Pendant des années, cet » expert » a mené en bateau think tanks et médias qui avaient pourtant de quoi douter.
Comment peut-on, à l'heure d'Internet, bidonner des interviews de tous les grands de ce monde, sans se faire confondre, tout en travaillant pendant cinq ans pour le réputé département d'investigation d'une des plus grandes chaînes américaines ?
Révélée par Rue89, l'affaire de l'expert affabulateur tourne au scandale aux Etats-Unis. Comment Alexis Debat, spécialiste autoproclamé du terrorisme, a-t-il pu se forger pareille carrière : collaborateur des revues Politique Internationale ou National Interest, consultant d'ABC News, chercheur au prestigieux Nixon Center où passait, au gré des conférences, la crème de la politique étrangère américaine ?
Le 5 septembre, donc, Rue89 révèle que Debat a fourni à la revue française Politique Internationale une fausse interview, signée sous son nom, du sénateur Barack Obama, candidat à l'investiture du Parti Démocrate pour la présidentielle de 2008. Alexis Debat, selon notre enquête, a également gonflé son CV, faisant valoir un doctorat qu'il n'a pas, ou se targuant de titres imaginaires…
Debat se défend : il a commis l'erreur de passer » par une tierce personne » pour poser ses questions. Mais la porte-parole de l'ancien patron de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, dont une interview a été publiée par la même revue, nous indique que c'est aussi une supercherie. Tout comme le sont, comme on l'apprendra ensuite, celles que Debat a lui-même » recueillies » auprès du fondateur de Microsoft Bill Gates, du maire de New York Michael Bloomberg, de l'ancien président Bill Clinton, et d'autres.
Réactions embarrassées
Contacté après la découverte de la tromperie Obama, Patrick Wajsman, directeur de Politique Internationale, a fait part de sa consternation, se présentant comme la » première victime » de cette imposture.
Au siège d'ABC News, où Debat officie en tant qu'expert, le vice-président chargé de la communication, Jeffrey Schneider, nous a répondu que la chaîne avait été avertie en mai que le doctorat de Debat n'existait pas et qu'elle avait immédiatement ouvert une enquête. Le contrat le liant à la chaîne avait été rompu (très discrètement) en juin.
Au Nixon Center (qui s'est séparé ce mardi de son expert), la réponse a été d'abord un » no comment » assorti d'un » mais pouvez-vous répéter toutes ces informations sur le répondeur du directeur ? » .
Tous tombaient des nues.
Pourtant, les signaux d'alarme n'ont pas manqué depuis quelques années. Le grand mystère, dans cette affaire, c'est qu'aucun des employeurs de Debat n'en ait tenu compte.
Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, se souvient avoir, en 2005, forcé Politique Internationale à ne pas publier une interview bidon de Kofi Annan. Lorsque Politique Internationale avait contacté les Nations unies, pour quelques questions complémentaires à une interview du Secrétaire général prétendument réalisée par Debat, Dujarric n'en n'avait pas trouvé trace. Il avait appelé ABC, dans le but de joindre Debat, qui lui avait dit avoir conduit cet entretien » via une tierce personne » (déjà) le 26 mai. Or, ce jour là, Annan était en Ethiopie en pleine négociation sur le Darfour… Pour clore l'incident, Wajsman avait abonné Dujarric à Politique Internationale.
» J'ai retiré l'interview de Kofi Annan, car j'ai appliqué le principe de précaution dans cette affaire » , plaide Patrick Wasjman. Mais cela n'a pas suffit à le pousser à couper les ponts avec l'auteur. » Je n'ai pas cru un instant qu'elle était fabriquée. Pensez : ce type était le consultant d'ABC News ! »
Du côté d'ABC News, on fait démarrer l'histoire en mai dernier. A l'époque, comme Rue89 l'a révélé dans sa page anglophone, une journaliste de la chaîne, qui nourrissait depuis longtemps des soupçons à l'endroit de Debat, a déclenché l'alarme, après avoir enquêté personnellement sur le CV du Français.
Depuis que l'affaire Debat a éclaté, les questions pleuvent sur ABC News : » Comment leur unité d'investigation peut-elle prétendre nous parler de ce que font les Taliban quand ils ne sont pas capables de vérifier un doctorat ? » , s'indigne ainsi Mark Perry, auteur de six livres consacrés au renseignement militaire. » Pourquoi mes sources me disent-elles qu'ABC n'a pas conduit d'enquête plus approfondie de son travail lorsqu'on lui a demandé de démissionner en juin ? » , interroge sur son blog la journaliste Laura Rozen, spécialiste de politique étrangère.
Debat a été la source de plusieurs scoops estampillés ABC ces dernières années : sur l'Irak, l'Afghanistan, le Pakistan… Comme toutes les chaînes américaines, le network a érigé un strict code éthique avec un directeur des » standards and practices » . Chaque information doit être recoupée. Mais celles de Debat étaient difficiles à vérifier, ses scoops étant toujours attribués à des ombres tapies chez les services secrets pakistanais, français ou américains.
Une mise au point du ministère de la Défense
Cela fait pourtant un bon moment que Debat, un homme jeune (35 ans), très cordial et poli, est suspecté d'enjoliver ses compétences.
En septembre 2002 déjà, le porte-parole de la Défense, Jean-François Bureau, demande à Libération, qui avait, depuis Paris, interviewé Debat sur le rôle joué par Moussaoui le 11 septembre, de publier un rectificatif. Ce que le quotidien fait :
» (…)'Le 11 septembre, Moussaoui avait son billet de retour pour la France. Il devait être interrogé et détenu en France », a affirmé Alexis Debat, présenté par ABC comme un « ancien responsable du ministère français de la Défense'. A Paris, la Défense a pris ses distances avec ces déclarations, affirmant qu'Alexis Debat “n'a jamais appartenu à ce ministère'” .
En le rencontrant en juin 2005, pour un article consacré au siège de la CIA et destiné au Figaro, Guillemette Faure a déjà entendu parler de son goût pour l'exagération. De fait, il accepte le rendez-vous en déclarant : » Je reviens du Pakistan, j'ai des informations sur la traque de Ben Laden. » Il multiplie les anecdotes formidables (les bébés n'ont pas le droit de donner leur nom à la crèche de la CIA, etc). Sur son épaisse carte de visite, pas de nom d'entreprise, mais un titre : » Alexis Debat, PhD » (docteur).
A une question envoyée plus tard, par e-mail, sur l'origine de son doctorat, il répond : » Edenvale University » . Google nous apprend que l'université en question se résume à une page internet et à de la vente de diplôme par téléphone…
A l'époque, plusieurs journalistes, analystes, ou diplomates, à Washington ou à New York, ont Debat à l'oeil depuis plusieurs années. Comment est-il possible qu'aucune de leurs conversations ne soient arrivées jusqu'aux limiers du département d'investigation d'ABC News ? Le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, qui a contesté la réalité de l'interview de Kofi Annan, est lui-même un ancien d'ABC News.
A l'intérieur de l'unité d'investigation d'ABC News, Alexis Debat était parfois surnommé » Pepe Le Pew » , un célèbre putois français de dessin animé. Le Français était sous l'aile de Brian Ross, journaliste star, responsable de l'unité. Celle-ci, taillée sur mesure pour Ross, avait été dotée d'une autonomie exceptionnelle et de ressources importantes après les attentats de septembre 2001. Le choix d'ABC News de confier, sur son site Web, la couverture de l'affaire Alexis Debat à Ross est plus que curieux, car le français dépendait de lui de facto.
De l'art de rédiger de fausses interviews
» Alexis Debat est un imposteur qui a réussi » , nous déclarait André Kaspi, professeur d'histoire américaine à la Sorbonne, qui devait initialement être son directeur de thèse. Un brillant imposteur qui ne s'est pas contenté de tromper un journal français, mais la capitale des Etats-Unis toute entière.
Il ne laissait rien au hasard. Juste après une soi disant interview de Michael Bloomberg, il envoie ainsi un petit e-mail à Patrick Wajsman, de Politique Internationale :
» Cher Monsieur,
L'entretien s'est très bien passé. Il a duré un petit peu moins d'une heure mais je suis parvenu à faire le tour de nos questions. Je pense qu'il s'agit d'un entretien de stature à figurer en ouverture du prochain numéro. »
Ses mensonges s'emboîtent comme des poupées gigognes : » Je vois que vous avez parlé à ma femme ! » répond un » Bill Clinton » enjoué à Alexis Debat dans une interview publiée quelques numéros après celle d'Hillary.
Si ses interviews exclusives et ses scoops n'ont pas fait trop sourciller, c'est parce qu'Alexis Debat n'est jamais à contretemps de l'opinion. Dimanche 2 septembre, à la une du Sunday Times de Londres, il révèle les plans secrets de l'administration Bush pour bombarder l'Iran » en trois jours » . Il y a quatre ans, au moment du différend franco-américain sur l'Irak, il raconte que Udaï Hussein, fils de Saddam, a forcé deux étudiants français, en voyage à Badgad, à avoir des relations sexuelles sous la menace de ses trois gardes du corps armés, et sous l'oeil d'une caméra… Surfant sur la francophobie ambiante, il explique alors que, selon un télégramme qu'il a vu, le gouvernement français a étouffé l'affaire : » Pensez, c'est le fils de Saddam Hussein ! »
Spirale de crédulité
La crédulité des uns génère celle des autres. » On a fait confiance à ABC News pour avoir vérifié son CV » , se dédouane Anne Bell, attachée de presse du Jim Lehrer Newshour, le journal télé de la chaîne publique PBS , chez qui Debat s'est, au gré de l'actualité, exprimé en expert du terrorisme ou des banlieues. » Quelqu'un qui travaille avec Brian Ross (à ABC) et au Nixon Center… Vous n'imaginez pas le poids que ça a dans ce pays » , souffle un militaire américain médusé. » Vous n'avez pas idée du nombre et de la qualité des personnes qui assistaient aux briefings de Debat au Nixon Center… »
Alexis Debat, à 35 ans, avait tout réussi : un poste valorisant dans un think tank prestigieux, des apparitions sur une chaîne populaire, des articles dans des journaux sérieux… Quel besoin avait-il de continuer à signer ces interviews bidons dans une revue française à la diffusion plutôt confidentielle ? C'est l'autre mystère de toute cette étonnante histoire.
Lorsque Debat est recruté au Nixon Center, le 22 mai 2006, le communiqué de ce centre de recherche conservateur salue l'arrivée de cet » analyste créatif » . On ne saurait trouver meilleure formule.
Guillemette Faure et Pascal Riché

























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De CJ Cregg
23H43 | 14/09/2007 |
Bravo pour avoir levé ce lièvre et pour ce droit de suite pour déboulonner l'imposteur et ses complices au moins par paresse intellectuelle…
Ca donne à réfléchir comme toujours avec les plus belles histoires d'imposteurs !
Les experts ou penseurs autoproclamés sont nombreux en France à avoir pignon sur rue et à garder table ouverte dans les talk shows, pour y raconter n'importe quoi sur tout…
J'avais fini par me résigner à cet état de fait, me contentant de zapper pour échapper aux « insubmersibles » qui peuplent nos ondes.
Mais je m'étais toujours demandée comment et pourquoi BHL, par exemple, avait, malgré tout, réussi à se faire un certain nom au USA.
Cette histoire lève un coin du voile sur les étranges cheminements de la notoriété.
à CJ Cregg
De CJ Cregg
07H59 | 15/09/2007 |
Sorry : aux USA
à CJ Cregg
De
15H20 | 15/09/2007 |
Le lien entre Alexis Debat et les désinformateurs néocons :
The neocon link to the ABC News scandal
http://www.attytood.com/2007/09/the_neocon_link_to_the_abc_new.html
à CJ Cregg
De
21H26 | 17/09/2007 |
Je me dois de corriger. Personne ne connait BHL aux Etats-Unis. Je l'ai vu a la tv lorsque son dernier livre est sorti, mais ca s'est limite a ca. Et c'etait d'ailleurs fort drole…. Surtout chez Jon Stewart du Daily Show. Le presentateur (et moi non plus) n'a rien compris et je ne suis pas sur qu'il n'y avait quoi que ce soit a comprendre… Comme d'habitude.
De
23H47 | 14/09/2007 |
putain on arrete pas le progres hein !
pfeuu
De
10H08 | 15/09/2007 |
deux types de personnes, et pour des raisons différentes : les ignorants, et les falsificateurs.
De
12H10 | 15/09/2007 |
parce que tu considère qu'on doit tout savoir sur tout !
on à tous besoin d'experts à un moment donné, ne serait ce que ton médecin …
De
13H16 | 15/09/2007 |
ais-je dis qu'on devrait tout savoir sur tout ?
je ne vais pas voir les médecins.
quand j'ignore quelque chose, j'essaye d'apprendre.
dès que je vois le mot expert, je n'ai qu'une seule attitude, je m'éloigne.
De
21H26 | 15/09/2007 |
De toutes façons c'est la même chose : on va voir le medecin parce qu'on ignore de quoi on souffre et comment en guérir… De là à dire qu'il faut renier tous les experts c'est peut-être exagéré…
Mais comment se fait-il que les personnes qui ont des informations sur Debat (par exemple le professeur qui n'a pas dirigé sa thèse)ne parlent que maintenant ?
De
12H18 | 16/09/2007 |
J'ai vu et entendu tant d'experts patentés, que leur bêtise et leur arrogance m'ont donné une allergie à l'expertise.
Je ne crois plus aux experts. Et de toute façon ils sont en train de tuer leur statut d'expert petit à petit dans l'opinion
De
12H30 | 16/09/2007 |
Et qui t'apprends ce que tu ne sais pas ? un expert dans le domaine !
De jcpascal
23H48 | 14/09/2007 |
Alexis Debat serait-il donc le Jean-Claude Romand du journalisme ?
Il est effrayant et fascinant de voir à quel point tout ce petit monde fonctionne en vase clos : les experts et les journalistes se renvoient l'ascenceur, et personne n'ose mettre en doute « l'expertise » de son voisin de palier.
Est-ce que « l'heure d'Internet » changera quelque chose à l'affaire ? Pas sûr… Le « journalisme citoyen » a au moins le mérite de mettre les experts, les journalistes et les internautes sur un pied d'égalité, et de permettre la contradiction. Mais il facilite aussi ce genre d'imposture : combien de sites ont dupliqué dans la minute les articles d'ABC News et du Sunday Times ?
à jcpascal
De
08H00 | 15/09/2007 |
Il y a de plus en plus de moyens techniques comme ce site http://www.copyscape.com/ qui permet de voir si un article est plagié, mais quand tout est faux, c´est autrement plus difficile ! Il faudrait douter de tout et de tous … n´est ce pas le propre du journalisme ? !
www.lyonenfrance.com
à jcpascal
De Le Yéti
yetiblog.org | 09H41 | 15/09/2007 |
« Est-ce que “l'heure d'Internet” changera quelque chose à l'affaire ? »
Enfin, c'est tout de même sur un média exclusivement internet (Rue 89) que la supercherie est dévoilée. C'est sur Internet (Google) qu'on peut vérifier immédiatement et sans problème l'inexistence de cette « Edenvale University » où le farceur prétend avoir obtenu un doctorat. Vous faut-il d'autres exemples de l'utilité d'Internet pour démonter des duperies ou révéler des faits qu'on voudrait dissimuler ? Ils abondent.
Ceux qui se sont une nouvelle fois mangé la poussière, c'est bien ces médias institutionnels qui donnent à longueur de temps des leçons de professionnalisme et de déontologie. Engourdis par l'argent et leur connivence avec les pouvoirs en place, ils sont devenus de grosses machines bouffies d'importance, à pieds gourds et cerveaux empâtés. Les dindons de la farce, en quelque sorte.
De
23H40 | 14/09/2007 |
Ce genre de phénomène semble être aussi rare qu'une fraise des bois,mais quand un individu aussi polymorphe que Debat se mèle de presse…il semble que les professionnels deviennent défictaires côte hippocamppe (ils oublient, au nom du nom, de vérifier l'info ! )
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 23H55 | 14/09/2007 |
Sempiternel débat sur la vérification de l'information ,même dans les post ,cher Ano de 0h40 on perd la mémoire en se prenant pour un cheval de Troie sous marin ,
Tout le monde n'a pas un baratin formaté à l'Ena , la spontanéité ne se commande pas , et les erreurs de langages s'oublie plus vite que les mystifications journalistiques .
à Charles Mouloud
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 23H57 | 14/09/2007 |
….mais moins que les verbes qu'on « oublie » d'accorder !
De
00H07 | 15/09/2007 |
Bravo l´artiste ! T´es trop fort ! Presque le meilleur…
Dans un monde sans morale, on est de moins en moins surpris par les tromperies en tout genre, vous ne trouvez pas ?
De
00H18 | 15/09/2007 |
Il est déjà loin le temps ou Peter Jennings présentait les infos d'ABC avec le sérieux et le professionnalisme de rigueur. Infos qu'il vérifiait avec conscience en réfutant le sensationnalisme ambiant.
Cet homme est un imposteur mais un bon ! Arriver à tromper autant de monde en ne refourguant que des infos bidons c'est pas mal quand on y pense…
La CIA aurait bien eu besoin de ses services lorsque fut venu le temps de fournir des preuves de la présence d'armes de destruction massive en Irak.
Doué comme il est, on en serait pas où en est aujourd'hui et le conflit serait déjà mondial…
La Maison Blanche n'aurait pas à se justifier de ses exactions et fournirait des preuves irréfutables pour à peu près tout ce qu'elle voudrait nous faire avaler… Ha mais je divague !
Ce prestidigitateur de l'info est tellement crédible qu'il arriverait à nous faire croire que Ben Laden tient une pizzeria sur South Beach et que Donald Rumselfd a toujours su ce qui se passait.
On « commémore » le 6ème anniversaire des attentats de New York en 2001 et voilà qu'on se rend compte que les grands pourvoyeurs d'information supposée crédible ont toujours autant de mal à faire leur travail et à vérifier leurs sources.
La bonne nouvelle c'est que Fox News a calmé le jeu et l« info patriotique aveugle donnant carte blanche au président américain a pris du plomb dans l'aile. Toutefois cet incident vient nous rappeler que l'info peut être manipulée, partisane voire même fabriquée de toutes pièces et que nous devons être toujours prudents et vigilants.
Mon message contient 2 phrases subliminales, saurez-vous les trouver ?
De
00H42 | 15/09/2007 |
Sur ce sujet et cet article en particulier, concernant la « manip » de l'info », sachez que vous n'êtes pas le premier à faire dans le subliminal ! : ))
De
11H19 | 16/09/2007 |
C'est simplement la version « grand public » du discours de Colin Powell a l'ONU, aussi bidon que multimedia…
De
10H33 | 25/09/2007 |
Vous pourriez complèter votre intro en parlant de son talent pour embobiner des encores plus doués, du moins censé l'etre, n'es-ce pas notre pain quotidien de se faire refiler toutes les daubes possibles avec le plus grand applomp frisant souvent le ridicule,
Il suffit d'ouvrir la lucarne quelques instant par jour pour en pendre des doses a tuer un cheval instantanément en pleine forme.
Certain avec ces méthodes un peu plus affinées arrivent meme à faire croire au pêre noel en mai (france 2007 avec le nimbo)ou novembre avec le bushué de 2001 et 2005, qu'ils ont brillamment aplliqués au grand détrimant des démocraties.
De
00H41 | 15/09/2007 |
Et vous êtes sûrs qu'il n'appartient pas à une officine spécialisée dans la manipulation de l'opinion publique, ce journaliste bidon ? En tous cas, félicitations pour votre beau travail d'investigation.
De PétaouSchnok
01H15 | 15/09/2007 |
En 2001, il était « Jeune historien français, (…) enseigne à Yale (…) doit publier une vaste Histoire secrète de la CIA (…) a également travaillé pour le ministère français de la Défense. »
: D
http://www.confidentiel.net/article.php3 ? id_article=2
catch me if you can
De
01H30 | 15/09/2007 |
Bien que de nos jours la déontologie est mis à mal et bon nombre d'autres exemples de tromperie discreditent malheureusement le métier de journaliste entre autre, je reste tout de même effaré de voir le temps mis pour prendre conscience de la supercherie ; en effet, si l'on tient compte du présent article, on dénote qu'entre les 1ers « couaks » en date du 02 septembre 2002 et nos jours, il n'y a pas moins de 5 ans durant lesquelles notre opportuniste a agit en toute complaisance, pour ne pas dire avec la plus grande crédibilité dont puisse bénéficier un spécialiste en la matière…. 5 ans durant lesquelles tout et rien a pu être publié, bien que la fumisterie soit mise à jour (tardivement) et j'aime à croire que certains de ses lecteurs (habituels ou passagers) ont pris conscience de la mauvaise foi de cet individu, je reste, malheureusement, persuadé qu'une grande majorité a retenu ses propos et faux interviews comme fondés et réferences, n'ayant plus à l'esprit que les articles et non leur auteur.
Le mal est déjà fait.
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 01H38 | 15/09/2007 |
En plus d'une nouvelle crise de confiance dans les médias americains (NYT + CBS), ce qui me frappe c'est que vu sa capacité a bluffer tout le monde, a écrire des fausses interviews, Debat avait sans doute les capacités pour écrire un bon doctorat et faire une carriere brillante sans avoir a tricher. Pourquoi n'a-t-il pas fini son doctorat ?
Si j'étais a sa place, j'écrirais un best-seller intitulé « comment j'ai bluffé tout le monde. »
à ThomasLefebvre
De Guillemette Faure
Eco89 | 23H11 | 17/09/2007 |
Jayson Blair le faussaire du New York Times avait écrit un livre racontant son histoire. Il s'est très mal vendu.
à Guillemette Faure
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 23H45 | 17/09/2007 |
Hmm, comme quoi, il y a une justice. D'ailleurs ce Blair, qu'est-il devenu ?
De
03H18 | 15/09/2007 |
Le plus interessant dans cette article se sont les dernières lignes..De deux choses l'une, soit cet homme est un nouveau Roquencourt, soit comme certains le pensent, il a agit pour compte …
Et en voyant ses divers employeurs, ca fait moins rigoler !
De
05H26 | 15/09/2007 |
enfin du journalisme d investigation ! J aimerai savoir quels « grands » médias vont relever cette info !