Après s'en être pris à la filière ES « en manque de débouchés », le ministre parle désormais « d'un seul bac avec des options ».

Il voulait déjà la fin du collège unique. Xavier Darcos va-t-il aller jusqu'à la suppression des filières au bac ? Après avoir étrillé à plusieurs reprises le bac ES, le ministre de l'Education nationale a annoncé jeudi, sur RMC Info, son intention de « rééquilibrer les filières ». Avec en ligne de mire un scénario qui fait son chemin : « Un tronc commun et des options ».
En début de semaine, Xavier Darcos avait déjà annoncé qu'il repenserait le bac « à partir de 2008 ». Mardi, Roland Hubert, secrétaire général du Snes, était reçu au ministère. Il se dit aujourd'hui « très étonné » du changement de ton et de cadence de Xavier Darcos :
« A la question de savoir si l'organisation du bac était remise en question, il a répondu il y a deux jours qu'il ne prendrait aucune décision engageante avant l'année prochaine. S'il s'agit de se mettre autour de la table pour réfléchir à la meilleure façon de démocratiser l'accès au bac, pourquoi pas : c'est ce qu'on réclame depuis longtemps. Mais si le but est d'uniformiser en faisant faire les mêmes maths, le même français ou les mêmes langues à tous, on ne va pas dans le sens du progrès ! “
Quand le ministre invite à réfléchir à une ‘filière commune, avec un seul bac et des options’, il envisage en fait un tronc commun qui perdurerait jusqu'à la terminale. Pour l'heure, c'est le cas seulement jusqu'en seconde.
‘Poser la question du tronc commun est dangereux, par exemple pour les matières scientifiques, dénonce encore le Snes. Il est certain que cela permettrait des économies formidables… mais à quel prix ? Si l'on mélange bons et mauvais élèves en maths, comment peut-on espérer améliorer le niveau, qui pose déjà des problèmes ? Il faut savoir ce que l'on veut.’
Dans l'immédiat, c'est surtout la filière économique et sociale qui pâtit des saillies ministérielles. Depuis la fin août, Xavier Darcos a en effet remis plusieurs fois en cause le bac ES… quitte à en faire un nouveau ‘bac G’ à la Sardou, déplorent les enseignants en sciences économiques et sociales.
Le ministre de l'Education nationale a commencé à se mettre à dos les profs de la série ES en mettant en exergue que ‘beaucoup d'élèves occupent ensuite de grands amphis mais se retrouvent avec des diplômes de droit, psychologie, sociologie… sans toujours un emploi à la clé.’ En début de semaine, Xavier Darcos a rouvert le feu en ravivant la polémique, arguant du ‘manque de débouchés’ de la filière. Ce jeudi, il a enfoncé le clou en parlant de ‘taux d'échec qui ne sont pas négligeables’ et d'une ‘perte d'identité’.
En juin, un candidat au bac sur trois était issu de la filière sciences économiques et sociales. Le ministre appuie notamment son réquisitoire sur ‘le faible nombre d'élèves de ES en classe préparatoire’. Snobisme ? L'argument a en tous cas fait bondir l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) pour qui c'est d'abord le fruit d'un ‘décalage structurel’.
Sylvain David, le président de l”Apses, rappelle que les “attaques” contre le bac ES sont “régulières”. “Un conseiller de Claude Allègre l'avait carrément qualifié ‘d'erreur génétique'’ :
Sylvain David rétorque que ‘trois élèves sur quatre issus de cette filière (et qui choisissent l'université) réussissent leur licence sans redoubler’, et notamment en droit ‘un secteur qui ne manque pas de débouchés’ :
Les professeurs de sciences économiques et sociales seront reçus le 1er octobre au ministère. Mais les syndicats annoncent dores et déjà qu'ils rebondiront si Xavier Darcos accélère le calendrier et remet dès à présent en cause les filières au bac.





















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De
10H59 | 14/09/2007 |
C'est sur que ce ne sont pas les S qui peuvent remettre en question une politique économique ou sociale. Personne ne leur donne les clés pour le faire, au lycée du moins.
De tabonnemine
14H18 | 14/09/2007 |
J'ai 3 frères et soeurs, et nous avons tous passé le bac S (C à lépoque), tous devenus ingénieurs comme nos parents, tous avec un emploi et un revenu plus que correct sans être mirobolant.
Le problème ? nous sommes tous des robots ( moi, je m'éveille doucement à la vie ! ), avec quasiment aucune culture générale, aucune conscience politique, aucun ami…
Je ne corrèle pas cela à 100% à la section du Bac, mais il est évident que notre éducation a manqué de notions économiques, sociales, artistiques…et notre vie s'en ressent.
Donc oui à plus d'enseignements communs à tous, mais non à la suppression des filières : nos esprits sont fichus différement, certains plus analytiques, d'autres plus sensitifs etc…
à tabonnemine
De
15H42 | 14/09/2007 |
J'ai passé un bac S parce que, soyons honnêtes, c'est le bac des meilleurs élèves. Je l'ai eu…avec mention, tout ça pour m'inscrire en fac de langues…On m'a dit plus d'une fois que sans bac L (littéraire) j'allais avoir du mal à suivre en fac…Avec le recul, je ris doucement…J'ai eu tous mes exams avec mention dès la première session et le CAPES du premier coup…Je pense malheureusement que si t'as un bac S tu es capable de décrocher n'importe quel diplôme, en revanche essaie de faire médecine avec un bac L…Alors je suis plutôt d'accord avec la version tronc commun et options…peut être que ça fermera moins de portes après le bac.
De
16H05 | 14/09/2007 |
t'es débile mon pauvre (t'es bien un ventard comme la plupart des S)
De
20H14 | 14/09/2007 |
Sincérement, n'y a-t-il pas des réformes qui sont beaucoup plus importante sur l'éducation ?
Le BAC n'a rien a voir dans les problémes d'éducations, le changement du BAC c'est une réforme MARKETING…
Le vrai probléme c'est l'échec scolaire précausse et l'Université. Cette derniére doit fournir une vraie qualifications sur toutes les filiaire…
Savez-vous que 50% des étudiants Français sont dans le niveau de la meuilleure éducation, alors que 15% sont dans le niveau de la plus basse ? Donc occupons nous de ce qui ne marche pas svp !
http://notregeneration.com
De
16H18 | 14/09/2007 |
félicitations… que répondre d'autre ? Certains jeunes doués dans toutes les matières font quand même le choix (curieux appremment, en lisant votre message)de faire L. Mais pourquoi cela ? Le mond entier se le demande quand ils le décident, c'est vraiment inutile, tu deviendras prof (beurk), et si jamais tu voulais être docteur tout à coup ? Tu ne pourras pas. Je crois encore, que dans notre société où il faut avoir sa petite maison avec gazon, sa voiture, sa part de cerveau disponible, c'est encore agréable qu'un jeune fasse un choix important pour sa vie. Et s'il regrettait de ne pas avoir fait S parce qu'il veut tout à coup travailler dans les énergies renouvelables, ou l'aéronautique ? Il ne peut pas, soit. Chacun sa vie, ses choix. Quand on se décide pour une filière, il y a une raison, dont on ferait bien de se souvenir. Deux ans pour un jeune à faire quelque chose qu'il aime et dans lequel il réussit vaut mieux, à mon avis, que deux ans dans la « bonne filière » des « bons élèves », là où on l'envoie au « bon endroit ». C'est important, je pense, et ça fait partie d ela formation de l'élève, de se spécialiser, de prendre le parti de dire : Je préfère ça, je pars dans ce sens. Plutôt qu'à trente ans se demander pourquoi à la vitesse de la lumière on a une vie qui ne nous ressemble pas.
De Cyril_H
étudiant à Pau | 17H29 | 14/09/2007 |
Je ne pense pas qu'il prétende que soyons tous fait pour faire des sciences mais que l'élève qui fait le choix d'un bac L se ferme d'un seul coup un grand nombre de porte., pas question, par exemple de faire une école d'ingénieur (en fait, il y a quelques très rares exceptions), des études de math ou un BTS de géomètre-topographe,…
Un élève de S lui peut même accèder à une khâgne !
Il faut vraiment être fâché avec les nombres pour que le choix d'un bac L soit rentable (d'autant plus que le bac S est finalement facile avec un travail régulier), surtout pour un élève brillant !
à Cyril_H
De
18H34 | 14/09/2007 |
Vous voyez, comme j'ai dit plus loin, je pense que ce n'est pas normal qu'on puisse faire une khagne après un bac S. La dévalorisation des filières ES et L est simplement due au fait que la S est trop générale. Il suffirait de faire une VRAIE filière scientifique pour que tous les futurs avocats, hommes politiques,… se dirigent vers ES et L. Et cela permettrait peut-être aussi que les S aient un meilleur niveau en maths, physique ou en bio pour attaquer les études sup. Aujourd'hui on perd 3h de philo et d'histoire par semaine en terminale S, c'est du temps perdu, ca devrait s'arrêter au pire en 1ère.
Pour résumer, le constat est simple : la filère S est de loin la plus demandée, et pourtant les études scientifiques sont boudées par la majorité de ceux qui en sortent. La solution n'est donc pas un tronc commun (ca existe déjà avec S pour le succès que l'on sait) mais plutot des filières qui remplissent chacune leur vrai role.
De silversamourai
19H09 | 14/09/2007 |
perdre son temps à étudier la philo et l'histoire…..puis supprimer les sciences HUMAINES….la mathématique,la physique…ne sont que des langages ….à quoi servent les langages… ?
à silversamourai
De
20H18 | 14/09/2007 |
Je ne vois pas en quoi ca vous choque qu'il y ait moins de philo ou d'histoire en S : il y a environ 10 h (au bas mot) de matières littéraires en S contre 2 h de matières scientifiques en L. Et pourtant ca ne choque personne que les L fassent peu de maths.
De
23H51 | 14/09/2007 |
parce que l'objectif n'est pas de faire des machines à calculer humaines, parce qu'il est important que les bacheliers S conservent une minimum de culture et d'ouverture d'esprit, et ce ne sont pas les maths qui vont l'apporter.
Parce que ce ne sont pas 10 h de plus de maths ou de physique qui amélioreront en quoi que ce soit au niveau général des élèves. Au mieux ça ne changera rien, au pire ça larguera un peu pls ceux qui ont déjà du mal.
à quoi sert de bourrer le crane des élèves alors que quelques années après, une fois qu'ils seront rentrés dans le marché du travail, ils en oublierons les 9/10 ? le but est (ou devrait être) d'apprendre à travailler, d'apprendre à apprendre. La grande force du bac S aujourd'hui est justement cette relative pluridisciplinarité. Le bac S reste un ba GENERAL. Si l'objectif est d'apprendre de suite un métier, de devenir de suite productif, de suite apte à travailler, autant choisir un bac technologique, ou carrément un bac pro.
Arrivé à un certain niveau d'études, les élèves issus des filières pluridisciplinaires s'en sortent généralement au moins aussi bien que les autres, malgrès des compétences parfois un peu moins poussées que les autres, grâce à leurs capacités d'adaptation.
Après, si vous tenez à faire la comparaison avec le bac L, allons-y : un des deux bacs attire la majorité des élèves, et bien souvent les meilleurs. Un des deux bacs est réputé pour permettre aux élèves de faire ceux qu'ils veulent ensuite : c'est le bac S.
à contrario, il est généralement reproché au bac L son manque de débouchés, il lui est parfois repoché d'être trop éloigné des réalités du marché du travail, des réalités des études.
Donc, vous, vous voudriez vous inspirer du bac L pour changer le bac S. Vous voudriez reprendre ce qui ne fontionne pas dans un bac qui ne fonctionne pas et l'introduire dans un bac qui fonctionne ? pour quelqu'un qui visiblement sort d'un bac S, vous manquez sérieusement de logique ! ! !
Alors si l'on veut réellement réformer l'un des deux bacs, que l'on s'attache au bac L ! ! ! 6 h de philo au lieu de 8 en terminale, ça ne changera pas grand chose. Par contre 2 h d'enseignement scientifique, généralisté, au niveau des « littéraires », apporterais beaucoup à ce bac.
Si les littéraires veulent faire de la philo ou veulent faire de l'anglais, il auront tout le temps d'en faire au cours de leurs études supérieures. Des sciences, ils n'en referont plus.
Idem pour les scientifiques. S'ils tiennent à tout prix à faire des maths, ils en feront en prépa ou en fac. Par contre ils ne seront pas totalement des ignorants en histoire, ils sauront de quoi il s'agit quand on parle de philo, ils seront à priori capables d'avoir un peu d'esprit critique, et ils conserveront leur capacité à s'adapter à tous les cursus de l'enseignement supérieur.
Si le bac S attire trop d'élèves, c'est les autres bacs qu'il faut rendre plus attractifs, pas l'inverse.
à Cyril_H
De
18H57 | 14/09/2007 |
Oui, effectivement, on ne peut pas faire quantité de choses avec un bac L. On l'entend beaucoup avant d'y rentrer, mais je ne connais personne autour de moi qui regrette de ne pas avoir enchaîné sur une prépa Maths pour accéder, finalement à un poste d'ingénieur ! Où mettez-vous le goût pur et simple ? les L ne sont pas un troupeau de nuls en maths, de même que les S ne sont pas tous fâchés avec les livres. C'est tellement dommage ! J'ai peur d'un modèle unique qui laisse le choix se faire tard, tard, quand il n'est plus possible que sous la pression d'une entrée sur le marché du travail imminente. Quantité d'élèves se retrouvent en S, ont un bon bac, font une prépa parce que bon. C'est ce qu'on fait avec un bon bac en s (comme aller en S avec une bonne seconde….), puis se retrouvent avec une école d'ingénieur pas mal, si les concours leur ont permis…. A aucun moment il n'ont choisi, et ce n'est pas beaucoup plus facile de devenir journaliste culturel après cinq ans dans un métier qu'on n'a pas vraiment choisi, que prof de maths quand on vient de L. Je dis juste, et je comprends vos arguments, que le choix et le goût DOIVENT entrer en ligne de compte, et que ce serait bien dommage de vouloir que tout le monde fasse la même chose le plus longtemps possible. Dans notre monde de toute façon, à terme, les matières et métiers qui ne produisent pas directement de richesses sont mal considérées. Le phénomène qu'on voit au lycée arrivera juste plus tard : fais des sciences mon fils, c'est mieux payé.
à Cyril_H
De
19H07 | 14/09/2007 |
Oui, effectivement, on ne peut pas faire quantité de choses avec un bac L. On l'entend beaucoup avant d'y rentrer, mais je ne connais personne autour de moi qui regrette de ne pas avoir enchaîné sur une prépa Maths pour accéder, finalement à un poste d'ingénieur ! Où mettez-vous le goût pur et simple ? les L ne sont pas un troupeau de nuls en maths, de même que les S ne sont pas tous fâchés avec les livres. C'est tellement dommage ! J'ai peur d'un modèle unique qui laisse le choix se faire tard, tard, quand il n'est plus possible que sous la pression d'une entrée sur le marché du travail imminente. Quantité d'élève se retrouvent en S, ont un bon bac, font une prépa parce que bon. C'est ce qu'on fait avec un bon bac en s (comme aller en S avec une bonne seconde….), puis se retrouvent avec une école d'ingénieur pas mal, si les concours leur ont permis…. A aucun moment il n'ont choisi, et ce n'est pas beaucoup plus facile de devenir journaliste culturel après cinq ans dans un métier qu'on n'a pas vraiment choisi, que prof de maths quand on vient de L. Je dis juste, et je comprends vos arguments, que le choix et le goût DOIVENT entrer en ligne de compte, et que ce serait bien dommage de vouloir que tout le monde fasse la même chose le plus longtemps possible. Dans notre monde de toute façon, à terme, les matières et métiers qui ne produisent pas directement de richesses sont mal considérées. Le phénomène qu'on voit au lycée arrivera juste plus tard : fais des sciences mon fils, c'est mieux payé.
De
20H57 | 14/09/2007 |
Dès l'école primaire, j'ai aimé le français. J'ai aimé lire, et j'aime toujours. Je me suis également passionné pour la musique, l'histoire, puis l'anglais (merci les Beatles ! ). C'est donc tout naturellement que, une fois arrivé en seconde, j'ai choisi la filière littéraire. Cette année-là, mes résultats n'ont pas été brillants. On m'a proposé de m'orienter vers le bac G pour éviter le redoublement. J'ai refusé. J'ai redoublé ma seconde, puis j'ai fait une première littéraire.
J'ai eu le bac, j'ai fait une classe préparatoire (hypokhâgne et khâgne), puis la fac. J'ai eu une Maîtrise de Lettres Modernes, j'ai échoué au CAPES et à l'Agrégation. J'ai alors connu la précarité : petits boulots, remplacements en collège et lycée, dans des zones difficiles. J'ai été vidé avant d'atteindre les trois ans de service qui m'auraient permis de passer un concours interne grâce auquel j'aurais été titulaire. Le chômage pendant cinq ans, le temps pour moi de réfléchir à ma réorientation. Tout en donnant des cours particuliers. Puis l'évidence : devenir formateur pour adultes. En français.
J'ai suivi cette année une formation à Nanterre, que j'ai payée de ma poche : plus de deux mille euros, plus les droits d'inscription. Dès que j'aurai fini et soutenu mon mémoire, si tout va bien j'aurai le diplôme, et j'aurai peut-être enfin une vie professionnelle stable. A trente-six ans.
Tout ça parce que, au lieu de suivre la « voie royale » de la filière S, à laquelle, du reste, mes résultats m'empêchaient de prétendre, j'ai écouté mon coeur et compris mes compétences.
J'aurais pu écouter les bons conseils, et suivre la filière G pour ne pas subir le « déshonneur » du redoublement. Je ne sais pas si j'aurais réussi. Ce que je sais, c'est que j'aurais été malheureux.
Alors, malgré la précarité, malgré les échecs, je ne regrette pas mon choix.
Choisir la filière S parce qu'elle est LE précieux sésame pour une vie professionnelle réussie, c'est se condamner à passer à côté de sa vie, y compris de sa vie professionnelle.
Il n'y a qu'une voie royale : celle du coeur.
Thomas GREDAT
De
23H56 | 14/09/2007 |
d'autant que la filière S pour un élève qui ne s'y intéresse pas, c'est la voie royale pour un échec.
à Cyril_H
De Sicile
11H26 | 15/09/2007 |
Mais non, en L on ne se ferme quasi pas de porte : juste celles des filières scientifiques (c'est-à-dire pas grand chose quand on regarde la fréquentation en grande baisse dans les facs de sciences) et des études de médecine (pareil, ce n'est pas très grave non, plus… même s'il y aura de plus en plus de place). Pour tout le reste : letres bien sûr, mais droit, commerce, management, que sais-je encore il n'y a aucun problème !
De Ferdinand.Bardamu
17H56 | 14/09/2007 |
Faut arrêter avec la pseudo prison des orientations. J'ai un bac littéraire, j'ai passé (et réussit) le concours d'entrée dans les écoles de Kiné et j'ai fait une première année (mais cela ne me plaisait pas), puis, au hasard de la vie, j'ai été en contact avec l'informatique et là je me suis passionné, j'ai travaillé comme un dingue, quasiment nuit et jour car j'avais une soif d'apprendre complètement dingue. J'ai suivi quelques cours du CNAM pour avoir la théorie (mais pas pendant 10 ans hein, juste 1 an).
Aujourd'hui j'ai 20 ans d'informatique derrière moi et j'ai été chef de produit technique chez un des plus grand éditeur mondial de logiciels : -)
Alors on va me dire « oui mais c'était il y a 20 ans » et bien mon neveu est en train de suivre exactement le même chemin et il n'a même pas le bac. Aujourd'hui c'est une bête en info et les SSII se l'arrachent.
Faut dont arrêter de dire n'importe quoi. Tout est toujours possible dans la vie, nos seuls freins sont dans notre propre tête.
De
19H27 | 14/09/2007 |
le bac S permet de réussir tous les exams à condition d'y être un bon élève, comme dans toutes les filières d'ailleurs. Ce n'est pas le bac S qui est bon, ce sont les bons élèves qui le choisissent à cause de sa réputation…
De
19H39 | 14/09/2007 |
ne faudrait il pas arrêter de croire que nous sommes tous égaux devant le système scolaire ? certains ont des capacités dans des domaines autres que les sciences…
toutefois n'est il pas plus dur de percer dans un métier artistique si on est moyen que dans un métier « scientifique ». Faut il être vraiment doué pour apprendre et reproduire des techniques apprises dans des instituts universitaires ? pourtant le salaire du technicien « scientifique » moyen n'est il pas plus important que celui de l'artiste moyen ?
De
19H41 | 14/09/2007 |
Je suis dans le meme cas que toi, Serie S, tout eu du premier coup, cAPES. La seule difference, je crains que le tronc commun plombera les classes (tant que rien n'est vraiment fait pour offir des alternatives au « le bac pour tous, tous pour le bac ») et reduira le niveau des enseignements. Faisant cela, on risque de se diriger ver un apres bac a l'Americaine (le niveau des terminales S equivalant plus ou moins a celui de la premiere annee du College)D'ou necessite de reformer les universites, et c'est la que de plus en plus, avec la reforme sur l'autonomie des universites etc etc, l'adaptation des savoirs au marche du travail etc.. . on se dirige vraiment vers un systeme a l'anglosaxonne. La seule difference : aux US, on peut se tenter a faire plein de jobs differents, peu importe ce qu'on a etudie, du moment qu'on ait un degree. Et en France ? …Toujours plus de diplomes, tres specifiques… Bref tout ca pour dire que :
1-J'ai peur que le niveau des enseignements baisse, ainsi que l'offre (le bac L, pas tres « utile » d'un point de vue economique/monde du travail, l'est quand meme pour l'epanouissement culturel et intellectuel (beaucoup plus que le bac S)
2- reformer les filieres sans penser a la suite, et a l'enseignement superieur risque de poser pas mal de problemes.
2-A travers ca, vers quel type de societe voulons-nous aller ? Perso, la sacralisation du travail n'est pas pour moi. Apres, chacun ses choix.
à tabonnemine
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 03H55 | 15/09/2007 |
L'avenir est au diplôme qui fera foi d'un profil individuel et qui sera accepté pour n emplois, les modules faisant défaut étant identifiés et pouvant être acquis en formation continue. Peut-être dans 10 ou 20 ans…
http://nouvellesociete.org/704.html
Pierre JCA llard
De
07H51 | 15/09/2007 |
Ca c'est bien un commentaire de littéraire qui faute d'être capable de comprendre un raisonnement logique et rigoureux, essaye de faire croire que les scientifiques n'ont pas de conscience politique, voire n'ont aucune culture.
On se raccroche à la branche qu'on peut.
De
12H27 | 15/09/2007 |
Oui, tout à fait, heureusement qu'il y a des gens supérieures qui ont fait ES et qui peuvent, eux, parler sans faire de généralité. D'ailleurs, et c'est bien connu, seules les gens ayant fait ES lisent des journaux, les L sont dans leur délire et les S ne pensent que par la supériorité de leurs maths.
Merci de m'avoir ouvert les yeux.
[/sarcasme]
De karine
09H30 | 19/09/2007 |
C'est certain ! Pourquoi stigmatiser la filière ES alors que c'est certainement celle qui forme le mieux à la vie quotidienne. J'ai fait une filière S puis L et je n'avais aucune idée du fonctionnement économique du pays (jusqu'à ce que mes études supérieures m'y forment. Encore faut-il choisir cette voie). Une énorme lacune dans un monde régit par des principes économiques ! Même choses pour nombreuses notions sociologiques et politiques. Les maths et la littérature, c'est bien pour briller, mais quel intérêt si c'est pour s'oublier dans un monde hors réalité !
à karine
De Ferdinand.Bardamu
13H13 | 19/09/2007 |
Oui mais est-ce l'intérêt des pouvoirs politiques que les citoyens comprennent les rouages de la société ? C'est là le problème….
De
11H02 | 14/09/2007 |
Ce qui est siderant avec ce pouvoir actuel c que tout ce qui etait en place avant , tout ce qui avait ete decide et crée est a remplacer par des reformes que l equipe de sarko doit prendre parce qu eux ont la solutuion a tous les problemes ! c impressionnant ! ! !
plus d infos sur http://vigicitoyen.canalblog.com/
De
13H21 | 14/09/2007 |
Mère de deux enfants en âge de passer le bac pour l'un et l'an prochain pour l'autre, vous avez un avis et voudriez que l'on aille lire votre blog, quand vous même écrivez avec fautes, absence d'apostrophes et en SMS ?
Vous rêvez je pense !
De
10H36 | 14/09/2007 |
Je croyais que c'était L la filière sans débouchés ?
De
12H06 | 14/09/2007 |
La filière L est sans débouché(s) ?
Pour sûr.
Par exemple, jusqu'à quand aura t'on besoin de professeurs de français ?
De
10H56 | 14/09/2007 |
Pourquoi toujours attaquer la filière ES ?
Pour la plupart des gens il ne s'agit que d'une sous-filière S, et d'une espèce de sur-filière L.
Mais c'est un cursus très différent, qui permet une ouverture sur la société actuelle (beaucoup plus qu'en S) et l'acquisition des mécanismes économiques utiles pour plusieurs filières du supérieur (je suis actuellement en Histoire, et je me sers encore souvent de mes connaissances en économie et en socio que les L, très nombreux en Histoire, n'ont pas).
Le bac ES est également différent d'un bac STT en ce qu'il est plus théorique et le second plus « pratique ».
Je ne vois pas en quoi la filière ES manque de débouchés, il y a de très bon résultats à la fac et beaucoup intègres des Ecoles post-prépa.
Alice, Bachelière ES et très contente d'être issue de cette filière !