Dans une lettre qu’elle a décidé de publier sur Rue89, la fille du ministre assassiné en 1979 demande justice.
C’était au tout début de la campagne électorale, le 26 janvier, à Poitiers. Dans un discours que les observateurs ont salué pour son large balayage de l’histoire de la droite, Nicolas Sarkozy eut ces mots : "Je n’oublie pas Robert Boulin, victime du mensonge et de la diffamation."
Des mots que Fabienne Boulin, fille du ministre du Travail et de la Participation assassiné en octobre 1979, n’a pas oublié, alors qu’elle réclame depuis quatre ans la réouverture de l’enquête sur cette mort officiellement classée en suicide. Elle a donc pris sa plume pour écrire au président de la République. Faute d’avoir une réponse, elle décide de la rendre publique sur Rue89 et France Inter.
Il y a urgence : certains témoins, comme Raymond Barre, sont en train de disparaître…
"Le matin du 25 juin dernier, nous dit-elle, j’ai déposé au Pavillon de garde de l’Elysée, où je m’étais faite annoncer, une lettre personnelle au président de la République concernant la recherche de la vérité sur la mort de mon père. Je n’ai reçu à ce jour aucune réponse, pas même un simple accusé de réception de son cabinet, ce qui n’est vraiment pas dans les habitudes de M.Sarkozy."
"J’avais, quelques jours plus tôt, demandé au Procureur Général de la République de Paris de faire désigner un juge d’instruction pour entendre des témoins capitaux sur les circonstances de la mort de mon père, et avec mon avocat, William Bourdon, nous avions insisté sur l’urgence, le risque que certains disparaissent. Le décès de M. Barre cet été me donne malheureusement raison. A l’évidence le temps presse. J’ai donc décidé de rendre publique ma lettre au Président de la République."
La lettre au président Sarkozy "Monsieur le Président de la République,
"Sachant n’avoir rien à attendre de vos prédécesseurs, c’est la première fois en près de vingt-huit ans de combat pour la vérité que je m’adresse directement au plus haut magistrat de notre pays.
"Mon père, Robert Boulin, Ministre en exercice, a été assassiné le 29 octobre 1979, tabassé à mort et victime d’un complot politique. Avec l’aide de quelques journalistes, et de mes avocats, je crois avoir aujourd’hui réussi à renverser la charge de la preuve : à ceux qui voudraient continuer à accréditer la thèse officielle du suicide d’en démontrer la véracité. A ceux qui s’en sont fait les défenseurs, contre toutes les évidences du dossier judiciaire lui-même, de démontrer leur bonne foi en expliquant comment et par qui ils ont été manipulés.
"La mort d’un ministre en exercice est par définition une affaire d’Etat. Ou un ‘accident du travail’, comme l’écrivait Coluche dès le mois de décembre 1979… Je reste profondément blessée que l’Etat, employeur de mon père pour près de vingt et un ans, et que celui-ci nous avait appris à tant respecter, ait été aussi négligent durant tant d’années, me laissant seule dans la recherche de la vérité et protégeant de fait les assassins et leurs complices. Je suis profondément choquée que l’appareil d’Etat ait pu être si longtemps utilisé à de simples fins de ‘raison privée d’Etat’.
"Dans ses responsabilités ministérielles, avec constance et détermination, mon père fut un homme de réformes. Dans la vie politique, avec la même constance et détermination, il fut l’homme de la fidélité au Général de Gaulle et aux valeurs que celui-ci incarnait. Lorsque ces valeurs ont été remises en cause par les pratiques de ceux qui se prétendaient les héritiers du gaullisme à des fins personnelles, mon père est devenu, à sa façon, un homme de rupture. Sa rupture à lui l’a tué. Autres temps, autres mœurs et que de temps perdu ! "Nous sommes à la croisée des chemins"
"Si je m’adresse à vous aujourd’hui, c’est d’abord parce que, dans ce dossier comme dans tant d’autres, nous sommes à la croisée des chemins. Des éléments nouveaux impérieux et concordants et la confirmation de l’impossible vraisemblance de la thèse officielle obligent à l’évidence à rouvrir l’instruction criminelle sur les circonstances et les causes du décès de mon père. Cela est urgent car plusieurs témoins se sont manifestés, espérant comme moi que les temps ont changé. Certains d’entre eux sont vieux, d’autres se sentent encore aujourd’hui menacés et ne pourront témoigner, éventuellement sous X, que sous la protection de la justice et devant un juge d’instruction. C’est aussi parce que cette décision cruciale appartient en propre, de manière discrétionnaire et sans appel, au Procureur Général de la République près la Cour d’Appel de Paris, représentant du ministère public, c’est-à-dire des autorités de l’Etat. C’est enfin parce que je n’ai pas manqué de noter que vous-même, dans votre discours d’ouverture de campagne présidentielle à Poitiers, avez eu des mots précis et explicites sur ce drame de notre vie politique. J’y ai été sensible, sentant que vous n’étiez pas de ceux, nombreux avant vous, qui se sont contentés de brandir le nom de mon père comme une menace pour leurs adversaires et concurrents.
"Oserez vous ce qu’aucun de vos prédécesseurs n’a osé : entendre ceux qui veulent faire la vérité sur la mort d’un ministre de notre République ? En vous écoutant je le crois, et suis donc à votre disposition pour en parler directement avec vous, à votre convenance et avec la visibilité ou la discrétion que vous jugerez opportune.
"Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Signé : Fabienne Boulin-Burgeat"
Une vérification auprès de l’Elysée nous a permis d’apprendre que la lettre de Fabienne Boulin est aujourd’hui entre les mains de Patrick Ouart, le conseiller pour la justice du Président.
Or, nous savons aujourd’hui (voir le dossier Boulin que Rue89 consacrait à cette affaire en mai dernier) que la fable Boulin fut patiemment construite par des policiers, des juges et un entourage politique au coeur même du RPR.
Le mobile du crime ? Malgré de nombreuses pistes possibles, les éléments glanés par l’enquête de Benoît Collombat ("Un homme à abattre", Fayard) ramènent toujours à la même piste des intrigues financières qui agitaient alors le parti de Jacques Chirac.
Fabienne Boulin ne baissera pas les bras. Près de vingt-huit ans après les faits, elle reste la seule partie civile dans cette procédure judiciaire. Le 29 octobre prochain, elle sera à Libourne (Gironde) pour une réunion publique afin de constituer une association de soutien.










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Paranoïa chez les fafs dieudonnistes http://antikemite.blogspot.com/
Paranoïa chez les fafs dieudonnistes http://antikemite.blogspot.com/
La vérité sur l’affaire Boulin… Je rêve. Et pourquoi pas une enquête sérieuse sur le Onze Septembre, pendant qu’on y est? Mais à quoi peut servir de connaitre la vérité, quand le mensonge et la fable sont si jolis, et si efficaces à maintenir le lien social et l’ordre des choses? La justice… les droits de l’homme… la démocratie… oui, ça existe, mais c’est pour les discours, avant les élections… ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout!
Même si nous sommes, bien sûr, de tout coeur avec Fabienne Boulin, dans sa recherche de la vérité (car il n’y a rien de pire qu’une erreur judiciaire, surtout si cette « erreur » a été volontaire…), je doute, pour le moment, de la volonté de Sarkozy de tirer cette affaire au clair.
Je me pose la question suivante: Sarkozy n’aurait-il pas fait allusion à l’affaire Boulin en début de campagne uniquement pour envoyer un message aux chiraquiens, façon de leur dire « Soutenez ma candidature ou bien je mets sur la place publique tout ce que je sais! », vu que le RPR semble mouillé dans cette histoire …? Rappelons-nous que même les chiraquiens les plus anti-Sarko se sont ralliés à lui…Curieux !
plutot d’accord avec ce raisonnement, il est tellement vicieux et surtout il était pret à tout pour arriver au pouvoir.
Tenez-nous au courant des suites données à cette action, car il y a fort à parier que les média TV se tairont sur le sujet.
Je me souviens de cette affaire. A l’époque, les personnes connaissant les lieux ne croyaient pas à la thèse du suicide dans 30 cm d’eau…
La longue lettre « dactylographiée » (et si j’ai bonne mémoire, comportant des fautes d’orthographes)que Robert Boulin aurait tapée à la machine à écrire, explicitant son geste, semblait peu vraisemblable….Beaucoup de gens à l’époque étaient vraiment perplexes. Mais la chape de silence était vite retombée.
Courage Madame Boulin-Burgeat !!
La vérité finit toujours par sortir…
C’est vrai, il vaut mieux être optimiste, c’est meilleur pour la santé. Mais dans quels délais, et dans quel état sort-elle, la Vérité? En fonction du principe général de fonctionnement des media, à savoir: « tant qu’on ne sait rien, on en parle, dès que l’on a des éléments constatés et vérifiés, on en dit plus rien », principe qui vaut tant pour les catastrophes aériennes que pour les grands évènements mondiaux - suivez mon regard - en fonction de ce principe, donc, la vérité sort en général lorsque toutes les conséquences qui en découleraient sont devenues impossibles ou insignifiantes.
Rendez-vous en 2311 pour la vérité sur la mort de Jack Kennedy.
Rendez-vous en 2541 pour la vérité sur le Onze-Septembre.
En attendant, lisez le numéro spécial de l’Express sur le salaire des cadres ou sur le mal de dos.
Nous avons des journalistes que le monde entier nous envie, comme aurait dit Coluche. Tiens, encore un dont la disparition est teintée de mystère. Rendez-vous en 2986?
Ah bon ?
Souhaitons que cette affaire connaisse un heureux dénouement, et que la vérité apparaisse, ainsi du reste que dans les dossiers similaires, tel, entre autres, le cas Bérégovoy, qui se suicide de deux balles dans la tête (…) La république en sortirait grandie.
Une question me tracasse. Mme Boulin-Burgeat commence sa lettre ainsi : « Sachant n’avoir rien à attendre de vos prédécesseurs… »
Si, depuis 1979, le RPR ou sa descendance était restée au pouvoir, et qu’enfin, son opposition l’aurait déposée en 2007, je comprendrais cette entrée en matière. Toutefois, il me semble tout de même que la gauche, opposée au gouvernement en place en 79, et arrivée au pouvoir en 81, eût été à même d’employer les grands moyens pour élucider cette affaire. Aussi, je ne comprends pas. Que l’on dise par exemple que, 28 ans après les faits, de nouveaux éléments ou témoignages permettent de remettre en cause la thèse officielle, soit. Mais, encore une fois, je ne comprends pas pourquoi, aux dires de cette dame, aucun des prédécesseurs du Président Sarkozy ne pouvait intervenir.
Quelqu’un pourrait-il éclairer notre lanterne ?
Merci.
@Sumacel
Depuis 28 ans, l’affaire Boulin fait partie, passez moi l’expression, des « patates chaudes » de la République, le genre d’affaire que personne, pas plus à droite qu’à gauche, ne tient vraiment à faire sortir.
Pour preuve, à plusieurs reprises, dans des périodes tendues au niveau des « affaires », la simple évocation du nom « Boulin » suffisaient aux députés de gauche pour faire taire leurs collègues de droite à l’Assemblée nationale. Là où ces derniers pouvaient brandir « Urba » ou d’autres casseroles de la gauche.
La différence avec l’actuel occupant de l’Elysée, est une question de génération. Nicolas Sarkozy est entré en politique juste après cette affaire. Fabienne Boulin espère donc qu’il pourra faire preuve d’un peu plus de courage politique que ses prédécesseurs. C’est un espoir, pas une certitude.
Enfin, pour ceux qui connaissent cette affaire, il est aujourd’hui évident que la vérité judiciaire actuelle ne tient pas. La mort de Robert Boulin est l’histoire d’un suicide impossible. Si ce n’est un suicide, alors…
Pour mémoire, en ce qui concerne les prédécesseurs de Nicolas Sarkozy, ni VGE, ni Jacques Chirac n’ont brillé par leur volonté acharnée à vouloir faire la vérité sur cette affaire. Pour comprendre, je vous recommande la lecture de la scrupuleuse et implacable enquête de notre confrère Benoît Collombat, ainsi que la lecture du dossier que nous avons réalisé en mai dernier.
Voilà un bon exemple du rôle démocratique que peut avoir un site communautaire d’infos comme Rue89.
Bravo ! Continuez !
Pensez vous qu’à l’Elysée, certains Tout Puissants viennent prendre connaissance des articles publiés ici ?
Dans l’article, il est question d’un « tabassage à mort ». Comment un médecin légiste peut il valider la thèse du suicide dans un cas semblable ???
D’autre part, le lien vers le Dossier Boulin ne fonctionne pas…
Dans les réactions, j’ai lu que P. Beregovoy s’était suicidé de 2 balles dans la tête ?
Peut on en savoir plus ?
Merci
@Thorgal46
Sur le service de presse de l’Elysée, je crois qu’il est assez efficace. Et en tout cas, les hommes du Président connaissent Rue89. Certains, paraît-il, apprécient le site…
Sur l’histoire des autopsies autour de l’affaire, je vous renvoie vers cet article qui donne plus de détails…
http://www.rue89/node/289
Mais la réponse est claire: un médecin-légiste peut très bien ne pas voir certains détails, si on lui en donne l’ordre. Cherchez le « on ».
Le lien fonctionne sur nos ordinateurs.
Enfin sur Bérégovoy, je laisse l’auteur de ce propos donner plus d’informations sur cette assertion.
Bonne journée.
Monsieur Servenay,
Je vous remercie vivement de votre réponse qui, si elle apporte un éclairage, me laisse toutefois dans une certaine pénombre. Je rappelle que ce que je ne comprends pas, c’est que, selon Mme Boulin-Burgeat, Nicolas Sarkozy pourrait être plus enclin à vouloir éclaircir cette affaire que ces prédécesseurs.
Vous dites que N. Sarkozy est entré en politique après cette affaire, et que, de ce fait, étant vierge de toute implication directe ou indirecte, il pourrait montrer davantage de clarté. Cette hypothèse est séduisante, mais inexacte. En effet, Sarkozy est entré au RPR en 1974. En 79, il était conseiller municipal de Neuilly depuis deux ans, chef des jeunes soutiens de Jacques Chirac, après l’avoir déjà été, aux présidentielles précédentes, de Chaban-Delmas. Il avait donc une position bien plus modeste que celles qu’il occupa plus tard, je vous l’accorde, mais il était déjà bien présent.
Je pense donc que la première phrase de cette lettre ne constitue qu’une forme de flatterie, tout au plus, et je ne poserai plus de questions bêtes, promis.
Concernant Pierre Bérégovoy, pensant m’être avancé à tort suite aux réactions, j’ai rouvert mes archives, pour constater qu’en effet, la thèse des deux balles dans la tête est discutée (et pour cause !). C’est Pierre Marion, alors patron du contre-espionnage, qui l’affirme dans « Mémoires de l’ombre », cependant que d’autres se sont contentés d’entretenir le doute. Par ailleurs, ni la famille ni la justice n’a jamais accédé au rapport d’autopsie, et, comme dans le cas présent, de nombreux documents ont disparu. Rappelons que Bérégovoy s’apprêtait à passer une loi anti-corruption.
Oui encore quelque chose de trouble… mais aussi, il ne faut pas perdre de vue que Beré était un homme très très honnête, parti de rien, et les attaque très virulentes relatives à son emprunt (d’une somme loin d’être énorme) pour son appartement a pu vraiment le destabiliser. Cependant…doute il y a….
Tout n’est pas perdu pour la France !
Bernard Laporte compte lire la lettre de Fabienne Boulin à notre équipe de chippendales avant le prochain match de rugueubille !
Allez France !
Merci pour cet article et cette lettre. Et courage à Madame Boulin. Nous sommes plus d’un avec elle.
Impossible d’ouvrir le dossier de Rue 89. « Accès refusé », dit le serveur. Déjà piraté par les vieux caciques de l’ex RPR ?
Désolé, un petit problème technique a perturbé ce lien. C’est désormais réparé. Pas de censure, juste une question d’URL. ;)
David, je me demande si Rezba, qui vous a laissé ce message à 9h26, n’aurait pas raison, car vous lui dites que ce n’était qu’un petit problème technique désormais réparé, or à 11h38 je n’arrivais toujours pas à me rendre sur la page en question…
« Internet Explorer ne peut pas afficher cette page Web »: voilà ce qui s’affiche sur mon écran chaque fois que j’essaie d’aller dans votre dossier concernant l’autopsie de Boulin…
@Battante
Cette fois-ci, j’ai essayé sans être connecté sous mon login et le lien marche…
Que la vérité se fasse sur cette affaire et que l’on permette enfin à cette famille de faire son deuil !
Courage car à défaut de soutien de l’état vous avez celui de nombre de vos concitoyens
la vérité dérange. Elle doit mettre en cause trop d’anciens politiques.
Sarko est d’une autre génération, la vérité ne peut l’éclabousser.
Aahh, On ne peut pas dire que Sarkozy ne connaisse pas les vielles recettes du pouvoir. Il a été à bonne école avec Charles Pasqua, il est vrai.
Justement, Pasqua, comme c’est étrange que ce nom ne soit pas encore évoqué dans les commentaires de cet article. Pourtant, c’est bien Boulin qui voulait la tête du corse en 1978 quand Chirac s’est attaqué à la « bande des quatre » (pour mémoire : Marie-France Garaud, Pierre Juillet, Yves Guéna et Charles Pasqua)
Robert Boulin en savait trop sur le financement du RPR et certaines affaires dans lesquelles trempait Pasqua. Sa mort arrangeait pas mal de gens.
Pasqua, à la suite de l’affaire, a été « réintégré » au RPR. Coïncidence ? Nul n’a pu produire de preuves en tous cas, et a défaut d’une enquête sérieuse que personne ne semble réellement souhaiter à gauche comme à droite.
Non, l’ affaire Robert Boulin est bien plus utile à l’état de mystère, ou plutôt: d’épouvantail.
Mitterand l’a utilisée pour faire taire Pasqua en 92 quand la gauche s’était ramassée au législative.
Jospin l’a utilisé à l’encontre de Raymond Barre qui s’acharnait contre Mitterand au cours de l’affaire URBA.
Et tout récemment, je crois me souvenir du curieux ralliement de personnalités UDF telle que Robert Santini à la campagne de notre actuel président qui venait de déclarer « … et je n’oublie pas Robert Boulin … ».
Santini…
Pasqua …
Sarkozy …
Je me demande si ces valeureux serviteurs du conseil général des Hauts de Seine n’en saurait pas plus sur cet affaire, mais j’extrapole peut-être.
Je ne serais pas étonné que notre bon président remette Robert Boulin dans sa boite maintenant qu’il a obtenu ce qu’il voulait.
Personne dans ce monde de pouvoir ne voudrait détruire une telle arme de dissuasion.
denis moulin
@CA de 10h51
C’est à l’Elysée de répondre. Nous avons posé hier après-midi la question au conseiller presse, Franck Louvrier. Nous attendons toujours sa réponse.
@CA de 10h59
Jusqu’à maintenant, le Canard enchaîné s’est effectivement plutôt rangé du côté des tenants de la thèse officielle.
Pour ce que j’en sais, le sujet ne fait pas consensus au sein de l’hebdomadaire, mais peut-être les confrères du Canard pourraient-ils nous apporter leurs lumières…
@Thomas Gredat
Vous vous mélangez un peu les pinceaux. L’affaire immobilière eut lieu à Ramatuelle, dans le Var, (pas en Corse) où, pour faire simple, on soupçonnait Robert Boulin d’avoir utilisé ses fonctions de minustre pour rendre des terrains constructibles, lequel terrain (le sien) lui aurait en fait été donné par un intermédiaire, un peu escroc (M. Tournet, aujourd’hui réfugié au Chili), ayant déjà vendu le dit-terrain à quelqu’un d’autre. Vous suivez?
Des soupçons que l’enquête menée par un jeune juge d’instruction de Caen (un certain Renaud Van Ruymbeke) n’a jamais réussi à vérifier.
Enfin, le Canard a toujours eu le même point de vue depuis le début de l’affaire. Il faut savoir qu’ils avaient alors sorti l’affaire de Ramatuelle et été, en conséquence, accusé d’avoir poussé Robert Boulin au suicide. Ceci expliquant peut-être la constance avec laquelle ils ont suivi la version officielle.
Mais le mieux serait de leur demander leur point de vue, non?
@ Yves
Quand on se trouve dans un pays étranger pour éviter d’avoir à purger une peine de 15 ans de prison, après un procès par contumace, moi j’appelle cela être réfugié. Ou peut-être exilé, si vous préférez. Ce qui n’empêche pas M. Tournet d’avoir une vie presque normale (adresse et téléphone dans l’annuaire) et même de répondre aux journalistes qui se donnent la peine de le contacter. Ce fut mon cas il y a quelques années.
Etre l’ami de M.Foccart, Chalandon et autres n’a jamais freiné les ardeurs délinquantes de ce monsieur impliqué dans plusieurs affaires des années 60 et 70.
Enfin, ce que vous dites sur le « don » du terrain à Robert Boulin est faux. L’enquête de Benoît Collombat le démontre point par point. Je vous invite aussi à lire l’article suivant:
http://www.rue89.com/node/288
Enfin, je comprends pas votre allusion à l’affaire de l’île de Ré. Mais peut-être aurez-vous des arguments plus convaincants et précis… ?
Il y a un vieux monsieur dont on entend plus beaucoup parler mais qui n’est jamais très loin de ce genre de bourbier, c’est lui dont Sarko se réclame prioritairement: Charles Pasqua, un homme de dossiers sur quelques décennies… Sarko est-il clean au point de pouvoir se payer Pasqua pour une image de juste? On peut toujours rêver…
D’abord je recommande l’étang rompu entre Montfort l’Amaury et St léger en Yvelines pour un pique nique un jour de beau temps. Très bel endroit (de l’autre côté des étangs de Hollande) massif de Rambouillet. Ca c’est pour le tourisme…
Il faut se rappeler qu’en 1979, Raymond Barre premier ministre de Giscard n’était plus franchement populaire…. Boulin, lui l’était, et il avait été plus moins dit qu’il pourrait prendre ce poste. Gaulliste fidèle, populaire, à deux ans des élections présidentielles….cela pouvait déranger très fortement les ou le présidentiable (s) RPR. Des pressions sont faites à ce moment sur Boulin (affaire Ramatuelle), histoire de lui faire comprendre qu’il vaut mieux rester à sa place.
Comprenant parfaitement la situation, Boulin à ce moment récupère quelques dossiers comprométtants (elf -avions renifleurs- déjà à l’époque -détournement de fond de la sécu….etc…)et les ramène chez lui. Là les évènements s’accélérent … on le retrouve « pseudo » noyé.
L’enquête immédiate est bourrée d’erreurs, de non sens…..
j’aurai dû préciser qu’il s’agit là d’un compte rendu extrêmement succint…. il y a bien d’autres choses dans ce dossier….certainement
La politique …. quel panier de crabes !!!!!!
Maintenant, si tous les gars du monde voulaient bien se donner la main pour descendre dans la rue et dire à ces animaux qui nous gouvernent :
- « ARRETEZ VOS MAGOUILLES … car vous ne devez jamais oublier que c’est par la volonté du peuple que vous êtes au pouvoir » !!!
Mais nous ne le ferons pas car comme l’a si bien dit le Général de Gaulle …. nous sommes des veaux …. et les veaux finissent un jour ou l’autre à l’abattoir !!!
Nous voulons connaître la vérité mais nous ne nous donnons ABSOLUMENT pas les moyens de l’obtenir.
Et puis … tant que cela n’arrive qu’aux autres n’est ce pas ???
Bien français tout cela !!
Nous devrions TOUS avoir honte, et nos politiques encore plus, de l’inertie dans laquelle nous nous complaisons ……
»J’espère notre nicolas suffisamment courageux, épris de vérité, pour que la lumière soit faite sur cette sombre affaire.
Vous parlez bien du courageux Nicolas qui est venu au secours de Charles Pasqua afin de lui obtenir un siege de sénateur et lui redonner une immunité parlementaire (après lui avoir subtilisé la mairie de Neuilly et la presidence du conseil des Haut de Seine).
Le même Nicolas qui disait de Pasqua qu’il est « le plus honnête des hommes qu’il aie renconté » ????
>Un fait m’inquiète tout de même: c’est le soutien de Giscard à nikos, durant la précédente campagne pestilentielle !!!!
incroyable, hein ?
Au moins Giscard a lui évoqué Robert boulin depuis sa mort. Ce qui n’est pas le cas de Pasqua et Chirac.
« nikos », vraiment, c’est trop chou comme surnom …
Denis Moulin