Après s'en être pris à la filière ES « en manque de débouchés », le ministre parle désormais « d'un seul bac avec des options ».

Il voulait déjà la fin du collège unique. Xavier Darcos va-t-il aller jusqu'à la suppression des filières au bac ? Après avoir étrillé à plusieurs reprises le bac ES, le ministre de l'Education nationale a annoncé jeudi, sur RMC Info, son intention de « rééquilibrer les filières ». Avec en ligne de mire un scénario qui fait son chemin : « Un tronc commun et des options ».
En début de semaine, Xavier Darcos avait déjà annoncé qu'il repenserait le bac « à partir de 2008 ». Mardi, Roland Hubert, secrétaire général du Snes, était reçu au ministère. Il se dit aujourd'hui « très étonné » du changement de ton et de cadence de Xavier Darcos :
« A la question de savoir si l'organisation du bac était remise en question, il a répondu il y a deux jours qu'il ne prendrait aucune décision engageante avant l'année prochaine. S'il s'agit de se mettre autour de la table pour réfléchir à la meilleure façon de démocratiser l'accès au bac, pourquoi pas : c'est ce qu'on réclame depuis longtemps. Mais si le but est d'uniformiser en faisant faire les mêmes maths, le même français ou les mêmes langues à tous, on ne va pas dans le sens du progrès ! “
Quand le ministre invite à réfléchir à une ‘filière commune, avec un seul bac et des options’, il envisage en fait un tronc commun qui perdurerait jusqu'à la terminale. Pour l'heure, c'est le cas seulement jusqu'en seconde.
‘Poser la question du tronc commun est dangereux, par exemple pour les matières scientifiques, dénonce encore le Snes. Il est certain que cela permettrait des économies formidables… mais à quel prix ? Si l'on mélange bons et mauvais élèves en maths, comment peut-on espérer améliorer le niveau, qui pose déjà des problèmes ? Il faut savoir ce que l'on veut.’
Dans l'immédiat, c'est surtout la filière économique et sociale qui pâtit des saillies ministérielles. Depuis la fin août, Xavier Darcos a en effet remis plusieurs fois en cause le bac ES… quitte à en faire un nouveau ‘bac G’ à la Sardou, déplorent les enseignants en sciences économiques et sociales.
Le ministre de l'Education nationale a commencé à se mettre à dos les profs de la série ES en mettant en exergue que ‘beaucoup d'élèves occupent ensuite de grands amphis mais se retrouvent avec des diplômes de droit, psychologie, sociologie… sans toujours un emploi à la clé.’ En début de semaine, Xavier Darcos a rouvert le feu en ravivant la polémique, arguant du ‘manque de débouchés’ de la filière. Ce jeudi, il a enfoncé le clou en parlant de ‘taux d'échec qui ne sont pas négligeables’ et d'une ‘perte d'identité’.
En juin, un candidat au bac sur trois était issu de la filière sciences économiques et sociales. Le ministre appuie notamment son réquisitoire sur ‘le faible nombre d'élèves de ES en classe préparatoire’. Snobisme ? L'argument a en tous cas fait bondir l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) pour qui c'est d'abord le fruit d'un ‘décalage structurel’.
Sylvain David, le président de l”Apses, rappelle que les “attaques” contre le bac ES sont “régulières”. “Un conseiller de Claude Allègre l'avait carrément qualifié ‘d'erreur génétique'’ :
Sylvain David rétorque que ‘trois élèves sur quatre issus de cette filière (et qui choisissent l'université) réussissent leur licence sans redoubler’, et notamment en droit ‘un secteur qui ne manque pas de débouchés’ :
Les professeurs de sciences économiques et sociales seront reçus le 1er octobre au ministère. Mais les syndicats annoncent dores et déjà qu'ils rebondiront si Xavier Darcos accélère le calendrier et remet dès à présent en cause les filières au bac.





















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De
21H49 | 14/09/2007 |
Ah, l'éternelle arrogance des « scientifiques » et leur insupportable certitude d'être meilleur en tout…Pour la petite histoire, quand j'étais en Terminale B, je suis tombée par hasard sur le livre de math de terminale de mon père qui avait passé un bac scientifique. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que son programme correspondait… au programme que j'avais suivi en 1ère B !
De
22H46 | 14/09/2007 |
Pour être franc je ne comprend pas tout cet engouement pour le Bac qui n'est qu'une vitrine de l'éducation nationale sans réelle signification avec ses 80 % de réussite.
Car le problème n'est pas là : les lycées français ne remplissent pas leur rôle d'orientation post-bac : en se focalisant sur le bac ils laissent leurs élèves dans la jungle de la paperasse sauf si tu as la chance d'être dans le privé…
Je vois des gars de province qui débarquent en prépa car ils y ont vu la seule porte de sortie qu'ont leur proposait. Résultat : ils ne savaient pas ce qui foutaient là et sont partis au bout de 2 mois.
Cette coupure entre le Bac et le secondaire n'est pas bien assuré et les L et ES sont d'autant plus en difficulté que leur orientation est plus compliquée car ils sont plus spécialisés.
Pourtant les choix sont multiples et la L n'a rien à voir avec cette vision stéréotypé du prof ou rien…
Et il ne faut pas oublié que cette spécialisation est une chance contre des généralistes de S qui ont une culture générale limité par une fromation au rabais en sciences humaines. Celles-ci doivent à tout prix rester valorisées sinon les valeurs de l'école se limiteront à te préparer à une bataille économique sur le marché du travail. Et n'oubliez pas qu'un mec sans culture G même en prépa ne peut valoir quelque chose que dans les moins bonnes écoles d'ingénieurs…
De
00H53 | 15/09/2007 |
« Et pourquoi pas supprimer l'éducation ? »
Supprimons tout à commencer par Sarcome. La France est devenue un Capharnaüm de choses diverses cassées vielles et irréparables.
Ces gouvernements successifs remplis de parasites corrompus et méchants tel Sarcome, Filou ou Hortefeu, ceux qui mettent les enfants en prison,
ces flics qui ne protègent rien ni personne et qui même assassinent, eux qui ne servent que leurs intérêts au dépend des contribuables,
cette justice injuste avec ces juges déraisonnables à la balance détraquée tirés par le nez par une ministre venue d'un pay fachiste avec l'islam pour excuse,
ces prisons infames qui font ressembler la France à un pays du tier monde,
ces médias et cette télé d'abrutis pour demeurés mentaux, vérolée par la sensure et la désinformation et ces fayots de journalistes minables et sans talents qui la ramènent,
ces conceptions vieillottes et dépassés du 19ème siècle qui marie le racisme à l'intolérance
devant le dieu argent et aux noms duquel les forts ont le droit d'écraser les faibles,
ces corporations diaboliques enfin qui achètent des pays entiers et pour qui le mot liberté est inconnu et le restera tant qu'il n'aurons pas trouver le moyen de faire du fric avec.
Supprimons tout et recommençons.
De
11H48 | 15/09/2007 |
La « question des débouchés » est assez bidon…
Pourquoi ?
Parce que les gens ont tellement intégré dans leur cervelle molle et entretenue dans cette mollesse que le BAC S est le meilleur et qu'il n'existe rien à côté, ils se ruent tous vers ce bac… Assurément une bonne partie des très bons élèves suivent cette route.
Alors faisons un peu de maths justement. L'imaginaire des gens fait que la proportion de bons élèves est plus grande en S qu'en ES ou L, dans une série où les sciences ont un poids énorme, où il est donc possible d'atteindre le sans-fautes (allez obtenir un 20 en philo ou économie…), conséquences ? On réussit mieux en S : meilleurs élèves plus nombreux, plus de mentions. Donc bien sur une réussite post-bac assurée…
Mais pour les rares très bons élèves assez critiques et majeurs pour ne suivre pas le troupeau la réussite est tout aussi bonne (quoi qu'en apparence diminuée par le fait que les sciences sociales et humaines ne sont pas des savoirs positifs…).
Les élèves de S qui partent en khâgne commencent seulement plus tard leur ouverture d'esprit que les L ou ES… Bien sûr ils réussissent bien étant souvent de très bons élèves qui auraient réussi dans chacune des séries. Alors non, la question des débouchés n'a pas lieu d'être aussi importante, seul compte le fait que la série S attire, grâce aux préjugés, un nombre important de bons élèves et que les deux autres séries en patissent.
En fait le vrai problème de cette série ES et de la série L c'est qu'en générale elle ouvre un peu trop l'esprit des jeunes gens a d'autres perspectives que celles que TF1 diffuse pour le compte d'une droite dont le fond de commerce sont les préjugés et a priori des « honnêtes gens ». Cependant la gauche, au lieu d'etre plus intelligente qu'elle s'engoufre dans cette course « au plus débile »… Elle ferait mieux de remettre la culture a la portée de tous, tant que la culture est offerte aux étudiants des séries ES et L…
On voit bien que la droite du libéralisme généralisé (économique, social…) a intérêt a fabriqué des petits scientifiques intoxiqués par le calcul, la profitabilité et l'utilité.
La série S ? Rien d'autre qu'une fabrique d'homo oeconomicus.
De
19H01 | 15/09/2007 |
Je suis devenu ingénieur (INSA) après avoir obtenu un bac STI électronique. Je ne saurais que recommander cette filière qui permet de pratiquer l'électronique et l'informatique dès le lycée. Maths et physique sont un peu moins poussés qu'en S mais cela peut bien se rattraper par la suite.
Cordialement.
De
20H11 | 15/09/2007 |
On voit que par rapport aux Scientifiques on a peut-être moins de logique, de rationnalité (et tous les théorèmes, et caetera.), mais au moins, on voit mieux le fonctionnement du monde à notre échelle qu'au niveau des atomes ou des galaxies. Les filières sont donc complémentaires. C'est pourquoi on doit améliorer les filières mais pas les supprimer.
Dans la même optique, on voit que les L souvent traîtés de « nullards » ont un point de vue beaucoup plus précis sur la culture, la langue.
Et si c'est pour supprimer ES ou L car nous comprenons mieux le monde littéraire, politique,économique, social, (et ses travers ? ) c'est une grave erreur car on attaque la démocratie et le droit au savoir, à un savoir divers, adapté à nos personnalités, nos goûts, pas un bac formaté à partir de préceptes scientifiques pas toujours valables pour le monde (à l'échelle humaine) dans lequel on vit.
Sauvons les filières, sauvons la diversité de notre enseignement, pour l'avenir.
Elève de Terminale ES (dans les Vosges)et fier d'avoir choisi ES malgré la pression des profs de science pour faire S.
De
21H05 | 15/09/2007 |
Une seule filière est valable.
C'est la filière S.
S …comme Sarko.
De deecurl
| 17H27 | 16/09/2007 |
hé ben en tout cas la diversité que tout le monde défend à cors et à cris n'est pas si bien acceptée vu comment les titulaires des différents bacs se crêpent le chignon…
pfff…ya pas de filière meilleure !
chacun à le droit d'étudier les matières qui lui plaisent et non le littéraire n'est pas un glandu illuminé et le scientifique un robot lobotomisé…
bravo les idées reçues à deux balles.
De
18H48 | 19/09/2007 |
Générations après générations, la France d'en haut s'est élevé grâce à la filière scientifique. Celle-ci fait aujourd'hui office de véritable chasse gardée de l'élite, et ce, dans les compartiments les plus prisés du marché du travail.
Elle est la filière discriminante par excellence et ceux qui veulent en faire partie doivent subir un véritable formatage de l'esprit. Ceux qui ne rentrent pas dans le moule sont découragés ou carrément mis à l'écart.
Combien d'entre vous se souviennent des remarques cinglantes de leurs profs de maths à vous dégoûtez pour de bon ?
Cela me rappelle à quel point on aime manager par la peur dans notre cher pays.
Car l'angoisse, la peur de se tromper vous oblige à vous en remettre à plus compétent que vous (cf. Stanley Milgram, in « Soumission à l'autorité »). Chose, qu'un certain petit homme par la taille mais grand par l'ambition, a très bien compris.
N'allez surtout pas dire à ces gens à l'esprit scientifique, adepte des test ADN, que le « juste milieu » existe dans la vie. Pour eux, c'est juste ou c'est faux, c'est noir ou c'est blanc ! La nuance n'existe pas alors la diversité… Imaginez.
Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus, je conseille l'essai de Patrick Fauconnier, fondateur du magazine « Challenges », dont le titre est « La fabrique des meilleurs, enquête sur culture d'exclusion ».
Un professeur de SES
De
18H55 | 19/09/2007 |
Générations après générations, la France d'en haut s'est élevé grâce à la filière scientifique. Celle-ci fait aujourd'hui office de véritable chasse gardée de l'élite, et ce, dans les compartiments les plus prisés du marché du travail.
Elle est la filière discriminante par excellence et ceux qui veulent en faire partie doivent subir un véritable formatage de l'esprit. Ceux qui ne rentrent pas dans le moule sont découragés ou carrément mis à l'écart.
Combien d'entre vous se souviennent des remarques cinglantes de leurs profs de maths à vous dégoûtez pour de bon ?
Cela me rappelle à quel point on aime manager par la peur dans notre cher pays.
Car l'angoisse, la peur de se tromper vous oblige à vous en remettre à plus compétent que vous (cf. Stanley Milgram, in « Soumission à l'autorité »). Chose, qu'un certain petit homme par la taille mais grand par l'ambition, a très bien compris.
N'allez surtout pas dire à ces gens à l'esprit scientifique, adepte des test ADN, que le « juste milieu » existe dans la vie. Pour eux, c'est juste ou c'est faux, c'est noir ou c'est blanc ! La nuance n'existe pas alors la diversité… Imaginez.
Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus, je conseille l'essai de Patrick Fauconnier, fondateur du magazine « Challenges », dont le titre est « La fabrique des meilleurs, enquête sur une culture d'exclusion ».
Un prof de SES
De
12H38 | 22/09/2007 |
Pour réfléchir ensemble à tout ça, conférence-débat sur le système de notation avec un titre un tantinet provocateur : Faut-il noter les élèves, la dictature de la moyenne, c'est ce lundi le 24 septembre, au palais des congrès de puteaux, à 19h30. Animée par Roger-François Gauthier, inspecteur général de l'éducation nationatle, intervient en son nom propre, on l'aura compris. C'est gratuit !