n'écoutais pas culture qui se réservait à une certaine élite qui se voulait incompréhensible en proposant des émissions poussiéreuses pour l'autre frange des auditeurs bêtes et incultes!
flo
Si France Culture était "incompréhensible" pour vous c'est peut-être parce qu'elle proposait gratuitement des émissions d'un très haut niveau intellectuel. Ce que vous appelait "poussiéreux", ça veut dire quoi? La théorie de la relativité (1905)? La déclaration universelle des droits de l'homme (1948)?
Pour plaire à un public qui ne reflechit jamais, tous les medias sont desormais descendu au niveau collègien - magazine féminin. Ce n'est pas en abêtissant les gens qu'on va relever les défis de la mondialisation.
Sur le fond, ce procès est une honte. 20.000 euros d'argent public (frais de juges, policiers, greffiers...) partis en fumée parce qu'une dinde friquée ne supporte pas la critique.
Si on lit le rendu du jugement :
"MOTIFS DE LA DÉCISION :
Sur l’action publique :
Le 30 juin 2005, la société nationale de radiodiffusion Radio France, représentée par son président directeur général Jean-Paul CLUZEL et Laure CLAUZET épouse VEINSTEIN dite Laure ADLER ont déposé plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d'instruction de ce siège du chef d'injure publique envers particulier au visa des articles 29 alinéa 2 et 33 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881.
Ils exposaient qu'un groupement de personnes se présentant comme le "Rassemblement des auditeurs contre la casse de France Culture" procédait depuis plusieurs mois à des attaques violentes contre la direction de cette chaîne, dénonçant le mépris dont ferait preuve celle-ci vis à vis des journalistes et du public du fait de la mauvaise qualité des programmes.
Ils se plaignaient du caractère injurieux d'un dessin adressé par ce groupement au personnel de Radio France et à des personnalités extérieures à cette société à l'occasion d'une invitation à une "rencontre-buffet' qui devait se tenir le 4 juin 2005, dessin qui représentait la Maison de la Radio et une série de jeunes femmes toutes identiques figurant, selon les plaignants, Laure ADLER portant des banderoles sur l'une desquelles on pouvait lire le slogan suivant :
« VIVRE ET PENSER COMME DES PORCS ».
Attendu qu'Antoine LUBRINA est poursuivi devant ce tribunal sur le fondement de l'article 29 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881 qui définit l'injure comme "toute expression outrageante, termes de mépris ou invective quine renferme l'imputation d'aucun fait";
Attendu que tant au cours de l'enquête et de l'information qu'à l'audience, le prévenu, président de l'association "Rassemblement des auditeurs contre la casse de France Culture", a reconnu être le "concepteur" de l'invitation à une "rencontre-buffet" le 4 juin 2005 organisée par son association et du dessin incriminé qui l'accompagnait et en assumer la paternité ; que tant le dessin que les propos qu'il contient lui sont dès lors imputables ;
Attendu qu'il a par ailleurs reconnu que ce tract avait été diffusé non seulement aux membres de son association mais également à des personnalités extérieures et à des producteurs, réalisateurs et journalistes de France Culture ; que le caractère public de la diffusion de ce document au sens de l'article 23 de la loi du 29 juillet 1881 n'est donc pas contesté ;
Attendu qu'à l'occasion de son interrogatoire à l'audience, Antoine LUBRINA a également déclaré que c'était bien Laure ADLER qui était représentée sur le dessin, mais a revendiqué le droit à la caricature ;
Attendu qu'il y a lieu de rappeler que les dessins sont bien visés par l'article 23 de la loi sur la liberté de la presse, au même titre que tous les supports de l'écrit, de la parole ou de l'image ;
Attendu que les règles servant de fondement aux présentes poursuites doivent être appliquées à la lumière du principe à valeur constitutionnelle et conventionnelle de la liberté d'expression ;
Que l'exercice de cette liberté fondamentale comporte aux termes de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales des devoirs et des responsabilités et peut être soumise à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique et qui doivent être proportionnées au but légitime poursuivi ; qu'il s'ensuit que des restrictions peuvent être apportées à la liberté d'expression si celle-ci se manifeste de façon gratuitement offensante pour autrui, sans contribuer à une quelconque forme de débat public susceptible de favoriser le progrès dans les affaires du genre humain ;
Qu'il importe dès lors d'analyser le dessin dont s'agit ; que celui-ci était l'un des six, joints à l'invitation à une « "rencontre amicale suivit (sic) d'un buffet » ; que parmi les cinq autres caricaturant Laure ADLER qui ne sont pas poursuivis, l'un la représente alors qu'elle jette dans une corbeille des ouvrages de Platon, Shakespeare, Dante, Cervantès... et tient le propos suivant : « "Pas assez branchouille ! La culture ce n'est plus le patrimoine ! »", tandis qu'elle apparaît sur un autre alors qu'elle passe en revue une série de personnages un index pointé vers eux et proclame : « "licencié, viré, licencié, reviré, mis à pied... !!? »
Que le dessin incriminé met en scène, quant à lui, huit jeunes femmes représentant Laure ADLER manifestant devant la Maison de la Radio, pour celles en premier plan en jupe très courte, et brandissant des pancartes avec les slogans suivants :
« Oui à l’AGCS, au G7, à la pensée unique ! »
« Vive l'actu, la promo, le tout-direct »
« A bas le patrimoine ! Vive l'interrogation de soi ! »
« Non aux fictions, aux émissions élaborées ? »
« Vive le MEDEF ! »
« Vivre et penser comme des porcs ! »
Que ce dernier slogan figure sur la banderole en arrière plan du dessin ; qu'il est à noter qu'il est le seul à être considéré par les plaignants comme injurieux ; que ceux-ci ne poursuivent pas en effet la représentation de la personne de Laure ADLER comme constitutive à son égard d'une injure, celle-ci n'étant visée que pour l'identification de sa personne ;
Attendu que le prévenu a indiqué à l'audience qu'il n'était pas dans ses intentions d'injurier quiconque ;
Qu'il sera rappelé néanmoins que l'intention de nuire est présumée en matière d'injures, dès lors que celles-ci visent une personne déterminée ;
Qu'il a également soutenu que le slogan Il Vivre et penser comme des porcs" était une référence à un ouvrage du philosophe Gilles CHATELET ;
Mais attendu qu'aucun guillemet n'assortit l'expression querellée sur le dessin, Antoine LUBRINA ayant concédé à la barre qu'il s'agissait d'une erreur ; qu'à ce titre, rien ne permet de distinguer ces propos de ceux portés sur les autres dessins ; que de même, aucune référence sous forme par exemple d'astérisque n'est faite à cet auteur sur la banderole ou en bas du dessin ; que par ailleurs, il n'est pas démontré que l'ouvrage paru en 1998 et évoqué dans un bulletin de l'association quelques mois auparavant ait connu, de même que son auteur, une notoriété telle qu'elle permette immédiatement son identification en tant que tel par les destinataires du dessin ; qu'enfin, il résulte de la lecture de ce livre versé aux débats qu'à aucun moment France Culture n'y est évoqué ;
Que dès lors, même si le qualificatif de "porc" n'est pas directement appliqué à lui, l'utilisation de ce terme qui ne saurait être pris ici au sens littéral de mammifère ongulé omnivore mais dans son sens figuré et familier d'individu sale, grossier, débauché, à propos d'un slogan censé être prôné par l'intéressée constitue bien à son égard une expression blessante et méprisante caractéristique de l'injure au sens de l'article 29 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881 ;
Que la liberté d'expression et le droit de critique ainsi que le droit à la caricature reconnus au prévenu, spécialement en sa qualité de président d'une association ayant selon ses statuts pour but de "réfléchir sur les causes du démantèlement des programmes de cette radio et il d'agir auprès des pouvoirs publics pour rétablir la qualité à France Culture", peuvent certes justifier l'emploi de termes vifs au sujet de l'action de la responsable d'une chaîne de radiodiffusion oeuvrant dans le domaine de la culture voire autoriser dans certaines conditions, quelques excès de langage dans l'expression d'un point de vue ; que si une licence plus grande peut lui être reconnue à ce titre s'agissant de la mise en cause d'une personnalité publique pour une association militante, cette liberté et ce droit de critique ne sauraient pour autant permettre le recours aux termes de mépris délibérément blessants dénoncés en l'espèce et qui contribuent à faire dégénérer la contradiction en échanges d'insultes incompatibles avec la tenue que l'on est en droit d'attendre du débat d'idées dans une démocratie ;
Que le délit d'injure publique est donc caractérisé à l'égard de Laure ADLER ;
Qu'en revanche, si le bâtiment abritant Radio France apparaît en arrière plan du dessin incriminé, avec mention expresse de France Culture, aucune attaque personnelle et directe, susceptible de constituer une injure n'est portée à l'égard de cette société, seule Laure ADLER étant représentée comme revendiquant les propos injurieux ;
Que la société nationale de radiodiffusion Radio France sera en conséquence déclarée irrecevable à agir en l'espèce ;
Attendu qu'en l'absence d'antécédents judiciaires du prévenu, celui-ci sera condamné à une peine d'amende assortie du sursis ;
Sur l'action civile :
Attendu que le préjudice moral subi par Laure ADLER sera justement réparé par l'allocation d'un euro à titre de dommages et intérêts, conformément à sa demande ;
Attendu que l'équité ne commande pas, eu égard à la situation respective des parties, de faire application en l'espèce au profit de la partie civile des dispositions de l'article 475-1 du code de procédure pénale ;
PAR CES MOTIFS
Déclare la société nationale de radiodiffusion RADIO FRANCE représentée par Jean-Paul CLUZEL irrecevable en son action ;
Déclare Antoine LUBRINA coupable du délit d'injure publique envers particulier, en l'espèce Laure CLAUZET épouse VEINSTEIN dite Laure ADLER ;
Le condamne à la peine d'amende de MILLE EUROS (1.000 €) ;
Vu les articles 132-29 à 132-34 du Code pénal :
DIT qu'il sera sursis totalement à l'exécution de cette peine dans les conditions prévues par ces articles.
Reçoit la constitution de partie civile de Laure CLAUZET épouse WEINSTEIN dite Laure ADLER ;
Condamne Antoine LUBRINA à lui payer UN EURO à titre de dommages et intérêts ;
Rejette la demande de Laure CLAUZET épouse WEINSTEIN dite Laure ADLER au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale."
il appert :
Le juge décide que "porc" est une injure. C'est son appréciation, discutable d'ailleurs, (on va voir si c'est confirmé en appel), comme est discutable le fait que l'expression poursuivie l'est parce qu'elle "ne renferme l'imputation d'aucun fait"****" .
N'est-ce pas un fait que ladite Laure CLAUZET épouse VEINSTEIN dite Laure ADLER a été directrice de France Culture, qu'à ce titre, directrice de chaîne culturelle publique, elle eût du se montrer soucieuse de sa fonction et de l'intérêt général ? Or c'est l'inverse qui s'est produit. Qui a été disséqué avec tous les détails dans les innombrables tracts, manifestations et autres bulletins du RACCFC. Un forum en répertorie les exactions. Méthodiquement, scrupuleusement, implacablement.Preuves à l'appui. Il en ressort surabondamment ce FAIT undubitable qui doit lui être IMPUTE, és qualité : un véritable saccage de ce champ culturel (qui fait irrésistiblement penser à celui auquel pourrait se livrer un je ne sais quel mammifère ongulé omnivore dans un autre champ, de maïs celui-là) qu'elle a livré à son carnet d'adresses.
C'est justement pour se battre contre ce bradage et détournement scandaleux qu'a été créé le RACCFC (Rassemblement des Auditeurs Contre la Casse de France Culture). Que son combat dure depuis 8 ans. Dans un silence médiatique assourdissant. Et pour cause : la dame patronne a bradé des temps d'antenne à tout ce qui risquait d'émettre la moindre critique...
Il appert aussi, implicite, que ça n'est pas une diffamation. Il n'est donc pas diffamant de dire et d'écrire que la plaignante pense et vit comme il est précisé... Dont acte.
(***"Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait est une injure ." c'est ce que précise l'article 29 alinéa 2 dont il est argué ds le jugement)
Ce jugement est une insulte aux porcs qui n'ont que la réputation que les hommes leur font :
" Le cochon [...] est parfois, mais rarement, un animal de compagnie, plus propre qu’on ne pourrait le croire lorsque les conditions d’élevage le lui permettent."
"Beaucoup de gens ignorent que le porc est l’un des animaux les plus intelligents de la planète, après les dauphins, les grand singes, les corbeaux et les perroquets. Le porc dispose en effet d’un gros cerveau. Le cochon est, par exemple, l’un des seuls animaux à faire ses besoins le plus loin possible de l’endroit où ils mangent. C’est, contrairement à sa réputation, l’un des animaux les plus propres. Un porc est plus intelligent qu’un chien ou un chat."
Outre sa place dans la nourriture humaine, c'est un animal très utile et très proche de l'homme:
"Sa constitution anatomique et biologique proche de l’homme et sa facilité d’élevage, ont fait que le cochon est utilisé en recherche médicale et dans des applications thérapeutiques : chirurgie cardiaque, production d’insuline, héparine contre l’hypertension, peau de porc pour le traitement des grands brûlés, etc."
"Le porc est, pour certains cultures, le symbole de la goinfrerie et de la saleté (à tort pour la saleté, car élevé dans des conditions de vie lui permettant d’être propre, le porc l’est autant que tout ongulé).
Il faut signaler cependant que le porc, n’ayant pas de glandes sudoripares, a besoin par temps chaud de se « vautrer » dans la boue pour abaisser sa température corporelle."
Cete pratique peut s'apparenter aux bains de boue en thalassothérapie qui est au contraire du dernier chic chez les humains.
En plus toutes les cultures n'ont pas cette
vision du porc : " Pour les peuples sino-vietnamiens, le porc est au contraire un symbole de prospérité et d’abondance. Le calendrier zodiacal chinois comporte une année du cochon [...} : Les natifs de ce signe sont patients, fondamentalement équilibrés et bien disposés envers leur prochain."
Toutes ces citations sont issues de l'Encyclopédie en ligne Wikipedia sur le Porc.
C'est ainsi proprement scandaleux que la justice s'appuie sur des on-dit sans fondement au sujet du porc pour qualifier cet animal de "sale, grossier, débauché".
C'est l'asservissement du porc qui lui donne cette image et non sa propre nature.
L'insulte n'est dont pas d'"être un porc" mais serait d'"élever des porcs dans des conditions ignobles"
Dites, je m'aperçois d'un truc : cet article date du 14/09 ! Il vous a donc fallu une semaine (le verdict a été rendu le... 7/09 !) pour le pondre !! Diable !!!
Rassurez-moi : cette lenteur n'a bien entendu rien à voir avec le fait que le boss de "rue 89" a été l'invité (avec celui de Ration...) de l'émission des matins de France Culture ? Non plus avec cet autre fait que ce même boss est désormais chroniqueur à Europe 1 ? hein ? C'est juste... quoi au juste ???
Autre chose, qui n'a rien à voir (quoique...) : l'auteure de cet article, Ophélie Neiman (pas de pot Ophélie, le tirage au sort t'a désignée...) pourrait-elle m'expliquer le sens de sa phrase finale et en particulier celui du point d'exclamation ? Merci d'avance...
Je peux sans doute avancer une explication sur le décalage entre le jugement et la date de l'article :
Rue89 attendait que le CA de 19h33 écrive l'article. Il ne l'a pas fait, Ophélie a dû donc palier la défection du courageux anonyme. Merci à elle.
Je comprends votre surprise. Malheureusement, il se trouve que notre site, en version "beta" pour encore quelques semaines, manque parfois d'espace pour contenir toutes les informations qui parviennent aux éditeurs. C'est ce qu'il s'est passé ici.
L'article (écrit en moins d'une semaine, je vous rassure) relevait de la rubrique "Droit de suite". Rubrique pour laquelle cinq articles étaient déjà en attente. Comme le jugement de cette affaire n'était pas amené à changer dans les prochains jours, nous avons jugé que cet article pouvait patienter un peu. Peut-être pas les internautes. Désolés!
Pour la dernière phrase, le Courageux Anonyme de 09h17 m'ôte les mots de la bouche. Si l'avocat, comme tout avocat, cherchait la relaxe pour son client, Antoine Lubrina est heureux de pouvoir faire appel pour médiatiser davantage son procès.
Je ne comprends pas l'interpellation de 19h33 à la journaliste. L'article est paru et la dernière phrase de l'article est très claire : l'avocat est déçu d'avoir perdu contrairement à Antoine Lubrina qui pense que l'appel lui permet d'attirer l'attention sur la dégradation des programmes de France Culture".
bon faut arreter de se prendre la tete là!! Laure Adler n'est donc pas une cochonne?
En véritée toinou j'ais pas connaissance de Mm Laure Adler à la radio . Mr Antoine Lubrina pourriez-vous me transmettre le nom de votre avocat? Merci avec tous mes remerciment,caio toinou.
Merci à Ophélie Neiman pour sa réponse.Rien à voir, donc, la réactivé d'une semaine à un verdict avec les deux (minuscules) faits que je rapportais mais tout avec ce phénomène "beta". D'accord. Suis-je bête...
Quant à la dernière phrase figurez-vous que j'y avais vu -ma sottise se confirme- comme une certaine empathie de votre part avec le verdict... Je vous aurai mal lue sans doute... Mais ce qui m'a ainsi enduit d'erreur c'est votre choix du mot "avouer". Car enfin qui "avoue" sinon un coupable ?
Et le point d'exclamation final semblait vouloir dire : la relaxe ! quel toupet ! Mais non. Pas du tout. Bon. N'empêche, étant un incorrigibe et incurable mal-comprenant, je ne vois toujours pas son utilité...
France Culture est une radio publique et il est sain que les contribuables auditeurs donnent leur avis et manifestent si besoin quand ils estiment que le bien public n'est pas correctement géré.
J'étais un auditeur modeste et anodin, consommateur moyen de France Culture jusqu'au règne de Laure Adler. Jusqu'à son arrivée, je ne savais même pas qui était le directeur de FC. Celle-ci a entrepris un travail de dénaturation qui a mis en révolte les employés de FC (si j'en crois quelques témoignages), mais surtout les auditeurs de cette radio.
Laure Adler n'a cessé de dire qu'une poignée d'auditeurs lui ont empoisonné la vie.
Ce ne sont pas quelques auditeurs, mais des milliers d'auditeurs (sur un auditoire d'environ 600.000 personnes) qui ont signé des pétitions, lui ont écrit, ont écrit aux journaux, au ministre de la Culture, etc. Ce ne sont pas de vieux ronchons, mais des gens normaux, jeunes (l'obsession du jeunisme est d'ailleurs forte chez Laure Adler), avides de culture sous forme d'émission élaborées et non pas de bavardages pseudo-branchés que Madame Adler affectionnait tant.
Quand de simples auditeurs s'organisent en associations, pétitionnent, râlent et participent à des forums pour défendre le bien public, en l'occurence France Culture, contre ceux dont c'était la mission de le faire, c'est bien qu'il y a quelque chose de grave en cours.
Voilà Madame Adler ce qu'un auditeur très standard pense de votre brillant passage à France Culture. je ne connais ni M. Lubrina, ni son association, mais je lui témoigne toute ma sympathie.
G. Thib (zcom2000 @ gmail.com)
RACCFC : 50 rue Camille Desmoulins; 03630 DESERTINES
Tel : 0470099037, 0634594492
email : socrateplaton@wanadoo.fr
forum de discussion internet : www.defensedefranceculture.fr.fm/forum
Extrait du bulletin n°14, août 2007 (je retranscris de mémoire, n'ayant pas le texte sous les yeux et pour cause : je l'ai fait passer autour de moi afin de lui donner l'audience qu'il mérite) :
Radiofrance en général et France Culture en particulier sont gangrenées par un invraisemblable réseau de connivences politico-médiatiques. Avec ce corollaire gênant pour France Culture qu'un temple de la connivence a peu de chance de rester longtemps un temple de la connaissance.
Avant l'arrivée de Laure Adler, France Culture avait la particularité d'être une station d'exception faite uniquement par des producteurs spécialisés du monde des idées et du savoir, souvent proches du monde universitaire et completement étrangers au monde des médias. Après l'arrivée de Laure Adler puis de David Kessler, le recrutement de France Culture est devenu princialement politico-mediatico-mondain. Exemples de profils recrutés entre 1999 et 2006 : directeur du groupe Le Monde, soeur du président d'Arte, dirigeants du Figaro, responsable des Inrocks, filleul du ministre de la Culture, fils de diplomate, fille de ministre, conseiller d'Etat, membre du club Le Siecle, neveu et nièce du président de la république, président de la fondation de l'ENS, directrice de Normale Sup, etc etc A ces recrutements, il faut ajouter des partenariats avec Telerama, L'Express, le Nouvel Obs, Le Monde des religions...etc etc Dans la catégorie hors-concours, signalons l'ineffable Alexandre Adler, géo-stratège approximatif chargé de vendre la guerre d'Irak à des auditeurs abasourdis par l'inanité de ses chroniques, ainsi que le bavard Alain Finkielkraut, le célèbre comptable (à l'instar de Freche et Le Pen). du nombre de Noirs dans l'équipe de France de foot-ball. Tous deux propagandistes effrénés (et là ils ne dérogent pas à la marque de fabrique Radiofrance) de la junte militaire de Tel-Aviv.
Observons cette curiosité : alors que la privatisation de tous les srvices publics est programmée contre l'avis (la vie) des peuples par les dirigeants européens (et fort bien orchestrée par les bulletins d'"info" de tout Radiofrance), le service public audiovisuel est maintenu en vie pour caser les copains du pouvoir dans des boulots pas trop fatigants mais grassement payés, aux frais du contribuable.
On notera par ailleurs, comme impressions d'audience, que bien que le prétexte de la plainte fût de condamner une caricature, on n'a pas vu à l'audience de représentant du Canard Enchaîné, pas plus que les rebelles pour rire de Charlie Hebdo. Comme quoi la presse satirique sait être aussi muette que la presse des fabricants de missiles, quand il s'agit de ne pas égratigner certains notables. De même, Telerama, Le Monde, Le Figaro, L'Express, le Nouvel Obs, Les Inrocks... n'ont pas su trouver le chemin du tribunal de Paris, malgré le plan obligeamment fourni par le RACCFC.
AD, adhérent du RACCFC, vivretpensercommedesporcs@yahoo.fr
Ce que je trouve chouette dans toute l'histoire, c'est que Laure Adler, ne s'appelle pas Adler, en vrai.
Elle ment sur son nom, et elle prétend détenir la vérité.
A tout prendre, je préfère rester courageux anonyme.
La radio, ce qu'il y a de bien, c'est qu'on peut l'éteindre quand c'est vraiment trop nul.
Pour moi, France-inter, jamais. France-culture, à l'occasion, grosso modo, une dizaine d'heures par an. Mais je m'en passerais très bien.
Je me demande pourquoi dans un pays démocratique il y a encore des radios d'état. Faudrait peut-être sortir du soviètisme, non ? au 21 ième siècle !
Bon, je n'irai pas jusqu'à demander la suppression du journal officiel.