A débattre

Prime à la forme : mon patron préfère les minces

On savait déjà que les entreprises discriminaient les gros, désormais, elles les incitent à perdre du poids.

A l'aéroport britannique d'Heathrow en décembre 2006 (Reuters)

Les Françaises ont grossi. Elles sont désormais quatre sur dix à faire au moins du 44. Au travail, pourtant, il fait encore bon être mince. Le poids reste même un facteur tout à fait déterminant, à l'embauche et durant la carrière. Pour Jean-François Amadieu, sociologue et directeur de l'Observatoire des discriminations, le critère de l'apparence est même « une des causes majeures de discrimination » en France, « au même titre que la couleur, l'origine ou le genre ». Or on sait que les populations défavorisées sont les premières concernées par l'obésité, sachant qu'un enfant sur six est en surpoids.

Des opérations de « testing » (vérification) ont mis en évidence la différence de traitement selon le poids du salarié, comme l'explique Jean-François Amadieu :

La prise de conscience de la discrimination envers les salariés en surcharge pondérale intervient pourtant tardivement en France. L'Observatoire des discriminations parle même de « tabou » tout juste bousculé depuis « moins d'un an ». Notamment grâce à la création de la Halde, en 2005, qui a d'emblée pris en compte la dimension de l'apparence et du surpoids.

Des entreprises françaises s'autotestent

Dans les entreprises aussi, on a mal pris la mesure du phénomène. A l'étranger, des études (américaines et britanniques notamment) montrent depuis longtemps que la carrière d'un salarié obèse sera grevée par sa corpulence : primes, avancement et postes valorisants vont souvent d'abord aux minces. En France, très peu de statistiques sont disponibles pour mesurer ce biais. Pour y remédier, quelques entreprises sensibilisées par la Halde et l'Observatoire des discriminations ont souhaité s'autotester.

C'est le cas du groupe automobile PSA, qui a cherché à voir dans quelle mesure sa politique de ressources humaines pouvait être influencée. Une initiative novatrice qui permet de mettre en évidence des représentations bien ancrées dans l'inconscient collectif, pour Jean-François Amadieu, auteur du « Poids des apparences » (Odile Jacob) :

Aux Etats-Unis et même en Italie, l'idée qu'il faut encourager les gens à maigrir à tout prix gagne du terrain. Une petite ville de Lombardie commencerait ainsi à distribuer des primes à ses habitants qui décident de perdre du poids. Aux Etats-Unis, le Los Angeles Times annonçait récemment que des entreprises passaient à une approche autrement plus contraignante : à partir de 2009, la chaîne d'hôpitaux de l'Indiana, Clarian Health Partners, devrait retenir jusqu'à 30 dollars de pénalité tous les quinze jours sur le salaire de ses employés qui n'auraient pas perdu le poids escompté. D'autres offriraient des rabais sur les polices d'assurance maladie à leurs salariés au régime, rapporte le journal californien.

Les entreprises françaises sont encore loin de ces pratiques coercitives. Jean-François Amadieu ne croit pas que la France y vienne en jour. Il note surtout la difficulté qu'il y a, pour les entreprises, à sensibiliser sur l'obésité tout en évitant l'écueil de la stigmatisation.

Relais des campagnes antitabac

Depuis quelques temps, des sociétés affichent la ferme intention de pousser leurs salariés à être en bonne santé. Longtemps, l'essentiel de ces politiques volontaristes consistait en des campagnes antitabac. Depuis son interdiction sur les lieux de travail, le combat pour la santé s'est déplacé sur le terrain de la chasse au gras.

Ce mois-ci, Axa Assistance lance un programme de sensibilisation à une bonne nutrition à destination des entreprises. Sa première cible : les PME qui ont un portefeuille d'assurance et qui peuvent accéder à une batterie d'actions de sensibilisation en kit, comme pour le tabac ou le stress. Pour la compagnie d'assurance, il s'agit de poursuivre sa stratégie de diversification en se situant notamment sur le créneau de la santé. Pour ses clients, d'investir ce champ de la prévention, alors que des études montrent que l'obésité va souvent de pair avec un absentéisme de courte durée plus important.

« La prise de conscience est venue tardivement, il y a trois ou quatre ans. Mais l'entreprise est un lieu adapté à la prévention, car on y passe un tiers de notre vie ! “, fait valoir Jean-Philippe Maistre, médecin chez Axa Assistance.

Axa travaille en tandem avec la médecine du travail. Les pouvoirs publics sont en effet directement intéressés par la limitation de l'obésité, qui coûte cher. Maladies cardio-vasculaires, diabète, insuffisance respiratoire, cholestérol mais aussi maux de dos et dépression sont autant d'affections liées au surpoids, qui augmente souvent l'absentéisme sur le lieu de travail.

D'après la médecine du travail, ‘60% des obèses sont déprimés’ et le risque de diabète serait multiplié par sept. Au total, l'obésité représenterait, en cause directe, 3% des dépenses de santé. Or Monique Romon, chef du service nutrition au CHU de Lille, estimait en 2005 que ‘généraliser les programmes d'activité physique réduirait de 20 à 55% les dépenses de santé liées au surpoids’. Les entreprises deviennent un lieu privilégié de cette remise en forme. Certaines, comme Kraft ou L'Oréal, ont commencé à inciter leurs salariés. Chez Canal+, la prime à la bonne santé passe par un dumping sur l'abonnement au Club Med Gym, qui coûte 400 euros de moins pour les salariés du groupe… mais tout de même 480 euros l'année ! Campagne contestée du ministère

Le ministère est encore peu disert sur la question. Pour l'heure, c'est la campagne publicitaire en faveur d'une alimentation équilibrée –‘cinq fruits et légumes par jour- qui représente le gros de la prévention. Or cette campagne est contestée par une association comme Allegro Fortissimo. Sa présidente, Viviane Gacquière, dénonce les effets pervers de politiques qui sillonnent davantage le terrain de l'hygiène alimentaire que celui de la discrimination :

Certaines entreprises tentent de concilier lutte antidiscrimination et incitation à la forme. C'est le cas de L'Oréal, qui s'intéresse de plus en plus à la diversité des apparences. Un changement de braquet qui n'est pas sans faire penser à Dove, qui avait réussi un joli coup marketing en affichant sur ses campagnes de pub des femmes très en formes. A propos, il parait que Marilyn Monroe faisait du 46.

125 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Courageux anonyme

De

15H41 | 12/09/2007 | Permalien

Vous n'avez pas idée de comment vit un gros qui n'est pas défavorisé, autrement que par ses problèmes qui ne sont pas d'origine sociale. Il vit mal, il se goinfre de cochonneries pour ne pas dire de cochonailles. Il est mal dans sa peau, ses fringues lui coûtent une fortune, dans les transports en commun il hésite à s'assoir car il lui faut la banquette à 2 places. Il s'oblige à rire de lui alors que dans 70% il est responsable de son état.

L'obésité n'est pas la résultante d'un milieu défavorisé comme vous vous plaisez à le décrire. Lorsque j'étais enfant nous étions nombreux et extrêmement pauvres, et maigres comme des clous, car en général quand on ne mange pas à sa faim on maigrit et en tout cas on ne grossit pas, voyez-vous ?

Les obèses ne viennent pas des milieux défavorisés, le spectacle que m'offre la rue et les milieux populaires dont je suis et que je traverse chaque jour, me le prouve. Ces gens baffrent et un point c'est tout. Et ça commence très tôt maintenant, dès les premiers pas, vous les trouvez avec des frites et des chips à portée de main, le kilo de bonbecs à côté du lit.

L'obésité est un problème de santé qu'il est important de régler. L'associer à la pauvreté est une erreur de repu.

Bonne journée.

Portrait de Courageux anonyme

De

16H15 | 12/09/2007 | Permalien

C'eset malheureusement un fait, les gens pauvres sont plus exposés à l'obésité que les riches. Les aliments des hard discounters par exemple sont moins cher mais aussi plus riches que les aliments de marque. Exemple, regardez un paquet de lardons de chez lidl et comparer le avec un paquet de marque. Vous constaterez qu'il y a beaucoup plus de gras chez lidl que dans les lardons de marque.

Les pauvres sont plus exposés à l'obésité parce que leurs moyens de leur permettent pas d'acheter des produits de qualités. Ils ne mangent pas plus, ils mangent moins bien.

Portrait de Courageux anonyme

De

16H42 | 12/09/2007 | Permalien

Malheureusement, vous n'êtes plus enfant, et les choses ont changé depuis cette époque révolue. Autrefois, un enfant pauvre avait faim. Aujourd'hui, il n'a pas faim, mais il mange de la m*** qui le conduira plus vite au cercueil.

Toute la littérature statistique actuelle montre bien un lien entre pauvreté et obésité. Ce n'est même pas une question culturelle, mais seulement la résultante de contraintes budgétaires : acheter des premiers prix, c'est mal manger en termes d'équilibres nutritionnels. IL suffit de comparer n'importe quelle étiquette de (au hasard) quatre-quarts ou « steack haché » (préparation de…) chez Lidl et le même chez Monoprix.A lire le très intéressant bouquin sur la composition chimique de 10000 produits alimentaires, écrits par deux spécialistes (j'ai oublié le titre).

Or les plus pauvres achètent les premiers prix car ils n'ont pas les moyens d'autre chose.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas d'obèse chez les autres - certaines formes d'obésité sont d'ordre psychologique, d'autres biologique, d'autres encore génétique.

Mais pour l'obésité « acquise », malheureusement, ce sont les plus pauvres qui ont les plus grands risques.

Portrait de Courageux anonyme

De

20H29 | 12/09/2007 | Permalien

l'arrivée massive de la télévision dans les foyers à partir de 1971, date de l'entrée de la pub à l'écran, correspond aux début de l'obésité de masse chez les plus pauvres. c'est aussi l'essor du finger food, trop gras, trop salé, qui crée la dépendance. chips, crackers, biscuits, pizza, burgers, sodas, bière …
la consommation de télévision étant un loisir bon marché ne nécessitant pas de déplacements, plus les revenus des foyers sont bas, plus la consommation quotidienne de programmes et des aliments vides de tout - sauf de sucre, de sel et de gras - qui vont avec est importante.
dans tous les pays où sévit la télévision. c'est ce qu'on appelle la misère sociale, bizarrement calquée sur seuil de pauvreté.

Portrait de Courageux anonyme

De

16H43 | 12/09/2007 | Permalien

Malheureusement, vous n'êtes plus enfant, et les choses ont changé depuis cette époque révolue. Autrefois, un enfant pauvre avait faim. Aujourd'hui, il n'a pas faim, mais il mange de la m*** qui le conduira plus vite au cercueil.

Toute la littérature statistique actuelle montre bien un lien entre pauvreté et obésité. Ce n'est même pas une question culturelle, mais seulement la résultante de contraintes budgétaires : acheter des premiers prix, c'est mal manger en termes d'équilibres nutritionnels. IL suffit de comparer n'importe quelle étiquette de (au hasard) quatre-quarts ou « steack haché » (préparation de…) chez Lidl et le même chez Monoprix.A lire le très intéressant bouquin sur la composition chimique de 10000 produits alimentaires, écrits par deux spécialistes (j'ai oublié le titre).

Or les plus pauvres achètent les premiers prix car ils n'ont pas les moyens d'autre chose.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas d'obèse chez les autres - certaines formes d'obésité sont d'ordre psychologique, d'autres biologique, d'autres encore génétique.

Mais pour l'obésité « acquise », malheureusement, ce sont les plus pauvres qui ont les plus grands risques.

Portrait de Courageux anonyme

De

16H33 | 12/09/2007 | Permalien

Malheureusement, vous n'êtes plus enfant, et les choses ont changé depuis cette époque révolue. Autrefois, un enfant pauvre avait faim. Aujourd'hui, il n'a pas faim, mais il mange de la m*** qui le conduira plus vite au cercueil.

Toute la littérature statistique actuelle montre bien un lien entre pauvreté et obésité. Ce n'est même pas une question culturelle, mais seulement la résultante de contraintes budgétaires : acheter des premiers prix, c'est mal manger en termes d'équilibres nutritionnels. IL suffit de comparer n'importe quelle étiquette de (au hasard) quatre-quarts ou « steack haché » (préparation de…) chez Lidl et le même chez Monoprix.A lire le très intéressant bouquin sur la composition chimique de 10000 produits alimentaires, écrits par deux spécialistes (j'ai oublié le titre).

Or les plus pauvres achètent les premiers prix car ils n'ont pas les moyens d'autre chose.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas d'obèse chez les autres - certaines formes d'obésité sont d'ordre psychologique, d'autres biologique, d'autres encore génétique.

Mais pour l'obésité « acquise », malheureusement, ce sont les plus pauvres qui ont les plus grands risques.

Portrait de Courageux anonyme

De

16H42 | 12/09/2007 | Permalien

Chez nous, on mangeait des pâtes à la tomate 1er prix à midi, et le soir. Au petit déj, on avait pain et margarine avec du café au lait. Point barre. Le dimanche couscous, car la graine ça cale bien l'estomac, en quand le placard était vide on allait carrément à l'école sans manger. Eh bien c'est ce que vous qualifieriez de nourriture non diététique propice à faire grossir, et pourtant je vous le redis nous étions maigres comme des clous. Car quand on est pauvres, on n'a pas tous les jours de quoi manger, et que 100 grammes de pâtes chacun, c'est loin d'amener à la surcharge pondérale.

D'où il ressort de vos histoires de lardons que ces gens sont plus riches que nous ne l'étions. Je vous laisse donc à votre quart-quart de chez Lidl et à vos certitudes. Moi j'ai vécu la faim et il m'arrive encore de la vivre. J'ai une de ces chances …. taille mannequin jusqu'au bout !

Portrait de Courageux anonyme

De

17H17 | 12/09/2007 | Permalien

J'aime bien le côté « moi c'était pire ». Certaines mesures sociales sont passés par là. Quand on parle de pauvre aujourd'hui, on parle de gens qui gagnent un smic pour nourrir une famille, ou qui vivent du RMI. Ces gens la ne meurent pas de faim, mais ont accès à peu. Et le peu, c'est effectivement d'acheter en discount des produits nourrissants. Excusez les de ne pas mourrir de faim.

Personne n'a dit que vous n'aviez pas été malheureux et affamé, ou même mis en doute cela. Le fait est que les temps ont probablement changé.

Portrait de Courageux anonyme

De

17H54 | 12/09/2007 | Permalien

« ces gens là »
« excusez les de ne pas crever de faim »

je suis ces gens là
non je ne vous excuse pas, on n'excuse pas une dinde, on sait que son cerveau a la taille d'un pois chiche et qu'il ne lui permet pas de réfléchir

bien le bonsoir

Portrait de Courageux anonyme

De

09H22 | 13/09/2007 | Permalien

Il semblerait que l'obésité ce soit au niveau du cerveau que vous la viviez….
Soyez un peu plus tolérant. Même si votre exemple personnel n'est pas contestable, il ne peut être appliqué à des millions de Français, et votre contradicteur n'a pas tort en expliquant que les personnes les plus défavorisées ont une nourriture de qualité médiocre fabriquée à base de lipides pas cher (et diffusée en masse par des enseignes qui ont flairé le filon).
Ouvrez les yeux. Dans les services sociaux, et ceci même en « campagne » (je parle du Béarn), on trouve une majorité de gens en surpoids. Mais il est vrai que les plus âgés (au-delà de 60 ans) ne présentent pas cette caractéristique. Il y a donc eu un vrai changement de société ainsi que d'habitudes de vie (pas seulement alimentaires, il y a aussi le problème de la sédentarité).
Quant au fait que certaines personnes se « baffrent » (il y en a aussi), on peut le relier souvent à des phénomènes dépressifs, la nourriture étant vécue comme une compensation (« c'est mon seul plaisir »). Et cela aussi participe à la mutation de la société. La dépression n'étant pas la conséquence du surpoids mais sa cause.
Audrey - Pau 64

Portrait de Courageux anonyme

De

09H44 | 13/09/2007 | Permalien

Comment reliez vous ces dérives au mot défavorisés ? Nous le sommes tous à ce compte, y compris les riches dépressifs et donc défavorisés. Je ne pense pas que l'article ait été orienté dans ce sens. Pour la majorité des bien-pensants, un défavorisé « ces gens-là » « excusez les d'être pauvres » (toujours la stigmatisation soit dit en passant, le manque de tolérance que vous me reprochez soit dit en passant), un défavorisé est un pauvre qui vit dans une zone pauvre avec peu ou pas de moyens.

Vous ne sauriez donc expliquer par le biais de la dépression comment un défavorisé peut engloutir force victuailles y compris celles bon marché (car même chez Ed, le panier finit par coûter, tous les clients vous le diront) à bon compte.

Pour se mettre minable au point de ressembler de dos à un pachyderme, il faut avoir des moyens qu'un pauvre ne saurait posséder. Pour lui, pas de 4/4 de chez Lidl, pas de lardons, une soupe avec de vrais légumes c'est un luxe, le sachet de lyophilisé est tout ce qu'il peut se permettre.

Apprenez donc la pauvreté, et revenez donc nous raconter vos expériences de l'obésité ; )

Portrait de Courageux anonyme

De

10H31 | 13/09/2007 | Permalien

Ca viens de moi, ou à chaque fois vous ne lisez que la moitié ?

Jusqu'ici toutes les personnes qui vous répondent distinguent 2 choses :
. des gens pauvres qui font leur courses la ou c'est le moins cher et qui sont sujettes à grossir pour cause d'alimentation de mauvaise qualité
. des gens plus aisés qui, souvent pour cause de dépression, se baffrent de nourriture trop sucrée, trop grasse (tiens, il reste 12 kinder bueno dans le distributeur…)

Dans votre réponse, vous dites qu'on parle de pauvre qui se baffrent. Faux. Relisez.

Et l'histoire du sachet de lyophilisé, je veux bien que, dans le tas, les plus pauvres puissent en être là. Mais il y a des gens qui peuvent s'offrir plus, et qui eux aussi sont considérés comme pauvres.

Pour l'un et l'autre cas, cette évolution est également étroitement liée à l'évolution de la société et des modes de vies. Plus de déplacement à pied, activités sédentaires, etc…

Je répète encore (je l'ai déjà dis précédemment) que je ne met pas en doute votre histoire personnelle et je ne nie pas que la catégorie de gens pauvres que vous décrivez, n'existe pas.

Portrait de Courageux anonyme

De

12H57 | 13/09/2007 | Permalien

manifestement vous ne parlez pas du tout de la population décrite par les études.

Vous nous parlez des miséreux de la rue.

ici, les gens et les études vous parlent de toute la population française considérée comme « pauvre », mais qui a encore un toit, un revenu suffisant pour se nourrir.

mais qui se nourrit mal.

-
vous pouvez crier, pleurer, vous rouler par terre et nous décrire le cauchemar de votre enfance et du temps d'avant comme le fait ma grand-mère, cela ne change rien au fait que vous ne parlez pas de la même chose

inutile d'insister.

Portrait de Courageux anonyme

De

13H11 | 13/09/2007 | Permalien

Inutile d'insister dit-elle ?
Pour qui vous prenez vous ? MDR

Je me fiche complètement de ce qu'une dinde peut comprendre aux faits que je lui décris. En Ethiopie il n'y a pas de gros, en France les miséreux comme vous les appelez si élégamment ne vivent pas tous dans la rue, la grande majorité ont la dignité en effet de ne pas tendre la main dans les centres sociaux, j'en fais partie, mes parents étaient de ceux-là, vous êtes qui pour tenter d'amoindrir mon droit à la parole ?

La photo est éloquente, cette fille de dos ressemble à des centaines d'autres pachydermes qui hantent les couloirs du RER ou du métro, et qui font honte à ceux qui ont faim ou qui en crèvent.

Portrait de Ferdinand.Bardamu

De Ferdinand.Bardamu

14H29 | 15/09/2007 | Permalien

Oui enfin, vous avez quand même un abonnement ADSL ou les moyens de vous payer un cybercafé…

Portrait de Courageux anonyme

à Ferdinand.Bardamu Portrait de Ferdinand.Bardamu De

19H53 | 16/09/2007 | Permalien

cette réflexion est particulièrement ecoeurante
la personne en question peutêtre simplement chez des amis qui ont eux une connexion internet
et je vous confirme que par mon travail je connais des familles en difficultés qui font tout leur possible pour vivre dignement sans tendre la main et qui ont un abonnement internet
savez-vous combien de fois une instit demande de faire un exposé et de rechercher de la documentation sur le net, qu'ilfaut internet pour connaître le résultat des concours ( entre autres le CAPES) sinin vous n'êtes plus dans les délais pour les démarches, qu'il fait s'inscrire en fac par internet etc….
et qu'avec les ofrres dégroupées c'est compréhensible que les familles même en difficultés cèdent à cette mode car elle veulent socialement « être comme tout le monde »

bien le bonsoir

Portrait de Courageux anonyme

De

15H21 | 22/09/2007 | Permalien

Bravo, sauf qu'Internet etst bien plus qu'une mode.

Portrait de Courageux anonyme

De

15H14 | 22/09/2007 | Permalien

Vous avez raison sur le changement avec le temps : dans des films ou sur des photos, le gabarit moyen des Américains il ya 40-50 ans apparaît beaucoup plus mince qu'aujourd'hui. Pas seulement les pauvres.

Portrait de Courageux anonyme

De

14H38 | 14/09/2007 | Permalien

Certes les aliments des discounters sont peut être moins bons pour la santé, mais il est indéniable qu'il y a dans les milieux favorisés une culture du manger sainement, de l'apparence qui conduit à en moyenne une alimentation équilibrée ou presque.
En revanche dans les milieux plus populaires, boire du coca à tout heure et pendant les repas, grignoter des barres chocolatés et mettre trois tonnes de creme fraiche dans ses pates c'est pas une question de budget c'est une question de culture.
Ne trouvons pas toujours des excuses, j'ai grandi dans ce milieu là et je vous certifie que c'était pas l'argent qui conduisait à mal manger mais vraiment l'absence de conscience que c'est important de bien manger, le côté les brocolis c'est pas drôle, papa aime pas alors on va tous manger une grosse platrée de pâtes !
Aux Etats-unis c'est flagrant, les pauvres bouffent des snacks à longueur de journée mais je vous certifie que ça coûte beaucoup plus cher que des pâtes avec des tomates frâiches ou des compotes de pommes maison…..

Portrait de Courageux anonyme

De

17H46 | 12/09/2007 | Permalien

Juste une idée saine et toute bête : il n'y a pas de végétariens obèses (ni carencés, note pour les crétins carnivores)…

Portrait de Courageux anonyme

De

18H58 | 12/09/2007 | Permalien

Ce propos mériterait d'être soutenu par des chiffres ou au moins argumenté. Il est bien entendu faux de dire qu'aucun végétarien n'est obèse … Je vis au Canada, mes yeux me le montrent chaque jour.

Portrait de Courageux anonyme

De

00H21 | 13/09/2007 | Permalien

Euh si, ils sont forcément carencé : il n'ont pas le plaisir de manger mes travers de porc au miel.

Et euh … crétins ? Là je ne comprends pas.

Portrait de glaurent

De glaurent

ingénieur info | 06H31 | 13/09/2007 | Permalien

Si vous êtes végétarien et que vous avez l'occasion de venir à Nice, vous y trouverez sur le port un excellent restaurant végétarien dont le chef est… obèse. Pas étonnant vu la quantité de fromage qu'il met dans ses plats.

Il n'y a pas de régime miracle, à part avoir une alimentation globalement équilibrée et un minimum d'exercice.

Portrait de Courageux anonyme

à glaurent Portrait de glaurent De

08H00 | 13/09/2007 | Permalien

vous n'avez pas tort, c'est moi qui m'exprime mal, je voulais parler de régime végétalien. Rien d'origine animal… Et non ça n'a rien de triste, c'est juste que ça n'est pas traditionnel comme alimentation. Traditionnel comme la corrida… La viande c'est du cadavre !

Portrait de Courageux anonyme

De

09H54 | 13/09/2007 | Permalien

La viande c'est du cadavre, mais ce cadavre peut être exquis s'il est bien assaisonné.

Portrait de Courageux anonyme

De

15H28 | 22/09/2007 | Permalien

Vous ne voudriez pas qu'on mange ces pauvres bêtes vivantes, tout de même !

Portrait de Courageux anonyme

à glaurent Portrait de glaurent De

15H16 | 22/09/2007 | Permalien

Sans oublier le coup de rouge !

Portrait de Courageux anonyme

De

13H32 | 13/09/2007 | Permalien

Pas de végétariens obèses ! ! ! ! ! !
Je vois pas comment vous pouvez justifier une pareille ineptie.
Il n'y a aucnue raison pour qu'un végétarien ne présente pas les même problème de poids que n'importe quel autre personnes (toutes choses étant égales par aileurs évidement)

Portrait de Courageux anonyme

De

15H22 | 22/09/2007 | Permalien

Vous savez ce qu'ils vous disent, les carnivores ?

Portrait de Démocrate-13

De Démocrate-13

18H52 | 12/09/2007 | Permalien

C'est sur que l'obésité est un probléme de santé à régler. Mais, penser que l'associer à la pauvreté est une erreur de repu, est une erreur de nouveau riche !
Les familles pauvres ou modeste achétent de la bouffe de qualité médiocre, souvent bourrée de graisse animale, des biscuits à bon marché et effectivement ces familles achétent des bonbecs à leurs gosses car elles ignorent les dégats que font ces saloperies à leurs gosses. En plus quand elles sortent ces familles, c'est rarement dans un resto gastronomique quelles vont c'est plutôt dans les fast food. Grand pourvoyeur de mal bouffe.

A mon avis c'est plutôt un probléme de manque de culture, de connaissance et de moyens financiers !

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