
Lorsque la Conseillère Nationale à la Sécurité de la Maison Blanche Condoleezza Rice est devenue en janvier 2005 la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, elle avait ce que les experts de Washington appellent « un problème d'image ». C'est-à-dire que le public américain la considérait comme une conseillère foireuse, un de ces idéologues néoconservateurs, et —il n'y a pas d'autre manière de le dire— une chienne sans coeur.
Le nouveau livre de Glenn Kessler, « The Confidante : Condoleezza Rice and the Creation of the Bush Legacy », raconte, entre autres, la mutation de Rice de poule boueuse de la politique en élégant cygne de la diplomatie. Kessler, un correspondant diplomatique du Washington Post, a voyagé dans le monde entier avec Rice, et a assisté en direct à sa transformation par les conseillers du Département d'Etat.
Slate.com {partenaire de Rue89 aux Etats-Unis} a réalisé un diaporama qui montre le travail d'orfèvre fait pour « vendre » une autre image de Condoleezza Rice aux médias. Et qui explique pourquoi chaque image publique de la Secrétaire d'Etat doit être accueillie avec scepticisme.
Note de rue89 :
Pour accéder au diaporama, cliquez ici, puis sur la case « launch » sous la photo. C'est en anglais, mais les photos sont éloquentes. D'abord la première, prise à Paris et sur laquelle les Français reconnaîtront Bertrand Delanoë, lors d'une visite de la Secrétaire d'Etat dans la capitale française en février 2005, peu après sa prise de fonction. Les Conseillers de la Maison Blanche avaient organisé cette visite au Conservatoire Hector Berlioz, à Paris, « pour effacer son image de froideur ». « Rice, qui a étudié la musique, adoucit son image à ce pseudo-événement en se montrant avec des enfants et la culture », écrit Slate.
A voir, également, la cinquième photo du diaporama (cliquez sur les photos pour les faire défiler), que Slate décrit comme une véritable « icone » dans la transformation de l'image de Rice, celle où elle apparait en bottes et long manteau dans une base militaire américaine en Allemagne. « Tendant un bras pour saluer, elle est à mi-chemin de Mussolini et de Lisa Minelli », écrit Kessler. La photo fut « un succès de propagande, apparaissant à la une de tous les quotidiens américains. Rice s'est par la suite interrogée sur tout le bruit qu'avait fait cette photo, “mais la vamp savait exactement ce qu'elle faisait”, explique Kessler.
Enfin, la dernière photo, avec gilet pare-balle sur un élégant costume blanc, sur une base militaire en Irak, est là aussi une belle construction de communication pour montrer un Secrétaire d'Etat courageux en temps de guerre. “Elle est à la fois ancien monde et nouveau monde, vulnérable et invincible, sexy mais chaste, réfléchie et diplomate. Elle est le véritable caméléon du pouvoir”, écrit Slate en légende de cette photo.
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► rectificatif, 14/09/07 : prénom de Berlioz corrigé. Merci à l'internaute qui a signalé le lapsus.





















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De
13H35 | 14/09/2007 |
« Elle est à la fois ancien monde et nouveau monde, vulnérable et invincible, sexy mais chaste, réfléchie et diplomate. Elle est le véritable caméléon du pouvoir »
On croirait entendre Bernard Blier dans 100000 $ au soleil…. A la fin il rajoute laconique : « bref, une salope quoi ».
Sacre Audiard. Il avait tout compris.
De kst
keep-smiling-through.typepad.com | 19H17 | 14/09/2007 |
Un autre dialogue d'Audiard : « First Lady » (extrait de « Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages » - 3 min)
http://keep-smiling-through.typepad.com/bgkst/2007/08/first-lady---mi.ht…
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Et un joli lapsus de ladite Condi (2004) :
« “As I was telling my husb—” before abruptly stopping herself. She continued : “As I was telling President Bush.” »
http://politicalhumor.about.com/b/a/080088.htm
De
14H06 | 14/09/2007 |
Image, communication, peopolisation, surface…sur rue89 comme partout.
De
15H30 | 14/09/2007 |
fallait pas rêver : un même moule donne toujours les mêmes formes
De Pierre Haski
Rue89 | 16H40 | 14/09/2007 |
Faut pas tout confondre. Le décryptage des stratégies com des hommes (ou femmes) politiques, c'est pas de la peopleisation, c'est un travail salutaire pour ne pas se laisser berner par les constructions d'image. Si vous ne faites pas ça, vous serez mené par le bout du nez par les conseillers en communication. Ca n'a rien à voir avec les photos volées de Hollande dans Closer, c'est absurde de tout mettre dans le même sac, c'est faire l'autruche.
à Pierre Haski
De
17H39 | 14/09/2007 |
D'accord pour le terme « peopolisation », hors sujet.
Mais vous vous adressez justement à des lecteurs qui ne sont pas forcément dupes de ces stratégies, et qui en ont peut-être un peu assez du jeu com/décryptage, analyse de regards/style/photo-op/prada/etc…
Je réalise en écrivant ça que c'est peut-être juste moi, vu que ce genre d'article génère toujours beaucoup de traffic….
Mais bon, JE donc pense que le moyen le plus efficace pour ne pas se laisser berner par les constructions d'image serait de les confronter à la réalité des personnages et des faits. Pour Mme Rice, On ne peut pas dire qu'elle manque de zones d'ombre à éclaicir (sans jeu de mots…).
Pour se détendre un peu :
http://sparklepony.blogspot.com/
(ex) olposoch (non vérifié)
à Pierre Haski
De Grégory
09H14 | 15/09/2007 |
C'est tout à fait le genre d'article qui m'intéresse en tous cas. Mais… c'est une reprise de Slate. A quand la même chose sur les responsables d'ici, sur Rue 89 ? La matière ne manque pas… ; -)
De
02H00 | 15/09/2007 |
La peopolisation c'est rien ils savent aussi faire sauter les commentaires déplaisants. Ah ! Gentille censure jolie fille du totalitarisme !
De
14H38 | 14/09/2007 |
Avec Rachida Dati, les Français sont tombés dans le même piège, qu'avec Condoleezza Rice, preuve, s'il en était encore besoin, de combien le gouvernement Sarko ressemble à celui de Bush : utiliser une femme ambitieuse appartenant à une minorité pour faire passer une politique de droite. Et ça marche car, ceux qui sont à gauche, n'osent les critiquer de peur d'être traités de raciste.
Ceux que beaucoup ont oublié ou ne savent pas, c'est qu'avant d'être secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice avait travaillé pour les grandes compagnies pétrolières et ( Chevron)qu'il y avait même un pétrolier qui portait son nom mais qui a été « débaptisé » après sa nomination. Vous pouvez trouver là l'information
http://sfgate.com/cgi-bin/article.cgi ? file=/c/a/2001/05/05/MN223743.DTL&…
Malgré tout, il faut dire que si son image a été manipulée, comme elle n'est pas une imbécile, on doit reconnaître qu'elle a évolué depuis sa prise de fonction et qu'elle s'est trouvée quelquefois en butte avec l'administration Bush. Mais commme Colin Powell, elle n'a pas vraiment de pouvoir…
Observatrice
De
15H16 | 14/09/2007 |
« Et ça marche car, ceux qui sont à gauche, n'osent les critiquer de peur d'être traités de raciste »
C'est ce qu'on appelle l'effet boomerang .
La gauche a tellement stigmatisé les « comportements “ racistes, au point qu'on ne peut plus appeler un arabe ‘arabe’ ou un noir ‘noir’ (je simplifie)sous peine d'être taxé de racisme, que maintenant ils ne peuvent plus rien dire .
Scotchés par leur propre démagogie, c'en serait risible, si ce n'était pas si pitoyable .
Hein Ségo, François et les autres guignols .
De
15H27 | 14/09/2007 |
Méfiez vous……car aux Etats Unis, le phénomème est plus bizarre. Ce sont les Republicains (la « droite ») qui ont aboli l'esclavage……..pas les Democrates ( la soi-disant gauche Americaine)……c'est donc encore plus confu…..cius
De
15H41 | 14/09/2007 |
« Mais commme Colin Powell, elle n'a pas vraiment de pouvoir… »
bien entendu c'est faux. ce serait trop facile de l'exonérer à si bon compte
De
14H36 | 14/09/2007 |
Appearence, appearence, appearence……Condie Baby, you're such a doll………
De
16H07 | 14/09/2007 |
Un détail : l'ami Berlioz s'appelait Hector de son petit nom, pas Henri.
De Pierre Haski
Rue89 | 16H41 | 14/09/2007 |
oups !
De
02H08 | 15/09/2007 |
Mais c'est pas lui qu'on appelle Riton Bébert ? Le manque de culture c'est fatal même pour les journalistes. Le brave Hector était très médias lui aussi ils savait très bien s'y prendre.
De Dr.Benji
18H13 | 14/09/2007 |
Rappelons que cette même femme a eu de spropos scandaleux sur le tsunami du 26 decembre en Indonésie montrant que cet evenement « est la meilleure chose qui nous arrivent » parlant des milliers de dons arrivés en masses.
De
00H20 | 15/09/2007 |
Allez pour chipoter… c'est Liza Minnelli, avec un z et deux n. Elle ne vous en voudra pas, elle a l'habitude qu'on se trompe. D'où sa chanson « Liza with a z ». : )
De
07H14 | 15/09/2007 |
Après elle c'est Ccilia qui va devoir se rendre chez son spécilaiste (Rice) pour transformer son image.
Il va avoir beaucoup de travail !
Et qui va payer encore pour cela, devinez ?
Ce sera, peut-être, pour Cécilia de faire un petit tour à New-York et rendre visite à quelqu'un d'important dans sa vie…
De
13H17 | 16/09/2007 |
En réalité cette femme redoutable, hot« ement » partisane de la guerre en Irak, n'est pas conne et elle a refilé la patate chaude du brasier irakien à notre narco et son nanard, ce dernier ayant déjà du faire allégeance lors de sa conférence de Presse en Israel : non il n'était aps au courant des bombardements israeliens en Syrie (réponse soufflée par sa copine, la Ministre des Affaires étrangères d'Israel).
Et pendant ce temps Condi continue à soigner son image de marque. Ah que c'est reposant de pouvoir compter sur les amis.